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Le Sicilien

Squalldiveneta
Squalldiveneta
Niveau 6
06 août 2007 à 04:31:04

Chapitre V

Les flammes dévoraient l’intérieur de l’église, le double de Giovanni l’observait toujours avec son sombre sourire et son regard sadique. Le rêve était identique en tout point aux précédents qu’il faisait toutes les nuits à présent, Palerme, les rues pleines de cadavres, le roi, puis l’église. Mais cette fois-ci, il n’y avait aucun cadavre au sol pour lui lancer des regards accusateurs. Giovanni était seul avec son double, ce dernier ouvrit la bouche pour parler, mais comme toujours, ses paroles s’envolaient sans qu’il ne puisse les comprendre. Mais à chaque rêve, Giovanni avait l’impression d’entendre plus distinctement les murmures de son double, qu’il appelait « L’autre ». Il ne parvenait pas à saisir ses mots, mais bientôt, il y parviendrait, mais…

-Pas cette nuit. Murmura Giovanni à l’adresse de L’Autre, sans espoir.

Il avait déjà essayé de lui parler dans ses précédents rêves, immanquablement, il s’était traité de crétin en se réveillant, ce n’était qu’un sombre rêve qu’il ne parvenait pas à comprendre. Jamais L’Autre ne lui répondrait.
Les ténèbres s’emparèrent de lui, surgissant des flammes comme à leur habitude, mais avant de se réveiller, avant de sortir du royaume de Morphée, il crut voir L’Autre secouer faiblement la tête en un signe de négation. Un mouvement indistinct, à peine visible, mais qui dans l’esprit de Giovanni signifiait « Bientôt ».

Giovanni se réveilla dans son lit aux côtés de Matilda, depuis une des petites fenêtres, il vit que le soleil n’était pas encore levé et ne le ferait pas avant au moins deux heures, c’était la première fois qu’il sortait de ses songes au milieu de la nuit.
Cela faisait trois jours qu’ils s’étaient refugiés en Sardaigne, dans un petit village de pécheurs abandonné pour ils ne savaient quelles raisons. Lui et Matilda s’étaient installés dans une petite chaumière dont les quelques fenêtres donnaient sur la mer qui n’était qu’à une trentaine de mètres du village. Le navire était échoué sur la plage, prit dans les sables, il allait être difficile de le sortir de là. Mais il n’aurait à s’en soucier que le lendemain où avec un peu de chance le surlendemain. Pour l’heure, il avait encore quelques heures de sommeil devant lui avant le levé du soleil à moins que Matilda ne se réveille…
Pendant un bref moment, il fut tenté de la réveiller mais il était encore fatigué, son sommeil n’avait pas été des plus récupérateurs et puis Matilda risquerait de ne pas apprécier d’être tirée de son repos, elle avait mauvais caractère au réveil la plupart du temps.

« Tu ne dors pas ? » Murmura-t-elle d’une voix encore un peu endormie.

Finalement, son dilemme n’avait plus raison d’être.

Le ciel était parfaitement dégagé et se reflétait dans la mer, une mouette passa au-dessus du petit groupe mené par William, suivit de près par Giovanni, Francesco, Francis Ducher et deux marins. Ils marchaient le long d’une falaise sur laquelle les vagues venaient s’écraser à intervalles réguliers, la flore était assez pauvre le long de la côte et ils avançaient en terrain découvert, les forêts ne s’étendaient que vers l’intérieur des terres ici. Giovanni trouvait l’endroit magnifique, ses falaises de rocs, ses forêts magnifiques et la mer lui donnaient un aspect sublime, à la fois exotique et familier à la région autour de son village natale.
Le groupe arriva au sommet de la monté qui finissait abruptement sur le rebord de la falaise qui se terminait devant eux pour se poursuivre plus à l’ouest.
William était venu les trouver une heure plus tôt au village alors que les préparatifs pour remettre le navire à la mer étaient sur le point de s’achever, il n’avait pas voulut leur parler de sa découverte devant les autres.

-Et bien, qu’êtes vous venus nous montrer ? Je vous préviens, je ne perdrais plus une minute ici ! Cracha Francis avec rage.

Le marchand français était à cran depuis qu’ils avaient fait leur arrêt en Sardaigne, à la base, William n’avait pas voulut qu’il vienne avec eux mais il s’était en quelques sortes invités. Le capitaine aurait volontiers voulut l’envoyer gentiment se faire voir, mais il avait dut juger que pour l’équilibre mental de Francis, il valait mieux ne pas trop le contrarier.
En guise de réponse, William pointa un doigt vers quelque chose dans la mer au sud que Giovanni eu du mal à trouver. Puis il le vit, un navire qui restait immobile le long de la côté à quelques kilomètres d’eux. Giovanni ne s’y connaissait guère en bateaux, mais celui-ci lui paraissait étrange, bien qu’éloigné, il pouvait voir que sa conception ne ressemblait pas à celles des navires italiens, français ou espagnols qu’il avait vu au port de Palerme durant son séjour dans l’ancienne capitale sicilienne.

