"Aqua magna est" >>> Littéralement, ça veut dire "L'eau est grande", je me trompe ?
+ Comme d'hab', j'ai bien aimé. :3
Sweet. ~
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Par la rémige du Pygargue ! ![]()
"magna" signifie aussi "puissant", "fort", mais tu peux très bien dire "grande". ![]()
(Même si ça fait moins epic !
)
Ah, j'aurais dû me fier à ma première impression alors.
Merci pour ce rapide cours de latin très instructif.
![]()
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Par la rémige du Pygargue ! ![]()
Pas de problème !
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Mais dites-moi jeunes gens, un chapitre vous intéresserait-il pour ce soir ? ![]()
(J’en profite pour rappeler que vous pouvez toujours obtenir un rôle dans la fiction !
)
Mwouâ je veux bien un chapitre
/
Mais j'ai pas le temps de chercher le clin d'oeil
\
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Par la rémige du Pygargue ! ![]()
Chapitre 36 : Gardien
J’avançais depuis un moment déjà dans ce boyau de terre et de roche humide. Sous mes pieds, le sol détrempé et pente devenait de plus en plus glissant. Je dus même m’accrocher aux quelques prises qui s’offraient à mes doigts sur les murs afin de ne pas me retrouver par terre.
Malgré la quantité impressionnante d’eau qui suintait des parois du tunnel, une chaleur écrasante régnait, rendant l’air presque irrespirable. Plus je descendais vers ce que j’espérais être la fin de ce parcours, plus l’endroit prenait des allures de fournaise. Alors que je m’apprêtais à ôter mon manteau, je débouchai sur une porte remarquablement taillée à même le roc. Les linteaux aux reflets d’or représentaient des serpents s’enroulant autour d’une pilastre. Leurs gueules ouvertes, criantes de réalisme, dardaient vers moi des langues de rubis. Le battant était gravé de deux reptiles ailés se mordant chacun la queue, formant le symbole de l’infini. Je posai la main gauche contre le granit, espérant déceler quelque poignée.
La douleur envahit alors mon corps tout entier. Surpris, je mis fin à ce contact avec la pierre en poussant un cri de souffrance. La roche était incandescente... Un bref regard à ma paume me permit de constater qu’une brûlure boursouflée palpitait de la base de mon pouce à mon index. Haletant, je me courbai en deux, tâchant d’effacer cette torture physique de mon esprit.
- Vraiment désolée... J’aurais dû te prévenir...
- Nelya... articulais-je avec difficulté. Qu’est-ce que c’est que ça ?
- Ce pourquoi je t’ai amené ici. Tu vas bientôt parvenir jusqu’à moi, mais je crains que tu n’aies à affronter quelque chose...
- C’est-à-dire ?
- Cet endroit est l’ancien bureau de Pentol. Il lui servait de lieu de méditation et c’est ici qu’il écrivait ses livres. Mais il l’a bien protégé, voire trop bien. Même moi, je n’ai pu en désactiver le gardien.
- Je ferai avec... Et pour la porte ?
En guise de réponse, le battant se transforma littéralement en poussière, juste devant mes yeux. Grommelant un remerciement, je m’engouffrai dans le passage pour découvrir une pièce au sol couvert de marbre craquelé. Le plafond, situé à deux mètres de ma tête, était quant à lui d’un noir de jais très profond. La salle était si large que je ne parvenais pas à distinguer les murs qui m’entouraient. Dégainant mon arme, je scrutai les environs, tentant de repérer ce fameux ennemi qui semblait effrayer mon hôte.
Un chuintement sur ma droite me fit me baisser. Levant les yeux, j’aperçus une longue épée dont la lame large de cinquante centimètres me frôla la tête. Dans un grand fracas, l’arme retomba au sol. Mon regard se tourna alors vers son propriétaire, qui me dévisageait d’un unique oeil sans pupille. Seul ce globe oculaire situé au beau milieu du front était visible. En effet, un heaume de bronze lui couvrait toute la face et finissait en pointe au sommet du crâne. Son armure semblait faite d’or pur, des gantelets aux bottes. L’animal devait bien mesurer trois mètres, car le poinçon de son casque atteignait presque le plafond. Il claqua des doigts et un disque de métal poli se déploya sur son avant-bras gauche. Il se mit de profil, et je pus apercevoir son arsenal. Une dizaine d’épées et de haches d’armes était plantée dans son dos. L’être attrapa le manche de l’une de ces haches et l’arracha à son corps avec un soupir.
