Triple-post.
La suite est là. Franchement, je l'aime énormément, mais j'arive pas à l'amélioré pour qu'elle me plaise. Peut-être pourez-vous m'aidez?
Chapitre 3
Quelques mètres avant de toucher la coque, il disparut sous la surface. Je m’agrippais à la rambarde, attendant l’impact qui semblait inévitable.
Dix secondes passèrent ainsi. Puis vingt. Trente. Tous se demandaient où la bête était passé, quand soudain, un homme cria. Un long cri inarticulé, exprimant toute la douleur qu’on ressent juste avant de mourir.
Cela venait de derrière nous. Je me retournais, seulement pour voir l’homme qui avait poussé le cri disparaître entre les puissantes mâchoires du Lagiacrus. Celui-ci avait sorti le haut de son corps de l’eau, et s’agrippait au pont grâce à ses longues griffes recourbées. Le navire s’inclina soudainement, attiré vers la mer par le poids inégalement réparti.
La bête fît claquer ses mâchoires, puis commença à se hisser peu à peu sur le pont, jusqu’à ce que seul le bout de sa longue queue trempe dans l’eau.
Vif comme l’éclair, il saisit entre ses crocs une deuxième victime que je n’aperçus pas. Cet événement fît réagir les autres, qui se séparèrent.
Seulement trois chasseurs, dont moi, avaient leurs armes sur eux. L’un portait une armure Jaggi ainsi qu’une Hache en os. Le deuxième, c’était Athl, qui était monté sur le pont entre-temps. Il portait son armure Barroth et était muni d’une Masse de Guerre.
Tout mon être me disais de prendre mes jambes à mon cou devant cette bête, mais si je faisais ça, elle aurait rapidement raison des deux autres. Non pas que ma présence puisse changé l’issus du combat, mais m’enfuir aurait été lâche, et je refusais d’être vu comme un couard.
Malgré ma réticence donc, je dégainais mon arme et attachais mon bouclier à mon bras gauche. Le fait que je ne porte pas d’armure était, dans le cas présent, plus avantage qu’un désavantage. En effet, mon armure d’alliage ne m’aurait pas été d’un grand secours face aux attaques d’un Lagiacrus. De plus, son absence me conférait une plus grande liberté de mouvement.
Par un triste hasard, le monstre se tenait devant les escaliers menant aux cabines, ce qui empêchait les autres chasseurs d’aller chercher leurs armes. C’était moi et les deux autres contre lui. La bête nous regardait tout les trois, semblant se demander qui attaquer en premier. Il ouvrit sa gueule et releva la tête. Comprenant qu’il était sur le point d’attaquer, je criais à mes compagnons :
- Séparez-vous ! Attaquez ses flans et ses pattes !
Ils me répondirent d’un hochement de tête et s’élancèrent vers le monstre. Quant à moi, je courais directement vers lui, comptant sur ma liberté de mouvement pour pouvoir esquiver ses attaques.
Le Lagiacrus allongea son cou et tenta de me mordre. J’effectuais un bond de coter juste à temps ; ses mâchoires se refermèrent à quelques centimètres seulement de mon bras. Profitant du fait que sa tête sois près de moi, je lui assenais un coup d’épée sur la nuque. Ma lame ricocha sur les écailles sans y laisser ne serait-ce qu’une égratignure. Sans m’en préoccuper, je continuais ma course vers son ventre, là où les écailles étaient moins épaisses.
Du coin de l’œil, j’aperçus Athl qui abattait son marteau sur la patte avant droite du monstre. Un craquement sinistre se fît entendre ; sans doute avait-il cassé quelque chose. Le Lagiacrus grogna et tourna sa tête vers lui. Mon ami, qui tentait de soulever son lourd marteau, ne pu évité les mâchoires qui se refermaient sur lui.
Il hurla, bien que son armure l’ai quelque peu protégé des crocs acérés du Léviathan. Sous le coup de la douleur, il lâcha son arme, qui tomba sur le pont.
