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Légendes de l'Alagaësia II

Dark_Revenge
Dark_Revenge
Niveau 9
04 avril 2007 à 20:00:56

Bon, j´ai posté le premier chapître sur ma Légends number One, mais bon, je me suis dit que ce serait plus clair si je créais un nouveau topic... Et pis voilà... Il n´y a aucun rapport autre que le monde commun entre les deux fictions.

Bonne lecture !

~~O~~O~~O~~ Légendes de l´Alagaësia : Le Débutant ~~O~~O~~O~~

Chapître 1 : Pensif.

Le soleil courait sur la plaine et la parcourait, tombait, éblouissait. Le crépuscule intermède de jour et de nuit était à son apogée si apogée existait, l´astre était rougeoyant, la poésie criante et le jeune homme pensant. Il pensait. En ébullition comme un volcan et les cheveux aux prises du vent invisible, impalpable et surtout inexistant. Il pensait, pensait, et il se voyait immobile tel une statue de marbre, les cheveux s´agitant au gré du zéphyr, majestueux dans sa pose de scientifique en quête de vérité. Même si la réalité était tout autre, puisque le crépuscule était calme, le paysage morne par ses champs perpétuels, le vent occupé ailleurs, puisque c´est cette même tranquillité d´environnement et de sa vie sans soucis qui lui permettait de penser en toute impunité. Penser... Il est intéressant de se visualiser, il est d´autant plus passionnant de réfléchir à un concept purement abstrait qui vous donne le vertige et vous assure un envol auprès des mondes imaginaires, féeriques pourtant mathématiques de l´entendement humain. Quoique, il aurait aimé avoir ses pensées préoccupé par des problèmes métaphysiques. Quoique, il aurait aimé avoir autre matière à penser que souffrance dans sa vie si quotidienne, si habituelle, si routinière...

Bref, il méditait à sa façon ! Il pensait à sa soeur partie... Pourquoi elle les avait tous quitté d´une façon aussi brutale ? Elle s´était presque enfuie de la maison familiale... A peine leur avait t´elle dit au revoir ! Enfin, c´était sa soeur, elle était constamment ailleurs, dans sa bulle, constamment à la recherche d´un quelque chose, d´un on-ne-sait-quoi, à ce point préoccupant qu´elle n´était qu´à demie sur terre, à demie dans cet ailleurs. Ailleurs...

Ailleurs !

" Oui, moi aussi grande soeur je rêve d´un ailleurs ! Moi aussi ! "

" J´aurais pu venir avec toi, tu aurais pu m´emmener ! Je ne suis pas si petit que ça... "

Mais elle avait préparé son coup, mais elle avait attendu ce moment trop longtemps pour ne serait que accorder une pensée à son frère de deux ans son cadet. Un cri de libération pour la belle fille d´une quinzaine d´années qui se libérait du joug familial, un cri de souffrance pour le canard boiteux qu´était son frère qui devrait patienter encore pour sa délivrance sans son éternelle protectrice. Il fallait dire qu´il n´avait pas reçu grand chose de mère nature ; il était petit, malingre, doté d´une carrure forte légèrement bossue, une bouche dessinée semblait t´il à la va vite, et d´un visage à la mâchoire paysanne prononcée. Rien d´exceptionnel... Si on exceptait ses yeux, attirants et pénétrants. Son regard oscillait dans les saisons, l´hiver les rendait plus acérés, d´un marron d´écureuil, l´été, d´un vert nature d´arbres, aux teintes d´émeraudes. Ses yeux reflétaient son âme, changeante, vacillante, hésitante. En fait, toute sa vie était hésitante, partagée, comme si son être était coupé entre deux parties contradictoires luttant pour le contrôle absolu du corps, et de l´esprit. Aspirant à l´ordre et victime du chaos, gentil mais méchant de circonstance, préférant le noir et le blanc à toutes autres couleur qu´il jugeait trop " fausses ". Ce qui est vrai, ce qui ne cachait rien seul l´intéressait.
L´esprit vif et le réflexe rapide, il ne possédait pas l´endurance, la patience. Sans attrait à l´oeil du monde, il était son jeune canard boîteux. Quelle ironie, alors que sa soeur était belle, il était laid, alors qu´elle était favorisé par la chance, le monde le rejetait, alors qu´elle était joyeuse, il était d´un pessimisme effrayant. Soleil et Lune cohabitaient, pour le meilleur, heureusement. Il trouvait en elle une protectrice, et elle un oisillon à secourir, quelqu´un à faire partager ses rêves. Oui, elle voulait autre chose ! Ailleurs ! En l´abandonnant, elle succombait à sa volonté pressante de s´enfuir, loin, très loin, sans lui...

