Ne désespérez pas si vite !
(En échange j'essayerai de ne pas écrire aussi peu rapidement x_x"")
Je pourrais mettre ça sur le dos des examens de Noël en Belgique, qui m'ont pris une bonne partie de mon temps pour écrire et aller sur l'ordinateur, mais je n'en ferai rien.
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Je me fais pardonner, ou du moins j'essaye, et vous livre le chapitre qui sera certainement l'avant dernier (ou avant-avant-dernier, qui sait.)
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Les roches nobles d’une pureté divine mais calcinées amoncelées s’avérèrent extrêmement difficiles à déblayer, cela étant dû à une densité dépassant l’imagination, mais qui cependant se laissait dominer lorsque tous joignaient leurs efforts à la puissance du moteur abîmé du SMA.
Après avoir déplacé quelques anciens pans de mur, une respiration rauque et sourde se fit entendre, poussant le groupe de héros à reculer immédiatement, réflexe effectivement salutaire, car quelques instants plus tard, la pile de débris sacrés explosa littéralement, découvrant une fois les nuages de poussière dissipés l’ancien corps de Palutena, déchiqueté de part en part et broyé par endroits. Complètement disloqué et inutilisable pour combattre, ce qui rendait difficile à comprendre la présence d’un sourire dément et du regard de défi qui l’animaient alors, se tenant à grand peine sur ses deux jambes.
« Finement joué, je dois… Hrkeuf… Le reconnaître, vous m’avez pris au dépourvu. Laissez-moi donc vous rendre la pareille ! Le pouvoir phénoménal d’un dieu digne de ce nom ne peut s’exprimer au travers d’un corps si frêle fragile que celui d’une déité de second plan, bien que rien ne m’empêchât d’en user, le faire aurait dépassé les limites de résistance, et je me serais retrouvé dans un état pire encore que présentement.
La grande différence entre les dieux et les mortels, voyez-vous, est qu’à l’inverse de ces derniers, notre essence même, notre âme en quelque sorte, ne peut survivre qu’avec un réceptacle adéquat, un corps vivant qui l’hébergera, tandis que l’âme mortelle peut subsister par elle-même.
En malmenant ce corps, vous avez forcé ce que je craignais moi-même de faire, altérer l’intégrité de mon charmant mais vulnérable organisme, qui miraculeusement a survécu à cette péripétie. Maintenant que vous venez d’ouvrir la porte à la reconstruction de ce corps…
Qu’il se modèle à mon image ! »
Le groupe d’aventuriers comprit trop tard que leur ennemi fut, l’espace de quelques minutes, entièrement à sa merci, et assista, impuissant, à l’horrible métamorphose de ce corps mutilé, qui s’éleva désarticulé dans les airs, dont émanèrent d’inquiétant éclairs d’énergie mauves, et sembla s’immobiliser. Pit, observateur, fut le seul à remarquer le point grossissant qui semblait tomber du sommet de la tour au sommet détruit, qui au fur et à mesure qu’il se rapprocha du sol, à la verticale même du dieu, se fit davantage distinguer : le Phazon restant des expériences de Wolf se dirigeait inexorablement vers son futur bénéficiaire, dont le corps récupérait déjà grâce à une utilisation de pouvoirs qui semblait déjà dépasser le raisonnable.
L’impact avec le minerai radioactif fut tel que l’usurpateur du corps de la déesse en fut plaqué au sol. Rien d’autre ne se passa durant les minutes qui suivirent.
« Regardez, le tas… Il diminue ! » S’exclama stupéfait Meta Knight, faisant prendre conscience du phénomène aux autres qui ne l’avaient pas encore notifié.
Phénomène qui se poursuivit jusqu’à ce que l’amas en soit réduit au simple volume d’un gros animal. Bientôt, l’amas fut parcouru de secousses, puis se fendit par endroits, les fentes donnant naissance à des esquisses de membres, les esquisses de membres laissant place à des membres à part entière, comme grossièrement taillés dans la roche nocive.
Le golem de Phazon qui en résulta se leva lentement, présentant son imposante stature rocailleuse bleutée électrique et noire aux mortels dépassés par les événements. En se concentrant, on aurait pu retrouver quelques éléments de la morphologie humaine, mais le seul élément encore présent était un visage sculpté dans le minerai, un visage démoniaque et empli de noirceur, le vrai visage du dieu.
