A vos ordres
Chapitre 24 : Au lever du Soleil…
Le jour venait à peine de se lever. Seuls les ronflements de Waty venaient perturber le calme de l’aube. Quelle belle lumière ! Les rayons du Soleil venaient effleurer le sable du désert, avec une lumière rose. Enfin, vous n’êtes pas à ma place, vous ne pouvez pas comprendre cette clarté… Je balayai du regard le troupeau. Tout le monde dormait paisiblement à l’exception de Waty qui semblait se battre dans son sommeil. Quel phénomène celui-là ! Tout à coup, je vis West, de ses muscles puissants se relever. En temps que chef, c’était de son devoir de se réveiller le premier. Il scruta le troupeau de ses yeux perçants. Il me remarqua, moi, le fils de l’ancien chef qui avait désiré que son fils devienne, un jour, le nouveau chef. Pour l’instant, West le remplacerait. Il sentait bien que j’étais perplexe. Mais, que pouvait-il faire pour répondre à mes questions ? Ce que j’ignorais, c’est que Braise avait fait juré à lui, West, de ne pas révéler certaines choses qu’il pensait confidentielles. Alors, le voilà, lui, West, le nouveau chef du troupeau. C’est sûr qu’il ne rivaliserait pas avec Braise. Mais, qui pourrait être meilleur chef que l’illustre Braise, le grand étalon de feu ? En songeant à cela, West se retourna vers moi. Bien sûr, qui serait meilleur chef que le fils de Braise, justement ? Flamme était fougueux, rapide comme l’éclair, excellent combattant, et surtout, extrêmement gentil et serviable. Le parfait petit clone de Braise, quoi ! Sa mère, hélas, était morte lorsqu’il était tout jeune. Depuis, son père n’avait pas sut lui donner l’affection qu’il désirait, celle d’une mère…
West détourna son regard de moi, et replongea dans sa conscience. Je ne m’en souciais guère. Ce que j’aimerai, c’est galoper tranquillement, moi aussi, perdu dans mes pensées. Mais pourquoi attendre ? C’est vrai ! Si j’avertissais West de mon départ, il saurait qu’il faudra m’attendre ! Au cas ou, je tapotai doucement Waty du sabot. Il me répondit d’une voix très ensommeillée :
- Hmm… Quoi…
- Hé, Waty ! Je vais galoper dans le désert pour me défouler. Si je ne suis pas revenu lorsque tout le troupeau s’est réveillé et qu’il est prêt à partir, tu avertis West, ok ?
- …ok…
Je fis volte-face et partis au triple galop au travers des dunes de sable. Que cela faisait du bien de pouvoir galoper contre le vent ! Mes sabots s’enfonçaient dans le sable, ralentissant un peu ma course, mais bon, c’était presque la même allure que dans la prairie ! J’étais seul, dans ce grand désert, au lever du Soleil, avec une température assez douce. Que pourrais-je désirer de plus ?