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Liste des sujets

[fic] Les amours de mario.

LegendaryZapdos
LegendaryZapdos
Niveau 7
15 octobre 2008 à 13:26:24

YAHOO!!!!!!! :fete:

Gouloudrioul
Gouloudrioul
Niveau 10
15 octobre 2008 à 14:03:55

Ok, je poste. Ca risque de prendre trois ou quatre posts, alors ne postait rien entre siouplait :-d .

Gouloudrioul
Gouloudrioul
Niveau 10
15 octobre 2008 à 14:05:14

Episode 18-19-20-21 : Les tourmentés.

Une immense décharge reposait à deux kilomètres de Toadville. Il y avait des montagnes et des montagnes de détritus. Des voitures détruites, presque plus reconnaissables, des bidons de produits toxiques fuyants, ou encore de simples boites de conserves, des plaques de fers quelconques, de vieilles télévisions, jonchaient entièrement cet endroit d’une superficie égale à une ville. On aurait pu croire que d’immenses dunes de déchets s’étalaient jusqu’à l’horizon. C’était la nuit. La décharge n’en était que plus sombre, plus inquiétante. Des effluves de puanteur étaient emportées par le vent. L’air qui planait au dessus de cet endroit était chargé d’humidité. Pourtant la décharge était bien assez humide comme cela.

  • Une musique lente, presque dramatique s’actionne*.

Prêt d’une immense colline d’objets cassés en tous genres, de carcasses d’animaux abandonnés, vivait un homme. Là, une petite lueur rougeoyante frémissait au dehors, et semblait parvenir d’un trou formé dans cette montagne de détritus. Elle faisait trembler les ombres des tasses ébréchées, des morceaux de bois, ou des roues de voitures qui faisaient tenir cette sorte de grotte sur pied. A l'intérieur, un homme se tenait prêt d’un feu, assis sur le sol humide et crasseux. Il était accoutré étrangement, tel un chevalier. Une longue cape bleue lui tombait sur le dos, et un fourreau vide semblait attaché à la taille. Ses vêtements qui devaient resplendir la noblesse et la beauté, autrefois, étaient pourtant maintenant troués par endroit et souillés par la saleté. Ses cheveux étaient bleus, presque violets. Ils retombaient, gras, sur son visage. Un diadème cassé reposait en travers sur sa tête.
Cet homme se nommait Marth *tadada !* .
Il repensait à Fox et à Krystal. Pourquoi ce renard avait il décidé de la protéger ? Il aurait pu enfin la tuer, cette femme ignoble ! Marth serra le poing. Il se rappela ce que cette sorcière avait fait à sa mère, sa pauvre mère. C’était à cause d’elle, de Krystal, qu’elle était morte. Il y a quelques mois il l’avait kidnappée pour tenter de se venger, mais Fox l’avait mis à terre et avait récupéré sa petite amie. Comment pouvait il l’apprécier ? Il connaissait bien Fox, ils s’étaient créés des liens d’amitié il y a longtemps, quand il avait 8 ans. La mère de Marth était déjà morte à cette époque. Le chevalier aurait cru que son ami n’était pas du genre à se laisser charmer par une crétine (la censure) de son espèce. Heureusement que Krystal était en famille adoptive maintenant. Marth eut un petit rictus *un grincement de violon s’actionne du même coup* . Il avait du mal à croire que Krytal eut pu être... sa soeur.

Monsieur Game&Watch fronça les sourcils. Décidément ce dessin lui posait problème. C’était un bout de queue, où il ne savait quoi mais c’était aussi le seul indice qu’il avait. L’homme en 2D arpentait la rue, son chapeau de détective baissé, laissant ses yeux dans l’ombre. Il avait trop la classe. Son imper flottait au vent. Il marchait d’un pas décidé vers le commissariat. Il ne trouvait vraiment pas ce que pouvait être le dessin en entier, il avait donc décidé de soumettre le bout de feuille aux experts.
Les yeux toujours baissés sur le dessin, il arriva devant la porte. Il la poussa sans même jeter un regard aux alentours, trop occupé à rester concentré d’un air trop staïlé sur sa feuille. La femme qui se chargeait de l’accueil le vit arriver et lui demanda derrière son bureau :
_ Vous désirezzzz ?
G&W rangea sa feuille dans une des grandes poches de son imper. Il ne leva pas la tête et se contenta juste de jeter un regard trop staïlé vers elle.
_ J’ai besoin de faire examiner un élément par les experts.
_ J’aurais besoin que vous me montriez votre badge, fit la secrétaire, d’une voix sourde.
L’homme plat, chercha dans son imper tout aussi plat ce qu’elle lui demandait. Il le sortit, l’ouvrit d’un simple geste, et le rangea aussitôt, tout cela en deux secondes.
_ Ca vous suffira ? Souffla-t-il.
_ Très bien, veuillez entrer par la porte à votre gauche, répondit la femme qui restait complètement neutre devant l’attitude trop staïlé du bonhomme noir.
G&W s’exécuta, les mains dans les poches, la tête toujours fixée sur ses pieds. Il pénétra dans un couloir, puis se dirigea d’un pas décidé (et staïlé) vers une autre porte à quelques mètres, sur la face droite du corridor. Il l’ouvrit d’une seule main et daigna cette fois jeter un regard dans la pièce. De toute évidence, c’était là que travaillaient les experts. Une dizaine d’ordinateurs était installée ainsi que diverses machines pour enquêter. Une poignée d’homme travaillait, le regard fixé sur l’écran. L’un d’eux leva les yeux lorsque G&W entra dans la pièce.
_ G... Game and Watch ? C’est toi ?
_ Oui, je suis de retour, MeMe...
Bien entendu, il avait parlé d’une voix emplie de mystère.
Un sourire s’étira sur la bouche de l’expert.
_ Oh, ça faisait tellement longtemps que tu n’étais pas venu travailler ici !
_ Je travaille sur une affaire des plus mystérieuses. J’ai besoin de votre aide.
Les lèvres du soit disant MeMe revinrent à leur état normal. G&W avait bien fait comprendre dans le ton de sa voix qu’il n’était pas là pour s’amuser.
_ Explique-moi...
L’homme en 2D lui exposa brièvement les faits, puis lui présenta le dessin.
_ C’est le seul indice que j’aie. Je voudrais que toi et ton équipe identifient d’éventuelles empreintes digitales. J’ai mis des gants pour le toucher, mais il se peut qu’il y ait celles de celui qui m’a donné le dessin. Je voudrais aussi que vous identifiez le type de papier, et, si il est spécial, que vous me disiez où je peux le trouver. Faites toutes les vérifications nécessaires.
Il avait parlé très vite, pénétrant son regard dans celui de son ami, lui faisant comprendre une fois de plus que c’était le travail qui l’avait obligé à venir ici. MeMe hocha la tête.
_ Je m’occupe de tout. Sois tranquille.
_ Tu m’en vois ravis, répondit G&W en sortant de la pièce, d’un ton qui convenait aux plus hauts détectives.

