Chapitre 3 : fuir ou mourir…
Un Roucarnage sortit de nulle part et vint se poser devant nous, près de Braise.
- Ces Ponytas ont raison, répéta-t-il.
- Qu’est ce qui te fait dire ça, questionna Braise.
- Le niveau des eaux augmente. Tous les océans, lacs, rivières, fleuves, étangs… sont en train de vous envahir. Le peuple de la mer envahit le peuple de la terre, continua le bel oiseau comme si le Galopa n’avait pas parlé. Il vous reste une seule solution à vous, le peuple de la terre. Vous devez migrer, vous devez galoper sans vous arrêtez, fuir le peuple de la mer. Dans un seul endroit vous serez en sécurité, un seul endroit où vous pourrez vivre, là où le peuple de la mer n’ose s’y aventurer. Allez au sud, à la Montagne de Feu, où vous trouverez la protection de Ho-oh. Fuyez ou mourez…
Là-dessus, il s’envola.
Ses paroles me laissaient sans voix. Enfin, mon père brisa la glace :
- Rassemblez vos quelques affaires. Le troupeau part cette après-midi, que vous y soyez ou non.
Il partit au galop, prévenir le reste des nôtres. Tornade vint près de moi et me dit :
- Flamme, tu viens, on va rassembler nos affaires comme la dit ton père.
- Vas-y sans moi, je n’ai rien à prendre. Je voudrai voir une dernière fois le lac et piquer un petit galop dans la plaine.
Elle fit demi-tour et prit le trot. Je la regarda partir, de son trot si élégant, puis je m’élança, une dernière fois, au triple galop dans la plaine. Je songeais à Tornade, c’était ma meilleure amie, la personne que j’ai de plus chère au monde… A ces mots, je rougis en pensant à ma belle jument fougueuse qui déteste être enfermée. Une autre pensée m’envahit l’esprit : Quand deviendrai-je un Galopa ? Avais-je les qualités requises ? Habituellement, lorsque un Ponyta atteignait un niveau suffisant et qu’il avait fait un exploit, il allait à la Source du Volcan, là où l’incarnation du feu, Sulfura transformait les petits et frêles Ponytas en vigoureux et courageux Galopas.
Sans le faire exprès, j’étais revenu près du troupeau. Plus aucun poulain ne courrait. Plus aucun Caninos ne jouait. Tous les pokémons s’activaient. On faisait des provisions d’eau, on cueillait des baies sur les arbres, pour la route…
Tornade m’attendait, l’air impatiente (comme d’habitude).
- A enfin tu reviens ! Tu en as mis du temps, fit-elle.
Je ne répondis pas.
Tout à coup, Braise se cabra et dit de sa voix puissante :
- Ponytas, Galopas, Caninos et Arcanins, le moment est venu. Nous devons quitter ces terres. Nous devons galoper au loin. Si vous vous perdez, allez vers le sud. Désormais, partons !