13 Avril 2008, 00h03
Ciel étoilé, 15°
Le Don m’avait bien décrit la mission. Dans la SVR, une maîtrise parfaite de la conduite était nécessaire pour pouvoir échapper à des ennemis en voiture. Espérons que les concurrents de cette course urbaine ne seront pas aussi fort que des terroristes Azerbaïdjanais. En tout cas, la Mitsubishi Lancer Évolution neuf que m‘avait prêtée la Famille, entièrement customisé par les garages russes de Little Odessa, et son moteur qui faisait un boucan impossible, me mettaient en confiance. Ça y est, deux magnifiques créatures annoncent le départ de la course. Moi et mes trois autres concurrents nous dirigeons vers la ligne de départ. Les deux filles quasi dénudées commence à faire leur show, puis font un brusque geste avec leur bras. Nous accélérons. Je suis dernier…
Dans les premiers virages, je réussis à dépasser une mustang de 1968, et déjà, je distinguais le coffre du second. Au niveau de la septième avenue, je mis un coup d’accélérateur. Je m’approchai du second, en Ford 49 de 2001. Je finis par le dépassé en prenant un virage par l’intérieur. Je redonnai un peu d’accélération afin de mettre une distance entre nos voiture. Le plus coriace restait le premier, en BMW e46. J’arrivais tant bien que mal à garder la distance, mais pas à le dépasser. C’était la dernière ligne droite sur Broadway. Une dizaine de mètre nous séparaient encore. Là, je soulevai un petit couvercle sur la tête du pommeau, puis appuyai sur un petit bouton. La voiture fut propulsée et moi collé au siège. Je dépassai mon adversaire sans problème et fini premier de la course. La mise de départ étant de $1.000 par coureurs, je reçu $2.000 et mes $1.000 que j’avais mis en jeu. Le second avez parié sa carte grise. J’héritai donc de sa BMW E46.
Broker, Little Odessa
13 Avril 2008, 01h48
Ciel étoilé, 15°
J’arrivai à la maison du Don. La sécurité de l’endroit était à son maximum. Je mis du temps avant de pouvoir aller rencontrer Dimitri. Je montai au deuxième puis frappai à la porte. Dimitri me demanda de rentrer. Il était en discussion avec un autre homme. Celui-ci me reconnut.
- « C’était un coup monté ?!
-Je veux pas que tu finisse mort dans un accident de voiture avec des copains rappeurs qui n’ont aucun principe !
-Eh, c’est de ma vie qu’on parle !
-Tu n’est même pas arrivé à battre un débutant et tu voulait en faire ton métier ! Alors, maintenant que tu n’a plus ta voiture, tu va bosser dans le garage Putrovsky. Que ça te plaise ou non !
-Mais, papa…
-Tais-toi ! C’est pas toi qui décide ici ! »
L’homme sortit de la pièce. Don Putrovsky vint vers moi.
- « Un verre Sacha ?
-Volontiers.
-Maintenant que tu à battus mon fils à la course, je croit que celle-ci est fini pour lui. »
Il versa un peu de whisky dans deux verre et m’en tendit un.
- « Tu as sauvé ma vie, et maintenant l’avenir de mon fils. C’est très… « héroïque » de ta part. Comme promis, je te fais passer lieutenant pour la Famille. Je ferais passer le mot. Mais sans parler du travail, j’ai une dette envers toi. Et crois moi, je paie toujours mes dettes.
-J’ai fait ce que je devais faire.
-Oui, oui… en tout cas, les hommes d’honneur se font rare… Alors quand j’en trouve un, il est normal que je m’en occupe… »
Je levai mon vers, puis dis:
- « Alors à une fructueuse collaboration…
-A une fructueuse collaboration. »
Nous cognâmes nos verres, puis les bavâmes d’un trait.*