Mario alla rejoindre Peach, après avoir éduqué ces jeunes. Un sourire se forma sur sa bouche et alla se perdre dans ses moustaches viriles. C’était si bon de transmettre son savoir aux ados. La jeunesse, c’est l’espoir pensa Mario en hochant la tête dans le vide d’un air décidé. Le plombier s’assit sur le lit de sa bien aimée.
_ Oh M”h”ario, susurra celle-ci en sentant son mari poser son postérieur sur sa couette.
_ Oui, Peach, moi aussi.
Il y eut un long silence, que Mario interpréta comme étant un silence d’amour. Mais quand Peach le brisa, ce fut pour parler. Pour parler pour de vrai, comme quand elle était furieuse :
_ Mario, j’ai bien réfléchi...
Rien qu’en entendant cette phrase, l’homme à la salopette fronça les sourcils. Il n’y avait même pas d’inspiration à “Mario”. Quelle que fut la chose qu’elle avait à lui dire, ça allait mal se terminer, il le savait.
_ Oui ma chéri ?
_ Il faut que tu te coupes la moustache, Mario, elle devient beaucoup trop imposante.
Mario eut le souffle coupé. Il s’était attendu à tout, sauf à ça. C’était la pire des choses qu’elle pouvait lui demander. Se couper la moustache ? Lui ? Tout son charme résidait là dedans ! Sa moustache avait même acquis une personnalité propre ! Même si il la coupait et qu’il la laissait repousser, elle ne serait plus jamais la même. Toutes ces larmes que sa chère moustache avait supporté sans jamais faiblir... Le plombier savait que sa réponse allait être la source d’une nouvelle dispute, mais entre Peach et sa moustache, la question ne se posait pas.
_ Peach, je ne peux...
_ Je le savais, le coupa Peach. Je le savais ! Tu n’es qu’un homme après tout ! Un bon à rien, un feignant ! Tu ne prends même pas soin de ton apparence ! Ou alors tu fais peut être ça juste pour m’agacer, hein monsieur-qui-regarde-les-autres-femmes-accoucher !
_ Elle, elle était spécial, bougonna Mario tout bas.
Mais Peach ne sembla pas l’avoir entendu.
_ ... et quand il s’agit de faire les courses, monsieur râle, hein ! Et monsieur s’attend à ce que je lui fasse à manger et le ménage seulement parce qu’il ma sauvé des flammes ! Quand comprendras-tu enfin que j’ai le droit à un peu de considération ?! Tu es...
_ Peach...
_ ... compassion alors que je viens de perdre l’usage de mes jambes et que...
_ Peach.
_ ... même brûlé ma robe sans aucun remords et tu te crois...
_ Peach !
Cette fois la princesse s’arrêta de crier.
_ Quoi ?!!
Mario s’éclaircit la gorge.
_ Je veux seulement ne pas me raser la moustache, ça ne va pas plus loin !
Peach le regarda un moment, les lèvres tremblantes, cherchant apparemment à exprimer sa haine en mot. Puis, elle se prit le visage entre les mains et se mit à sangloter bruyamment. Mario la regarda faire.
_ Bouhouhouhouhou ! M”h”ario !
Les moustaches de celui-ci frémirent. La dispute n’avait pas duré longtemps. Dans ces moments là, il suffisait juste de la consoler et tout s’arrangeait. Ils oubliaient tout pendant un moment. L’homme bedonnant s’apprêta à poser une main sur son épaule, mais, à sa grande surprise, la princesse la repoussa violemment.
_ M”h”ario ! cria-t-elle, furieuse, en pointant le doigt pour lui faire signe de partir.
Le plombier hésita un moment. Il savait que c’était impossible de discuter quand elle était ainsi bouleversée et enragée, mais il se demandait pourquoi elle refusait qu’il la console. Leur amour allait décidément mal. Une larme perla sur sa joue et alla se perdre dans ses moustaches viriles. Il se décida à partir, à contrecoeur.

