Salut à tous (sauf à certain)!
Pour en revenir au sujet, j´ai trouvé un passage sur Wikipédia qui parle des autres utilisation du feu grégeois, mais à aucun moment on parle de l´utilisation sur terre, toutes ces variantes étants éfféctuer sur les navires byzantins ou Arabes.
Voici l´extrait en question :
"Il existait bien d´autres moyens d´user de cet engin diabolique. On le lançait sur le pont des navires ennemis ou dans l´intérieur des villes assiégées à l´aide d´arbalètes à tour ou de grosses machines à fronde qui en répandaient d´un seul coup une énorme quantité enfermée dans quelque pot ou récipient, sorte de marmite de matière friable, véritable boîte d´artifice. Le contenu, liquide ou solide, enflammé à un moment donné par le moyen d´une mèche habilement disposée, éclatait au milieu de sa course folle, peut-être par la simple action du choc de l´air, faisant voler en éclats son fragile récipient, et retombait sur les malheureux combattants à l´état de nuage de feu. On lançait encore et fort souvent le feu grégeois dans de petits tubes à main, ou cheirosiphones. On en garnissait aussi, la pointe de massues à asperger, ou de lances, de flèches recouvertes d´étoupe qu´on enflammait au moment de les projeter, en dirigeant la flamme contre l´ennemi. Mais un des procédés le plus en usage était celui d´enfermer la matière inflammable dans la cavité de petits projectiles à main en verre ou en terre cuite au four, les analogues véritables des grenades et « cocktails Molotov ». Les textes contemporains font souvent mention de ces petits engins dont nos musées possèdent aujourd´hui quelques exemplaires rapportés d´Orient. Les voyageurs ont pu voir à Smyrne, à Beyrouth, à Damas, chez les marchands de curiosités de bazars, de petit vases ou récipients en terre cuite, creux, en forme de pomme de pin, à paroi fort épaisses percés à la base d´un unique orifice fort étroit. On les prenait jadis pour des objets de provenance phénicienne. Mais M. de Sauley a prouvé d´une façon certaine que c´étaient là les fameuses grenades médiévales que les fantassins arabes ou byzantins jetaient devant eux en courant à l´assaut d´une forteresse ou en escaladant le pont d´un navire. « Lorsqu´on avait, dit-il, introduit dans ce petit récipient à parois épaisses la matière éminement inflammable et détonante d´une espèce de feu grégeois, l´orifice était obstrué et garni d´une mèche ou sorte d´étoupille, destinée à porter le feu à l´intérieur. Lorsque l´étoupille était allumée, le projecile était lancé et éclatait. On conçoit assez aisément que l´épaisseur et la compacité des fragments projetés par l´explosion devaient occasionner des blessures à peu près aussi graves que produisent les éclats d´obus. » Quelques-uns de ces petits engins destructeurs portent encore en contremarque les noms des villes arabes où ils ont été fabriqués. On lançait de même sur le navire où l´édifice attaqué des pots de naphte ou d´autre matières inflammables, non encore allumés, et, quand on avait bien pétrolé de vastes surfaces, on y jetait des corps en ignition, grenades ou brandons, qui mettaient instantanément le feu à toutes les parois imbibées. Enfin, on dirigeait aussi sur la flotte ennemie de gros brûlots enflammés et pleins du terrible feu liquide."
Extrait de Gustave Schlumberger, Récits de Byzance et des Croisades, 1922 Paris, ch. V
Le texte en entier est ici :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Feu_gr%C3%A9gois