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Académie française
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L’Académie française fondée en 1635 sous le règne du roi Louis XIII par le Cardinal de Richelieu est l’une des plus anciennes institutions de France. Elle se compose de 40 membres élus par leurs pairs.
Sommaire
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* 1 Rôles
o 1.1 Veiller sur la langue française
o 1.2 Mécénat
* 2 Histoire
* 3 « Les Immortels »
* 4 Membres actuels de l’Académie française
* 5 L´Académie, lieu de fiction
* 6 Le « 41e fauteuil »
* 7 Voir aussi
* 8 Liens externes
* 9 Notes
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Rôles
Le rôle de l’Académie française est double :
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Veiller sur la langue française
La première mission lui a été conférée dès l’origine par ses statuts. Pour s’en acquitter, l’Académie a travaillé dans le passé à fixer la langue, pour en faire un patrimoine commun à tous les Français et à tous ceux qui pratiquent la langue française. En effet, il est précisé dans l’article XXIV des statuts que « la principale fonction de l’Académie sera de travailler avec tout le soin et toute la diligence possibles à donner des règles certaines à notre langue et à la rendre pure, éloquente et capable de traiter les arts et les sciences ».
Aujourd’hui, elle agit pour en maintenir les qualités et en suivre les évolutions nécessaires. Elle en définit le bon usage. Elle le fait en élaborant le Dictionnaire de l´Académie française qui fixe l’usage de la langue, mais aussi par ses recommandations et par sa participation aux différentes commissions de terminologie.
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Mécénat
La seconde mission - le mécénat - non prévue à l’origine, a été rendue possible par les dons et legs qui lui ont été faits. L’Académie décerne chaque année environ soixante prix littéraires.
Mention particulière doit être faite du grand prix de la Francophonie, décerné chaque année depuis 1986, qui témoigne de l’intérêt constant de l’Académie pour le rayonnement de la langue française dans le monde.
L’Académie attribue aussi des subventions à des sociétés littéraires ou savantes, des œuvres de bienfaisance, des aides à des familles nombreuses, aux veuves, aux personnes défavorisées ou qui se sont distinguées par l’accomplissement d’actes de dévouement ainsi qu’un certain nombre de bourses (bourses Zellidja, Neveux, Corblin, Damade).
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Histoire
L’Académie française fut fondée en 1635 par le Cardinal de Richelieu.
Les statuts et règlements visés par le Cardinal, avec les lettres patentes signées en 1635 par Louis XIII et enregistrées par le Parlement en 1637, consacrèrent le caractère officiel d’une compagnie de lettrés, qui se réunissaient auparavant de manière informelle.
La mission qui lui fut assignée dès l’origine était de fixer la langue française, de lui donner des règles, de la rendre pure et compréhensible par tous. Elle devait dans cet esprit commencer par composer un dictionnaire.
La première édition de celui-ci fut publiée en 1694, les suivantes en 1718, 1740, 1762, 1798, 1835, 1878, 1932-1935, 1992. La neuvième édition est en cours de publication.
L’Académie tint ses séances d’abord chez tel ou tel de ses membres, puis chez le chancelier Séguier à partir de 1639, au Louvre à partir de 1672, et enfin au Collège des Quatre-Nations, devenu palais de l’Institut de France, de 1805 à nos jours.
Au cours de ses trois siècles et demi d’existence, elle a su maintenir ses institutions, qui ont fonctionné avec régularité, hormis l’interruption de 1793 - 1803.
Le cardinal de Richelieu s’était proclamé protecteur de l’Académie. À sa mort, cette protection fut exercée par le chancelier Séguier, puis par Louis XIV et, par la suite, par tous les rois, empereurs et chefs d’État successifs de la France.
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« Les Immortels »
L’Académie française se compose de 40 membres élus par leurs pairs. Depuis sa fondation, elle a reçu en son sein plus de 700 membres.
Elle rassemble des poètes, des romanciers, des hommes de théâtre, des philosophes, des médecins, des hommes de science, des ethnologues, des critiques d’art, des militaires, des hommes d’État, des hommes d’Église, qui ont tous illustré particulièrement la langue française. Marguerite Yourcenar (romancière et essayiste) fut, en 1980, la première femme élue à l´Académie française.
Les académiciens doivent leur surnom d’immortels à la devise « À l’immortalité », qui figure sur le sceau donné à l’Académie par son fondateur, le cardinal de Richelieu.