Mais sa peine fut de courte durée. Il aperçut en effet Samus, le ventre désormais plat, dans un lit à coté. Dès qu’il la vit, la dispute vola en éclat dans sa tête.
“Voilà une jeune femme comme je les aime” pensa-t-il, sa moustache frémissante d’excitation. Et sans un seul autre regard pour Peach, il alla parler à la nouvelle maman.
_ Bonjour ! fit il en écartant les bras et en s’avançant vers son lit.
_ Euh... Bonjour...
_ Je crois que nous nous connaissons déjà, mademoiselle, faillit-il crier, les yeux rieurs.
_ Euh... je... non... je ne pense pas, répondit elle sèchement.
Elle n’avait pas oublié qu’il l’avait presque englouti du regard la dernière fois qu’elle l’avait regardé.
_ Alors, cet accouchement, il s’est bien passé !? Continua Mario comme si de rien n’était.
_ Et bien...
_ C’est une fille ou un garçon ?! Renchérit le plombier.
Samus soupira. C’était bien la dernière chose dont elle avait besoin que ce pervers vienne lui rendre visite. Il paraissait tellement énergique, et elle avait tellement besoin de repos.
_ Ni l’un ni l’autre, répondit elle exaspérée.
_ Qu... Que voulez vous dire ?
Le plombier avait écarquillé grand les yeux.
_ Rien, j’ai juste eu sept enfants.
Mario sembla interloqué. Il resta un moment, le regard perdu dans le vide. Evidemment, cela surprendrait les gens, à tous les coups, pensa Samus. Le plombier avait vraiment l’air troublé. Samus vit une larme perler sur sa joue et se perdre dans ses moustaches viriles.
_ C’est... c’est magnifique, dit il enfin. Vous avez mis au monde sept enfants...
Ce fut au tour de la chasseuse de prime de paraître surprise. Cet homme avait-il, en fin de compte, un bon fond ?
_ Comment va votre vagin ? Demanda-t-il soudain.
Samus devint rouge en entendant cela. De fureur, parce que ce “Mario” n’avait aucun respect, et de honte, parce que qu’elle avait peur que des gens entendent cela. Elle serra les poings et se dit qu’elle était décidément trop fatiguée pour faire ce genre de chose. Mais si c’était le seul moyen de le faire partir... Elle ouvrit grand la main et l’abattit sur la joue de Mario avec force. Sa tête fut projetée. Le plombier resta un moment comme cela, la tête tournée vers l’extrême gauche. Un halo rouge se forma sur sa joue.
Quelque chose émit un gémissement sous les draps de Samus, et celle-ci mit longtemps à se rappeler qu’elle avait amené un petit avec elle, dans la chambre. Elle avait dû l’effrayer. Catastrophée d’avoir fait pleurer son bébé, elle s’empressa de le prendre dans ses bras.
_ Chhht, tout va bien, tout va bien...
Elle l’embrassa sur le front, le berça un moment, puis le reposa sur son lit. Il avait cessé de gémir presque dès l’instant où elle l’avait pris avec elle. Tout à coup, Samus entendit une dispute, tout prêt d’elle. C’était la voix de Mario...
_ Mais je n’ai jamais voulu... disait-il.
Elle abandonna son bébé du regard et observa ce qui était la source du conflit. Son mari se tenait là, devant le plombier, le dominant de sa haute carapace à pique.

Gouloudrioul
Gouloudrioul
Niveau 10
15 octobre 2008 à 14:06:00

_ Tu as osé faire pleurer mon bébé !
_ N... non, tu te trompes Bowser, je n’ai pas fait exprès !
L’immense tortue se rapprocha encore plus de Mario, pensant l’intimider. Ils n’étaient plus maintenant qu’à quelques centimètres l’un de l’autre.
_ Et tu penses que je vais te croire ?!
Bowser serra le poing. En voyant cela, Mario tenta de ramener son frère à la raison.
_ Ecoute, frérot, pourquoi aurais-je fait pleurer ton bébé ? Réfléchis...
_ Tu insinues que je suis bête !?
La tortue leva le poing. Le plombier ne fut même pas effrayé et baissa la tête tout en la secouant, signe qu’il était vraiment désespéré par la méchante conduite de Bowser.
_ Non, Bowser, non... Ce que tu peux être susceptible...
_ Tu insinues que je suis susceptible ?!
_ Je ne l’insinue pas Bowser, je le dis.
_ Tu oses me dire directement que je suis susceptible ?!
_ Oui, Bowser. Je sais de toute façon que tu ne me frapperas pas, répondit Mario, ayant du mal à cacher à quel point la conduite de son frère le désespérait.