-Le bateau ? Demanda Francesco avec calme.

-Oui. Répondit William. Des arabes vu l’apparence de leur navire.

-Et alors ?! Fulmina Francis. Qu’est-ce que ça peut nous faire qu’il y ait un de leur foutu bateau par ici ?! Je veux que nous partions et vite !

-Et alors ?! Répéta William. Ce sont peut-être des marchands qui viennent vendre leurs fonds de cale à quelques pécheurs du coin…mais il n’y a pas que des marchands qui peuvent s’intéresser à ces régions si éloignées. Je m’en doutais déjà lorsque nous sommes arrivés et que nous avons trouvé ce village totalement désert…mais je commence à de plus en plus le redouter, nos amis là-bas pourraient bien être des esclavagistes.

Pendant un moment, personne ne dit un mot jusqu’à ce que Francis explose à nouveau de rage.

-Et c’est pour ça que vous retardez mon retour à Marseille ?!

-Oui ! Répondit William avec colère, sa patience mise à rude épreuve. Et tant qu’ils seront là je retarderais autant qu’il le faut VOTRE retour à Marseille plutôt que de risquer d’attirer leur attention et de me faire aborder !

-Mais pourquoi s’intéresseraient-ils à nous ?! S’exclama Francis toujours aussi agité. Les esclavagistes il n’y a que les nègres et les slaves qui les intéressent ! Et que je sache il n’y en a pas parmi nous !

Tous regardèrent le français avec un étonnement qui mêlait le mépris à la pitié pour un homme aussi éloigné de la réalité.

-Pauvre crétin ! Rugit Francesco. Il ne vous amène peut-être au marcher en France que quelques noirs et quelques slaves, mais croyez moi, en Afrique ils ont d’autres marchandises à offrir ! Ce sont des pirates vous comprenez ça ?! Ils vendraient leur propre mère si quelqu’un en voulait et que vous soyez français ou italien comme nous, croyez-moi, s’ils vous trouvent vendables ils ne se gêneront pas pour vous amener là où ils en tireront le plus grand profit !
S’ils nous tombent dessus ils nous aborderont et tueront certains feront prisonniers d’autres qu’ils iront vendre en Afrique.

Le français semblait avoir reçu une gifle, son visage était blanc et ses lèvres articulaient des mots qui ne sortaient pas de sa bouche. Ses mains tremblaient incroyablement et son visage était en proie à des tics incontrôlables.

-Mon Dieu… Murmura William en regardant Francis qui semblait à présent déconnecté de la réalité, il désigna l’un des marins qui les avait accompagné. Toi, part avec lui et enferme le quelque part au village, on arrive bientôt. Fait très attention, on sait jamais.

Le marin poussa légèrement le français pour lui faire faire demi-tour et tous deux se mirent en marche. Francis avançait d’un pas lourd, ses jambes muées par de simples reflexes.

-Je ne sais pas s’il redeviendra un jour normal. Pensa à voix haute William.

-Il avait dit que vous lui étiez redevable l’autre jour, de quoi parlait-il ? Demanda Giovanni.

-Dans mon ancienne vie, je n’étais pas l’homme le plus honnête du monde…j’étais plutôt à l’opposé. Je m’adonnais à bien des affaires illégales, comme justement celle que pratiques ces hommes que l’on voit là-bas. Je suis presque sûr que ce sont des esclavagistes parce que la Sardaigne et la Corse sont des endroits très pratiques pour faire prisonnier de la marchandise : loin de toute autorité des rois d’Europe et proche de l’Afrique, je venais souvent y récolter quelques articles que je vendais à Tunis, ce que vont sûrement faire ces gaillards.
Un jour, j’ai été capturé par des français alors que je faisais une rafle dans un village près de Marseille, et notre bon ami Francis m’a sauvé de la potence en échange de quoi je l’aidais à faire fleurir son affaire en faisant son sale boulot. J’ai dut faire des trucs pas jolis pour lui, nombre de ses concurrents ont perdu leur or, leurs chaumières ou même leurs vies à cause de moi. J’ai finalement réussi à me payer mon propre bateau et échapper à son emprise, mais régulièrement il venait me voir pour lui assurer quelques transports de marchandise gratuits…

Giovanni ne fut pas surpris d’apprendre le sombre passé de William, il le voyait parfaitement voguant sur les flots à la recherche de pillages et de vies humaines à marchander. Mais malgré cela, il ressentait toujours une vive sympathie pour cet homme au langage crue mais amicale et loyale. Il y a quelques temps, il aurait été choqué et ne lui aurait certainement plus adressé la parole, mais Giovanni avait apprit qu’être un homme bon ou mauvais ne dépendait pas de la noblesse dont il pouvait faire preuve. William était un ancien pirate, voleur, assassin et il ne doutait pas qu’il puisse tenter de vivre à nouveau ainsi, mais c’était aussi un ami loyal et fier qui traitait son équipage avec indulgence et était juste.
La barrière que Giovanni avait instauré entre les bons et les mauvais avait depuis longtemps volé en éclats.

