Dans un avenir proche, le calendrier annuel de la F1 pourrait augmenter jusqu’à vingt courses par an – sous peine de voir ‘la vieille Europe’ perdre quelques-unes une de ses dates historiques.
Le Président de la FIA - Max Mosley – et Burkhard Göschel, membre du conseil de direction de BMW, ont convenu d’en discuter plus amplement.
A quel point les courses européennes sont importantes dans le calendrier du championnat du monde de F1 ? « Elles sont importantes - mais il y a toujours un nombre disproportionné de courses en Europe. Si vous regardez les Jeux Olympiques, par exemple, au cours des 100 dernières années – environs 50 % d’entre eux se sont déroulés en Europe, et nous sommes loin de cet équilibre » admettait Mosley.
« Nous obtiendrons un bon équilibre entre les courses européennes et non-européennes en développant des marchés. Des endroits comme l’Inde, la Russie et l’Amérique Centrale sont des marchés tout très importants » citait le Président de la FIA.
Burkhard Göschel regarde plutôt vers l’Amérique du Nord : « Pour les constructeurs européens, par exemple, l´Europe et les USA sont les plus grands marchés. Il pourrait également y avoir une croissance très rapide en Chine. En Inde, la croissance est beaucoup plus lente. Les Etats-Unis sont toujours le marché le plus important du monde. C´est un secteur où la F1 a toujours quelques faiblesses.
»
Après la disparition du Nurburgring et d’Imola du calendrier en 2007 – certaines inquiétudes se font jour pour d’autres dates comme le Grand Prix de France, et même celui de Grande-Bretagne !
Max Mosley se montrait toutefois rassurant : « Dans les arrangements existants avec FOM, nous avons une clause qui stipule que la FOM ne peut pas proposer un calendrier qui implique l´annulation d´un événement traditionnel sans le consentement de la FIA. Nous avons un filet de sûreté. Mais je ne doute pas que quand les constructeurs automobiles viendront discuter leur accord - ils s´assureront qu´une partie de leurs intérêts commerciaux sont prises en considération. »
Burkhard Göschel en convient : « C’est important d’avoir une course en Allemagne, en France, en Angleterre, en Italie et sur un marché qui est très fort comme l´Espagne. Mais nous devons en discuter - parce qu´il y a un nombre limité de courses. L´Europe est toujours une préoccupation très importante pour les constructeurs - de même que les USA. »
« Il va nous falloir en discuter longuement, mais ce n’est pas une chose qui va faire barrage entre nous et les constructeurs » concluait Max Mosley.
J-P.K
© CAPSIS International