Chapitre 43 : Vite… Le temps presse
Tous ses partisans reculèrent de peur. Que croyaient-ils ? Que j’allais les tuer ?
Non, je n’étais pas comme ça.
Je vis tout de même Horacio s’avancer majestueusement vers moi.
« C’est bien mon frère qui a enlevée ton amie. Black la fait enfermer dans une prison effroyable, un monde parallèle. On appelle cela une prison d’air. Désolé de te l’annoncer comme ça… mais ton amie y est enfermée pour l’éternité…
- Non… ce n’est pas possible, balbutiai-je. Il doit exister un moyen de la sortir de là…
- Il y en a bien un.
- Lequel, je donnerai tout ce que j’ai pour la sauver !
- Tu devras le payer de ta vie. Black savait que tu voudrais la sauver, il aura gagné si tu échanges ta place avec elle. Mais le temps presse.
- J’y vais. »
Je m’apprêtai à faire volte face mais Horacio me retint un instant de plus :
« Réfléchis bien, pauvre inconscient. Tu disposes d’une puissance phénoménale, et tout ce que tu en fais, c’est la gaspillé en sauvant une jument, alors que tu pouvais devenir un grand héros…
- J’aime Tornade ! Et je ferais tout ce que je pourrais pour la sortir de là ! »
Avant que je ne parte au grand galop, je l’entendis murmurer entre ses dents :
« Pauvre fou. »
Je ne m’en inquiétai guère. Comme l’incarnation de la glace l’avait annoncé, je devais me dépêcher. Mais par où aller ?
Au-delà de la forêt de pierre… Mais à droite, à gauche…
Je ne pouvais le déterminer mais je sentais mon cœur s’emballer vers la droite. La bonne direction…
C’est donc par là-bas que je partis.
Comme porté par l’amour qui me liait à Tornade, je filais comme le vent dans le tunnel pourtant sombre.
Au bout d’un moment, que dire, trois heures où j’avais galopé sans relâche, je vis une silhouette sombre de pokémon. Un Galopa plus précisément.
West ?
Que venait-il donc faire ici ? Je l’interpellais :
« West ! C’est moi Flamme ! »
Il ne cilla même pas. Il fixait la paroi derrière lui avec la plus grande attention.
J’allongeais encore plus mes foulées pour parvenir à sa hauteur. D’un bref mouvement autoritaire, il me fit signe de ma taire. Pourtant des millions de questions me trottaient dans la tête.
Tout à coup, j’entendis comme un gémissement étouffé provenant de la paroi.
Je tendis encore plus l’oreille, cherchant les moindres vibrations.
Hélas, je ne perçus rien de plus.
J’interrogeai West du regard. Il avait cessé sa contemplation et me fixait de ses yeux lumineux.
« C’est ici, Flamme… Au-delà de cette paroi se trouve la prison d’air, une partie de la dimension parallèle.
- Je délivrerai Tornade, murmurai-je.
- Non. C’est bien trop dangereux ! Sois tu restes ici bien sagement et tu laisses Tornade, sois tu échanges ta place.
- Tu es le chef du troupeau ! Ton devoir est de le sauver, quel que ce soit le problème ! Lui rappelai-je.
- Tu es comme ton père… Je te défends d’y aller !
- J‘m’en fiche ! Tornade est bien plus qu’une simple amie !
- Alors tu devras me passer sur le corps ! » Fit-il, en position de combat.
Me battre contre West ?
On n’a pourtant pas le droit d’affronter notre protecteur, le chef du troupeau ?
Mais puisque il insiste…
Mon épaule me lance toujours et je suis épuisé de mon combat contre Black.
A contre cœur, je concentre toute mon énergie dans une seule attaque. Il ne pourra pas résister même s’il y met toute sa volonté.
Il me lance une lance-flamme mais je contre attaque avec une déflagration dont la puissance dépasse toutes mes espérances.
Son attaque ne put résister à la mienne, il s’écroula.
« Flamme… Non… » Hoqueta-t-il.
Je reculai, afin de prendre de l’élan. Je ne savais pas où j’irais dès que j’aurais traversé la paroi, mais je pensais aux hennissements de désespoirs de Tornade… Elle si fougueuse, elle adorait galoper dans les plaines… moi aussi mais… Je refuse de la voir périr là-dedans.
Alors, je prends le galop, encore cinq foulées, quatre, trois, deux une, je franchis la paroi.