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Désolé de l’attente, mais j’ai eu un nombre ahurissant de problèmes techniques
Chapitre 31 : Découverte
Je laissai tomber le plateau que je portais en entendant mes prisonniers raconter cette histoire de fous. Une histoire de fous que je savais réelle. Tout concordait. Alors que la nourriture que j’amenais aux Knigs se répandait au sol, ils se levèrent tous les trois.
- Drake... murmura Likan.
- Ainsi donc, vous vous êtes servis de moi ? Je ne suis qu’un pion sur un échiquier ?
- Ne le vois pas comme ça. Tu nous es plus utile que n’importe quel autre Knig.
De rage, je donnai un coup de pied dans la grille qui me séparait des détenus.
- Alors je sers à quoi ? Pourquoi m’avoir emmené ici ? hurlais-je. Réponds-moi !
Mon interlocuteur garda son calme et tritura une mèche blonde qui venait obstruer son champ de vision.
- Tu es une sorte de test. Théoriquement, nous aurions dû te récupérer à la fin des Jeux et faire le bilan sur ton passage à Zaël. Ensuite, le Maître vous aurait renvoyés - Rodan, Marianne et toi - dans votre monde après avoir effacé tout souvenir de ce voyage en Salaach.
- Mais dans quel but ?
- Penses-tu vraiment que le Maître nous révèle tous ses secrets ? Si oui, tu te mets le doigt dans l’oeil.
Dans la grotte sombre et humide s’installa un silence pesant. Les récents aveux de Likan avaient jeté un froid sur l’endroit. Je dévisageais cet homme qui avait brisé en quelques secondes le sentiment de sécurité acquis en un mois à Zaël. La tension s’accumula ainsi quelques minutes, jusqu’à ce que résonnent derrière moi des bruits de pas.
- Tout va bien Drake ? demanda une voix féminine.
- Tu es là ? renchérit un homme.
- Où veux-tu que je sois ?
Ce fut un Ike surpris qui vint me rejoindre face aux trois Knigs. Mon ton agressif avait dû l’étonner. Il posa une main hésitante sur mon épaule.
- Tu vas bien ?
- Si on veut. Ces messieurs viennent de me révéler quelque chose qui ne devrait pas te plaire.
Marth s’avança alors jusqu’à ne plus se trouver qu’à une dizaine de centimètres du grillage.
- Je m’excuse d’avance du tort que nous avons pu causer, cher monsieur, mais aucun Knig n’est à l’origine du mal qui a ravagé votre District. Bien au contraire, notre organisation a pour but de détruire ceux qui sont devenus vos ennemis.
- Je m’en doutais, fit Zelda en approchant. Marth ne peut mentir, Ike.
- Dame Zelda...
L’homme encapuchonné posa un genou à terre devant mon amie.
- Je vous remercie de l’attention que vos m’avez portée. Je savais que justice serait faite dans cette sombre histoire.
- Oublie ça... souffla Likan. Tant que les Renégats ne seront pas punis, rien ne sera terminé. En plus, ces salopards de Prêtres viennent embrouiller votre esprit.
Je ne pris pas garde au reste de la conversation. mes yeux étaient rivés sur le dernier membre du trio, Rodan. Je savais que je l’avais déjà vu quelque part. Il s’était rassis et restait silencieux, presque aussi perdu que moi.
- ... donc il serait plus correct de vous retourner contre Red. Quoi qu’il ait pu vous dire, ce ne sont que des mensonges destinés à provoquer une révolution.
- Et pourquoi vous croire ?
- Il ne peut pas mentir Ike.
- Es-tu sûr de ça ?
- Mais oui ! Crois-moi !
Alors qu’Ike croisait les bras, les sourcils froncés, un grand bruit retentit. Dans le fond de la cellule, derrière Rodan, un trou était apparu dans la paroi. Un son de plongeon se fit entendre alors que le morceau de mur disparu tombait dans l’eau en contrebas. Des reflets bleutés illuminaient le visage du plus jeune Knig qui s’était retourné.
- Une grotte sous-marine...
Likan bondit sur la cavité.
- Quelle est notre position exacte ?
- Je ne sais pas. Sûrement à une quinzaine de kilomètres de la mer, pourquoi ? demanda Ike.
- Nous étions à la recherche de quelque chose avant que vous nous appeliez ici. Je me demande si cette grotte n’est pas une piste valable.