  • Un piano s’enclenche et produit une mélodie qui convient aux moment profonds*

_ Vois-tu, poursuivit le moustachu, il y a du bon en chacun de nous, et je sais que même toi, mon frère, qui a une si mauvaise image à l’extérieur, et qui paraît endurcis comme sa carapace, je sais que toi tu es sensible, là dedans (il frappa fort l’endroit où était sensé se trouver son coeur, sauf qu’en fait, c’était au mauvais endroit).
Son regard s’était à nouveau perdu vers de lointain horizons. Il regardait droit devant lui, les yeux humides, et le regard perçant. Une larme n’eut même pas le temps de perler sur sa joue et de se perdre dans ses moustaches viriles, car Bowser choisit ce moment là pour frapper. Le regard profond et triste de Mario se changea en une expression de surprise. Le poing de son frère l’avait frappé, sur son nez rond. Il avait une force gargantuesque. Mario fut projeté en l’air tant le coup était puissant. Son corps se fracassa sur une armoire, prêt du lit de Samus. L’homme à la salopette resta la tête ballante pendant quelques secondes, gisant dans les débris du meuble. Une goutte de sang perla sur sa joue et alla se perdre dans ses moustaches viriles. Puis, enfin, il releva la tête vers son frère. Bowser était resté là, le poing en l’air, une expression de défis et de haine sur le visage. Mario le dévisagea, ébahi. Toujours dans une position très inconfortable, allongé sur des morceaux de l’armoire, il foudroya Bowser du regard. Un air de profonde incompréhension et de désolation se lut ensuite sur le visage du plombier.
_ Tu es... Méchant, souffla enfin Mario.
Autour d’eux, tous les regard s’étaient tournés vers l’armoire cassé. Des infirmières inquiètes dirigeaient leur attention sur la bagarre.
_ Oh mon dieu, cria l’une d’entre elles.
Personne n’osait rien faire. Bowser était beaucoup trop imposant. Samus elle même restait paralysée dans son lit. Elle observait la scène sans rien dire, effrayée.
Mario finit par se relever. *Une musique héroïque* Soulevant des gerbes de poussières, il se redressa en repoussant les morceaux de bois de la main. En s’aidant des bras, il se mit debout, haletant. Il serra à son tour ses poings et se prépara à se battre. Bowser grinça des dents telle une brute et fit face. Aux alentours on criait, on les suppliait d’arrêter. Mais ils n’écoutaient pas. Les deux frères se regardèrent un moment. Mario se redressa la moustache et Bowser craqua ses doigts. Une colère ardente se consumait dans les yeux d’un bleu profond de Mario. Ce fut lui qui frappa en premier. Son poing s’abattit sur le torse jaune de son adversaire. Mais celui-ci ne sentit absolument rien. Il ne bougea même pas. Sans avoir apparemment remarqué le manque de réaction de son frère, il cogna à nouveau de son autre main le torse de la tortue. Bowser grogna et repoussa Mario du revers de la main. Le plombier s’écroula sur le lit de Samus. Celle-ci hurla à son contact et s’empressa de sortir du lit. Bien qu’elle soit épuisé, elle ne voulait pas recevoir de coup. Des cris retentirent autour de Mario. On tentait d’empêcher la tortue géante de s’approcher du plombier mais elle était trop folle de rage. Bowser se dégagea d’un mouvement d’épaule des gens qui essayaient de l’arrêter et s’approcha de Mario. Celui-ci n’eut pas le temps de réagir. Il ouvrit la bouche pour sortir un cris silencieux, avant que Bowser n’abatte son poing en plein dans son ventre. Le plombier écarquilla les yeux puis les referma aussitôt. Ses muscles se relâchèrent et sa main tomba. Puis il roula du lit et tomba sur le sol, évanouis. Un sourire de satisfaction se dessina sur le visage de Bowser. D’un dernier accès de rage, il renversa le lit de Samus qui retomba avec un fracas retentissant. Ah, il l’avait enfin fait souffrir, son frère, Mario. Il fit volte face et sortit de la pièce en claquant la porte.
Mais en même temps, une masse inerte tomba des draps du lit de Samus. Elle roula sur le sol, lentement, très lentement. *L’image est maintenant au ralentit, et elle est floue. Les bruits semblent lointains* . Elle s’arrêta net sur les pieds de Samus qui l’avait regardée rouler, horrifiée. Samus s’agenouilla, au bord de l’évanouissement. Elle savait ce que c’était, et une terreur sans nom l’envahit. Elle examina la chose. Son bébé. C’était son bébé. Et il ne bougeait plus. Il n’avait plus de pouls. C’était un corps sans vie.

  • Une plongée sur l’hôpital se fait et on entend un cri déchirer le ciel*

_ NAONNNNNNNNNN !!!

Dadidou se réveilla. Quand il ouvrit les yeux, il vit quelqu’un à côté de lui, dans le lit. Les événements de la veille lui revinrent alors en mémoire. Il était allé voir la dame du magasin pour rendre Daisy jalouse. Puis ensuite tout était allé trop vite. Ils s’étaient embrassés et puis ça avait fini au lit. Mais le pingouin était content de lui. Daisy n’aurait pas dû le tromper. Ohhh non. Dadidou se frotta les yeux et pensa à sa situation. Quand Daisy aurait appris qu’il sortait avec la dame du magasin, elle comprendrait alors ce que, elle, elle lui avait fait. Enfin du moins il l’espérait. Il jeta un oeil vers la fenêtre. C’était le matin, un beau matin, avec un ciel bien bleu. Ahh, il lui tardait de se remettre avec Daisy. Elle serait rongée de remords, mais il lui pardonnerait, et tout irait pour le mieux. Bien entendu, il se fichait bien de la dame de magasin. Même si il n’aimait pas ça, il se servait d’elle, tout simplement. Elle émit un gémissement dans son sommeil et Dadidou sursauta. Ce n’était rien... Il était nerveux. Le fait d’avoir trompé son caramel en sucre le stressait même si elle avait fait de même.
Soudain, son portable sonna. Dadidou dû descendre du lit précipitamment pour ne pas que la dame du magasin entende, prendre le portable dans la poche de son pantalon, et revenir dans le lit. Il raccrocha. La voix de Daisy parvint alors à ses oreilles.
_ Dadidou ? C’est toi ?
Le pingouin fut interloqué.
_ Euh... ou... oui, c’est bien moi.
_ Mais où étais-tu donc ?! J’étais affreusement inquiète ! Je t’ai attendu toute la journée de hier et toute la nuit !
_ Ca m’étonnerait... murmura Dadidou pour lui même.
_ Comment ?
_ Non rien.
_ Où es-tu en ce moment, Dadidou, qu’es-tu aller faire ?! Ton portable était éteint !
_ Euh, je...
Dadidou hésita. Allait il lui dire la vérité ? Ce serait peut être mieux de mentir pour le moment... Mais en même temps il l’avait trompé pour la rendre jalouse... Le pingouin était confronté à un affreux dilemme.
_ Dadidou, que se passe-t-il ? Tu as un problème ? Je vais de suite venir te chercher, ensuite on pourra parl...
_ Non ! Ne viens surtout pas !
Dadidou avait parlé sans réfléchir. Pourquoi avait-il paniqué ? Elle ne savait pas où il était ! Il entendit Daisy gémir, au bout du fil.
_ Chéri, que se passe-t-il ? répéta-t-elle. Pourquoi as-tu l’air d’avoir si peur ? Je suis affreusement inquiète !
_ Rien... rien... je... je vais rentrer. C’est ça. Je vais rentrer et je vais tout t’expliquer.
Dadidou pensait que c’était la meilleure solution. Ca lui laisserait le temps de choisir si il allait tout lui dire ou pas et de réfléchir un peu à tout ça.
_ Dépêche-toi, je t’en pris. En plus il y a mon frère et sa petite amie qui t’attendent. J’ai oublié de te le dire, mais ils sont venus nous rendre visite, avant-hier. Ils sont là pour une semaine normalement. Eux aussi s’inquiètent.
En entendant ça, Dadidou devint pâle.
_ Attends, tu peux répéter ?
Mais elle raccrocha sans même l’entendre. Tandis que les “bip” sonores s’enchaînaient, le pingouin resta immobile, le regard embué. Il faisait à présent la relation entre le frère et sa petite amie et les bruits qu’il avait entendus dans la chambre. Tout devenait limpide à présent ! Ils étaient venus en début d’après midi, avant-hier, et s’étaient sûrement mis à faire... (la censure). Dadidou ressentit un intense soulagement. Daisy lui était fidèle finalement ! Mais son sentiment s’effaça aussitôt pour laisser place à une honte profonde. Lui, par contre, il l’avait trompé. Pourrait elle jamais lui pardonner ? Non... Elle n’allait pas avoir à lui pardonner, car il ne lui dirait pas. C’était la meilleure solution. La joie reprit le dessus. Il allait retrouver son nounours tout rose ! Il renfrogna un sourire. Il fallait avant tout qu’il sorte d’ici sans que la femme du magasin ne le voie. Il espérait qu’elle ne serait pas trop blessée de ne plus le voir. Il ne voulait blesser personne, en fait. Mais il était obligé de rompre tous contacts avec elle. Il ne fallait absolument pas que Daisy sache ce qu’il avait fait. C’était la chose la plus horrible qui pourrait arriver à leur couple. Le plus discrètement possible, il enfila son pantalon, son manteau rouge et noua ses lacets. Il jeta un dernier coup d’oeil à la dame, avec un certain regret, puis ferma la porte derrière lui, silencieusement. Il avait désormais un nouveau problème: ça allait être difficile d’expliquer à Daisy pourquoi il ne pourrait plus travailler chez la dame.