Avec un rugissement aux accents métalliques, il se jeta sur moi en balançant son outil de mort. D’une roulade au sol, j’évitai son coup. Mon adversaire me vit me relever et lança l’arme dans ma direction, avant de se saisir d’un sabre fiché dans sa chair. Un plongeon me sauva la vie, mais il me fallut me relever pour contrer la lame qui me fondait déjà dessus. L’impact fut si puissant que je faillis lâcher la poignée de mon arme noire. Je me fendis, laissant le poids de l’assaut de mon ennemi l’emporter derrière moi. Je me retrouvai ainsi sous le corps arqué de la créature à chercher une faille dans son armure. Aucun point faible...
Le cyclope leva son bras gauche pour m’attraper. Je donnai un large coup vertical pour le repousser, et je ne fus pas déçu. Un grand bruit métallique retentit. J’avais tranché net le lien qui retenait le bouclier de mon adversaire. Il poussa un cri de douleur et tenta de m’asséner un coup de poing, que j’esquivai d’un pas de côté. Je donnai un coup de pied dans l’écu pour l’éloigner de son propriétaire et me jetai à sa suite.
Malgré ma brûlure, je me saisis de la targe de métal, étrangement légère et la plaçai devant moi pour contrer le prochaine assaut. Je profitai du bref instant de répit qui s’offrait à moi pour analyser la situation. Je me retrouvais face à un ennemi surpuissant, bardé d’armes à volonté. Je l’observai se relever tout en cherchant un défaut dans sa cuirasse. Visiblement, il ne souffrait pas des lames fichées dans son dos, à exclure donc. Les seuls endroits de son corps visibles étaient son poignet gauche, mis à nu lorsque j’avais fait tomber son bouclier, et son oeil. Bien que la seconde solution me semblât plus efficace, le visage du mastodonte était trop haut pour moi...
Un hurlement me tira de mes réflexions. Je levai mon disque de métal au-dessus de ma tête et une vibration secoua mon bras, m’arrachant une grimace de douleur. Une rafale de coups à l’intensité sans cesse redoublée s’abattit sur moi. Alors que le fer d’une hache allait rentrer en contact avec le bord de mon écu, je me déportai sur la gauche. L’arme s’enfonça dans le sol, réduisant en poussière quelques dalles blanches. Profitant de sa distraction, je me jetai sur la partie découverte de son bras et plantai ma lame dedans. Mon adversaire gémit. Lâchant mon bouclier, j’agrippai mon arme à deux mains et l’enfonçai plus profondément. Il m’envoya un coup de pied dans la poitrine. Le souffle coupé, je fus repoussé à quelques mètres, sans arme.
Le cyclope rugit et retira lentement l’épine qui blessait sa chair, avant de la jeter derrière lui. Ensuite, il prit une épée plus courte que les autres dans son dos et la lança dans ma direction. Elle retomba avec un tintement métallique à mes pieds.
- Bats-toi... gronda le géant. Tu... vas... mourir !
"Sous mes pieds, le sol détrempé et pente devenait de plus en plus glissant" >>> En pente, plutôt, non ?
"- Nelya... articulais-je" >>> *articulai, l'imparfait est un temps à utiliser avec des pincettes pour les verbes introducteurs. :3
+ Cool, Pentol fait son grand retour \
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"j’aperçus une longue épée dont la lame large de cinquante centimètres me frôla la tête" >>> Problème de conjugaison pour le "frôla", non ? Il aurait fallu le mettre à l'infinitif...