Que fait le guerrier dans la bataille désarmé son bouclier tandis que à ses côtés les lames ennemies sont affûtés ? Qui allait le protéger des sarcasmes sur sa démarche, qui lui offrirait ses sourires ? Il était seul, et seul il se formerait à la vie, s´éduquerait selon ses propres valeurs, à un âge avancé il ferait ses premiers pas dans le monde cruel des hommes.

Il pensait, et la brise semblait lui murmurer ; " Petit homme deviendra géant, rêve deviendra réalité, garde espoir mon enfant, garde foi en ta volonté. "
D´un souffle nouveau et rechargé d´espoir, tel l´éclair, il alla vers la ferme...

Jipe15
Jipe15
Niveau 10
04 avril 2007 à 20:18:27

c´est bien mais espace un peu plus tes lignes :ok:

mais ce n´est peut-être pas la peine de te dire que c´est extrémement bien décrit et très bien orthographié :)

Omboy
Omboy
Niveau 10
04 avril 2007 à 20:21:33

Demain, je serai présent toute la journée. J´en profiterai pour lire et commenter ton texte.

Dark_Revenge
Dark_Revenge
Niveau 9
04 avril 2007 à 20:26:54

Wooh, j´ai espacé les dialogues et les paragraphes. Faut pas oublier que je ne peux pas faire d´alinéa... Maintenant, si vous pensez qu´il faut que je saute une ligne à chaque fois, ça me semble vraiment saugrenue, mais bon, c´est vous les lecteurs ^^´

[zypeuss]
[zypeuss]
Niveau 10
05 avril 2007 à 13:27:38

Nul! Nul! et re nul! :nah:

Non je dec´ :-))) C´est agréable à lire :ok:

galeon_07
galeon_07
Niveau 12
05 avril 2007 à 22:03:31

Comme je n´ai pas lu le prince solitaire, je vais lire celle là !

Mon impression : c´est très méta-psychologique (je sais pas si ça existe.) :rire:

:ok:

Dark_Revenge
Dark_Revenge
Niveau 9
11 avril 2007 à 21:03:04

Et c´est dans l´indifférence générale que je poste la suite ^_^

Chapître 2 : Mon père, mon fils,

Dès qu´il eut posé le pied sur le seuil de la chaumière, il s´élança pour retrouver son travail avant que son père ne remarque son absence ; son père était charpentier aux mains rugueuses et lui était doux rêveur aux envies de voyage. L´endroit était petit, il dû monter maintes marches avant d´atteindre le grenier où il habitait. Le calvère des gens de peu de moyens ! Qu´il aimerait vivre comme ses bourgeois gras, dans le luxe ! L´ambition d´être meilleur, ou l´ambition simplement... De trouver le bonheur. Il poussa légèrement la porte grinçante, à pas de loup s´approcha de son plan de travail silencieusement. Il commençait à polir le bois et à rêvasser, lorsqu´un coup violent sournois le ramena à la brusque réalité familiale. C´était son père en colère qui déversait un flot de tonnerre :