Rondoudou était affalé devant la télé. Il regardait une émission débile qui contrastait avec l’intelligence et la subtilité de cette fic. Un paquet de chips à la main, il s’endormait quelques fois, pour se réveiller à des moments forts de l’émission, quand le public applaudissait. Tandis que Georgette, à l’écran, tentait de coincer un oeuf entre deux assiettes tenues debout, Rondoudou se rendormit à nouveau. Il somnola ce qui lui sembla être quelques minutes et fut réveillé par un bruit mat. Le pokémon jeta un regard vers la télévision, mais il constata qu’elle était éteinte. Il râla intérieurement. Une coupure de courant ! Mais d’où provenait le bruit alors ? Il faisait noir tout autour de Rondoudou si bien qu’il ne put pas en déterminer la source. La coupure avait éteint toutes les sources de lumières. Il faisait nuit. *La caméra filme de façon à ce que l’on ne voie que le visage de Rondoudou et rien d’autre autour - Une musique stressante s’enclenche* . Rondoudou se leva tant bien que mal du canapé moelleux. Il jeta des regards tout autour de lui, mais ne put rien distinguer. Il sursauta à nouveau. Le bruit venait de se re-produire. Il parvenait seulement de quelques mètres devant lui. Une goutte de sueur froide perla sur la joue de Rondoudou. Il avança courageusement à tâtons devant lui. Il savait bien qu’il n’avait aucune raison d’avoir peur - qui aurait pu s’introduire chez lui en si peu de temps ? - mais il n’en était pas pour autant rassuré (Il ne pensa bien sûr pas à rallumer la lumière pour voir si il y avait vraiment eu une coupure, car ça casserait tout le suspense). Il progressa lentement parmi les obstacles que formaient ses meubles *La caméra le suit en tanguant en même temps que ses pas* . Il avait peur, il ne pouvais pas le nier. Son ventre était serré, sa bouche moite. Pendant qu’il marchait dans son salon, son pied heurta un obstacle, et il trébucha. Il se retrouva, étalé de tout son long par terre.
Les yeux écarquillés, il tenta de se relever, mais presque tout de suite après, une main se posa sur son front.
_ AHHHHHH !
Il ressentit une terreur absolue. Il débattit ses petits bras sans rien chercher à faire d’autre. Il était complètement pris de panique. Il roula sur lui même et se mit debout en un bond. Il suffoquait.
_ QU... QUI EST LA !!? Hurla-t-il.
Il n’y eut pas de réponse. Rondoudou agita son regard dans tous les sens, bien que cela n’eût servi à rien. Il haussait les sourcils très haut pour montrer qu’il avait très peur et qu’il était très intrigué, mais on avait plutôt l’impression qu’il imitait la chouette. Soudain, le pokémon sentit un souffle chaud sur sa nuque (ou son dos, selon les points de vus). Il se retourna, la bouche tordue de terreur. Une forme sombre se tenait désormais devant ses yeux.
_ QUI EST LA ?!!! Répéta-t-il, en le criant au nez de la personne qui se tenait devant lui.
La silhouette émit un son qui semblait être un sifflement, et se décida enfin à parler. Elle avait une voix très méchante, sombre, démoniaque.
_ Je veux le dessin, susurra ce qui semblait être un homme.
Rondoudou déglutit.
_ Le dessin ? je... je ne vois pas de quoi vous voulez parler !
Les mains du pokémon tremblaient. Il avait peut être fait une erreur en donnant le dessin à l’inspecteur... Une lame se colla à sa gorge. Rondoudou poussa un bref cris, mais la lame s’enfonça encore plus, et il comprit qu’il devait se taire. Il se contenta de gémir.
_ Je veux le dessin, refit l’homme, sur un ton encore plus autoritaire.
_ Je... je... je ne l’ai pas - arrêtez avec votre couteau ! - je l’ai donné à un inspecteur !
En entendant cette nouvelle, l’inconnu poussa un rugissement de rage. Il poussa Rondoudou, qui tremblait comme une feuille, contre le mur. Il plaqua encore plus profondément le couteau contre sa gorge. Puis il murmura d’un ton irrité:
_ Tu ne m’es plus d’aucune utilité.

