Interview Robert Kubica
Pouvez-vous nous décrire vos émotions lorsque vous vous êtes retrouvé sur le podium à Monza ?
Mon premier sentiment fut le bonheur, et aussi la satisfaction de donner à l’équipe un résultat important. Le fait que cela se soit passé à Monza n’est pas également pas dénué de signification pour moi.
Vous décririez-vous comme quelqu’un d’émotif ?
Pas vraiment. Cela n’aide pas dans mon métier et je suis chanceux de ne pas l’être.
Comment avez-vous été accueilli à Cracovie ?
Les habitants de ma ville natale sont très excités et il est un peu difficile de gérer la situation. C’est très positif d’un côté, très compliqué de l’autre, surtout pour moi. Mais je sais bien qu’il faut payer le prix d’une perte de la vie privée lorsque l’on devient une personne publique.
Pensez-vous qu’un autre podium soit possible en 2006 ?
Je sais que c’est une attente, mais je suis conscient que ce ne sera pas facile. La différence est que je sais désormais que c’est possible. Mais chaque course est différente et je préfère prendre le départ de chacune sans penser aux précédentes.
Quelles sont les principales qualités qu’un pilote de Formule Un doit posséder ?
Savoir développer sa voiture avec son ingénieur de course et tenter d’en tirer la quintessence dans toutes les conditions. Et enfoncer la pédale d’accélérateur !
Quand et pourquoi vous êtes-vous intéressé au sport automobile ?
J’étais trop jeune pour m’en souvenir. Vous devriez demander à mon Père !
Quelle fut votre première voiture ?
Une toute petite voiture française. J’ai également conduit une Renault lors d’un premier test F1 à Barcelone l’année dernière, mais elle avait beaucoup plus de cv !
Vous avez déménagé en Italie à l’age de 13 ans pour continuer votre carrière en karting. Comment était-ce de vivre sur place sans votre famille ?
Les Italiens sont des gens très amicaux et j’ai rapidement et facilement appris la langue. J’ai globalement de bons souvenirs. Lorsque vous êtes si jeune les besoins ne sont pas énormes. Ma famille m’a manqué, mais je n’avais pas d’alternative si je voulais faire de la compétition dans un environnement professionnel.
Quelle fut votre pire expérience de votre vie ?
Mon accident de voiture, sur la route, où je me suis cassé le bras. J’ai su que j’allais m’en remettre mais je ne savais pas si cet évènement aurait un impact négatif sur ma carrière.
Quelle fut votre meilleure course à ce jour ?
Ma première course en F3 Euroseries au Norisring. C’était seulement 6 semaines après mon accident, et j’ai gagné la course. Je devait utiliser mon bras droit pour changer les vitesses et devait manier le volant essentiellement avec mon bras gauche.
Que pensez-vous de la retraite de Michael Schumacher à la fin 2006 ?
Il a pris sa décision et je ne pense pas que je sois bien placé pour faire un commentaire sue le sujet. Cela étant dit, je suis monté sur mon premier podium en sa compagnie et je peux vous dire que ce fut un honneur.