-Qu’est-ce qu’on fait alors ? Demanda Francesco.

-On ne peut pas prendre la mer, je ne l’ai pas dit aux autres mais en s’échouant sur la plage, notre coque a prit un sacré coup et il faudra un moment pour réparer la voie d’eau, on pourrait naviguer lentement en évacuant l’eau mais alors les pirates nous verraient et nous rattraperaient très vite. Si on reste au village, il se peut qu’on s’en sorte, là ils sont sûrement en train de fouiller un village et ses environs à la recherche de quelques donzelles et jeunots à capturer, s’ils repartent directement vers le sud revendre leur butin en Afrique c’est gagné…mais s’ils continuent vers le nord…les villageois du village dans lequel on a trouvé refuge ont tous été capturé il y a quelques temps, il n’y a donc pas de raison qu’ils viennent voir ici, mais ils verront navire sur la plage et sauront qu’on est là et viendront nous chercher.
On va installer une sentinelle ici qui devra nous prévenir s’ils font voile vers nous et si c’est le cas, on embarque tout ce qu’on peut porter et on fuit vers l’intérieur des terres pour s’y planquer le temps qu’ils abandonnent leurs recherches.

William ordonna au dernier marin qui les accompagnait de rester sur place afin de surveiller le navire des esclavagistes jusqu’à ce quelqu’un d’autre vienne le relever. William, Francesco et Giovanni repartirent vers le village, rien ne se disait. Giovanni était inquiet, les choses commençaient à prendre un angle déplaisant, s’ils devaient fuir, qu’est-ce qui empêcherait les pirates de mettre le feu à leur navire, les condamnant à rester en Sardaigne jusqu’à ce qu’ils trouvent un autre navire, ce qui risquait d’être difficile ici.
Et par-dessus tout, Giovanni s’inquiétait pour Matilda, être réduit en esclavage ne l’enchantait guère, mais que elle aussi y soit condamnée lui était insupportable, il ne se faisait aucune illusion sur ce qui pourrait advenir d’elle dans de telles conditions, lors de la prise de Palerme, il avait vu ce que les hommes faisaient aux femmes sans défenses.
Il s’y opposerait, il en mourrait s’il le fallait mais c’était un prix bien faible par rapport au fait de savoir celle qu’il aimait aux mains de tels monstres.

Squalldiveneta
Squalldiveneta
Niveau 6
06 août 2007 à 04:33:53

ATTENTION : Avant de lire ce chapitre, un autre a été posté avant, ne l´oublier pas pour comprendre ce qui suit.

Chapitre VI

Francis Ducher marchait devant le marin qui le suivait sans rien dire. Tout était finit à présent, son commerce allait lui être dérobé, il ne serait jamais à Marseille à temps avec l’argent.
Près de vingt ans auparavant, Francis s’était lancé dans les affaires, reprenant ce que son père lui avait laissé : moins que rien.
Son père avait été un grand marchand à Marseille, s’enrichissant de tout, vin, bois, blé, charbon, marbre, esclaves, tous était bon pour un homme aussi impitoyable en affaires que l’était son cœur avec ceux qui l’entouraient. Il n’avait donné qu’un seul enfant à sa femme avant de la répudier, il voulait seulement un héritier pour reprendre ce qu’il avait bâti, faisant de lui un être avide de richesses, impitoyable, profitant des faiblesses des autres pour se servir d’eux jusqu’à ce qu’ils deviennent inutiles.
Francis admirait son père, jusqu’à ce que tout s’effondre, sans qu’il ne sache jamais pourquoi, toute sa fortune s’était évaporée. Fondant comme neige au soleil vers la fin de sa vie, ses affaires devenant de véritables gouffres financiers, finalement, son père était mort sans le sous, criblé de dettes.
Et c’était Francis qui avait dut remonter la pente de la même manière que son père, mais en plus impitoyable encore, allant jusqu’à ordonner à cette vermine de William pour éliminer ses créanciers et ses concurrents. Francis s’était bâti un empire sur les ruines de celles de son père, mais depuis peu, tout avait commencé à s’effondrer, mais la malchance n’y était pour rien, il n’y avait pas de concurrent étrangers surgissant de l’ombre pour tout lui voler, non.
Francis avait connut un vide démesuré toute sa vie que rien ne pouvait soulager, pas un grain de joie, pas de bonheur, toujours cette sensation de lourdeur dans la poitrine, comme une main agrippant de toutes ses forces son cœur.