"[...] et l’arracha à son corps avec un soupir. Avec un rugissement" >>> Répétition de Avec ~
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Si ce n'est ces quelques relâchements, j'ai bien aimé, peut-être encore plus que d'habitude. Sweet ! ![]()
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Par la rémige du Pygargue ! ![]()
Peto est passé par là
(on ne s'en serais pas douté
)
Cet up est offert gracieusement ![]()
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Par la rémige du Pygargue ! ![]()
Merci de la pub Peto ! ![]()
Le chapitre arrivera peut-être ce soir, et vous verrez Red devenir... assez violent ! ![]()
Owi ![]()
Souffrance et désolation ![]()
Chapitre 37 : Révolution
Le paysage qui s’offrait aux yeux de Red le ravissait. Perché sur le toit d’une haute maison, il contemplait la voie principale de Soral, une route bordée d’échoppes en tout genre aboutissant sur la grande cathédrale de la ville. Des dizaines de plébéiens en tous genres se massaient devant l’énorme édifice religieux aux vitraux mordorés et aux pierres noircies par le temps. Hommes, femmes, enfants, vieillards, tous hurlaient des insanités en brandissant de larges pancartes. Sur celles-ci, trois mots : « A MORT ZAEL ». Un sourire étira les lèvres du jeune homme dans la pénombre de son capuchon. Il se demandait encore s’il allait s’en charger lui-même ou s’il allait employer des Prêtres de moindre importance.
« Laisse-moi faire. »
« Tu n’as pas combattu depuis longtemps. »
« Je sais. Mais j’ai un message à faire passer. »
« Dans ce cas, fais à ton aise. »
Son sourire s’élargit encore, pour laisser entrevoir ses dents d’une blancheur éclatante.
« Je te remercie. »
« Ne fais pas de bêtises. »
« Allons... Tu me connais pourtant mieux que quiconque. »
Le Grand Prêtre se laissa glisser le long de la gouttière et sauta au sol d’un bond presque enjoué. Il releva la tête, sans pour autant montrer son visage et avança gaiement sur les pavés de la route en direction du groupe principal de militants. Parvenu au centre de la petite place qui délimitait la cathédrale, il parla d’une voix forte.
- Peuple de Solire ! Je vous recommande de vous calmer, si vous ne souhaitez pas que je me fâche.
Un homme d’une cinquantaine d’années vêtu assez richement lança :
- Qui es-tu pour parler ainsi ?
- Celui qui apporte la paix.
Une femme hurla :
- La paix ? Elle a été brisée lorsque Lania est revenue parmi nous !
- Certes, Lania a pu causer des dégâts. Mais elle n’a tué personne que je sache ? Cette pauvre jeune femme a seulement demandé à être écoutée, et vous l’avez chassée à coups de pierre.
Le cinquantenaire reprit :
- Ecoute garçon, tu vas t’en aller d’ici tout de suite, ou il va t’arriver des problèmes. Laisse-nous tranquilles.
- Vous l’aurez voulu.
Red passa discrètement la main sous sa ceinture et tira un cimeterre de son fourreau.
- Gamin, tu es seul... N’essaie même pas.
Le Prêtre partit d’un rire de dément et jeta son couteau en l’air.
- Puisse la Lune guider cette lame !
La foule, interloquée par cet homme qui semblait fou, observa le projectile décrire une courbe et retomber en tourbillonnant au milieu du groupe. Un hurlement de douleur déchirant retentit alors et tous se retournèrent. Le cimeterre était enfoncé jusqu’à la garde dans l’oeil d’un bébé emmailloté dans une petite couverture. Sa mère le tenait dans ses bras, les yeux exorbités, la bouche ouverte sur un cri qui ne quittait pas sa gorge. Elle s’effondra par terre, les larmes inondant son visage. Un silence de mort emplit alors l’endroit.
- Joli coup, apprécia Red. Bon ! Allez-vous obéir, ou me faut-il encore écorcher quelques sales gosses ?
Le jeune homme ramassa un caillou et le lança en l’air, semblant attendre une réponse. Réponse qui ne se fit pas attendre. Un garçonnet d’une dizaine d’année se jeta en criant sur le Prêtre, qui éclata une nouvelle fois de rire avant de claquer des doigts. Le bambin allait le toucher lorsqu’il s’arrêta net. Un trou ensanglanté de quelques millimètres de diamètre s’ouvrait sur son front. Il resta figé un instant avant de tomber en avant.
- Quel hasard que cette petite pierre retombe ici ! Je n’aurais peut-être pas dû quintupler sa vitesse...
La foule, abasourdie par la cruauté et l’indifférence de Red, gronda.
- D’autres volontaires ?
Une jeune femme brandissant un couteau de cuisine s’approcha du criminel, qui l’attrapa à la gorge sans même la regarder. Il prit l’arme et rejeta son assaillante sans aucun effort apparent.
