Chapitre 34 : le froid Suicune…
West tourna la tête vers moi. Sans faire attention au regard glaciale de Suicune qui l’observait, il me dit, très calmement :
- Flamme, je ne sais pourquoi, mais le destin s’acharne sur toi. Encore une fois, tu es l’espoir du troupeau. Pense à tous ces poulains, Ponytas, Galopas, Caninos et Arcanins. Tous veulent survivre face au peuple de la mer. Je lis dans tes yeux que tu n’as aucune envie de te battre contre le féroce Anto. Mais, fais le pour le troupeau…
J’eus un sourire sans joie.
- Je n’en ai guère le choix, fis-je, abattu par la lourde tache qui m’attendait.
Je vis quelques poulains qui me suppliaient du regard. Ils voulaient grandir, devenir de courageux Galopas… Leurs rêves ne pourraient être exaucé si le peuple de la mer nous envahissait. Pour nous protéger, je devais sauver le troupeau en vainquant Suicune. Je n’avais pas le droit à l’erreur. West recula légèrement, laissant la place à Anto. Le Suicune éclata de rire lorsqu’il me vit. West, très irrité, l’interrogea :
- Qu’est ce qui te fait ainsi rire ?
- Ah, ah. C’est ce Ponyta. Mon frère, Alex, m’avait averti, par l’intervention de son messager Voltali, que l’adversaire qui m’attendait était très coriace. J’ai donc pensé aux plus valeureux d’entre vous (il fixa tour à tour West, jasmin et quelques puissants Arcanins). Mais, qu’est ce que je découvre ? Un simple Ponyta tout juste sorti de l’enfance. C’est trop drôle. Alex vaincu… par un moins que rien !
Je me fichais pas mal de ses insultes, j’essayai de me concentrer malgré le rire d’Anto. Il ne pouvait pas se taire à la fin ?
Soudain, il remarqua que je me fichais complètement de lui. Il le prit très mal, sa fureur éclata. Il m’interpella, la mine renfrognée :
- Toi, le Ponyta ! Réveilles-toi ! On a un combat à faire. Je te laisse attaquer le premier, puisque tu finiras dernier !
- C’est trop sympa, fis-je, sarcastique.
Je combine danseflamme et vive-attaque, mais, au dernier instant, il se volatilisa, tel un mirage. Avant que je n’ai le temps de dire quoi que ce soit, il se trouvait derrière moi et me lançait onde boréale. J’eus juste le temps de tourner la tête et de lancer lance-flamme. L’impact des deux puissantes attaques dégagea de la fumée. Il se volatilisa à nouveau et lança blizzard. Les frêles poulains se recroquevillaient près des flancs de leurs mères, elles mêmes gelées par le froid mordant. J’étais complètement frigorifié et même mes puissants lance-flammes ne me réchaufferaient pas.
Je fis un effort surhumain en réchauffant le terrain de ma déflagration. Le Suicune jura et utilisa une attaque qui avait la couleur d’un arc-en-ciel. Superbe certes, mais très puissant. Je dû sauter très haut pour ne pas me prendre l’attaque de plein fouet. Je crachai un puissant jet de flammes que Anto évita sans dégâts en disparaissant du combat. Il réapparut quelques instants plus tard, un sourire au coin des lèvres.
Quel combat interminable !
Quoi que je fasse, il évitait toujours… Il attendait certainement que je m’épuise à force d’attaquer…
Soudain, j’eus une idée : si tout le terrain subissait déflagration, le Suicune ne pourrait éviter l’attaque ! Mais, pour cela, je devais canaliser toute mon énergie. Je crache un jet de flammes, histoire que Anto disparaisse, et, quand il réapparut, il ne put éviter une puissante déflagration ! il fut déstabilisé n instant ; j’en profitai pour combiner danseflamme et vive-attaque.
En plein dans le mille !
Le chien légendaire fut expédié dans le décor, et retomba lourdement, KO.
Je murmure, entre mes dents :
- Bien fait… prétentieux !