- Fantôme faiblard, tu vas voir les conséquences de ton somme irréel à coup d´ématomes ! Ce disant, il le frappa au visage d´un revers de main terrible, et reprit. Puisque tu refuses d´apprendre et te borne dans tes soit disantes pensées, moi, je vais te ramener, à la réalité !
Alors que son fils ne réagissait pas, il asséna une gifle retentissante que répercutèrent les murs de l´atelier. Mais, tandis que les coups tombait comme des éclairs, les larmes s´écoulaient en torrent du bourreau paternel. Il s´énervait, rugissait et persécutait contre ce fils qu´il n´avait pu élever de la manière souhaitée. Sa fille chérie partait, et ne lui restait que ce jeune homme pâle aux allures de filles et d´adolescent inabouti doté pourtant d´une carrure qu´il lui avait transmises. Devant les volées, il gardait cependant contenance, ne cillait pas, et de par cette audace le père éploré se vit plus jeune, bien plus viril avec le même air défiant envers son propre géniteur. Il connaissait cette scène, il la connaissait et savait ce qu´elle endurait ! Des pleurs... Des remords, des larmes, un destin qui s´hérite de fils en fils. Un destin bien malheureux, celui d´éternel bourreau-victime...
Décidé, d´une volonté dû à l´insouciance de sa jeunesse, le rejeton se prit à parler ;

" Père, je reçois les coups et tu pleures ; tu frappes et tu regrettes ; je te hais et toi pourtant tu m´aimes. Ne penses tu pas que cette spirale ne devrait prendre fin ? "
L´éclair surgit prévisible en l´envoyant contre les planches rugueuses. Les échardes s´imprimèrent dans sa peau d´albatre, et l´autre sanglotait, sanglotait... Il souhaita immédiatement n´avoir jamais prononcés ses syllabes.

- Fils, sais tu à quel point tu me fais souffrir, murmura t-il, par ton physique trop impropre à ce que te réserve l´avenir ; fils, fils, reprends toi ! Change ! Crois tu pouvoir survivre d´autres outils qu´une scie, autre pain que tes planches ? Qui t´accepterait, nous sommes marqués fils... Dieu sait combien je t´aime et que je veux ton bonheur, et ce bonheur est impossible en cette famille ; c´était le destin de ton grand père, le mien et le tien que de renier ses rêves et ce en quoi l´on croit. Je ne suis pas si mauvais, je... je... Je sais que je te torture, que je te fais mal, que j´ai imprimé en toi des sentiments que peu ont à ton âge, je l´ai vécu avant toi... Puis diable, me voilà aussi désemparé que mon maudit père !
Presque ému devant son père souffrant, il répondit d´une voix moins arrogante et elle aussi larmoyante ;
- Père, mon père, Selena a réalisé son rêve, nous pouvons encore réaliser le notre ! Le malheur de notre famille est illusoire est n´est dû qu´aux hommes avides qui nous entoure ; fuyons nous aussi père, fuyons dans la montagne et vivant enfin heureux...
Pour la forme, Garrow reçut une nouvelle gifle, et ne s´en soucia guère. Il avait enfin une occasion de partir, et peut être, de refaire sa vie au côté de son père. Des mots d´une infinie douceur et d´un grand amour s´élevèrent de la gorge de Garrow.

" Papa... Viens... "

Son père le prit dans ses bras. L´un comme l´autre se rendait compte qu´ils étaient aussi malheureux, et qu´ils étaient aussi désespéré de voir Selena partir. Qu´importe ; eux aussi partirait pour un village en montagne, isolé, sans la compagnie de la ville. Ils fuiraient les créanciers, il fuiraient la mansarde où ils habitaient et les escaliers par lesquels il fallait monter les matériaux, ils construiraient une maison et vivraient en harmonie. Un rêve, mais pour cela il fallait assez de volonté pour vivre. Empoignant son fils, Sand ouvrit la porte à volée, attrapa un grossier sac de toile qu´il remplit à la va vite d´outils et de son maigre pécule puis il plongèrent dans les couloirs et les escaliers, leurs pieds ne faisant qu´effleurer les marches.