  • On entend juste un bruit de lame, puis le silence se fait*
Gouloudrioul
Gouloudrioul
Niveau 10
15 octobre 2008 à 14:08:03

Link regardait la neige tomber de la fenêtre de sa chambre. Il était tourmenté. Vraiment très tourmenté. Sonic ne voulait plus lui parler. Il l’accusait d’être le coupable de la mort de Tails. L’Hylien eut un petit rire. C’était vrai. C’était à cause de lui que le renard était mort. La fête à la montagne s’était très mal terminée. Sonic l’avait insulté de tous les noms. Ca avait très dur pour Link. Sonic, lui qui était si sage avec lui. Sonic, lui qui était si charmeur. Le hérisson ne répondait pas quand Link appelait pour s’excuser. Il n’ouvrait pas la porte quand il venait le voir chez lui, et le renvoyait quand il l’attendait dans la salle d’attente du cabinet où il travaillait. Sonic manquait énormément à Link et à cause de ça ses manies étranges s’étaient multipliées. Dès qu’il voyait un vase dans la maison, il avait l’envie pressante de le briser contre un mur.
Ganondorf était intrigué par son comportement. Link se montrait désagréable avec le gérudo et était facilement irritable. Pourtant il l’aimait lui aussi. Il ne voulait pas le blesser. Ganondort prenait bien son humeur, cependant. Il avait attribué cela au fait qu’il ait de plus en plus de tics bizarres. Il le consolait en lui amenant son déjeuner au lit ou encore en lui offrant des cadeaux. Mais cela n’en était que plus tourmentant pour Link. Ganondorf prenait une plus grande place dans son coeur désormais et il ne savait qui choisir entre le chevalier du mal et Sonic. Car même si ce dernier avait renoncé à lui, Link continuait à l’aimer. Alàlà, ce que sa vie était compliquée ces temps-ci... L’Hylien n’avait même plus de sens de l’humour. Lui qui faisait rire tout le monde.
En bas, dans le salon, Ganondorf regardait la télé. Il l’entendait s’esclaffait quelques fois. Ahhh, que ne donnerait pas Link pour être sa place.
Avec un soupir extrêmement tourmenté, Link songea à Tails. Peut être avait il eu raison de se suicider. Peut être était-ce une façon d’en finir avec toute cette tristesse. Oui... C’était un bon moyen d’oublier les choses une fois pour toute. Link resta le regard dans le vide sans penser à rien. Puis il prit sa décision. Il allait se suicider, c’était la seule solution. Il était trop malheureux sans Sonic... Il allait se jeter par la fenêtre du dernier étage. Le quatrième. Il se leva et s’apprêta à monter les marches menant au deuxième. Mais il s’arrêta, pensant soudain à quelque chose. Il devrait écrire un mot à Ganondorf avant de mourir. Il lui devait bien ça. Il s’empara d’un stylo et d’un morceau de papier puis écrivit :
“Gannondohrf,
je tème...”
Link s’arrêta pour réfléchir. Que pouvait il écrire d’autre ? Avec un pale sourire il eut une idée pour la suite. Il écrivit quelques mots, ce qui donna :
“Gannondohrf,
je tème,
et je vé me sussidé,
à bientau”
Avec un hochement de tête approbateur, Link estima que sa lettre était assez complète. Il espérait que Ganondorf ne pleurerait pas sa mort. Il déposa délicatement le message sur la table de chevet.
Il gravit ensuite les marches qui le séparaient du quatrième étage. Il alla le plus vite qu’il pût. Il voulait se débarrasser de ce suicide le plus tôt possible. Arrivé au dernier niveau, Link choisit la fenêtre qui avait la meilleure vue pour se suicider. Il en choisit une où on pouvait voir en contrebas une rivière gelée, et, au loin, les montagnes. Link souffla. A cinq, il allait se jeter dans le vide. Il compta dans sa tête : 1... , 2... , 3... , 4.... , 5....
Mais il ne se jeta pas dans le vide. Il trouvait ça vraiment trop haut. Il avait le vertige. Son esprit vagabonda un moment avant que l’Hylien ne se rende compte qu’il devait se suicider. Avec un extrême effort Link ferma les yeux, se re-concentra sur son objectif et recommença à compter jusqu’à cinq. 1... , 2... , 3... , 4.... , 5.... Cette fois-ci il bascula.
Le vide s’ouvrait, béant, devant lui.
Mais il ne tombait pas. Comment cela se faisait il ?Il restai là, penché dangereusement. Il voyait la rivière en bas, droit devant lui, ou presque.
Et soudain, il se rendit compte que quelqu’un le tenait à l’épaule. Ce même quelqu’un le ramena vers lui et du même coup l’éloigna du vide. Link tourna la tête et se trouva face à face avec Ganondorf. Celui-ci lui sourit.
_ J’ai lu ton mot. J’ai pensé qu’il fallait que je t’en empêche.
Il arborait un sourire fier. Et la réplique était trop stylée.

Red était allongé sur son lit d’hôpital. Une bagarre avait éclaté entre l’homme moustachu qui était venu le voir et un immense tortue. D’après ce que Red avait pu entendre, un des bébés de la femme qui venait d’accoucher était mort dans l’action. Les infirmières étaient catastrophées. Un médecin tentait de consoler la femme blonde.
Pendant que Red regardait la scène, son portable sonna. Il décrocha, arrachant son regard à la scène.
_ Allô ?
_ Red ?
_ Euh... oui... oui, c’est bien moi. Qui est à l’appareil ?
_ C’est... c’est Mewtoo, Red...
_ Quoi ?! cria Red scandalisé.
_ Pourquoi es-tu si surpris ? Je t’avais dit que je t’appellerais.
_ Oui mais je viens de...
_ Je n’ai pas le temps ! La ligne est sous surveillance !
Mewtoo reprit son souffle puis fit :
_ Ecoute, je viens de recevoir une nouvelle cargaison. Je suis disponible vers 20 heures, ce soir. Amène l’argent.
_ Mewtoo, écoute-moi. J’arrête la drogue.
_ Quoi ?
_ J’ai fait une overdose, j’en ai marre.
_ Mais... Tu ne peux pas arrêter comme ça j’ai... j’ai...
_ Si je le peux, l’interrompit Red. Je ne toucherais plus à ce genre de chose. Ni à tout ce qui s’en rapporte.
_ Mais j’ai besoin de clients !
_ Ca ne m’intéresse plus, cherche ailleurs.
_ Red...
Sa voix tremblait.
_ ... si tu es sérieux, tu vas le regretter, Red...
_ Je vous fait mes adieux, répliqua celui-ci en essayant de ne rien laisser paraître de la panique qui naissait en lui.
_ Red, je te le répète...
_ Adieu.
_ Tu vas souffrir.
Red décrocha. Il espérait de tout son coeur que Mewtoo venait de faire des menaces en l’air.