Et puis un jour, un homme était venu lui demander de financer son projet dans les Alpes de mine de fer ou de charbon, il ne savait plus exactement. Cette affaire, il l’avait sentit à des kilomètres était une véritable folie sans nom, même le plus incapable des hommes l’aurait sentit, pourtant il avait accepté sans savoir pourquoi, mais lorsqu’il l’avait fait, il s’était sentit comme libéré d’un poids. Une première bouffée d’air pour ses poumons asphyxiés, une joie intense s’était emparée de lui, il allait perdre une fortune, mais il était heureux.
Et il avait enchaîné les catastrophes, tous les projets les plus suicidaires, il les avait financé, perdant chaque jours plus d’argent, jusqu’à il y a quelques mois où il se rendit compte : il ne lui restait plus rien. Tous ses efforts avaient disparut, il était endetté et bientôt, on lui prendrait tout.
Ce fut comme un réveil brutal d’un rêve magnifique pour replonger dans une réalité abominable. Pendant des années, il avait usé d’une drogue qui petit à petit le rongeait mais lui procurant un bien impossible à décrire, et à présent qu’elle était sur le point de le tuer, il tentait de décrocher et sauver sa pauvre vie. C’était tel qu’il voyait les choses, il avait été abusé par quelques mécréants qui avaient œuvré pour sa chute, il avait alors fait voile vers Palerme afin de tenter de refaire sa fortune en se procurant de la soie avant qu’il ne soit trop tard pour lui. Mais sans argent, il avait dut faire appel à William, ce chien qui l’avait laissé tomber il y a des années, pour faire le voyage, et arrivé à Palerme, il avait vendu tous ses biens, tout ce qui lui restait y était passé afin d’acheter la soie qu’il gardait dans les cales pour la revendre à Marseille avant que ses concurrents ne lui prennent tout.

Mais à présent, tout était finit, William se vengeait de lui, il faisait tout pour le mener à sa chute. Il ne savait pas comment, mais il était responsable de l’absence du vent, et quand il était revenu, il avait cette fois prétexté une tempête afin d’encore une fois l’empêcher d’arriver à Marseille. Et maintenant que la tempête était passée, il y avait ce navire et ses prétendus esclavagistes.
Francis se rendit compte qu’il était piégé sur cette misérable île, il comprenait enfin ce que faisait William : il se jouait de lui, lui faisant croire régulièrement que l’espoir revenait pour ensuite lui annoncer un autre empêchement, tout ça pour le voir souffrir, pour le regarder mourir à petit feu devant sa vie qui se désagrégeait à chacun de ses pas. Il avait fait baisser les voiles pour ne pas profiter du vent et lui avait fait croire qu’il n’y en avait pas, avait envoyé le navire s’échouer alors que la tempête n’était pas si forte que ça, et ces pirates, il avait dut les engager pour l’effrayer.
Et une fois qu’il aurait finit de s’amuser, que ferait-il de lui ? C’était évident, il le tuerait. Il lui trancherait la gorge en lui faisant contempler une dernière fois le désastre qu’était devenue sa vie avant de finalement la lui retirer. Mais il ne se laisserait pas faire, non, il se battrait jusqu’au bout.

Alors qu’il marchait vers le village le long d’un sentier abandonné, Francis s’arrêta net. Le marin derrière lui faillit lui rentrer dedans. A quelques mètres devant eux, le père de Francis était là, à regarder son fils avec cette expression qu’il arborait souvent lorsqu’il l’incitait à se surpasser, à se montrer toujours plus ruser pour arriver à ses fins lors des jeux qu’il lui faisait faire lorsqu’il était enfant : ce sourire sinistre, la tête légèrement baissée qui rendait son regard sournois.
Son père l’emmenait avec lui dans ses voyages d’affaires et se montrait impitoyable avec les gens qu’ils croisaient pour lui montrer comment les traiter. Un des jeux préférait de Francis enfant était lorsque son père lui ramenait quelques insectes prisonniers dans des boites en bois, dans les jardins de leur manoir se trouvait une fourmilière, Francis prenait les insectes que son père lui offrait et leur arrachait les pattes avant de les livrer aux petites créatures qui le dévorait sous ses yeux avides. La lente agonie des sauterelles, des guêpes et de tous ces insectes avaient été de vrais moments de plaisirs sadiques pour lui.
Un jour, Francis avait capturé lui-même une minuscule souris, peut-être un nouveau-né, alors qu’il était là, en Sardaigne, immobile à regarder le fantôme de son père, il se remémorait avec extase le son des petites pattes de la souris se briser entre ses doigts, il l’avait ensuite déposé avec autant d’attention qu’une mère à côté de la fourmilière.
Au départ, les fourmis s’étaient éloignées, paniquées par cette bien bête plus grosse que celles qui leur étaient apportées jusque là. Mais au bout d’un moment, l’un des insectes plus courageux que les autres s’aventura sur la souris paralysée et ce fut alors la ruée. Les fourmis se jetèrent sur le nouveau né, cela avait duré des heures avant que les fourmis n’en finissent. Lorsque le jeune Francis s’était relevé avec une curieuse sensation agréable dans le bas ventre, il avait vu son père derrière lui, qui le regardait avec le même regard qu’il avait aujourd’hui. Plein de fierté pour le fils qu’il avait crée.

Francis regarda avec attention le fantôme de son père qui fit un léger signe de tête pour l’encourager.

-Qu’est-ce que t’as ? Demanda le marin derrière lui. Tu te bouges oui ? On a pas toute la journée !