Tigrou142000
Tigrou142000
Niveau 10
11 avril 2007 à 21:11:26

J´vais avoir de la lecture,à ce que je vois... :p)
Je lirai ceci Vendredi après midi... :ok: Et tu auras un commentaire dans la foulée ! :-p

Omboy
Omboy
Niveau 10
11 avril 2007 à 21:11:38

Excellent, deux fautes de conjugaison sinon c´est parfait.
Tu maîtrises bien les dialogues, la description, bref, excellent.

Dark_Revenge
Dark_Revenge
Niveau 9
12 avril 2007 à 18:57:23

Parfait c´est exagéré ^_^´
Mais ça me fait très plaisir quand même ; merci Omboy.

Tigrou142000
Tigrou142000
Niveau 10
14 avril 2007 à 15:28:10

Bon bon bon ! ^^
Comme promis, voici le commentaire ! :p)

:d) Alors, premièrement : l´orthographe, la conjugaison, la syntaxe et tout ce qui va avec... ^-^
C´est dommage... J´ai remarqué quelques fautes d´orthographe, en parcourant tes textes... Des fautes que tu aurait aisément pu éviter, d´ailleurs... ^-^
(Chapitre 1 :
"Que fait le guerrier dans la bataille désarmé son bouclier tandis que à ses côtés les lames ennemies sont affûtés ?" ==> affûtées.
"Quoique, il aurait aimé avoir ses pensées préoccupé par des problèmes métaphysiques." ==> préoccupées.
"Pourquoi elle les avait tous quitté d´une façon aussi brutale ?" ==> quittés. Et soit dit en passant, j´aurais plutôt vu : "Pourquoi les avait-elle quittés d´une façon aussi brutale ?" M´enfin bon... ^-^
"Quelle ironie, alors que sa soeur était belle, il était laid, alors qu´elle était favorisé par la chance" ==> favorisée.
Chapitre 2 :
"Puisque tu refuses d´apprendre et te borne dans tes soit disantes pensées" ==> bornes.
"Mais, tandis que les coups tombait comme des éclairs" ==> tombaient.
"Sa fille chérie partait, et ne lui restait que ce jeune homme pâle aux allures de filles" ==> Fille.
"et d´adolescent inabouti doté pourtant d´une carrure qu´il lui avait transmises" ==> Transmise
"d´une volonté dû à l´insouciance de sa jeunesse" ==> Due
"albatre" ==> albâtre.
"Le malheur de notre famille est illusoire est n´est dû qu´aux hommes avides qui nous entoure" ==> Entourent.
"fuyons nous aussi père" ==> J´aurais plutôt tendance à écrire Père, parce que c´est une sorte de "titre"... Mais bon ^-^
"et qu´ils étaient aussi désespéré" ==> désespérés.
"eux aussi partirait pour un village en montagne" ==> partiraient.
"il plongèrent dans les couloirs et les escaliers, leurs pieds ne faisant qu´effleurer les marches." ==> ils.
En ce qui concerne les fautes d´orthographe, c´est tout ce que j´ai trouvé ^-^ Je suis sûre que si tu passes un petit peu pluzs de temps sur tes écrits, tu peux aisément les éviter et les corriger :ok:

:d) Deuxièmement, vocabulaire et grammaire : je dois dire que je suis soufflée ! ^-^ Tu utilises un panel de mots tout à fait impressionnant... Tu les emploies de façon simple, rendant ainsi tes textes extrêmement riches ! C´est sans conteste un point qui te permettra de continuer à écrire... Aussi bien que ce que tu fais maintenant ! ^-^ De la même manière, les figures de style n´ont plus aucun secret pour toi ! ^-^ C´est scotchant... Même si quelques fois elles apportent de la lourdeur là où il n´en faudrait pas, c´est vraiment trè bien ! ^-^ Peu d´auteurs sont capables de faire ça, et c´est ce qui prouve que tu as un potentiel ! ^-^ Il ne reste plus qu´à l´exploiter ! ^-^

