LE DIXIÈME PONTIFICAT LE PLUS LONG DE L´HISTOIRE
Le 16 octobre prochain Jean-Paul II fêtera le 21e anniversaire de son élection
CITÉ DU VATICAN, 14 oct. (ZENIT) - Le pontificat de Jean-Paul II est le dixième le plus long de l´histoire. Le 16 octobre prochain le Saint Père fêtera le 21e anniversaire de son élection.
A cette occasion, le Centre de Télévision du Vatican a mené une enquête pour essayer de calculer le nombre de personnes que Jean-Paul II a rencontrées personnellement, en comptant les rencontres avec les foules, qu´il a présidées. Un chiffre exorbitant : 300 millions de personnes. Ce sont des gens qu´il a rencontrés au Vatican ou au cours de ses 88 voyages à travers le monde et de ses 137 voyages en Italie.
Jusqu´au 30 septembre, 16.628.130 billets pour l´audience générale du mercredi ou une audience spéciale avec le Pape, au Vatican, ont été distribués. Mais ce chiffre devrait être encore multiplié par cinq pour inclure ceux qui sont venus assister à la prière de l´Angélus avec le Pape. Il faudrait aussi inclure les 286 visites qu´il a effectuées dans les paroisses de Rome en tant qu´évêque de Rome, ainsi que les rencontres spontanées Place Saint Pierre ou à Castel Gandolfo, la résidence d´été des papes.
Au cours de ses voyages internationaux Jean-Paul II est entré en contact "personnel" avec environ 200 millions de personnes. Lors de son dernier voyage en Pologne la police a estimé que neuf millions de personnes s´étaient déplacées pour le voir, dans l´une des 23 villes dans lesquelles il a fait escale : un quart de la population de la Pologne. Selon la CNN environ 6 millions de personnes ont participé à Journée Mondiale de la Jeunesse qui a eu lieu à Manille en 1995.
Le Pape a visité 960 villes. Dans 15 d´entre elles plus d´un million de personnes se sont déplacées pour le rencontrer.
Jean-Paul II a parcouru plus de 1.150.000 kilomètres depuis le début de son pontificat. Avec les voyages prévus en Inde et en Géorgie, il aura parcouru l´équivalent de trois fois la distance de la Terre à la Lune.
Le pontificat de Jean-Paul II est le dixième plus long de l´histoire du christianisme, et le plus long du XXe siècle. Saint Pierre avait régné 34 ans (entre l´an 30 et 64), Pie IX, 32 ans (1846-1878), Léon XIII, 25 ans (1878-1903), Pie VI, 24 ans (1775-1799), Hadrien I, 23 ans (772-795), Pie VII, 23 ans (1800-1823), Alexandre III, 22 ans (1159-1181), Saint Sylvestre I, 21 ans (314-335) y Léon I, 21 ans (440-461).
ZF99101401
"LE VATICAN FIGURAIT PARMI LES OBJECTIFS DU KGB"
Selon le rapport Mitrokhin, le KGB a tenté de recruter des espions au Vatican
ROME, 14 oct. (ZENIT) - La publication du dossier Mitrokhin sur les activités d´espionnage du KGB soviétique et sur le recrutement des espions en Italie, a également permis de découvrir qu´il y avait eu des tentatives d´infiltration au Vatican.
Les faits présumés auxquels le rapport fait référence auraient eu lieu en 1980, lorsque le centre romain du KGB aurait reçu l´ordre d´introduire un agent au Vatican. Le rapport précise que l´on a assigné au KGB de Rome "la tâche prioritaire de pénétrer des objectifs du Vatican, spécialement à un moment où les services spéciaux occidentaux tentaient continuellement d´utiliser l´Église Catholique avec des fins anti-soviétiques et anti-socialistes". Le rapport précise qu´un secteur spécial de ce plan était destiné à étudier le ´staff´ des institutions vaticanes qui avait un accès direct aux registres secrets. "La tâche était difficile", poursuit le rapport, "étant donné le climat de méfiance et de suspicion qui régnait, outre l´influence des media hostiles et le fanatisme religieux de certaines personnes".
