Voici la suite !
Trois jours plus tard, à l´aube, on pouvait observer une étrange procession dans les rues de la capitale : 7 chevaux montés par 7 chevaliers, l´épée à la ceinture, les pieds dans les étriers, les écussons brodés sur leurs vêtements recouvrant les cottes de mailles, le bouclier au côté et le coeur courageux. Aux alentours de sept heures, ils passèrent les portes de la cité et quittèerent la route pour les champs. Le soleil se levant doucement, ils purent apercevoir la mer, sur leur droite, des champs à perte de vue sur leur gauche et un petit chemin caillouteux qui s´élançait devant eux. Les compagnons se mirent en marche le long de cette route de fortune, en suivant la côte. Tout en écoutant le cri des mouettes et le clapoti des vagues, le paysage changeait. A midi, lorsqu´ils firent halte pour déjeuner, le soleil était haut dans le ciel et brillait sur des plaines de végétation diverse et désordonnée. Après un court repas composé de légumes secs, de viande crue et de pain, ils reprirent leur route et engagèrent bientôt une discussion au sujet du roi :
- Notre souverain devient un peu fou ! s´exclama Frian
- Tu penses bien ! A se ressasser tout cela depuis dix ans, répondit Jed
- Mais quand même ! Ses décisions sont de plus en plus insensées ! dit Frian
- Je trouve, au contraire, que la dernière qu´il a prise est excellente, intervint Galeon. Nous envoyer parcourir le pays, j´aurais fait la même chose à sa place.
- Il faut le comprendre : il reçoit chaque jour un lot de nouvelles toutes plus mauvaises les unes que les autres ! dit Marzélim
- Comme ces bergers et leurs troupeaux attaqués dans les plaines de Terre-Brune, dit Nodwenn. L´oeuvre de Kurgs sans aucun doute, ajouta-t-il.
Tous approuvèrent en silence : les Kurgs étaient une race de barbares, petits mais plus grands que les nains et de fortes carrures. Très poilus, ils n´hésitaient pas à tuer sans pitié.
- Nous arriverons dans ces terres dans cinq jours. Il faudra faire attention, prévint Galeon.
L´après-midi tirait à sa fin et ils cherchèrent un endroit pour passer la nuit. Après avoir découvert un coin tranquille à l´ombre de saules, Jed et Luciano allèrent chercher du bois, puis Aliendal alluma un feu par magie, ce qui impressionna Nodwenn, le plus jeune :
- Vous savez faire de la magie ? demanda-t-il les yeux écarquillés.
- Très peu. Mon grand-père m´avait initié. Il était magicien.
Après le dîner, tous se couchèrent en espérant arriver à Ludris, un village portuaire, dès le lendemain.
Voilà j´ai fait plus long cette fois ! Vous en pensez quoi ?