Ils ont souvent été appelés à être des juges éclairés du bon usage des mots, et donc à préciser les notions et les valeurs dont ces mots sont porteurs.
Cette autorité morale en matière de langage s’enracine dans des usages, des traditions, un faste.
Le célèbre habit vert, que les académiciens revêtent, avec le bicorne, la cape et l’épée, lors des séances solennelles sous la Coupole, a été dessiné sous le Consulat. Il est commun à tous les membres de l’Institut de France. L’élection à l’Académie française est souvent considérée par l’opinion comme une consécration suprême.
La qualité d’académicien est une dignité inamovible. Nul ne peut démissionner de l’Académie française (tout au moins celui qui se déclare démissionnaire n’est-il pas remplacé avant son décès - exemples récents de Pierre Emmanuel et Julien Green).
Des exclusions peuvent être prononcées par la Compagnie pour de graves motifs entachant l’honneur ; ces exclusions au cours de l’histoire ont été rarissimes (mais plusieurs furent mises en œuvre après la Seconde Guerre mondiale pour faits de collaboration : Charles Maurras, Abel Bonnard, Abel Hermant et la plus célèbre est celle du maréchal Pétain).
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Membres actuels de l’Académie française
1. René Rémond, élu en 1998
2. Hector Bianciotti, élu en 1996
3. Jean-Denis Bredin, élu en 1989
4. Jean-Marie Lustiger, élu en 1995
5. Assia Djebar, élue en 2005
6. Marc Fumaroli, élu en 1995
7. Jacqueline Worms de Romilly, élue en 1988
8. Michel Déon, élu en 1978
9. Alain Decaux, élu en 1979
10. Florence Delay, élue en 2000
11. Gabriel de Broglie, élu en 2001
12. Jean d´Ormesson, élu en 1973
13. Pierre Messmer, élu en 1999
14. Hélène Carrère d´Encausse, élue en 1990
15. Frédéric Vitoux, élu en 2001
16. Valéry Giscard d´Estaing, élu en 2003
17. Érik Orsenna, élu en 1998
18. Michel Serres, élu en 1990
19. Pierre Moinot, élu en 1982
20. Angelo Rinaldi, élu en 2001
21. Félicien Marceau, élu en 1975
22. René de Obaldia, élu en 1999
23. Pierre Rosenberg, élu en 1995
24. Jean-François Revel, élu en 1997
25. Jean Bernard, élu en 1975
26. Jean-Marie Rouart, élu en 1997
27. Pierre Nora, élu en 2001
28. Henri Troyat, élu en 1959
29. Claude Lévi-Strauss, élu en 1973
30. Maurice Druon, élu en 1966
31. Jean Dutourd, élu en 1978
32. Alain Robbe-Grillet, élu en 2004
33. Michel Mohrt, élu en 1985
34. François Cheng, élu en 2002
35. Yves Pouliquen, élu en 2001
36. Jean-François Deniau, élu en 1992
37. René Girard, élu en 2005
38. François Jacob, élu en 1996
39. Bertrand Poirot-Delpech, élu en 1986
40. Pierre-Jean Rémy, élu en 1988
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L´Académie, lieu de fiction
* Dans Le Fauteuil hanté de Gaston Leroux (1868-1927), une série de morts suspectes surviennent sur des récipendiaires successifs à un fauteuil.
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Le « 41e fauteuil »
À noter qu’un grand nombre d’écrivains, souvent illustres, ne franchirent jamais les portes de la noble Académie, pour des raisons diverses, soit qu’ils n’y eussent jamais été candidats, soit que leur candidature eût été rejetée, ou encore qu’ils eussent été frappés prématurément par la mort. L’expression 41e fauteuil a été forgée pour désigner ces auteurs par l’écrivain Arsène Houssaye en 1885 1.
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Voir aussi
* Liste des académiciens par fauteuil
* Rectifications orthographiques et Réforme de la langue française
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Liens externes
* L´Académie française (site officiel)
* Les Immortels : fiche biographique des 705 Immortels avec des outils de recherche.
* La langue française
* Dictionnaire de l´Académie française
* Historique du dictionnaire de l´Académie Française
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Notes
* 1. Houssaye Arsène, Histoire du 41e fauteuil de l´académie française ISBN B0000DO754