Francis chercha quelque chose sous ses vêtements au niveau des aisselles qu’il trouva très rapidement, William n’avait pas ordonné à ce qu’on le fouille, ce manque de vigilance allait lui coûter très cher. D’un mouvement brusque, il se retourna en fendant l’air avec le couteau qu’il avait retiré de sa cachette sous son bras gauche. La gorge du marin s’ouvrit, laissant gicler un torrent de sang sur Francis, l’homme s’effondra à terre en se tenant la gorge, poussant de petits cris étouffés.
Francis devait faire vite, il devait retourner au village et en chemin trouver un plan pour se venger de William…mais la vision de l’homme baignant dans une mare de sang grandissante s’imposa à lui. Francis s’agenouilla à côté du marin et le regarda se vider de son sang avec la même fascination morbide que le jour où il avait regardé une petite souris se faire dévorer vivante par des centaines de fourmis.

Et bien voila, si je ne passais pas déjà pour un taré jusqu´à maintenant je pense que c´est chose faite maintenant ! ^^

Farwing
Farwing
Niveau 10
06 août 2007 à 09:32:56

Enorme, le marchand qui se révèle être un psychopathe et un paranoïaque !

Effectivement, tu doit être taré, tu es atteint d´une maladie très grave appelée le talent !

Continue, de toutes façons, c´est incurable !

einleblanc
einleblanc
Niveau 7
06 août 2007 à 11:50:49

Tout a fait d´accord tu es dingue! :gni:
dingue et bourré de talent c´est la la rancon du succès !

Delpherion
Delpherion
Niveau 4
07 août 2007 à 19:00:53

et moi qui disais aue je l´aimais bien...

Squalldiveneta
Squalldiveneta
Niveau 6
08 août 2007 à 00:59:02

C´est pour ça que je trouvais amusant que toi tu le trouves amusant alors que je laissais quand même bien voir qu´il était un peu taré déjà avant. ^^

Je sais pas pourquoi mais depuis que j´ai posté ce denrier chapitre je m´attend à voir débarquer chez moi à tout moment un gars en blouse blanche avec un énorme filet à papillon. ^^

Farwing
Farwing
Niveau 10
08 août 2007 à 01:33:38

La chemise blanche à manches longues dans la dos est à la mode aussi ! :rire:

Thespok
Thespok
Niveau 9
08 août 2007 à 11:12:21

:bravo: C´est super d´avoir autant de pages a lire quand on revient de vac´s ! Toutes mes félicitations continue comme ca !

Delpherion
Delpherion
Niveau 4
09 août 2007 à 18:11:22

lol justement je l´aimais bien car il etait tare ^^

Squalldiveneta
Squalldiveneta
Niveau 6
10 août 2007 à 04:06:52

Chapitre VIII

William, Francesco et Giovanni qui les accompagnait, marchaient lentement en direction du village. Aucun d’eux ne parlait, il n’y avait pas grand-chose à dire de toute façon.
Giovanni était inquiet, un sombre sentiment de malaise l’habitait et il soupçonnait les esclavagistes d’en être la cause. Evidemment, il était normal qu’il s’inquiète à leur sujet, pour lui et encore plus pour Matilda, une nouvelle chance s’offrait à eux, ils pourraient rebâtir leur vie quelque part ensemble et ces pirates apparaissaient alors qu’ils étaient si proches de la fin de leur voyage. Seul un simple d’esprit ne s’inquiéterait pas.
Mais ce n’était pas tout, autre le chose l’angoissait, il n’arrivait pas à savoir ce que ça pouvait bien être. Mais la chose la plus troublante était que dans sa tête, il revoyait son double, « L’Autre », dans son église en flammes. L’Autre ne le regardait pas avec son air narquois, mais avec sévérité et appréhension, comme s’il voulait le mettre en garde.
Giovanni repoussa cette idée, s’il commençait à penser de telles choses, il serait bien vite dans le même état que Francis, au bord de la folie, ou en plein dedans.

-Bordel de... Jura William devant lui.

Tiré de ses pensées, Giovanni mit quelques secondes à comprendre ce que ses yeux voyaient, allongé au milieu du chemin. Le marin qui avait été envoyé plus tôt pour raccompagner Francis était allongé dans une mare rouge, du sang ?
Puis, son esprit parvint à assimiler l’image et l’angoisse qu’il ressentait augmenta considérablement en intensité.
William et Francesco se précipitèrent auprès du corps, ils ne prirent même pas la peine de tâter son pou, vu la quantité de sang qu’il avait perdu, il était bien mort.

-Et merde ! Hurla William comme un damné. J’aurais dut me douter que ce bâtard avait perdu l’esprit ! Et moi je n’ai même pas regardé s’il était armé ! J’aurais dut le raccompagner moi-même et là ce misérable n’aurait pas eu autant de chance !

-Il faut retourner au camp. Dit calmement Francesco. Il se peut qu’il ait poursuivi sa route après avoir assassiné ce malheureux, où peut-être s’est-il enfuit vers l’intérieur des terres en espérant y être en sécurité. Quoi qu’il ait fait, on doit vite aller prévenir nos camarades pour qu’ils sachent ce dont ce fou est capable, ensuite on avisera.