Dans cette reconstruction des faits, le rapport détaille les intentions d´infiltration : "Il n´était pas nécessaire de chercher un contact direct. Il fallait trouver et acquérir des personnes sur lesquelles s´appuyer" qui établissaient elles le contact avec le personnel du Vatican. "Cette catégorie d´employés était mal payée et le facteur matériel ne jouait pas un rôle négligeable".
Le KGB notait des lieux stratégiques concrets de l´organigramme du Vatican : "Les interprètes qui travaillaient à la Secrétairerie d´État et au Conseil des Affaires Publiques de l´Église, étaient particulièrement intéressants car c´est là que se concentraient les principales informations sur les questions politiques. On pouvait les contacter à travers des annonces dans lesquelles, puisqu´ils étaient membres d´une catégorie faiblement rémunérée, ils proposaient leurs services comme professeurs, traducteurs, etc."
Le rapport ne donne pas de preuve de la réussite de ces tentatives d´infiltration. Pour l´Italie en revanche le rapport fournit une liste d´hommes politiques, de journalistes et autres personnages - parfois influents - qui étaient payés par le KGB.
ZF99101402
ISRAEL AUTORISE LA CONSTRUCTION DE LA MOSQUÉE A NAZARETH
Le Saint-Siège exprime sa préoccupation concernant la décision du gouvernement israélien
CITÉ DU VATICAN, 14 oct. (ZENIT) - Le Saint-Siège est "préoccupé" par la décision du gouvernement israélien "d´autoriser la construction d´une mosquée à quelques mètres" de la basilique de l´Annonciation de Nazareth. Elle espère que le gouvernement israélien saura "assurer le respect du sanctuaire chrétien" et signale qu´une "telle situation ne favorise pas la préparation d´un éventuel pèlerinage du Pape" en Terre Sainte.
C´est ce qu´a déclaré le porte-parole du Saint-Siège, Joaquín Navarro-Valls, dans une déclaration diffusée ce matin par la salle de presse du Vatican. Le Saint-Siège exprime ainsi son mécontentement concernant la solution de compromis décidée par les autorités israéliennes qui prévoit la construction d´une mosquée mais seulement après le Jubilé.
"La décision d´autoriser la construction d´une mosquée à quelques mètres de l´historique Basilique de l´Annonciation à Nazareth", a déclaré clairement le porte-parole du Vatican, "préoccupe aussi bien la Secrétairerie d´État que l´Église Catholique en Terre Sainte, comme l´a souligné le patriarche latin de Jérusalem, Sa Béatitude Michel Sabbah, ainsi que tous les représentants des églises chrétiennes. Le Pape est solidaire de tous et il est particulièrement proche des chrétiens de Nazareth".
"Il n´est pas superflu de rappeler", a poursuivi Navarro-Valls, "qu´une telle situation ne favorise pas la préparation d´un éventuel pèlerinage du Saint Père dans ce célèbre sanctuaire, où il devrait pouvoir rencontrer une ville qui soit un symbole de la coexistence pacifique traditionnelle et séculaire entre les chrétiens et les musulmans, et un encouragement à la paix dont toute la Terre Sainte a tant besoin".
Navarro-Valls a conclu sa déclaration en disant que le Saint-Siège "espère que les autorités gouvernementales israéliennes considéreront la valeur que revêt la ville de Nazareth pour toute la chrétienté, et qu´elles sauront assurer le respect du sanctuaire chrétien et son libre accès aux pèlerins".
ZF99101403
SPÉCIAL SYNODE
LE SYNODE PROPOSE UNE "EUROVISION CATHOLIQUE"
Mgr Foley explique quelques unes des propositions synodales
CITÉ DU VATICAN, 14 oct. (ZENIT) - L´Archevêque John Foley, président du Conseil Pontifical pour les Communications Sociales a déclaré, aux micros de "Radio Vatican" que le thème des moyens de communication est revenu fréquemment dans les interventions des pères du Synode.
