Chapitre 22 : Les amoureux, et puis quoi encore ?
Il reçut en écho, un tonnerre de hennissements. West reprit plus doucement :
- Ce qui veut dire que nous devons dire en revoir à notre nouvel ami, Sablé !
Je sentais bien qu’il avait dit cela avec regret. Etait-il triste de quitter « notre nouvel ami » ? Je ne savais pas que West s’était attaché à Sablé. Nous ne le connaissons depuis à peine deux heures… La voix de Tornade me tira de mes pensées :
- Flamme ? Tout va bien ? Tu es comment dire… étrange.
Je rougis en pensant qu’elle songeait à moi. Je la rassurai :
- Ne t’inquiète pas, c’est juste que tu sois réconciliée avec moi, ça me fait tout bizarre, je ne sais pas pourquoi…
- Je reconnais que moi, c’est pareille… je ne t’avais pas parlé depuis environ deux semaines… Cela me manquait un peu de ne pas avoir d’ami… J’adore mes petits frères, mais ce n’est pas pareil que d’être avec toi…
Elle fut interrompue par Waty qui, tout heureux d’avoir gagné son combat, sautait dans tous les sens. Il nous dit, impatient :
- Hé, les amoureux ! Vous venez, on doit partir !
- Qu’est ce que t’as dis, fis-je, rouge de colère cette fois-ci.
- Quoi ? Les amoureux ?
- Oui !
- Oh, franchement, vous vous dévorez des yeux chacun et vous êtes tout rouge !
- C’est ma colère, me défendis-je. Tu racontes tellement n’importe quoi que j’ai le sang qui remonte à la tête !
- Moi, c’est le Soleil… bredouilla Tornade.
- Mais oui, fit Waty, sarcastique. Bon, vous vous rappelez de ce que j’ai dis ?
- Quoi ?
- On y va ! D’ailleurs, au cas où vous ne l’auriez pas remarqué, le reste du troupeau est déjà parti !
Je tourne la tête et je remarquai que, comme l’avait dit Waty, le troupeau sillonnait le sol à travers les dunes de sables. Il marchait lentement, pour économiser leurs forces. Waty grimpa sur mon dos, Cendré sur celui de Tornade, et nous partîmes au galop, pour rattraper le troupeau. Maintenant, comme l’avait dit West, que nous avions notre destination devant nous, plus rien ne pourrait nous arrêter !