Ouvrez ouvrez la cage aux oiseaux
Regardez-les s´envoler c´est beau
Les enfants si vous voyez
Des p´tits oiseaux prisonniers
Ouvrez-leur la porte vers la liberté
Un p´tit dé à coudre
Et trois goutt´ d´eau dedans
Au d´ssus du perchoir
Un os de seiche tout blanc
Et un petit piaf triste de vivre en prison
Ça met du soleil dans la maison
C´est c´ que vous diront
Quelques rentiers vicelards
Des vieux schnocks
Qui n´ont qu´ des trous d´air
Dans l´ cigare
Une fois dans vot´ vie,
Vous qui êtes pas comme eux
Faites un truc qui vous rendra heureux
Si vot´ concierge fait cui-cui sur son balcon
Avec ses perruches importées du Japon
Ses canaris jaunes et ses bengalis
A vot´ tour faites leur guili-guili
Sournoisement exclamez vous
" Dieu ! quel plumage ! "
Mais chère Madame
On vous demande au 3ème étage
Et dès que la bignole aura l´ dos tourné
Même si on doit pas vous l´ pardonner
Ouvrez, ouvrez la cage aux oiseaux
Regardez les s´envoler, c´est beau
les enfants si vous voyez
Des petits oiseaux prisonniers
Ouvrez-leur la porte vers la liberté
Armstrong, je ne suis pas noir
Je suis blanc de peau
Quand on veut chanter l´espoir
Quel manque de pot
Oui, j´ai beau voir le ciel, l´oiseau
Rien rien rien ne luit là-haut
Les anges... zéro
Je suis blanc de peau
Armstrong, tu te fends la poire
On voit toutes tes dents
Moi, je broie plutôt du noir
Du noir en dedans
Chante pour moi, Louis, oh oui
Chante chante chante, ça tient chaud
J´ai froid, oh moi
Qui suis blanc de peau
Armstrong, la vie, quelle histoire?
C´est pas très marrant
Qu´on l´écrive blanc sur noir
Ou bien noir sur blanc
On voit surtout du rouge, du rouge
Sang, sang, sans trêve ni repos
Qu´on soit, ma foi
Noir ou blanc de peau
Armstrong, un jour, tôt ou tard
On n´est que des os
Est-ce que les tiens seront noirs?
Ce serait rigolo
Allez Louis, alléluia
Au-delà de nos oripeaux
Noir et blanc sont ressemblants
Comme deux gouttes d´eau
Oh yeay !