Mass damper : un gain de 0.3 seconde
Directeur exécutif de l’ingénierie Renault et stratège de la formation au losange, Pat Symonds admet que le mass damper fait partie intégrante du concept des RenaultF1. Sur des circuits comme le Hungaroring, Monza, Suzuka ou Indianapolis, l’avantage de l’exploitation de la suspension à absorption de vibrations peut se chiffrer à 0.3 seconde au tour environ, selon nos informations.
Renault ne peut se permettre de laisser le moindre paramètre sans réponse dans sa course aux deux couronnes mondiales. Au cas où la cour d’appel internationale donne raison à la FIA (22 et 23 Août prochain) et décide de bannir le mass damper (pourtant adoubé par la Fédération Internationale de l’Automobile l’année dernière sous sa version actuelle !) , Renault est dans l’obligation de préparer ses R26 à une amputation du système. En lieu et place du mass damper, un lest a été placé pour éviter dans un premier temps de chambouler la répartition des masses.
La suspension arrière a également fait l’objet d’un ajustement. Le Lundi suivant Hockenheim, Renault et Michelin ont décidé de retourner à l’ancienne carcasse des pneus Français. Celle d’Hockenheim avait été trop agressive pour une R26 sans suspension à absorption de vibrations.
Les études menées ont un coût, celui de la compétitivité en cas de perte du procès, ou de l’argent jeté par les fenêtres si l’appel de la FIA est rejeté ! En cas de validation du mass damper la semaine prochaine, Renault pourrait fort justement réclamer des dommages et intérêts à la FIA, qui préconise les réductions de budgets à tout va mais ne craint pas de forcer les écuries à dépenser une fortune dans un projet inutile