Pit était furieux. Littéralement furieux. Comment Krystal pouvait elle ne pas l’aimer ? Lui, Pit !? Elle l’avait rejeté comme un vulgaire détritus. Il ne pouvait pas supporter ça ! Ses mains tremblaient de fureur.
Quand il eut refermé la porte de l’hôpital avec une violence inouïe, il se mit à marcher à grand pas, grommelant tout bas. Cette Krystal, elle allait l’aimer. Il ne pouvait en être autrement. Ils étaient faits l’un pour l’autre, qu’elle le veuille ou non ! Et ils allaient rester ensemble jusqu’à la fin de leur jour, ils allaient avoir des enfants et vivre heureux. Un sourire déforma le beau visage de Pit. Oui... Ca allait se passer comme ça, même si il devait la forcer. Elle finirait par comprendre qu’en fin de compte, elle l’aimait.
L’ange rit aux éclats. Son ricanement résonna dans la rue et se perdit dans le lointain. Il rigola comme ça pendant quelques secondes, la tête levé au ciel. Quand son rire s’arrêta, il garda un petit sourire à la bouche. Krystal serait à lui...
Soudain, il sentit quelqu’un passer juste à coté de lui. L’inconnu lui cogna l’épaule et s’en alla d’une démarche pressante, dans la direction inverse à celle de Pit. L’ange se retourna et cria un :
_ Hé !
La silhouette qui l’avait bousculé s’arrêta. Elle était de dos, on ne pouvait pas voir son visage. Une voix retentit, menaçante, provenant de l’homme :
_ Quoi ?!
La rage de Pit revint. Cet homme avait osé le pousser !
_ Vous venez de me bousculer, là ! Excusez-vous !
_ Et si je n’en ai pas l’envie ?
Pit sortit alors une réplique extrêmement drôle, digne des plus grandes séries :
_ Eh bien, deux choix s’offrent à vous : vous recevez mon poing dans le nez (la censure), ou vous recevez mon poing dans le nez.
L’inconnu resta silencieux un moment. On n’entendait plus que le souffle saccadé de l’ange, furieux. Puis il rétorqua d’une voix douce :
_ Je crains qu’aucun des deux choix ne s’imposent.
Pit ouvrit la bouche pour répliquer, mais l’homme sortit une lame d’un fourreau qui était attaché à sa taille, histoire de lui faire comprendre que ses poings seraient inefficaces. Puis il se tourna vers l’ange. C’était l’homme que vous, chers téléspectateurs, connaissez sous le nom de... Marth. Le chevalier dévisagea Pit. Et il reprit d’une voix mielleuse, chargée de menaces :
_ Mais pourquoi donc es-tu si agressif, jeune homme ? Je t’ai seulement touché l’épaule. Tu ne devrais pas te confronter aux gens plus grands que toi.
Marth fit un pas vers le garçon, qui était désormais partagé entre la peur et la colère.
_ Je... j’estime que l’on doit s’excuser quand l’on fait quelque chose à quelqu’un, répondit celui-ci.
_ Au point de frapper quelqu’un si il ne le fait pas ? Non, je ne crois pas.
Le chevalier avança encore.
_ Ce serait plutôt à toi de t’excuser, mon garçon.
_ N... nous... devrions faire nos excuses tous les deux.
_ Tu crois que tu es en mesure d’imposer tes règles ?
L’ange se mordit la lèvre. Il n’allait pas se laisser faire comme ça.
_ Vous faites le malin parce que vous avez une épée, lança Pit, en essayant d’avoir l’air plus confiant qu’il ne l’était. Mais si nous nous battions loyalement, je vous mets à terre.
Marth ne sembla pas vexé par la remarque. Il jaugea le garçon, impassible.
_ Peut être bien, répondit-il, toujours aussi calme. Mais j’ai une épée, et ça fait toute la différence.
_ Vous êtes un lâche.
_ Oui, je le suis.
Il fit un pas de plus. Pit ne recula pas. Il s’apprêta à rétorquer quelque chose, mais Marth poursuivit :
_ Dis moi, tant que tu es là, est ce que tu ne saurais pas où je pourrais trouver l’hôpital St Toad ?
_ J’en viens, cracha l’ange.
_ Tu pourrais m’indiquer la direction à prendre ?
A ce moment là, Pit clama une autre réplique très drôle, et cinglante, qui convenait elle aussi aux plus grandes séries :
_ Pourquoi voulez vous aller à l’hôpital ? Pour vous faire soigner le cerveau ?!
Encore une fois, Marth, ne releva pas l’insulte.
_ Je cherche une fille contre qui je veux me venger, ça te va ?
Il n’avait plus l’air aussi paisible. Il avait adopté un ton avec une nuance d’agressivité.
_ La seule fille que j’aie vue, c’est Krystal, murmura Pit pour lui tout seul.
Il dit un peu plus fort.
_ Vous n’avez qu’à avancer tout droit.
_ Pardon ?
_ J’ai dit que vous n’aviez qu’à suivre la route !
_ Non, ce que vous avez dit avant.
Pit le foudroya du regard.
_ Ca ne vous regarde pas.
_ Peut être que si, justement, répondit sèchement Marth. Je vous ai entendu prononcer le nom de Krystal.
L’ange eut l’air intrigué.
_ Vous connaissez Krystal ?
_ Oui, je veux me venger d’elle. Si vous la connaissez ça peut rendre les choses plus faciles.
Le garçon le regarda encore plus étonné. Une idée commençait à germer dans son esprit.
_ Et vous voulez vous venger d’elle ? répéta-t-il, comme pour avoir confirmation.
_ Oui, c’est ce que j’ai dit, il me semble, fit Marth, agacé.
Le sourire de Pit réapparut. Si cet homme voulait faire du mal à Krystal, il pourrait s’en servir pour la forcer à l’aimer. Peut importe les conséquences, ill pouvait faire du chantage à l’amour de sa vie comme cela. C’était une occasion en or !
_ Je peux vous aider, répondit-il alors, son sourire se transformant un tout petit rire méchant. Je peux même carrément participer ! AH AH AH AH !