:d) Troisième chose : ZE TRUC ! Alors voilà... Les fautes d´orthographe, ça passe encore... Les lourdeurs, ça passe encore... Mais les mots oubliés dans certaines phrases... Ca passe pas ! >_< Certes, le sens de la phrase n´est en rien modifié. Mais ça coupe dans la lecture... C´est vraiment extrêmement dommage, parce qu´à cause de ça, j´ai du relire au moins cinq fois certaines phrases où un ou deux mots manquaient... Ca coupe le rythme de lecture, c´est moche... Encore une fois, sois plus attentif quand tu te relis ! Tu pourras éviter ces petits désagréments ! :ok:

:d) Quatrième chose, qui d´ailleurs pourrait être dans celle qui précède ^-^
J´aime à croire que c´est un oubli, un simple oubli que tu as commis tellement tu étais impatient de pouvoir écrire tout ce qui te passait par la tête... Seuleument, et je suis sûre que tu le sais, quand on commence un dialogue, on ouvre les guillemets ^-^ Or, tu les oubliés au début du chapitre 2... XD Mais comme dit précédemment, je suis convaincue que c´est un simple oubli ! :oui:

:d) Cinquième chose : l´histoire en elle-même. Je n´ai rien à dire là-dessus. On ne connait strictement rien de l´enfance de Garrow, mis à part le fait qu´il ait une soeur. Le sujet est donc totalement libre ^-^ Mais pour l´instant, tu te débrouilles à merveille ! ^-^ Même si c´est un peu violent, je n´ai aucune objection à formuler dessus ! ^-^ Tout ce que j´ai à te dire, c´est de continuer sur ta lancée ! ^-^ C´est vraiment un très bon début, en dehors des fautes qui se sont glissées dans tes textes ! ^-^ :ok:

Voilà voilà pour le pitit commentaire ! ^-^ J´espère que tu ne prendra pas mal la fait que j´ai répertorié toutes les fautes, mais je me suis dit que tu pourrais les corriger !
Bonne continuation ! ^_^

Dark_Revenge
Dark_Revenge
Niveau 9
21 avril 2007 à 21:32:05

Merci à Tigrou pour cette magnifique critique ( bien que Word m´aurait fait exactement la même u______u Enfin merci quand même hein ^^, j´ai pas word XD )

Eyh bah, si on passait aux choses plus sérieuses... Euh non, je suis pas sérieux... Aux choses plus intimse... Ah bah non c´est public ...

La suite quoi W__w

Chapître 3 : Discours et propagande.

Le vent claquait de ses membranes frileuses leurs corps humides. Humides de la pluie, de la pluie qui tombait, de la pluie qui venait de couler dans leurs âmes. C´était comme passer à travers une cascade glacée ; les choses s´étaient faîtes de façon si naturelle, que ni l´un ni l´autre ne se rendait bien compte de ce qui se passait. Comment ? D´une petite discussion, leurs problèmes s´étaient tous résolus ? Quel rêve, quelle utopie ! Cette fois ci, ils s´étaient trouvés en accord, avec leur tristesse, puis s´étaient échappés vivement du lieu où ils avaient tant souffert. Vivre ensemble, souffrir en silence, se fermer l´un à l´autre et enfin se retrouver... Ils avaient raison de croire que c´était un rêve, car un rêve trouve toujours une fin brutale, et le fils ressemblait trop à son père pour que cette paix fragile dure longtemps sans une chute se terminant par la haine. Enfin, tant qu´ils seraient encore sous la surprise du moment, la beauté de l´étonnement et l´illusion de l´avenir, ils seraient pour un certain temps dans cette même posture, entrelacés tels des statues se retrouvant après des siècles au sein de ce monde gris. Des statues de pierre, mais qui ont un cœur rouge gonflé de sang et de sentiments ; il frappe, et on l´entend à travers le minéral. Cœur de bonheur, cœur de peur aussi, car l´avenir est incertain, le passé douteux... Mais ils avaient redécouvert l´amour perdu au tréfonds de l´âme, entendu sa mélodie colorée chatoyante, et pensaient à son rythme, avançaient en sa cadence. Ils écoutaient ce que dictaient ces cœurs trop habitués à souffrir. Dans le silence.

