Partie 35 Les matadors en quête d’un nouveau titre
La saison a été longue et éprouvante, et elle n’est pas encore terminée pour certains internationaux.
En effet, la coupe des confédérations, qui réunit les champions de toutes les grandes compétitions internationales, est organisée en Italie en ce mois de juin 2011.
Je décide de sélectionner la meilleure équipe possible malgré un risque de fatigue énorme, avec en majorité des joueurs évoluant à Barcelone (Xavi, Iniesta, Puyol) et à l’Atlético (Torres, Bueno, Antonio Lopez, Piqué).
De plus, deux joueurs clés de l’équipe, à savoir Xabi Alonso et Sergio Ramos sont indisponibles pour cause de blessure.
Mon équipe d’Espagne, championne du monde en titre, retrouve donc dans son groupe l’Angleterre, championne d’Europe en titre et accessoirement finaliste du dernier mondial, le Brésil Olympique, vainqueur de la médaille d’Or aux derniers JO, et le Nigéria, champion d’Afrique en titre.
Pour la première rencontre, nous sommes opposés à des anglais on ne peut plus revanchards, et nous subissons d’entrée de jeu une défaite (1-2) qui nous met très mal en point dans le groupe.
Fort heureusement, mes hommes viennent très difficilement à bout de jeunes brésiliens particulièrement doués (2-1) avant d’étriller le Nigéria (3-0) pour assurer notre passage en demi-finale.
Celles-ci sont particulièrement relevées, puisque dans l’autre groupe, c’est le Brésil, demi finaliste da la dernière coupe du monde, et vainqueur de la Copa America, et l’Italie, pays organisateur, qui se sont qualifiés.
C’est la Squadra Azzura que nous devons affronter dans un stade Olimpico forcement tout acquis à la cause de ses chouchous.
Cependant, la ferveur populaire ne sera pas nécessaire pour les italiens, et nous obtenons notre qualification au terme d’un match cadenassé (1-0).
Dans l’autre demi-finale, le Brésil dispose facilement de l’Angleterre, et la finale verra donc s’affronter les deux meilleures équipes du monde.
Ce match à un goût de revanche puisque c’est nous qui avions éliminé les brésiliens en demi-finale lors du dernier mondial.
Mes hommes sont prêts à accrocher un deuxième titre au palmarès de l’Espagne et Alberto Bueno nous donne l’avantage dès le début du match (1-0 2e minute).
Nous tenons la coupe pendant 50 minutes mais il est inimaginable pour les Auriverde de repartir sans le trophée et Ronaldinho remet les équipes à égalité après un magnifique slalom dans la défense dont lui seul a le secret (1-1 52e minute).
Mes joueurs sont abattus par ce but extraordinaire, et la fin de match est des plus quelconque.
Nous nous dirigeons vers une prolongation mais Julio Baptista brise nos rêves de titre en décochant un missile dans la lucarne sur la dernière action du match (2-1 90e minute).
Les brésiliens soulèvent la coupe et nous rentrons donc bredouille et surtout frustrés de cette défaite en finale après avoir mené pendant plus d´une mi-temps.
Les dirigeants espagnols sont cependant satisfaits de notre parcours, et nous sommes accueillis sous les applaudissements de milliers de supporters lors de notre retour au pays.