"Un réseau continental de télévision consacré au public catholique". Une proposition faite par Mgr Bellino Ghirad, évêque de Rodez : "une sorte d´Eurovision permanente, pour soutenir la construction de l´Europe, dans le respect des valeurs sur lesquelles elle a été fondée", selon les paroles mêmes de Mgr Ghirad. C´est la proposition qui a le plus retenu l´attention de Mgr Foley.
"L´Église en Europe doit unir ses efforts et échanger des expériences pour organiser des services communs, notamment pour la télévision et Internet", a déclaré Mgr José Sánchez, responsable de la Commission Épiscopale de Communication Sociale.
Cependant "en tant qu´Église, nous avons peur des moyens de communication sociale", a déclaré l´évêque de Portsmouth, Mgr Crispian Hollis, responsable de la Commission des moyens de communication de l´Épiscopat européen. "Nous appartenons à un peuple qui a été peu à peu sécularisé par une culture largement contrôlée par les moyens de communication sociale, et nous négligeons encore souvent ces moyens qui pourraient nous aider à évangéliser notre culture de façon plus profonde et plus efficace. Les media sont un défi mais nous ne devons pas les voir comme une menace". .
"En tant que chrétiens", a reconnu le Cardinal Jozef Glemp, président des évêques polonais, "nous sommes peu présents dans les media. Nous manquons peut-être de courage pour entrer dans les milieux de la culture et y chercher des amis fiables". "Les moyens de communication catholiques doivent devenir un outil d´évangélisation", a souligné l´évêque auxiliaire de Lodz, le polonais Adam Lepa. "Les journalistes des media catholiques doivent être convaincus que l´action sur l´opinion publique en ce qui concerne l´Église, sa doctrine, sa mission et sa vraie image dans la société, est le moyen le plus important pour l´évangélisation".
ZF99101404
LES MUSULMANS MENACENT-ILS D´ENVAHIR L´EUROPE ?
Déclaration de l´archevêque de Esmirna, en Turquie
CITÉ DU VATICAN, 14 oct. (ZENIT) - Mgr Giuseppe Bernardini, franciscain italien et archevêque de Esmirna, en Turquie, qui vit depuis seize ans parmi les musulmans, a lancé une dure accusation contre l´islam, dans la salle du Synode. Le texte de son discours a été rendu public hier par la Salle de Presse du Saint-Siège.
Mgr Bernardini cite notamment une déclaration faite par un "musulman important" au cours d´une rencontre islamo-chrétienne : "Grâce à vos lois démocratiques", aurait dit cette personne, "nous vous envahirons ; grâce à nos lois religieuses, nous vous dominerons" ; ou cette autre déclaration : "Vous n´avez rien à nous apprendre et nous n´avons rien à apprendre".
Mgr Bernardini a expliqué aux pères synodaux que les pétrodollars ne sont pas "utilisés pour créer du travail dans les pays pauvres d´Afrique du Nord ou du Moyen Orient, mais pour construire des mosquées et des centres culturels dans les pays chrétiens où arrive l´immigration islamique, y compris à Rome". Certains craignent la réalisation d´un vrai programme d´expansion et de conquête. Mgr Bernardini a adressé une demande explicite au Saint Père : celle de convoquer un Synode ou un Symposium des évêques sur la question islamique, en invitant d´autres églises chrétiennes à y participer.
L´archevêque de Tarento, Mgr Benigno Papa, a affirmé quant à lui que "les préoccupations de Mgr Bernardini étaient partagées". Il a précisé que le dialogue devait se poursuivre "avec peut-être moins d´ingénuité de la part des catholiques".
Le thème de l´expansion islamique avait déjà été abordé dans la salle du Synode par le philosophe fran-çais Alain Besançon qui avait déclaré qu´il y a autant de musulmans présents en France (4, 5 millions) que de catholiques pratiquants. Il a ajouté que l´histoire montre que la cohabitation pacifique entre l´islam et le christianisme est précaire. "Une Église qui n´est pas sûre de sa foi court le risque de passer à l´islam", a-t-il déclaré, comme ce fut le cas au Maghreb, au Moyen Orient et dans les Balkans. Il a fait trois propositions : "Ayez le courage de voir la réalité en face, et surtout ne confondez pas le problème de l´islam avec celui de l´immigration en général ; expliquez aux chrétiens ce qu´est l´islam et spécialement les aspects directement opposés à la foi chrétienne et en même temps enseignez le respect et l´amour à l´égard des musulmans ; enseignez aux chrétiens leur religion".
