Chapitre 17 : De l’eau, enfin !
Il l’aura bien cherché, ce mal élevé. J’entends la voix de West qui proclame :
- Et le vainqueur est « le petit Ponyta », Flamme !! !
- Grrr, grogna le Cacturne. Je dois bien reconnaître que ce canasson est plus fort que je l’imaginais.
- Ha, ha, tu ne t’attendais pas à cette défait, n’est ce pas, gros cactus, plaisanta Waty.
- Waty, arrête… commençai-je.
- Non, trancha Sablé. Ce petit Kaiminus a parfaitement raison, je ne m’y attendais point.
La Cacturne se tourna vers moi :
- Bravo… Flamme, c’est ça ? Je suis le maître de ce désert, le désert des Souffrances ! Et, tu m’as battu. Je suis déshonoré, tu pourrais devenir le nouveau maître si tu le voulais…
- On me la déjà répété maintes fois, cette réplique, fis-je, enchanté.
- Si je peux faire quelque chose pour vous, n’hésitez pas…
- Merci, dit West. Si ce n’est trop vous demandez, pourriez-vous nous donnez de l’eau, je vous prie ? Nous parcourons ce désert depuis déjà bien des jours.
- C’est tout, s’exclama Sablé, étonné. Je n’en ai point car les Cacturnes n’en ont guère besoin…
- Oh, fit Waty.
- Mais, il y a une source non loin d’ici, continua le Cacturne.
- Ouai, claironna le Kaiminus.
- Vous avez tous entendu ? interrogea West. De l’eau pour tout le monde !
Il fut acclamé par un tonnerre de hennissements.
- Surtout, celui qu’il faut remercier, c’est Flamme ! Je n’aurais pas fait mieux !
De nouveau, le troupeau poussa des hennissements de joie.
- Et bien sûr Sablé !
Quelques Galopas, polis, hennirent de remerciement.
- Ha, ha, c’est la moindre des choses, venez, on y va !
Et, une demi-heure plus tard, je me retrouvai à boire goulûment dans une petite oasis, à l’ombre des palmiers. Le rêve quoi !
Quel bonheur de pouvoir boire une eau si saine, si propre ! Je vis de nombreuses mères hésiter à laver leurs poulains à l’eau. Quand à Waty, il était au paradis ! Il glissait sur le dos des Galopas, arrivait dans les bras de Sablé, sautait sur quelques croupes et faisait un vol plané dans l’eau, à cause de Galopas qui, craintifs, ruaient pour enlever ce qu’ils avaient sur la croupe, croyant que c’était une attaque ennemi ! Je rigolais en cœur avec le troupeau, quand, soudain, Tornade s’approcha de moi, les yeux pétillants de vitalité. Je me sentis rougir. La tête que je devais avoir ! J’espérai que tornade ne l’avait pas remarqué… Je replongeai la tête dans l’eau tandis qu’elle s’approchait. Aïe !