Chapitre VIII : Espoir et désespoir
Kratos avança lentement à travers les ruines de la chambre de la flamme. L’endroit où sa quête de vengeance s’était terminée ressemblait plus aujourd’hui au point de départ du chaos. C’est là qu’il avait abandonné Pandore pour une boîte vide, encore un sacrifice inutile. Tous ses souvenirs lui montaient à la tête et il était rongé par la culpabilité. Il revoyait encore le visage de cette enfant… Il l’avait abandonné, tout comme sa propre fille. Zeus prit place derrière lui.
- Il est temps mon fils, temps de racheter tes fautes. Le joug de l’Olympe est terminé, aujourd’hui, une nouvelle ère commence. Terrasse Athéna, rends l’espoir aux hommes une nouvelle fois et rends- moi la lame de l’Olympe…
Kratos regarda un instant son père, puis leva les yeux et hurla :
- Le temps où les dieux décidaient du destin des hommes est révolu ! Aujourd’hui ce n’est pas toi qui triomphe, Athéna !
Athéna apparue à son tour, la lame de l’Olympe à la main, entourée d’étincelles d’espoir. Elle déclara :
- Tu ne comprends donc rien, Kratos ? Zeus n’a jamais voulu le bien de l’humanité, il te ment depuis le début.
- Cette fois, ce qu’il me propose est bien plus alléchant…
- Alors, c’est une nouvelle fois, pour toi, et pour toi seul, que tu es décidé à détruire autant de vies ? Comme la fois où tu as massacré ta famille par crainte pour ta propre vie ? Comme tous ces cadavres que tu as laissés derrière toi, dans ta quête de vengeance…
Kratos Hurla ! Il était paralysé par la colère, mais il ne savait plus envers qui elle se tournait, il était comme enragé, mais ce n’était plus une rage de vaincre, ni une rage survivre. En fait, il se battait contre sa propre âme pour décider ce qui était le mieux non pas pour lui, non pas pour ceux qu’il aimait, mais pour ceux qui méritaient d’être aidé. Alors dans un rugissement, il pris sa décision, et élança ses lames sur la Athéna. Elles s’accrochèrent à la lame de l’Olympe et il tira de toutes ses forces sur ses chaînes, jusqu’à ce qu’Athéna lâche soudainement et que la lame de L’Olympe vienne se planter sur le sol, près de Kratos. Il la retira avec un sourire facétieux.
- Kratos, je t’en supplie, tu ne peux pas faire ça. Je suis le guide, le prophète, tu ne peux pas me retirer mes enfants ! Ils doivent entendre mon message.
- Je t’écoute, moi, quel est donc ce message ? N’est-il pas encore une ode à la puissance des dieux ?
Athéna resta silencieuse.
- Tu me déçois, Athéna…
Alors Kratos se jeta sur la déesse et lui enfonça la lame de l’Olympe dans le ventre. Alors, dans un cri de douleur, elle laissa échapper l’espoir. Il s’envola pour se répandre à nouveau parmi les hommes. Ses yeux brillaient alors qu’il voyait toutes ces étincelles bleues tourbillonner autour de lui. Alors le Fantôme de la déesse disparu. Zeus déclara :
- Tu as fait ce qu’il fallait, les hommes peuvent enfin vivre en totale indépendance. Maintenant, donne-moi la lame, il est temps que je t’accorde le repos auquel tu aspires depuis si longtemps.
Kratos tendit alors la lame à Zeus, qui, en l’empoignant, créa une tempêté d’éclairs autour de lui, et reprit petit à petit sa forme humaine. Alors il ouvrit les bras. Proposant à Kratos son premier contact humain avec son père. Le spartiate hésita un moment, puis serra Zeus pour la première fois, comme un fils. Alors les cendres sur son corps disparurent petit à petit, elles retombèrent sur le sol comme un fardeau qu’il avait si longtemps porté. Alors ses armes disparurent et il transforma en esprit, qui surgit devant de L’Elysée avant de reprendre sa forme normale. Il avança doucement. Il regardait le sol, puis petit à petit son regard croisa deux ombres posées devant lui, une grande et une petite. Il commença à transpirer alors que son regarde remontait le sur le corps de ces âmes qui se trouvaient en face de lui. Soudain l’une d’elles déclara :
- Kratos ?