Il se redressa et vint enserrer deux barreaux de ses poings, un regard implorant fixé sur Zelda.
- Je vous en prie... Nous devons y aller. Laissez-nous partir !
Ike le regarda avec condescendance, une ride plissant son front. Il finit par relever la tête en arborant un sourire.
- Très bien. Mais à une seule condition. Drake et moi-même vous escorterons. Si vous faites quoi que ce soit de suspect, Zelda se chargera de l’assassinat de votre amie Marianne. Dès que vous aurez trouvé ce que vous voulez, nous vous rendrons la jeune fille. Ça vous convient ?
- Bien sûr. Nous y allons ?
- Tout de suite. Zelda, préviens tout le monde que nous sommes partis.
Lorsque la jeune femme fut repartie, il ouvrit la grille d’un coup de pied bien placé.
- Tu viens Drake ?
J’acquiesçai et nous rentrâmes dans la cellule avant de nous approcher du trou. Celui-ci était si profond que seuls le clapotis des vagues nous parvenait d’en bas.
- En avant, Knigs. J’espère que ça vaut le coup.
Le jeune homme dégaina son épée d’or et frappa la paroi à plusieurs reprises, dégageant ainsi un passage assez grand pour chacun de nous. Ensuite, il sourit et se jeta dans la cavité, suivi par un Marth et un Likan excités comme des puces. Ne restèrent donc plus dans la pièce que Rodan et moi.
- Je suis désolé, souffla-t-il.
- Tu n’y es pour rien. C’est moi qui m’excuse de m’être emporté tout-à-l’heure.
- Pas de problèmes. Prêt ?
- Il le faut bien.
D’un bond, il se lança dans le puits. Je m’approchai du bord et contemplai le vide sous mes pieds. À ce moment, un air de musique me revint aux oreilles.
« Ten, nine, eight, seven, six, five, four, three, two, one and
All systems go... »
Je sautai dans le trou, laissant les ténèbres aux reflets bleutés m’engloutir lentement mais sûrement. Alors que je progressais de plus en plus rapidement dans le boyau noir, le reste des paroles me revint.
« Shield your soul
All can still be done... »
Protéger mon âme... C’est précisément ce qu’il me fallait faire si je ne voulais pas sombrer dans la folie.
Mes réflexions furent coupées par un contact glacial avec l’eau souterraine. Je m’enfonçai quelques instants dans le liquide aussi froid que la glace sans pouvoir bouger. Quand je repris mes esprits, je me hissai à la surface d’un coup de pied. Mes compagnons m’attendaient là en claquant des dents.
- Je ne m’attendais pas à ce qu’elle soit si bonne ! s’esclaffa Ike.
La boutade parvint à arracher quelques rires parmi le groupe. Mais je soulevai un problème qui ôta à chacun l’envie de rire.
- Comment fait-on pour nous repérer ? Nous sommes plongés dans l’obscurité.
En effet, les seules choses que nous pouvions distinguer étaient les visages des membres de notre petite escouade. Ce fut alors qu’un frisson glacé me parcourut l’échine et il ne venait pas de la température de l’eau. La chose qui me préoccupait était plutôt de savoir ce qui se trouvait sous moi. Qui pouvait savoir quel créature marine régnait dans ces abysses noires et froides ? Je déglutis lorsque quelque chose de froid vint toucher mon pied en ondulant. J’eus juste le temps de prendre une profonde inspiration avant d’être immergé contre mon gré.
Chouette ! Je l'aime bien ce chapitre !
Sweeeeet ! Le mien a une fin bien triste...
suspence , suspence
( j'ai vu au moins une faute
)
Mes biens chayrs frayres, mes biens chayres soeurs, je vous annonce officiayllement que je projayte de sortir un chapitre dans le courant de la soiray ! ![]()
Mage-toi le cul ! ![]()
Alors commente le chapitre précédent ! ![]()
(Mager mon arrière-train ?
)
Qu'est-ce que tu veux que je te dise ? Que c'est très bien malgré des descriptions absentes ? ![]()
Oh, je n'avais même pas vu le chapitre.
... voilà, c'est rattrapé !