Silence. Ils étaient descendus avec fracas, à renforts de bruits, et pourtant personne ne s´éveillait tandis qu´il se faisait tard. Que se passait-il ? Leur escapade bruyante n´était apparemment pas entendue, ou était couverte par autre chose... Oui, il y avait bien quelque chose, et cela parlait. Même, cela discourait d´une voix chaude aux inflexions inconnues, et ce discours devait être reçu favorablement puisque pas une protestation ne pouvait être entendue. Des mots parvinrent à leurs oreilles, des mots de guerre, de monstres, de dangers et enfin, d´aventure. C´était assurément un conscripteur qui parlait et essayait d´attirer à lui les recrues. Le père et le fils l´aperçurent au détour d´un coin de rue, et virent sa physionomie étonnante ; telle une araignée cet agent de l´Empire tissait des toiles pour piéger les mouches, et ses yeux étaient rapprochés, ses membres fins et longs. Un homme disproportionné, et ce, jusqu´à ses paroles.

" Camarades, disait t´il d´une voix de stentor, nous sommes issus de la même terre ! Nous avons les mêmes mânes, les mêmes ancêtres à respecter. Nous sommes tous enfants de cette belle contrée qu´est l´Alagaësia, tous frères, tous sœurs. Et nous avons dans le sang cette fraternité, cette même compassion envers nos semblables fils de mère nature. "

L´assistance l´écoutait, sans mot dire, les yeux fixés et l´attention captivée.

" Mais, cette terre, la nôtre, est en péril. Nos familles sont en danger, nos richesses, toutes les traces de notre civilisation risquent de disparaître bientôt, malgré le dévouement de notre empereur et de vous, citoyens de l´Empire. Oui, nous devons faire face à une menace, une grande menace qui ravage les récoltes, violent nos filles, abattent nos bêtes et brûlent nos livres. Cette menace apparaît masquée sous le nom des délicieux Elfes. Ces démons des anciens temps prennent des visages attrayants, des faciès agréables pour mieux nous tromper et chevauchent avec arrogance leurs dragons. Ces Dragonniers, sont un fléau pour le peuple. Puisant leurs forces dans les ténèbres, ils tuent sans hésiter et rasent, rasent sans pitié nos maisons. "

Il inspira un grand coup et, faisant mine d´essuyer des larmes qui perlaient par sa manche, il continua abattu ;

" Je me souviens d´un édifice, plus grand que les Beors, plus beau que les lacs de la Crète, plus majestueux que notre capitale, je me souviens de Teirm et de sa magnifique cathédrale ! Je ne peux y repenser en omettant l´émotion qu´elle me procura autrefois... C´était le symbole de la cité, la beauté divine mise sur pierre ! Elle rayonnait comme un soleil, frappait de stupeur tout ceux qui l´apercevait ; elle changeait des vies et annonçait les vocations ; elle était la grâce incarnée, elle représentait les hommes... Etait. "

Au bord du désespoir, il continua :

" De mes propres yeux, je les ai vus, eux, parés d´armures étincelantes d´un noir de désespoir s´abattre sur la cathédrale de Teirm, elle qui dominait fièrement la citadelle. Des griffes la lacérèrent, des flammes la léchèrent et des démons l´ont démantelée, ceci pierre par pierre ! Elle était fruit de notre sueur, de notre sang ! Ce sont des milliers d´ouvriers qui ont laissé leur vigueur en elle, leur jeunesse et leurs espoirs. Cette fierté nationale, l´émotion qu´elle inspirait à ses habitants et à ceux qui la voyait, est partie en fumée... "

