Chapitre 9 : Un nouvel ami !
Où suis-je… J’entends comme un bourdonnement… Quand cela cessera-t-il…
- Et toi ! Debout !
- …
- Debout ! Le Soleil est déjà haut dans le ciel. Tu vas attraper un coup de Soleil !
- Qui es-tu ? Et arrête !
Même si j’avais les yeux fermés, je sentais très bien que quelqu’un était en train de me frapper le visage. Je déteste être réveillé comme ça…
- Bon ok.
Je fais un effort surhumain pour ouvrir les paupières. J’étais toujours près de la cascade, à l’endroit même où je m’étais évanoui. Un Kaiminus me regardait de ses yeux ronds. Il me dit :
- Et ben dis donc t’en met du temps pour te réveiller ! Moi, je serais déjà en train d’engloutir mon petit déjeuner ! Au fait, salut moi c’est Waty ! Et toi, c’est quoi ton nom ?
- Flamme…
- Cool, je kif grave le nom ! Je rigole !
- Tu es toujours aussi… comment dire… excité ?
- Pas vraiment, aujourd’hui je suis un peu grognon car un mystérieux oiseau super beau a illuminé le ciel cette nuit. Toute cette lumière… rien que dans parler, je suis tout ébloui…
- As-tu reconnu cet oiseau ? Il a sauvé notre troupeau.
- Cool.
- Tu n’as pas vraiment répondu à ma question, fis-je, irrité.
- Calmos le canasson ! Non, je sais pas qui est ce justicier de ciel mais je suis son plus grand fan ! Il a sauvé mon nouvel ami !
- Ton nouvel ami… répétai-je, ébahi.
- Ben oui !
- Bon, c’n’est pas pour changer de sujet mais est ce que le troupeau s’est réveillé ? Hier, tout le monde s’est évanoui comme moi…
- La plupart, non. Mais quelques vigoureux Galopas sont levés.
Je vérifiai par moi-même. Et oui, quelques mères s’occupaient de leurs poulains. Presque toutes les familles étaient regroupées. Tornade ne s’était pas encore réveillée. Sa mère veillait sur ses petits frères : Prince et Cochise. Les deux poulains dormaient paisiblement. Je contemple un instant la mère de famille, quelle beauté. Moins belle évidemment que Tornade car la ponette bénéficiait aussi des qualités de son père : l’encolure, le poitrail, le même éclat sur la robe… C’était sûr, Ecrin, s’il avait été là, aurait été fier de sa fille.
Je regarde le troupeau à nouveau. Mais, tout à cas, je m’arrête. Où est mon père, Braise ?