Il éclata d’un rire qui n’avait rien de mortel, ni rien de divin. Un rire monstrueux et aliéné, alors qu’il élançait sa nouvelle enveloppe charnelle à l’assaut des membres du dernier rempart contre un monde voué aux ténèbres éternelles…
Comme pour le ptérodactyle, ils se dispersèrent tous aussi vite qu’ils purent, tout en réfléchissant de leur côté à un éventuel moyen de stopper l’infâme créature, qui décida de tester ses nouveaux pouvoirs disponibles, ce qui se concrétisa sous la forme de gerbes tombées du ciel instantanées et furieuses de flammes, de lave, de glace, de métal, d’énergie pure, de vide, et de toute matière ou phénomène mortel. Le seul salut offert aux cibles provint du peu de maîtrise provisoire du nouveau corps par son hôte. Mais ils savaient qu’ils ne pourraient tenir pour longtemps. Le combat était déséquilibré, et serait dans peu de temps d’un déséquilibre qu’on aurait pu qualifier d’infini.
« Je dois admettre qu’il a de la ressource, mais, ramenant ça au fait qu’il soit un dieu, je trouve minable de sa part de s’être fait si facilement fait envoyer au tapis… Sans mon Phazon, Dieu sait où il serait en ce moment ! » lança le loup, sarcastique à l’adresse de son supérieur, tous deux contemplant l’affrontement du dernier étage de la tour qui, étant désormais privée de toit, s’apparentait à une terrasse.
« Peut-être, peut-être… Mais ça n’en reste pas moins une stratégie autrement plus noble que simuler sa mort, Wolf ! Cela dit, la transformation en une créature de l’apocalypse en dernier recours lorsque l’on vient de se faire vaincre sous sa forme conventionnelle est rarement une bonne idée, crois-moi.
- Je vois où tu veux en venir. Mais pour éviter de s’avancer, ne vaudrait-il mieux pas appliquer aux dieux ce qui s’applique au monde terrestre ?
- Cesse donc de philosopher, ce spectacle sous nos yeux nous fournira meilleure réponse que toutes les réflexions du monde. »
Le Golem se familiarisait chaque seconde un peu plus avec ses nouvelles facultés et propriétés. Si bien que nombreuses commencèrent à être les blessures chez ses proies, et en toute logique suivraient les défaites et les décès. A force de secousses sismiques, il fit trébucher Lucario, se rapprocha tranquillement de lui, et le souleva dans les airs par la pensée, se délectant de la peur qui suintait de l’aura du pauvre Pokémon. Pour faire durer le supplice, il le fit se rapprocher lentement mais sûrement de sa bouche grande ouverte, lui faisant comprendre qu’il allait tout bonnement servir de repas.
Voyant cela, ses coéquipiers tentèrent l’impossible pour retarder le drame, mais flèches, tirs de blasters, projectiles en tous genres semblaient être absorbés sans dommages par la peau géologique du monstre. Devant l’évidence, ils cessèrent et regardèrent impuissants, Lucario terrifié et son tortionnaire ricanant.
Il ne restait que quelques mètres les séparant, lorsque soudain, un tir phénoménal arriva sur le flanc droit de l’abomination, tir qui ô surprise le désarçonna complètement, lui fit perdre quelques fragments de roche, et le fit hurler de souffrance. Lucario, libéré de l’étreinté télékinétique, tomba comme une pomme, et fut recueilli durant sa chute par le SMA, occupé par Samus et Zelda, dont un tir chargé au maximum du canon de Phazon du vaisseau combiné à une Flèche de Lumière avaient su blesser le Mal.
« On a réussi, on l’a fait ! Il n’est pas intouchable ! Vous voyez bien, Princesse, que j’avais raison !
- Oui… C’est vrai. Mais gardons nous de trop rapidement crier victoire. Il est touché, mais certainement pas hors d’état de nuire. Je pense pouvoir faire appel à la Flèche à nouveau d’ici quelques minutes. Et votre canon ?
- Pas avant un bon quart d’heure ! Et je parie que nous allons être la cible prioritaire de cette charogne, maintenant qu’il connaît notre avantage. Mais peu importe, je n’ai pas encore eu le temps de vous le dire, mais ils arrivent, Princesse, ils arrivent ! Quand j’ai été expulsée de la tour là tantôt, j’ai clairement entendu…
- Oh non, regardez ! » S’écria Zelda, coupant net la chasseuse de primes dans son explication. Ce qui pouvait se justifier, car en regardant à l’endroit qu’elle désignait, elle et Lucario purent constater que tous les autres, restés au sol, avaient été gelés et restaient prisonniers des glaces. Sans doute le Golem désirait-il les tuer calmement un par un, en se délectant de leurs peur et souffrance… Cependant, comme prévu par la pilote du vaisseau, il entreprit avant toute chose de réduire en cendres ou quoi que ce soit d’autre ce si dangereux vaisseau orange, qui, il l’ignorait, ne pouvait plus qu’éviter chacune de ses attaques pour survivre, temporairement.