Krystal en avait marre. Elle s’en voulait affreusement d’avoir renvoyé Fox. Et Pit n’avait peut être pas un si mauvais fond... Elle se torturait intellectuellement et faisait les hypothèses les plus folles. Elle s’imaginait, par exemple, que Fox allait se suicider de désespoir. Ou encore que Pit allait fuguer de chez lui. Elle y avait peut être été un peu fort. Elle avait demandé aux infirmières de partir, mais elles refusaient catégoriquement. Elles disaient qu’il lui fallait encore un peu de repos. Pourtant elle se sentait parfaitement bien ! Sa seule envie était de quitter l’hôpital et de s’excuser auprès de Fox. Pit viendrait après. Il avait quand même été odieux avec elle.
Ce jour là, elle fut plus tourmentée que jamais. Elle n’arrivait pas à s’endormir car la pensée d’avoir blessé Fox et Pit la rongeait. Un peu de sommeil lui ferait du bien, cependant, lui fit remarquer une infirmière. Mais elle n’en avait que faire de ses conseils. Finalement, trop inquiète, elle se décida à partir en douce de la chambre. Pendant l’heure du repas, tandis que tout le personnel mangeait, elle sortit de sous ses couvertures. Elle s’habilla en vitesse et courut vers la porte. Elle descendit ensuite les étages, jetant des regards de gauche à droite. Arrivé en bas, elle poussa la porte d’entrée. Elle fut enfin à l’air libre. Elle respira un grand coup en fermant les yeux, puis descendit les marches qui menaient à l’entrée.
Mais quand elle rouvrit les yeux, elle se retrouva face avec la personne qu’elle avait le moins envie de voir. Elle sursauta, la peur lui sautant à la gorge.
_ Bonjour Krystal... dit Marth.

Gouloudrioul
Gouloudrioul
Niveau 10
15 octobre 2008 à 14:08:43

Terminé :o)) .

Gouloudrioul
Gouloudrioul
Niveau 10
15 octobre 2008 à 14:55:33

Je viens de me rendre compte, mais : allez à la 53eme page pour commencer à lire. Le chapitre ne commence pas à la 54eme.

Ekynwo
Ekynwo
Niveau 8
16 octobre 2008 à 10:58:32

Wouhouuuuuuu !!!

Gouloudrioul
Gouloudrioul
Niveau 10
16 octobre 2008 à 17:29:48

J'ai la flemme de faire la maj des prédictions :o)) .

Gouloudrioul
Gouloudrioul
Niveau 10
16 octobre 2008 à 20:23:03

En tout cas j'ai bien l'impression d'avoir fait un bide monumental :( .
A part mon Owny chéri :coeur: .

Ekynwo
Ekynwo
Niveau 8
16 octobre 2008 à 20:38:40

Je t'aime mon Goulou :coeur: Heu :(
Enfin y a toujours ces ******* d'apostrophes ** *** ****.

Gouloudrioul
Gouloudrioul
Niveau 10
16 octobre 2008 à 20:44:33

Ah ? Désolé :rouge: . Je sais pas trop comment y remédier :-( .
Sinon elle est bien ma suite, parce que j'ai comme un doute :( ?
J'ai sûrement perdu la main, ça fait longtemps que j'ai pas écrit...

Ekynwo
Ekynwo
Niveau 8
16 octobre 2008 à 21:05:25

J'ai pas finit, j'en suis au passage avec Link, Mais le style fais plus mature, plus sérieux, c'est pas plus mal. En plus il y a moins de fautes.

Gouloudrioul
Gouloudrioul
Niveau 10
16 octobre 2008 à 21:12:08

Okay ^^ . J'essaierais d'introduire un peu plus d'humour pour le prochain chapitre alors, parce que c'est pas mon but de faire une fic sérieuse. Mais si tu dis que c'est pas plus mal, je te crois :o)) .

kktoes
kktoes
Niveau 8
17 octobre 2008 à 06:50:53

Je viens de lire, et je regrette pas !
Une super suite, continue ! :ok:

kktoes
kktoes
Niveau 8
17 octobre 2008 à 19:11:33

(T'es aller voir ma fic ?)

:dehors:

Gouloudrioul
Gouloudrioul
Niveau 10
17 octobre 2008 à 19:41:45

Merci :-p .
J'y pense tous les jours à aller voir ta suite, mais il faut que je trouve le courage de tout mettre sur word et d'imprimer :peur: .
T'aurais pas un sommaire de tes chapitres :-d ?

kktoes
kktoes
Niveau 8
17 octobre 2008 à 20:03:25

j'ai tout imprimé à mon frêre, ça en fait du papier ! :-p

kktoes
kktoes
Niveau 8
17 octobre 2008 à 20:05:49

J'ai bien un sommaire, mais je veux pas le poster sur ta fic...
Je te l'envoie par mail !

Gouloudrioul
Gouloudrioul
Niveau 10
17 octobre 2008 à 20:09:45

Nan, attends, poste-le sur ta fic. Ca en fera profiter tout le monde :o)) .

La vidéo du moment