Alors que ses nombreux adversaires se jetaient sur lui, Red saisit un enfant par le col et lui planta son coutelas dans le crâne.
- À chaque tentative d’attaque, je tuerai votre progéniture. Alors, venez. Battez-vous.
La réaction ne se fit pas entendre. En effet, Red fut bientôt confronté à trois hommes torses nus aux muscles saillants. Le premier se jeta sur le Prêtre, mais fut éconduit d’un coup de poing dans le ventre. Les deux autres suivirent le mouvement et se retrouvèrent bientôt au sol.
- Très bien.
Le jeune homme leva un bras au-dessus de sa tête et l’air se brouilla dans tout autour de lui. Dans un bruissement, le cercle qui l’entourait se solidifia, formant un anneau de sang en lévitation à un mètre du sol.
Trois gémissements déchirants retentirent et un trio d’enfants d’une dizaine d’années accourut devant Red, les pupilles entièrement blanches. Les deux premiers se mirent à genoux, et le dernier, tel un animal, les renifla et déchiqueta leurs gorges à coups de dents. Les garçonnets à l’agonie se tournèrent vers la foule horrifiée et sourirent avec difficulté, avant de tomber comme des masses, morts.
- Magnifique. Maintenant, pose te tête sur les dalles, intima Red.
Le petit cannibale s’exécuta, et le Prêtre posa sa botte sur la tempe du petit.
- Qui sont ses parents ?
Un couple en larmes se manifesta en levant le bras.
- Vous rendrez des comptes à ces trois pseudo-culturistes.
Sans la moindre pitié, le serviteur de la Lune abattit son pied avec force sur la nuque de l’enfant, qui céda dans un craquement. Voyant que le jeune moribond tressautait encore, il broya le crâne sous sa semelle, répandant du sang partout.
Les révolutionnaires n’émirent plus un son.
- Merci de m’avoir laissé la parole. Désormais, les Prêtres de la Lune agiront par eux-mêmes. Nos Pokémons ne seront plus invoqués que pour nous assister dans les meurtres qu’il nous faudra accomplir. Un nouveau cycle commence, et avec lui la nouvelle lune.
Il sourit avant d’ajouter :
- Sincères condoléances.
Et le Grand Prêtre s’évapora dans un ricanement.
Super suite ! J'adore ! ![]()
Sanglant.
Un peu trop, d'ailleurs, un mort par-ci par-là ça va, mais une hécatombe comme ça, on se dit "bah, c'est qu'une fic après tout"...
"Maintenant, pose te tête" >>> Ta
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A part ça, comme d'habitude. J'ai bien aimé. Sweet please ! ![]()
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Par la rémige du Pygargue ! ![]()
Vous ne l’attendiez plus, mais voici la suite ! ![]()
...
Oh wait...
Elle nest pas là !
Plus sérieusement, je pense avoir fini aujourd’hui, donc préparez-vous ! ![]()
Chapitre 38 : MetaGoliath
La voix du golem de fer résonna de ses accents métalliques un long moment. Jetant un coup d’oeil à la lame qu’elle avait jeté à mes pieds, je compris que la créature gardait une certaine loyauté.
Avec un léger grognement, je me relevai et me saisis de l’épée, dont le fer était aussi grand que mon bras. Son poids m’obligea à la porter à deux mains. Malheureusement, la brûlure qui enflammait ma paume me gênait et mes capacités martiales s’en trouvèrent largement diminuées.
Le cyclope rugit, et à ma plus grande stupéfaction, arracha son bras gauche, blessé lors de mon récent assaut. Le membre tomba au sol avec un bruit sourd, avant de lentement se désagréger. Contrairement à ce que je pensais, le moignon qui subsistait ne saigna pas. La seule réaction fut une gerbe d’étincelles qui tomba en grésillant sur le sol.
La distraction que m’occasionnèrent mes observations permit au géant de frapper le premier. Il avança vers moi à une étonnante vitesse, due au fait qu’il fut délesté de son bras. Tenant la garde de son épée à revers, il déplia son poignet avec une célérité qui m’effraya. La lame m’effleura, mais une onde de choc suivit son tracé et me repoussa quelques mètres en arrière. Un réflexe me fit exécuter une roulade, juste à temps pour esquiver que le tranchoir de mon adversaire me coupe la tête.
