Chapitre 7
-« Brrr le sol est froid. » murmurais-je
Je viens de quitter mon lit, Reese dort comme un bébé, l’horloge indique 6h43, je descend et m’installe devant ma porte. Je patiente un instant lorsque mon phone sonne.
-« Pile à l’heure »
J’ouvre le grand portail via mon interphone et sort devant mon entrée. Un hummer noir arrive et s’arrête au bas de mes escaliers. La porte côté conducteur s’ouvre, un pied droit chaussé d’une stan smith pose le pied au sol, l’homme fait le contour de sa voiture.
-« YOOO MATT ! »Hurle il
-« PUTAIN RILEY TAGUEULE GUEULE PAS COMME CA ON EST SENSE ÊTRE DISCRET ! » l’avertis je
-« Ca va gars, y a 500m entre ici et ton 1er voisin »
-« Oui mais je suis pas seul chez moi »
-« YA TA REUM !? » s’exclama il en s’arrêtant net, entamant un léger recul et en laissant apparaître un masque de stupeur sur son visage.
-« No, une amie qui dort, alors on fait ça rapidement steplé »
-« Putain j’ai flippé...Ok Ok no problem… Euh juste comme ça, c’est qui cette… » Commença il avant que je ne le coupe
-« J’ai dis RAPIDEMENT »
-« Ok ok c’est bon. Tu ne vas pas être déçu mon coco. »
-« Prend ce que tu as et emmène le dans la maison »
Il alla ouvrir son coffre et sortit 2 grosses mallettes en titane. Nous entrâmes dans la maison et nous posâmes dans la salle à manger, il posa ces bagages sur la table.
-« Ok mon chou, alors c’que j’ai là, c’est tout neuf tout nouveau, tu trouveras pas mieux sur le marché »
-« Abrége »
-« Euh oué ok. […] Admire… »
Il ouvra alors les 2 malettes.
-« Powaaaa…. » Dis je ahuri
-« Hé oué mon coco, même le pentagone l’a pas ça »
-« Putain le kif mec »
Devant nous, 2 espaces de 1m sur 60 cm ou était installé plusieurs calibres dignes de l’US ARMY.
-« Je peux ? »Demandais je
-« C’est toi qui a le porte feuille » me répondit il avec un grand sourire
Je saisis alors l’arme qui m’avait tout de suite tapé dans l’œil. Un M-16 équipé d’un lance grenades avec visée laser, portée longue, viseur sniper intégré, silencieux disponible, plus puissant que le M-16 de base, disposant de la visée d’un Sniper de bonne qualité et de la puissance d’un M-16 avec une cadence réglable allant de la sulfateuse au M-16 de base. Un vrai bijou…
-« Euh tu compte faire quoi avec ça » demanda Riley un peu gêné
-« Tu sais ce que dit la loi de notre belle et grande patrie : Chacun a le droit de défendre sa famille, soi même ou ses biens par n’importe quelle moyens a partir du moment ou il est menacé. »
-« Ui c’est pas toi qui va me l’apprendre, ce passage je l’ai dans un cadre au dessus de mon pieu »
Un rire étouffé s’empara alors de nous.
-« Mais pourquoi ne te contente tu pas d’un gun ? »
-« Regarde autour de toi. Compte le nombre de télés dans cette maison, regarde ma piscine et la vue que j’ai. »
-« Je vois ce que tu veux dire. Il faut un engin à la hauteur des lieux. »
-« Schwarzy doit sûrement avoir un tank chez lui »répondis je en rigolant
J’étais encore avec l’engin à la main, en train de le manier, de voir comment il était quand oudain j’entendis la porte de ma chambre en haut s’ouvrir, quelqu’un arrivait, je mis alors l’arme sur la chaise sous la table.
-« Hum, Maaaatt ! » cria Reese dont la chemise dissimulait le string qu’elle portait. Elle baillait encore et était posté en haut des escaliers en face de nous
-« Ah euh Reese. Mh comment dire... » J’était plutôt embarrassé
-« Je m’appelle Albert, Albert Mountiku, je travaille avec son père et j’ai un avion a prendre dans moins de 2h voila pourquoi je suis passé voir Matt si tôt » s’incrusta alors Riley
Reese le regarda d’un œil douteux
-« Depuis quand les hommes d’affaires mettent des grosses chaînes, ont des tresses, portent un maillot de football américain, un baggy et des stan smith de l’avant guerre ? »
La on était cuit, on s’était fait baisé en beauté.
-« Hum…Nouvelle politique d’entreprise » lança Riley tentant de trouver une issue
-« Hum Reese, ma vodka…Retourne te coucher, tu es morte de fatigue, ça se voit sur ton visage, je reviens dans pas longtemps » dis-je alors pour tenter de nous sortir de la
Par chance, elle referma les yeux et mis la main dans ses cheveux avant de repartir
-« Putain on a eu chaud, allez on conclus et tu repars, je voudrais pas qu’elle me prennent pour Toni Montana »
-« Hé mais attend… C’est…C’était Reese Whisterspoon ? » Me demande Riley dont le visage commençait a s’émerveiller
-« Mais non allez dis moi le prix »
-« TU BAISE REESE WHISTERSPOON ? »
-« Ok d’une j’la baise pas, de 2 j’ai jamais dis que c’était elle, de 3 si tu veux un mégaphone j’en ai un en haut… »
Il me harcela encore pendant 15 minutes avec ça, jusqu´au moment ou il refranchit mon palier et repartit.
-« Bon allez, on se revoit le mois prochain. On ne s’est jamais vu hein. »
-« Pas de problème. […] Putain il baise Reese Whisterspoon… »
Il repartit et je rangeais alors mon nouveau jouet dans un placard cadenassé et dissimulé. Cela fait, il était temps de retourner dormir. Reese s’était déjà endormi. J’me demande combien de temps elle va encore rester chez moi.
Durant 40 min je suis resté allongé dans mon lit, les 2 mains derrière ma tête, la tête posée dessus, à penser. Penser et repenser. A ma vie, ma situation, l’équipe, Reese, mon père et ses affaires, l’homme qui m’a braqué hier, ma future coupe de cheveux… Bref trop de choses. J’ai beau avoir beaucoup d’argent, un portable dont le prix permettrait de nourrir la Somalie entière, une maison plus grande que celle du vice président, moi aussi j’ai mes problèmes, je ne compte pas vivre de ce que me laissera mon père. J’envisage de reprendre mes études avant de retourner vivre a New-York, j’ai toujours adoré cette ville, ses buildings, son activité ; seulement encore faut il que je trouve la motive de retourner à l’université. En parallèle je dois aussi enregistrer 3 morceaux de rap composé depuis un bon moment. J’ai vraiment voulu m’appliquer en les faisant. J’ai réussi a obtenir un featuring avec X-Zibit, les revenus reviendront a une assoc’ dont je suis le principal donateur, elle nourrit des gosses partout dans le monde, change de pays chaque année, ça tire pas mal de tunes mais bon, vu ce que j’ai… Un jour j’ai eu l’occasion de voyager avec ceux qui l’organisent, j’ai vraiment beaucoup appris, beaucoup mûri, pris conscience de la chance que j’avais d’avoir de quoi manger, un toit, la santé, tout mes membres, des amis et de quoi me payer ce que je veux, je vis au jour le jour profitant de chaque instant car sur cette terre on est que de passage, alors comme on est là qu’une fois, j’ai décidé de vivre mes rêves plutôt que de rêver ma vie, depuis quelques années, c’est ma philosophie…