La foule se mit à huer ces Elfes, ces dragons bêtes de cauchemars et à scander le nom de l´Empereur. Satisfait, encouragé par ces démonstrations du peuple, il continua, exalté :

" Mes frères ! Allons-nous nous laisser attaquer sans réagir ? Non ! Pour tout ce qui nous est cher, pour tout ce que nous sommes ! Ils ont leurs Dragonniers, mais nous avons l´Empereur ! Et vos bras, frères et sœurs, le soutiennent et le portent à la victoire ! Il vous doit tout, il est pour vous, fils de la terre ! Tous contre les Elfes, tous avec l´Empereur ! "

La foule cria et s´excita avec le représentant impérial :

" Vive l´empereur, criait-t-elle, vive Galbatorix ! Pour nos femmes et nos fermes ! "

Il fit un geste d´adieu, sourit, et s´éclipsa derrière d´imposants gardes à l´uniforme noire. Des dizaines d´hommes affluèrent autour des bureaux de recrutements.

Bien que Garrow se sentit un peu bouleversé par ce discours, il se garda d´y penser davantage ; il ne voulait pas réfléchir plus pour l´instant qu´à son père, qu´à lui et à leur avenir.

Ils quittèrent la ville.

Omboy
Omboy
Niveau 10
21 avril 2007 à 22:03:51

Bravo, alors là bravo. Je vais essayer de te faire un petit commentaire dépassant les cinq lignes ^^.

Décidemment, tu maîtrises le français d´une manière assez impréssionnante, tout s´enchaîne, que de vocabulaire, des phrases superbement bien rédigées... Bravo.

Bonne gestion des dialogues, le discours de l´homme convaint ceux qui écoutent, des réactions logiques mais bien retranscrites, bravo encore une fois...

Tu as un grand talent, malgré le fait qu´il n´y ait pas d´actions, de combat, on ne s´ennuie pas ! Tu rends les moindres petits détails importants !

Tu réussis très bien à décrire les choses, la description est sans doute l´élément le plus dur à réaliser correctement ! Tu impressionnes tout le monde, ici ! Un unique conseil : continue d´écrire, continue continue, tu as un sacré potentiel !

Reste à améliorer... Rien !

Dark_Revenge
Dark_Revenge
Niveau 9
21 avril 2007 à 22:17:06

très gentil commentaire. Je suis réellement touché, et content que ça te plaise... Puisque, si à toi ça te plais, je vais m´efforcer de faire la suite vite pour ne pas te faire patienter. Voilà.

Bah merci quoi ^^

Omboy
Omboy
Niveau 10
21 avril 2007 à 22:17:57

Le temps suscite l´intérêt, n´oublie pas ^^.
Fais nous patienter un petit peu ^^.

-Titou19-
-Titou19-
Niveau 9
22 avril 2007 à 18:53:14

Ca me rappelle que j´ai de la lecture moi... :p)
T´auras le commentaire ce soir :ok: ^^

Dark_Revenge
Dark_Revenge
Niveau 9
22 avril 2007 à 21:32:05

Bon, j´ai trop peu de lecteurs je désespère é_è

Ma fiction est si nulle que ça ? Personne n´a envie de me remonter le moral SNIF !

Bon, et bien dans ce cas là, je vais faire comme avec mes autres fictions, ne jamais poster de suite u_______u
Jvois pas pourquoi jme ferais chier hein >___<

PS : Je déconnais, évidemment. Et je remercie ceux qui me lisent. Sérieusement sérieux.

Omboy
Omboy
Niveau 10
22 avril 2007 à 21:33:44

Non, contrairement à tous les autres sujets de fictions, il n´y a que les textes + les commentaires, et c´est très bien comme cela.