J’entrepris alors d’esquiver ses coups. Tant qu’il ne me laissait pas d’ouverture, il m’était impossible de toucher le cyclope. L’arme qu’il m’avait abandonnée ne me servait qu’à bloquer du plat de la lame. En effet, si elle était aiguisée, son poids me freinait largement.
Finalement, une idée germa dans mon esprit. Pourquoi ne pas me servir de la masse de mon sabre pour déséquilibrer le monstre ? Il était effectivement plus porté sur la droite, le côté le plus chargé de son corps. Une poussée bien placée pourrait peut-être...
C’était jouable. Risqué, mais jouable.
Je reculai sous les coups de mon ennemi, faisant mine de faiblir.
Devant mon manque de ressources apparent, la créature donna un coup plus puissant dans ma direction. Sans même essayer de le contrer, je me jetai de toutes mes forces sur son flanc gauche, le tout en recevant son épée dans les jambes. Sous l’impact, le colosse vacilla un instant, puis son genou lâcha dans un craquement. Je m’agrippai à son coup massif dans l’espoir qu’il amortisse ma chute, attendant les yeux fermés que nos deux corps touchent le sol.
Or, je les rouvris bien vite. D’un coup d’épaule, le golem s’était dégagé et m’avait par la même projeté au sol. Le souffle coupé, je gémis, les paupières plissées par la douleur. Le choc m’avait également procuré un terrible mal de crâne. Mes sens brouillés par la souffrance, je me retournai et, comme dans un rêve, l’air autour de moi vibra et une onde de choc parcourut les dalles fissurées de la pièce. Un hurlement de rage vint confirmer mes suppositions; le cyclope avait touché à son tour le sol et, vu le bruit provoqué, son armure s’était disloquée. Malgré ma vue obscurcie par un voile rouge, j’aperçus l’être couché sur le sol, les membres éparpillés, occupés à fondre. Bientôt il ne restât plus du cyclope qu’une petite boule bleue de métal, qui me rappela étrangement quelqu’un.
- Kirby ? appelais-je d’une voix mal assurée. C’est toi ?
A ma grande surprise, un grognement s’éleva, bien différent de la voix fluette de mon petit compagnon.
- Non...
- Qui es-tu ?
Pas de réponse. Je me levai prudemment, mais une douleur lancinante dans le crâne me fit me rasseoir.
- Bouge pas. Commotion.
La voix de métal avait fusé. Préférant suivre ce conseil avisé, je lançai :
- Je peux savoir ce que tu es précisément ?
- MetaGoliath.
L’être tourna doucement son visage vers moi et je découvris qu’un masque de métal couvrait sa face. Seuls deux yeux jaunes étaient visibles au moyen d’une petite visière.
- Plus précisément ?
- La gardien de Maître Pentol. Ainsi que de Maîtresse Nelya. Je vais t’escorter. Après les soins.
Vu le débit haché de ses paroles, il ne devait pas avoir parlé depuis longtemps. Il se releva et approcha de moi. Je pus constater qu’il avait une indéniable ressemblance avec Kirby. Même physique rond, mêmes petits bras.
Il appliqua ses deux pattes sur ma tête et grogna quelques mots. Je me sentis alors plonger dans un profond sommeil.
Une sensation de fraicheur m’envahit. Chaque centimètre carré de ma peau blessée était comme recouvert d’un léger voile aquatique. Peu à peu, mon corps se détendait, mes muscles se relâchaient.
« Drake... ? Drake ? C’est Nelya... MetaGoliath va te guérir, ne t’en fais pas. J’aurais du te prévenir qu’il te testerait, excuse-moi une fois de plus. »
- Ne pourrais-tu pas me dire une fois pour toute ce que tu me veux ?
« Non. Attends encore un peu, je veux te le dire en face... Tu ne comprendrais pas la situation si tu ne me voyais pas. »
- Si tu le dis...
Et mes yeux s’ouvrirent.
J'ai lu et aimé
/
J'aime bien l'apparition de Meta Knight dans une armure plus grande que lui, rien que l'idée est épique
.
Sweet ! ![]()
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Par la rémige du Pygargue ! ![]()
Merci Payto. ![]()
Mais ce n’est pas tout-à-fait « le » Meta Knight, tu verras ! ![]()
Et tant que je passe par là... ![]()
Petite illustration de Drake, confectionnée par moi-même. ![]()