/
Pas de commentaire particulier à faire, j'attends la sweet. ![]()
_______________________
Par la rémige du Pygargue ! ![]()
Chapitre 32 : Sous l’eau
Mes poumons étaient sur le point d’exploser. Depuis plus de deux minutes déjà, mon adversaire aquatique m’entrainait vers les abysses insondables de cette grotte. J’avais beau sonder de mes yeux brûlés par le sel marin les flots sombres, rien n’était discernable, du moins pour des pupilles humaines... De plus, le manque d’oxygène me faisait perdre la raison, je ne savais plus dans quel sens je me trouvais, ni même si mon corps était encore à la verticale. Alors que je m’apprêtais à inspirer une goulée d’eau qui me serait mortelle, je sentis ma tête crever la surface. La bouche ouverte à la manière d’un chien, je restai ainsi à essayer d’aspirer le plus d’air possible durant quelques minutes. Lorsque j’eus fini d’haleter ainsi, je me permis d’ouvrir les paupières pour découvrir un décor assez singulier.
En effet, face à moi se dressait une énorme porte en pierre. Les battants fermés étaient ornés d’une tête de serpent qui semblait prête à me dévorer tant elle semblait réelle. Je fis alors attention au reste de l’endroit. Je me trouvais dans une nouvelle grotte largement éclairée au moyen de torches flambant avec ardeur. Les murs étaient taillés dans une roche sombre aux reflets dorés. Le plafond affichait fièrement une énorme fresque qui me coupa le souffle (chose qui m’arrivait pour la seconde fois en dix minutes). L’illustration représentait un gigantesque reptile ondulant avec plus de réalité qu’une véritable vipère. Le serpent, animé par les chatoiement des reflets de l’eau sur la voûte pierreuse, était coloré d’un bleu royal. Deux yeux verts émeraude surmontaient sa gueule ouverte sur une rangée de crocs éclatants. Les teintes du dessin étaient si belles qu’elles semblaient provenir de la main d’un dieu. Lorsque je parvins à détacher les yeux de l’icône, j’aperçus une fine plaque de roche humide émergeant des flots.
Je me hissai donc à grand peine sur cette berge salvatrice tout en frissonnant légèrement. Mon manteau trempé pesait avec lourdeur sur mes épaules fatiguées, me gênant ainsi dans ma progression. Je me levai avec difficulté et entrepris d’ouvrir la porte, mais je ne parvins pas à déplacer les lourds battants. Avec un soupir, je me rassis au sol et commençai à réfléchir à une solution. J’envisageais de replonger dans les flots quand un détail me frappa. D’un bond, je me levai et vérifiai ce qui me perturbait. L’oeil gauche du serpent enchâssé dans la porte manquait, et celui de droite me rappelait quelque chose. Il s’agissait d’une petite pierre rouge qui brillait d’un éclat surprenant. Je tirai mon épée de son fourreau en ignorant ses jérémiades et claquai des doigts. Du pommeau s’échappa le sosie du globe oculaire du serpent de pierre, que j’avais trouvé dans le linteau de la porte de ma maison du village. Je plaçai le diamant couleur de sang dans l’orbite creux et un déclic se fit entendre. Le bruit se répercuta quelques instants dans cette caverne sous-marine qui me retenait depuis une demi-heure, amplifié par un puissant écho. Un tintement de cloche retentit, suivi par un son de mécanisme ancien. Ces grincements aboutirent finalement sur une lente ouverture du porche. Devant moi, un long tunnel s’enfonçait dans les profondeurs de la terre, éclairé par les mêmes torches que dans la salle à la fresque.
- Bien joué, jeune homme, murmura une voix féminine et mélodieuse.
Mon épée à la main, je me retournai en fauchant l’air autour de moi. Mais je frappai dans le vide.
- Qui êtes-vous ? criais-je.
- Je me nomme Nelya. Sache que je te veux aucun mal, bien que j’aie pu avoir l’air agressive au premier abord. Je regrette la façon dont je t’ai amené ici, mais je ne pouvais pas me permettre de me montrer aux autres. Surtout pas à Ike.
- Et pourquoi cela ? demandais-je, radouci.
- Il me connait bien. Trop bien pour qu’il puisse me voir. Surtout dans mon état.
Interloqué par la dernière phrase de la femme, je lançai :
- Je pense que tu peux te montrer maintenant. Je n’essayerai pas de te blesser, c’est promis.
Un rire cristallin retentit.
