Juste pour info les assassins etaient des gens à qui ont promettés le Paradis en echange de leur mission accomplis. Pour le leur prouver ils avaient droit à un avant-goût, c´est à dire qu´ils etaient ennivrés et drogués ( avec de l´haschisch, d´ou le mot assassin )pour connaitre les delices du Paradis - evidemment ils etaient completement defoncés et aucunement au Pardis, vous l´aurez compris.
Un p´tit poeme de La fontaine pour resumer l´histoire :
Vers le levant, le Vieil de la Montagne
Se rendit craint par un moyen nouveau:
Craint n’était-il pour l’immense campagne
Qu’il possédât, ni pour aucun monceau
D’or ou d’argent; mais parce qu’au cerveau
De ses sujets il imprimait des choses
Qui de maint fait courageux étaient causes.
Il choisissait entre eux les plus hardis,
Et leur faisait donner du paradis
Un avant-goût à leurs sens perceptible
(Du paradis de son législateur).
Rien n’en a dit ce prophète menteur
Qui ne devînt très croyable et sensible
A ces gens-là. Comment s’y prenait-on?
On les faisait boire tous de façon
Qu’ils s’enivraient, perdaient sens et raison.
En cet état, privés de connaissance,
On les portait en d’agréables lieux,
Ombrages frais, jardins délicieux.
Là se trouvaient tendrons en abondance,
Plus que maillés, et beaux par excellence;
Chaque réduit en avait à couper.
Si se venaient joliment attrouper
Près de ces gens, qui, leur boisson cuvée,
S’émerveillaient de voir cette couvée,
Et se croyaient habitants devenus
Des champs heureux qu’assigne à ses élus
Le faux Mahom. Lors de faire accointance,
Turcs d’approcher, tendrons d’entrer en danse,
Au gazouillis des ruisseaux de ces bois,
Au son des luths accompagnant les voix
Des rossignols: il n’est plaisir au monde
Qu’on ne goûtât dedans ce paradis:
Les gens trouvaient en son charmant pourpris
Les meilleurs vins de la machine ronde,
Dont ne manquaient encor de s’enivrer,
Et de leurs sens perdre l’entier usage.
On les faisait aussitôt reporter
Au premier lieu. De tout ce tripotage
Qu’arrivait-il? ils croyaient fermement
Que, quelque jour, de semblables délices
Les attendaient, pourvu que hardiment,
Sans redouter la mort ni les supplices,
Ils fissent chose agréable à Mahom,
Servant leur prince en toute occasion.
Par ce moyen leur prince pouvait dire
Qu’il avait gens à sa dévotion,
Déterminés, et qu’il n’était empire
Plus redouté que le sien ici-bas.
A voir sur ce site :
http://www.voltaire-integegral.com/Html/17/assassin.htm