-Oui. Répondit William sans pour autant se calmer. On retourne au camp et si cet ignoble rat s’y trouve…on laisse le corps ici, on reviendra le chercher plus tard.

-Et la sentinelle ? Demanda Giovanni. On ne peut pas le laisser tout seul, il se peut que Francis retourne le voir et lui fasse subir le même sort, nous ne devons pas rester seul avec ce cinglé dans la nature.

-J’y vais. Fit Francesco. Je resterais avec lui jusqu’à ce que vous veniez me chercher pour la relève, si vous n’avez pas attrapé ce fumier d’ici là, envoyez deux hommes.

A contrecœur, William et Giovanni regardèrent Francesco s’en retourner vers la falaise en courant, espérant que Francis ne le prennent pas en traître comme il avait dut le faire avec la malheureux qui gisait à leurs pieds.
Giovanni n’arrivait pas à évaluer combien de temps d’avance Francis pouvait avoir sur eux, il ne savait pas combien de temps s’était écoulé entre le moment où ils avaient envoyé le marin raccompagner Francis au village et le moment où eux même étaient repartit, cinq, dix minutes ? Ils avaient marché lentement en plus, Francis et le marin n’allaient pas très vite non plus, mais à présent, Giovanni avait l’impression qu’ils étaient partit aussi vite qu’un cheval au galop et que eux s’étaient trainés aussi lentement qu’une tortue.
William et Giovanni se mirent eux aussi à courir, ils devaient alerter leurs camarades, les mettre en garde contre le fou dangereux qui avait déjà assassiné un homme. Et par-dessus tout, Giovanni devait protéger Matilda.

Francis arriva au village, essoufflé par sa course. Il avait perdu du temps en contemplant le cadavre du marin, et bientôt, William et ses compères allaient trouver le corps, si ce n’était déjà fait. Francis avait pensé à le cacher, mais les traces de sang auraient été impossible à dissimuler, alors mieux valait le laisser là plutôt que de perdre un temps précieux à le déplacer.
Francis repéra les marins, le village n’était pas bien grand, logé entre une falaise et une petite forêt, il ne comptait pratiquement qu’une unique rue qui la parcourant dans sa longueur, les maisons ayant été construites le long de la route de terre qui partait de la plage et s’enfonçait vers l’intérieur de la Sardaigne à l’ouest, sûrement vers des villes plus importantes.
Les marins étaient à l’entrée ouest, réunis sur une petite place qui en fait était juste un espace entre deux maisons dans la rue qui était plus large que les autres. Ils ripaillaient ensemble, l’un d’entre eux avait même une mandore qu’il jouait plutôt bien, les autres l’accompagnaient par quelques chants de marins dans un ensemble assez chaotique et frappaient des mains et des pieds pour essayer de donner un rythme convenable sans y parvenir.

Mais soudain, il la vit. La fille qui avait embarqué à Palerme, c’était avec elle que tout avait commencé. L’ami de William avait insisté pour qu’ils les attendent, lui faisant perdre de précieuses heures, puis il l’avait battu comme un chien pour cela et l’avait traîné comme un misérable jusqu’aux quais.
C’était à cause de cette catin que ses malheurs avaient commencé, elle aussi il la tuerait, Francis s’en faisait le serment, mais pour l’instant elle pourrait lui être utile. Elle marchait seule sur la plage près du navire échoué.

-Excellent. Susurra Francis, un ignoble sourire sur les lèvres.

Il se mit à courir dans sa direction, elle ne le voyait pas arriver, lui tournant légèrement le dos. Il parcourut la trentaine de mètres qui séparait le village de la plage et commença à s’enfoncer dans le sable, la mer était calme et quelques minuscules vagues venaient mourir aux pieds de la fille. Francis arrêta de courir pour adopter une allure plus lente, tentant d’être le plus silencieux possible, mais elle l’entendit tout de même et le vit s’approcher d’elle.
Aussitôt, Francis sentit qu’elle se méfiait de lui, il pouvait le lire dans ses yeux, jamais elle ne lui avait adressé la parole. Sûrement avait-elle sentit elle aussi chez lui sa haine et sa répulsion. Elle fit un pas en arrière en voyant que Francis s’approchait d’elle. Il n’y avait même pas cinq mètres entre eux deux à présent.
Il la regarda des pieds à la tête, c’était une bien belle catin, jeune et bien formée, Francis aurait peut-être plus d’une manière de s’amuser avec elle.

-Bonjour. Fit-elle lentement comme si elle parlait à un enfant ou à un arriéré.

Francis sentit un effroyable flot de haine déferler en lui, il voulait la tuer, la saigner comme un port rien que pour cette manière condescendante avec laquelle elle venait de lui parler.

-Bonjour espèce de traîné ! Répondit Francis en souriant, mais son sourire ne fut qu’un affreux rictus pervers.