D’un brusque mouvement de la tête, le monstre le rejeta plus loin. Il tomba sur le pont et ne bougea plus, mort ou inconscient. L’autre chasseur, quant à lui, reçut un coup de griffe dans le ventre, ce qui le fît voler sur quelques mètres.
Profitant de la diversion chèrement gagné, je parcourais la distance qui me séparait du ventre de la bête, et le frappais de toute mes forces. La lame s’enfonça assez profondément, les écailles étant plus molles à ce niveau. Le Lagiacrus rugit de douleur et recula de quelques pas, libérant ainsi l’accès au cabines.
Je restais immobile, ne sachant pas comment réagir. D’un côté, si je chargeais directement, jamais je ne passerais. De l’autre, rester planté où j’étais en attendant que la bête attaque était complètement stupide.
Je n’eus pas à me questionner bien longtemps. Le Lagiacrus entrouvrit la gueule, laissant apparaître les minuscules éclairs qui y crépitaient. Les épines de son dos avaient commencé à luirent.
D’un seul coup, il ouvrit ses mâchoires, laissant s’échapper la foudre qu’elles contenaient. Les éclairs fusèrent vers moi, et je ne dûs qu’à mes réflexes de ne pas finir griller. Les projectiles mortels continuèrent leur course pour s’écraser dans la mer.
J’entrais en mouvement. Déjà, le monstre se préparait à lancer une autre offensive. Sans lui en laisser le temps, je fonçais vers lui, et abattais ma lame sur sa tête. Je manquais l’œil d’un cheveux. Mon arme toucha le museau de la bête, qui grogna et tenta de me mordre. Je m’écartais d’un bond, et repassais à l’assaut.
Cette fois, le Lagiacrus m’attendait. Malgré sa patte cassée, il se rua sur moi. Je n’eu pas le temps d’esquisser un mouvement qu’il me plaquait au sol avec sa patte gauche. Ses griffes m’entaillèrent au niveau du ventre, y traçant trois longs traits brûlants.
La bête ouvrit la gueule, prête à la refermer sur moi. Alors qu’il se préparait à m’ôter la vie, un éclair d’argent passa devant mes yeux, pour se figer dans la gueule ouverte du monstre. La bête me lâcha en secouant la tête pour tenter de se débarrasser de l’arme enfoncer dans sa chair, en vain. Puis il s’écroula sur le pont, en poussant un dernier râle.
Je mis quelques secondes à me rendre compte que j’étais en vie. Quelques une de plus pour constater que le Lagiacrus, lui, était bien mort, tuer par la magnifique lance argentée enfoncée dans sa gorge. Cette lance, je l’avais déjà vu, c’était celle du Wyvernien.
Je relevais tant bien que mal et regardais autour de moi. Une petite foule entourait Athl, je ne le vis donc pas. L’autre chasseur était debout, soutenu par un autre homme.
Et derrière moi, celui qui m’avait sauvé, le Wyvernien. Son heaume était couvrait son visage, et son bouclier était fixer à son bras gauche. Avant que j’ai pu le remercier, il dit, presque dans un murmure, de sorte que je fus le seul à entendre :
- Idiot, te croyais-tu vraiment capable d’abattre un tel monstre ?
- Fallait que j’essais, répondis-je. Sinon, on y passait tous.
- Ravale ton courage ridicule et prend un peu de recul. Il t’aurait tué, cela ne fait aucun doute, puis il se serait attaqué aux autres. Tu aurais bien mieux fait en protégeant tes compagnons.
Suite à cela, il me tourna la dos, fît quelques pas, puis se retourna vers moi et ajouta :
- Et puis, tu devrais te débarasser de cette épée. Il n’est pas bon de la porter, surtout là où tu te rend.
Cette fois, il partit sans se retourné.
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Ce soir là, je réfléchis à ce qu’il avait dit. À priori, rien de bien interessant. Pourtant, je sentais que quelque chose m’échappait. Quelque chose d’important.
De très important.
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