- Je ne suis pas matériellement ici. Si tu souhaites me voir, descends dans ce tunnel. N’aie pas peur, je te promets que rien ne viendra t’attaquer.
- Tu penses vraiment que je suis effrayé par cet endroit ?
Derrière cette phrase fanfaronne, je n’en menais pas large. Et mon interlocutrice le ressentit, puisqu’elle s’esclaffa à nouveau.
- Dépêche-toi, petit héros...
La belle voix ne fut bientôt plus audible. Je soupirai, conscient que je me devais d’obéir. Cette Nelya était bien mystérieuse et il me fallait avancer si je voulais sortir de cet endroit. Ce fut donc d’un pas incertain que je m’enfonçai dans le boyau qui, bien qu’humide, restait éclairé.
"Le plafond affichait fièrement une énorme fresque qui me coupa le souffle (chose qui m’arrivait pour la seconde fois en dix minutes)" >>> Onche onche
.
Toujours aussi bien, pas grand-chose à dire. Sweet. ![]()
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Par la rémige du Pygargue ! ![]()
Chaud, le big pavé qu'on a au début, t'aurais pu espacer. ![]()
Sinon, rien à dire non plus. ![]()
...
Ah, si : SWEET !
Merci
/
Mais que veut dire ce « onche onche » Peto ?
Et j’ai essayé d’espacer, mais je n’y suis pas parvenu... ![]()
Toujours aussi bien ![]()
Mais heu ! ![]()
Je l'avais déjà lu depuis longtemps celui là ![]()
J'ais bien aimé ![]()
Chapitre 33 : Crise
Lania se baissa avec souplesse pour éviter le pavé qui vint voler à quelques centimètres au dessus de sa tête.
- C’est fini, vous n’avez pas le choix. Soumettez-vous à Zaël sur-le-champ. Je ne le répéterai plus.
La jeune femme faisait face à une dizaine d’opposants, au beau milieu de ce qui semblaient être les vestiges d’une cité prospère. En effet, d’immenses pans de murs de style médiéval avaient été arrachés à leur bâtiment. Des milliers de débris de vitraux jonchaient le sol, tel une pluie de diamants multicolores.
Ses adversaires étaient masqués, la lune se reflétant dans les disques de métal qui cachaient leurs faciès. Lania avait beau se savoir supérieure à ses anciens camarades, leur rage ne lui inspirait rien de bon.
La jeune femme, à son retour dans Solire, son District, avait été accueillie à grands jets de pierres. Ses compatriotes avaient malheureusement tout vu, de son humiliation par Arang à sa fuite. Les responsables de l’endroit l’avaient jugée de façon expéditive et elle avait commis l’erreur de tenter de s’expliquer de les convaincre de rallier la cause de Zaël. Devant ce qui leur apparaissait comme une terrible trahison, ses chefs lui avaient envoyé les Rindos, un groupe surentrainé de militants anti-rébellion. Comprenant qu’elle n’avait plus rien à perdre, Lania avait donc invoqué ses ailes explosives et détruit tout le quartier Ouest de la ville de Soral, capitale administrative de sa nation.
« De toute façon, pensa-t-elle en soupirant, Arang viendra bientôt me chercher. Il me l’a promis via ma plume... »
Son regard d’acier évalua la zone de combat tandis que ses ailes battaient doucement et régulièrement l’air. Le groupe qui lui faisait face était vêtu de capes renforcées par une légère cotte de maille. Leurs armures gravées de runes épousaient la forme de leur corps, faisant ressortir leurs abdominaux et leurs muscles noueux. Les symboles incrustés dans l’acier commencèrent soudain à irradier une vive lueur bleuâtre.
« C’est mauvais... »
En effet, les glyphes étaient de véritables réceptacles à magie. Lorsqu’un adepte de la sorcellerie venait soutenir un Rindo, son armure luisait de cet éclat bleuté. Dès lors que le mage avait prononcé une bénédiction, il cohabitait avec le guerrier dans son propre corps. Deux âmes, deux fois plus de danger. Lania grimaça un sourire amer en pensant qu’elle avait elle-même conçu ce stratagème.