La fille fit un nouveau pas en arrière, puis, ses yeux descendirent sur la main droite de Francis qui serrait toujours son couteau taché de sang. Et ses jambes en étaient également recouvertes, le tissu de sa tunique autrefois blanc était rouge sombre, le sang ayant déjà commencé à sécher.
Elle fit demi-tour dans l’espoir de s’enfuir trouver refuge auprès des marins, mais Francis fit un bond en avant et l’attrapa par ses longs cheveux blonds qu’elle laissait libres, une vrai traîné, expression que son père adorait utiliser autrefois pour parler de sa mère et généralement de toutes les femmes.

-Tu n’iras nulle part espèce de chienne ! Marmonna Francis en la tirant brutalement, la faisant tomber à quatre pattes dans le sable.

Un cri s’échappa de ses lèvres mais mourût aussitôt lorsque Francis lui lança son pied dans le ventre avec une grande satisfaction. La fille gémit et suffoqua en s’affaissant dans le sable, se tenant le ventre à deux mains, le souffle coupé.

- Ecoute-moi bien espèce de garce ! Tu es à moi à présent et tu as intérêt à faire ce que je te dis, si tu désobéis, je te tranche la gorge, si tu cris, je te tranche la gorge, si tu tentes de t’enfuir c’est pareil. Tu m’as bien compris ?

Pour étayer ses propos, Francis se mit à genoux à côtés d’elle et lui entailla la joue droite d’un rapide coup de couteau. Elle émit un léger gémissement étouffé qu’il prit pour un oui, mais l’occasion était trop belle pour ne pas en profiter.

-Réponds espèce de traînée ! Cria-t-il en écrasant sous sa botte une de ses mains alors qu’elle tentait de se redresser.

-Oui ! Fit-elle en pleurant.

Francis eu un grand sourire de joie perverse et la fit se relever promptement, il l’aida à se remettre sur ses jambes en la tirant par les cheveux, et l’entraîna vers le navire échoué.
Le bateau était échoué sur la plage, penché sur un côté, il ressemblait à un de ces gigantesques monstres marins que l’on disait avoir découvert le long de certaines plages en France où en Ibérie.
Ils arrivèrent au pied du bateau, quelques cordes permettaient de se hisser à bord, Francis poussa la fille vers l’une d’elles.

-Allez monte, mais je te préviens, une fois là-haut, ton imagination te jouera des tours. Tu vas sûrement t’imaginer que tu pourrais m’avoir d’une quelconque manière lorsque je monterais à mon tour où bien que tu pourrais sauter lorsque je serais en haut et rejoindre le village sans que je ne te rattrape. Mais je t’en pris, hôtes-toi ces idées de la tête dès qu’elles viendront, car même si je serais en train de grimper, j’aurais mon couteau et toi tu n’aurais pas d’armes, ne penses même pas aux rames, elles sont très lourdes pour être maniée. Et si tu sautais, tu risquerais de te fouler la cheville et même si ce n’était pas le cas, rien ne ta garantit que je ne suis moins rapide que toi.
Alors soit raisonnable et tout se passera bien et tu pourras t’en sortir sans plus de mal.

Francis ne sut pas si son petit jeu avait marché, la fille le regardait avec colère, mais il sentit tout de même qu’elle y réfléchirait avant de tenter de faire une bêtise.
Elle attrapa l’une des cordes et se mit à monter plutôt rapidement, apparemment elle était en grande forme, avant qu’elle n’ait atteint le sommet, Francis se mit également à grimper le long d’une corde, non sans s’être assuré que personne ne les avait remarqué depuis le village où les suivait.
Il monta difficilement, sa course l’avait épuisé mais il savait trouver des forces supplémentaires dans sa rage contre William.

Matilda arriva sur le pont du navire, le français n’allait pas tarder à monter aussi. Elle se mit à chercher autour d’elle une arme quelconque, sans en trouver une seule, les rames étaient posées le long du pont, mais elle n’avait pas été assez stupide pour s’imaginer pouvoir s’en servir comme arme.
Une main s’aplatît derrière elle sur le pont, la tête du français dépassa et il commença à se hisser un peu plus haut. Matilda avait bien vu la folie dans son regard et aussi la manière dont il l’avait regardé, elle avait vu ce regard chez bien des soldats vénitiens à Palerme, sans Benasuto, elle n’aurait sûrement pas échappé aux sombres désirs de ses hommes.
Mais là, elle était à la merci d’un dément armé et qui apparemment avait déjà fait usage de son arme. Soudain, une peur horrible étreignît le cœur de Matilda, le marchand était partit avec William, Francesco et Giovanni, et maintenant il revenait seul et couvert de sang. Peut-être était-ce Giovanni qui avait succombé face à la folie de cet homme, où peut-être même les avait-il tous tué ?
Matilda, dans un élan de colère frappa du pied le visage de Francis qui essayait encore de se hisser sur le pont. Le fou hurla de douleur lorsque Matilda lui envoya son pied nu dans le nez, le talon de la femme le lui brisa et du sang s’écoula en abondance sur son visage. Mais Francis ne lâcha pas prise.