-Titou19-
-Titou19-
Niveau 9
22 avril 2007 à 22:29:59

Allez, let´s go pour le commentaire... :p) Comme ça ça remontra le moral de Dark ! :-)
Au passage, Dark, si t´es pas content de mes critiques qui font trop "Word", ben tant pis ! >_< :-d

:d) So first, conjugaison, syntaxe, orthographe et tout le tralala... ^-^
Quelques fautes, encore et toujours... Mais moins que pour le chapitre précédent, ce qui prouve que tu fais plus attention et que tu te relis plus ! ^-^ Donc un bon point ! ^-^
Je te les signale tout de même, au cas où tu voudrais les corriger dans ton texte ^-^
"Elle rayonnait comme un soleil, frappait de stupeur tout ceux qui l´apercevait" ==> Tous ceux qui l´apercevaient.
"des flammes la léchèrent et des démons l´ont démantelée" ==> Ici, j´aurais plutôt vu "la démantelèrent", même si grammaticalement c´est corrct ^-^
"l´uniforme noire" ==> Noir.

Presque rien en somme ! ^-^

:d) Deuxièmement, vocabulaire et grammaire...
Comme pour les deux chapitres précédents, je dois dire que je suis... Emerveillée ! ^-^ Encore une fois, c´est impressionnant ! ^-^ Y´a pas à dire, tu sais comment manier les mots et comment les employer pour faire passer les émotions... La description de la cathédrale a été quelques chose de très réussi, et pourtant, comme l´a déjà fait remarqué Omboy, c´est quelque chose de très difficilé ! :oui: En tout cas, c´est très bien réussi ! ^-^
De la même manière, le discours du conscripteur est très réussi aussi ! ^-^ Très convaincant et argumenté... Il ne lui a pas fallu beaucoup de temps pour convaincre la populace, c´est assurément un bon orateur ^-^ La réaction logique s´en suit, évidemment, et j´aurais été étonnée du contraire ^-^

:d) Third, the story en elle-même... ^-^
Pour en revenir au conscripteur, et comme je te l´ai déjà dit, je l´imaginais très bien en train de débiter tout son texte, un regard triste - mais pas trop - fixé sur son auditoire, presque en train de souffler les mots, pour montrer la soit disante douleur que la perte de la cathédrale lui inflige... C´est rare de trouver ça chez un auteur... En tout cas, tu arrives à faire passer des émotions, c´est très bien ^-^
Finalement, dans ce chapitre, on a peu de choses sur Garrow et son père... Enfin, quand je dis peu de chose, non, parce que les premiers paragraphes traitent de ce qui s´est passé entre eux, mais je veux dire qu´ils ne font pas référence au discours du conscripteur... Sauf à la fin, où on apprend que Garrow se garde d´y faire attention... J´aurais bien aimé savoir ce qu´ils en pensaient, tous les deux ! ^-^ Mais ça, on le saura peut être dans le chapitre prochain... :p) ^-^

Bref, au total, encore un superbe chapitre... ^-^ Même si j´espère toujours qu´ils soient plus longs ! XD C´est très court, à mon sens, et tu ne fais que nous laisser trépigner d´impatience ! XD Franchement, tu as le potentiel pour écrire, alors sers-t-en ! XD D´autant plus que tu m´as dit qu´écrire des chapitres plus longs ne te dérangeait pas et que tu pouvais le faire... Alors ne te gêne pas ! XD Franchement, tu as tout à y gagner, et nous aussi ! ^-^ XD
Donc encore une fois, un grand bravo, et une bonne continuation ! :-)

Dark_Revenge
Dark_Revenge
Niveau 9
24 avril 2007 à 13:17:35

Merci à toi Tigrou ^^

Quand je disais Word, c´était dans le bon sens rassure toi :)

Et bien, je vais attendre un peu avant de faire la suite, et je vais faire quelque chose de plus long... Mais j´ai tellement peur de vous ennuyer ( XD L´excuse... ) !
Enfin bon, j´y planche. Merci de vos comms.

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