« Quelle idiote j’ai été... Si les Knigs ne nous avaient pas corrompus avec leurs Jeux, nous n’en serions jamais arrivés là. Et dire que le seul District qui s’en fût rendu compte soit Zaël, le plus pauvre... J’ai honte. »
Elle reprit à voix haute :
- Honte de ma propre société, de mon pays. Pouvez-vous seulement comprendre cela ? Vous n’êtes que de vulgaires marionnettes !
La jeune femme avait craché le dernier mot comme on crache une injure. Si elle avait pu tuer avec ses yeux, nul doute que ses adversaires se seraient écroulés tels des pantins désarticulés.
- Lania, reprends-toi ! Te rends-tu compte que tu viens de détruire notre principal lieu de culte ? Ecoute-moi ! criait le plus grand des Rindos.
Il brandissait une longue épée, probablement une claymore. L’arme, dont la lame devait être aussi large que le bouclier de ses compatriotes, semblait taillée dans une étoile tant elle brillait.
- Oubliez-moi. Vous êtes voués à la mort si vous me résistez.
- Lania ! LANIA !
Le cri se mua en juron quand il vit une fine plume bleue voleter paresseusement à quelques centimètres à peine du disque qui couvrait son visage et, accessoirement, faisait office de casque. Les runes de son armures commencèrent à générer une sphère de protection tandis que, dans un réflexe quasi-inutile, le combattant plaçait son épée à l’horizontale devant lui. Ses compagnons firent de même avec leurs boucliers. Malheureusement pour la plupart d’entre eux, il était trop tard. Une déflagration se fit entendre, suivie par une explosion d’une puissance extrême.
- Désolée.
Lania se retourna et fit disparaitre ses ailes pour retomber au sol gracieusement. Alors, elle marqua un reps d’arrêt. Sans qu’elle en eût conscience, des dizaines de citoyens de Soral s’étaient massés dans le semblant de rue qui subsistait des détonations de la jeune femme, entre deux semblants de bâtiments aux murs usés par le feu et les flammes. Ils assistaient au combat, certains geignant, d’autres grondant. Mais sur chacun de ces visages s’affichait une même expression. La rage.
- Je... Je...
- TAIS-TOI, CRIMINELLE ! hurlèrent plusieurs hommes parmi la foule. Va-t-en d’ici, toi qui as oublié ta vie ici, va-t-en d’ici , toi qui as trahi ta propre patrie !
Ces paroles furent bientôt scandée par toute cette population rassemblée devant Lania. Des enfants armés de ridicules lance-pierres lui tiraient de minuscules projectiles de loin, espérant mettre fin à la vie de cette femme qui avait été leur héroïne, leur modèle.
Lania recula alors, effrayée par la puissance qui émanait de ce groupe, de ces gens dépourvus de pouvoirs magiques, dépourvus de la moindre aptitude au combat. Alors qu’elle tentait de s’éloigner de la foule grondante, trébuchant sur chaque débris, elle sentit quelque chose l’agripper par l’arrière en plaquant une main sur sa bouche.
- Je t’ai eue...
Elle reconnut le capitaine des Rindos, le masque à moitié arraché, laissant entrevoir la moitié gauche de l’homme, complètement brûlée.
- Salope... Regarde ces gens que tu as déçus et trahis, regarde-les bien. Car là où on va t’envoyer, tu ne verras plus personne.
- J’en doute.
Une fissure vint ouvrir le sol sous Lania et son adversaire, qui chutèrent, aussi surpris l’un que l’autre. Ils s’effondrèrent dans la crevasse alors que son ouverture se refermait progressivement.
- Je vois que tu ne les as pas convaincus.
Un claquement de doigts retentit et des torches s’allumèrent, dévoilant une étroite caverne dénuée de tout décor, ainsi qu’un homme en armure. Arang se retourna sur les deux combattants, un sourire aux lèvres. Sourire qui s’étira quand il reconnut un Rindo.
- Par contre, tu m’as permis d’obtenir un otage... Je t’en remercie, Lania.
Lu et approuvé
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Pas grand-chose à dire, c'est toujours aussi fluide et sympa à lire. ![]()
Par contre, toujours aussi peu de descriptions spatiales...
Sweet ! ![]()
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Par la rémige du Pygargue ! ![]()
Le manque de descriptions m'a pas gêné mais fais gaffe. ![]()
Sweet aussi ! ![]()
Euuh... ![]()
On pourraient me faire un résumé au moins à partir du chapitre 7? ![]()