Bonjour à toutes et à tous, voila en regardant pas mal de video en rapport avec le jeu j´ai pu relever le nom d´un bouqin qui a donner inspiration aux devellopeurs. Ce livre se nomme "Alamut" en rapport avec cette video et plus particulierement à 05´08" (où l´ont parle de cette fameuse inspiration). Pour ceux qui savent lire autre chose que du language Sms et en esperant que cela vous plaira/interessera. Salutation all.
extrait de "l´express" : Ecrit en 1938, Alamut, le livre culte de Vladimir Bartol, qui évoque la secte des Assassins, ressort en poche...
Si Oussama ben Laden n´existait pas, Vladimir Bartol l´aurait inventé. Son chef-d´œuvre, Alamut, est paru en 1938, mais il semble avoir été écrit il y a deux ou trois semaines, tant il est prémonitoire. Le voici disponible en collection de poche: il faut le lire, ou le relire, pour avoir une description quasi clinique de ce qui se trame du côté des montagnes afghanes et des fiefs islamistes. Car, au-delà de la fiction, c´est un phénomène politique parfaitement contemporain que dépeint l´écrivain slovène, mort en 1967, à 64 ans. Apparemment, Alamut ressemble à une chanson de geste, avec un zeste de Mille et Une Nuits. En réalité, ce brûlot démonte des mécanismes autrement plus diaboliques: terrorisme d´Etat, intolérance religieuse, obscurantisme, fascisme spirituel, culte morbide de la personnalité.
Le roman nous plonge dans l´Iran du XIe siècle, au cœur de contrées sauvages où règne le redoutable Hassan Ibn Saba, le Vieux de la montagne, qui deviendra le chef de la non moins redoutable secte des Assassins. Retranché dans sa bastille d´Alamut, un inexpugnable nid d´aigle, ce Caligula oriental va orchestrer une véritable guerre sainte contre le pouvoir turc. Lequel menace d´imposer aux musulmans d´Iran la doctrine sunnite enseignée par les dignitaires de Bagdad. Face à l´ennemi, Hassan Ibn Saba paraît d´abord bien faible. Mais il saura le faire reculer avec sa petite troupe de fedayins, des desperados fanatisés qu´il dressera comme des chiens avant de les gaver de haschisch, de leur ouvrir les portes de son harem et de les lancer dans des opérations suicides où ils s´immoleront corps et âme, à la gloire du Prophète.
«Le fedayin est prêt à se sacrifier aveuglément sur l´ordre du chef suprême. S´il meurt dans l´accomplissement de son devoir, il devient un martyr», écrit Bartol, qui a tout compris, tout deviné... Il n´ignore pas que les causes sacrées contraignent les hommes à se surpasser pour mériter leur salut. Et l´on s´aperçoit, en avançant dans ce roman implacable, que les méthodes ici décrites sont celles que pratique l´intégrisme contemporain. Des méthodes qui se nourrissent de la peur des uns et de la folie sanguinaire des autres. Il y a mille ans déjà, Hassan Ibn Saba, le géronte à la barbe charismatique, savait que «chaque croyant est un soldat trempé dans l´acier».
Son rêve? «Devenir la terreur des puissants étrangers, quels qu´ils soient.» Son plan? «Il est fondé sur la connaissance minutieuse des faiblesses humaines.» Sa doctrine? «Rien n´est vrai, tout est permis.» Sa force? L´aliénation du peuple: «Plus bas est le niveau de conscience d´un groupe, plus grande est l´exaltation qui le meut.» Et d´ajouter: «J´ai besoin de croyants qui aspireront à la mort au point de n´avoir peur de rien. Ils devront être littéralement épris de la mort!»
Un millénaire nous sépare de ce despote, mais rien ne semble avoir changé dans l´art de manipuler les foules hystériques. Ce serait donc une erreur de reléguer Alamut dans les greniers d´une Histoire révolue: l´actualité éclaire ce roman prophétique d´une lumière terrible.