-Sale merdeuse ! Je t’avais dit de pas jouer à ça avec moi ! Hurla le marchand en se hissant sur le pont avec une nouvelle force.

Matilda voulut s’enfuir mais le fou se jeta sur elle comme un chien enragé, la plaquant à terre avec force. Le sang coulant de son nez lui tombait à présent sur son visage à elle, Francis, les dents serrées, les lèvres retroussées comme un animal prêt à mordre, le regard fou, leva son couteau au-dessus de sa tête, prêt à le lui enfoncer dans la gorge.
Matilda attrapa le poignet de l’homme au moment où il abattait sa lame, le couteau s’arrêta à quelques centimètres de son cou, mais le marchand était beaucoup plus fort, la folie décuplant ses forces. Francis susurrait des paroles incompréhensibles entre ses dents, lentement, le couteau se rapprochait de sa peau et bientôt finirait par la transpercer.
Dans un dernier effort, Matilda dévia la lame sur le côté, le marchand planta le couteau dans le bois juste à côté de la gorge de la jeune femme qui se redressa pour frapper avec a tête le nez déjà brisé du fou.
Elle sentit les os se broyer et le sang couler sur son front, Francis s’écroula en arrière en hurlant à plein poumon.

-Sale traînée ! Catin !

Matilda se mit à ramper loin de lui, elle devait fuir, elle devait s’assurer que Giovanni allait bien. Mais des mains puissantes l’attrapèrent aux chevilles, Francis s’était déjà redressé et la tirait en arrière, vers la cale à laquelle on accédait par une grande trappe au milieu du pont. Celle-ci était ouverte, Matilda ne savait pas ce qu’il pouvait vouloir y faire, même si une idée déplaisante lui vint à l’esprit. Elle regarda autour d’elle en vain à la recherche de quelque chose pour s’accrocher, soudain, Francis la lâcha et l’attrapa par les cheveux, il la fit se relever brutalement, Matilda hurla de douleur et voulu envoyer son poing à nouveau dans le nez de son agresseur, Giovanni lui ayant dit un jour que c’était le meilleur moyen pour se défaire d’un adversaire plus fort, en lui brisant le nez qui était si fragile.
Mais son geste s’arrêta, Francis n’avait pratiquement plus de nez, ce petit morceau de chaire pendait au niveau de sa bouche, encore retenu par quelque lambeaux de peau, le sang avait arrêté de s’écouler.

-Tout le monde descend ! S’exclama le fou avant de la saisir aux épaules et de la jeter dans le trou béant qui menait à la cale.

Sans avoir le temps de s’accrocher à quoi que ce soit, Matilda sentit le sol disparaître sous ses pieds et elle vit le ciel au-dessus d’elle, puis les contours de la grande trappe, et les ténèbres s´emparèrent d´elle.

etti10320
etti10320
Niveau 10
10 août 2007 à 04:19:13

Tu te lève tot toi :noel:

Farwing
Farwing
Niveau 10
10 août 2007 à 11:32:55

Je pense surtout qu´il se couche tard !

Où est la gallanterie française ! Francis n´est pas réellement un gentilhomme !

Très bon as usual. :bravo:

speedfire01
speedfire01
Niveau 9
10 août 2007 à 12:01:19

ouaaa exellent :noel:

Knight_Templar
Knight_Templar
Niveau 10
11 août 2007 à 22:42:40

quand est-ce qu´il la tue ?

Ton marchand, fais en sorte que les fourmis le dévorent !

GoodOldDays
GoodOldDays
Niveau 8
12 août 2007 à 13:52:10

:salut:

Je ne viens pas de ce forum, mais en passant ici pour chercher des infos sur M2TW, j´ai trouvé ta story et je ne peux m´empêcher d´admirer ton style et ton talent de conteur :ok:

Ton histoire est vraiment très prenante et vivante, bonne chance pour la suite. Il est évident que je la suivrai assidûment :oui:

Le-Nain
Le-Nain
Niveau 8
12 août 2007 à 16:32:49

Superbe histoire, continue.

:bravo: :bravo: :bravo: :bravo: :bravo: :bravo:

einleblanc
einleblanc
Niveau 7
12 août 2007 à 19:11:01

comme a mon habitude je dirais : la suite la suite !

GoodOldDays
GoodOldDays
Niveau 8
13 août 2007 à 10:30:56

A quand la suite :question:

Squalldiveneta
Squalldiveneta
Niveau 6
13 août 2007 à 20:06:47

Arf, pas ce soir, j´ai prit pas mal de retard sur la campagne polonaise (faute de temps ces derniers temps et d´une crise de flemmardise terrible, je l´avoue).

Mais je vais me remettre au boulot sans faute ce soir. ;)

GoodOldDays
GoodOldDays
Niveau 8
13 août 2007 à 22:47:01

En tout cas j´ai lu presque tout ton récit de Venise, c´est super aussi mais je pense que cette story gagnerait à ne pas toujours parler de la guerre, n´en déplaise aux sanguinaires du forum, d´où l´importance du personnage de Mathilda...

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