Epreuve de vérité pour Ferrari
La Scuderia doit confirmer au Nurburgring
04/05/06 10:38
Au pays de Schumi, l´heure de vérité approche pour Ferrari: il faut prouver dès le Grand Prix d´Europe de Formule 1, dimanche en Allemagne, que le triomphe d´Imola n´est pas qu´un feu de paille circonstanciel et que le duo Schumacher-Ferrari peut prétendre au sacre.
L´épreuve du Nürburgring, réclamant une voiture équilibrée et performante dans tous les domaines, sera en effet un test bien plus sérieux que le GP de Saint-Marin où doubler est quasiment impossible.
Dans la forêt vallonnée de l´Eifel, en revanche, "il y a plusieurs endroits propices aux dépassements", prévient le Finlandais Kimi Räikkönen (McLaren-Mercedes).
L´an dernier, la Ferrari de Michael Schumacher avait fait très forte impression à Imola (2e derrière la Renault de Fernando Alonso), avant de retomber dans l´indigence à partir du Grand Prix suivant. Mais cette année, la Scuderia assure être compétitive, mettant les contre-performances de Malaisie et d´Australie sur le compte de la malchance et de mauvais choix.
"Après Imola et les résultats positifs des essais privés, je suis confiant: nous sommes capables de viser la victoire", assène Schumacher.
"Je pense que nos problèmes de début de saison sont du passé", poursuit-il, estimant que la performance des Ferrari à Imola (pole et victoire de Schumacher et 4e place de Felipe Massa) n´était pas comparable à celle de l´an passé.
"Je ne pense pas que la situation soit la même que la saison dernière où Imola avait été pour nous un rayon de soleil (...) Je pense que nous sommes en état de nous montrer aussi compétitifs qu´à Imola durant le reste de la saison", assure-t-il.
Et ainsi pourra-t-il peut-être se mêler à la lutte pour le titre mondial. "Nous ne savons pas aujourd´hui à quel point les Ferrari peuvent être constantes (...) Il est sans doute trop tôt pour savoir comment se déroulera la saison, mais je pense que nous ne pouvons pas les éliminer du jeu, d´autant que Michael sera devant son public ce week-end", se méfie d´ailleurs Fernando Alonso (Renault).