BMW : Sus à Toyota !
Sao Paulo, Brésil, tracé d’Interlagos. C’est précisément là, entre opulence et misère que le 22 Octobre se déroulera la dernière étape d´un championnat du monde de Formule 1 lui aussi tout en contraste cette saison. Un Grand-Prix qui mettra un terme aux championnats au pluriel : aucun des deux championnats, pilotes et constructeurs, n’a encore été remporté et les pilotes se livreront une double bataille sur la piste mais aussi dans les stands lors des ravitaillements. Les stratégies seront l´une des clefs du succès, sans oublier la fiabilité qui a cruellement fait défaut à Schumacher au Japon comme elle avait poignardé Alonso à Monza.
En marge du duel des ténors du plateau, un autre se profile à l´horizon des favelas. BMW contre Toyota. Un seul point sépare ces deux équipes respectivement 5è et 6è au classement Constructeurs. Pour BMW l´objectif principal au Brésil sera donc de devancer Toyota afin de conserver sa 5è place.
Auteur de belles qualifications lors des précédents Grand-Prix l’écurie alémanique peut arriver confiante en terres Brésiliennes. Nick Heidfeld et Robert Kubica seront épaulés le vendredi par le jeune pilote Sebastian Vettel, qui a laissé échapper la plupart de ses chances d´être sacré champion F3 Euroseries le week-end dernier, et cherchera à se changer les idées et à se remettre sur le bon chemin au volant de la F1.06.
"J´ai toujours aimé venir à Sao Paulo. Pas seulement parce que le circuit d´Interlagos est l´un de mes préférés ; j´adore le survol de la ville de Sao Paulo !" avoue Nick Heidfeld. "C´est incroyable de planer de longues minutes au-dessus de cette ville qui semble ne pas avoir de limites. Malheureusement, la criminalité est un problème là-bas comme dans beaucoup de grandes villes dans le monde. En tant que pilotes, nous n´y sommes pas confrontés."
"Mon meilleur souvenir ici reste mon premier podium en F1, en 2001, avec l´équipe Sauber. C´était une course difficile sur piste humide, mais tout s´était bien passé et j´avais terminé à la 3è place, derrière David Coulthard et Michael Schumacher. Le premier virage est l´un des meilleurs du calendrier, même si la surface bosselée n’est pas très agréable. Il paraît que ce point noir avait été amélioré l´année dernière, mais je n´avais pas pu rouler à Interlagos à cause d´une blessure. J’espère terminer cette saison sur une bonne course."
Robert Kubica, qui a dû apprendre moult circuits cette année, n´arrivera pas en terrain inconnu à Interlagos. Le Polonais connaît la topographie du tracé brésilien, et sait qu´il lui faudra avant tout se méfier des inombrables bosses.
"J´ai déjà roulé sur ce circuit en 2002, je participais au championnat de Formule Renault 2000 et j´avais été invité à participer à la dernière manche du championnat du Brésil" explique Robert Kubica. "C´est un circuit que j´apprécie et dont j’aime la configuration même s´il est un peu bosselé. Juste après le dernier virage, il y a une très forte pente qui vous ramène directement sur la ligne droite principale du circuit. Le dénivelé n´est pas bien rendu à la télévision. Il y a quelques virages difficiles, mais je pense que revenir à Interlagos au volant d´une F1 sera une bonne expérience pour moi."
"Je crois que ce circuit est l´un des plus difficiles de la saison du fait de sa nature bosselée et de son côté vieillot" estime pour sa part Sebastian Vettel, qui fera ses premiers tours de roue à Interlagos. "Au volant d´une F1 on ressent la moindre bosse et il est parfois très dur de composer avec. Boucler les 71 tours de course doit être très difficile sur le plan physique. A chaque fin de course, les pilotes semblent complètement épuisés. Il y a deux ans, je me souviens avoir vu Kimi Räikkönen et Fernando Alonso reposer leur casque sur l´appuie-tête."
je suis jaroslav