Le Cardinal Godfried Danneels, archevêque de Bruxelles, a parlé d´une certaine ambiguité : "Un islam avec son monolithisme de foi, de langue, de culture, de forces économiques et politiques est un interlocuteur difficile, voire impossible". Il a ajouté que l´islam qui nous enseigne le sens de la transcendance de Dieu est bien différent.
Le Cardinal Francis Arinze, président du Conseil Pontifical pour le dialogue inter-religieux a déclaré qu´il faut former des catholiques spécialisés dans la connaissance des autres religions, surtout l´islam, et dans la manière de rencontrer les musulmans.
Ce thème avait déjà été abordé en 1991. Le document de conclusion du Synode précisait que le dialogue avec les musulmans "doit être mené avec prudence, avec les idées claires sur ses possibilités et ses limites, et en faisant confiance au projet de salut de Dieu concernant tous les enfants. Pour que la solidarité réciproque soit sincère, il faut qu´il y ait une réciprocité dans les relations, surtout dans le domaine de la liberté religieuse".
ZF99101405
MONDE
FRANCE : LE "PACS" ADOPTÉ A L´ASSEMBLÉE NATIONALE
Les évêques français dénoncent une menace contre la société civile
Le Pacte Civil de Solidarité, mieux connu sous le nom de PACS, avait été rejeté il y a un an, avant même d´être discuté, faute de mobilisation des élus de gauche.
Même si l´on ne sait pas encore exactement quand il entrera en vigueur, il est évident qu´il s´agit d´une loi qui va très loin et qui bouleverse le concept traditionnel de la famille. C´est en effet une mesure imposée à toute la société mais qui est basée à l´origine sur les intérêts particuliers des couples homosexuels. Le "PACS" est en effet un contrat conclu entre deux personnes physiques du même sexe ou de sexe opposé, qui décident d´organiser leur vie commune. Pour signer le contrat, les deux personnes intéressées doivent se présenter au tribunal d´instance de la ville dans laquelle elles résident. L´inscription sur les registres confère une série de droits. Sur le plan fiscal, après trois ans de vie commune les partenaires peuvent présenter une déclaration commune. Ils bénéficient d´un abattement sur l´impôt de succession. Pour l´assurance maladie, le logement, les vacances, les règles sont les mêmes que pour les couples mariés.
La signature du "PACS" permet en outre de prouver l´existence de liens personnels sur le sol français et peut ainsi donner droit à un permis de séjour, si l´un des partenaire est étranger.
La communauté homosexuelle française a exprimé sa satisfaction à l´annonce de l´approbation de la nouvelle loi. Bernard Bousset, propriétaire de l´Opus Café, lieu de rencontre privilégié dans le quartier du Marais et fondateur du Syndicat National des entreprises , annonce que la bataille n´est pas terminée : "Ce n´est qu´un début..." a-t-il déclaré.
La figure de proue du combat anti PACS, Christine Boutin, a déclaré que le "combat n´est pas terminé". Le Conseil Constitutionnel a été saisi hier soir. Les députés de droite dénoncent des motifs d´inconstitutionnalité. Il s´agit pour eux d´une atteinte au mariage, à la protection de la famille et de l´enfant. Le Conseil devrait prendre sa décision dans un mois.
Les évêques français sont déçus mais résolus à ne pas abandonner le combat. Ils ont fait une déclaration dans laquelle ils précisent que l´approbation du PACS est "une menace contre la société civile". L´archevêque de Lyon, Mgr Marie Billé, est convaincu qu´il s´agit du premier pas vers d´adoption d´enfants par des couples homosexuels.
"Le Pacte civil de solidarité a été approuvé par miaou