30 Mars 2008, 08h33
Ensoleillé, 18°
-« Aïe ! Quel migraine » , me dis-je dans les coins sombres de la coque de ce porte containers. Je m ‘étais d’ailleurs réveillé à cause du coup que je reçus à la tête lorsque la bateau coupa une vague. Le bruit assourdissant du klaxon du navire m’avertissait que nous approchions, moi et les passager non clandestin, de Liberty City.
Après une bonne demi-heure de manœuvre, la passerelle d’accès était enfin rabaissée et les marins commençaient à poser pied à terre pour la première fois depuis des jours. Je me fondai à la foule, puis me dirigeai vers la voix d’accès au port. Deux gardes côte vérifiaient les passeports en contrebas. Je ne pouvais donc pas passer par la voix principal. Je me redirigeai donc vers l’arrière du bateau. Vers l’étambot, du coté amarré, une chaîne de métal gardait le navire à proximité du sol. Je me pendis, me laissai tomber un fois la chaîne proche. Je me hissai ensuite jusqu’à terre.
J’avais traversé le port, m’étais faufilé entre les hangar et les étale de poisson frais, jusqu’à arriver à un poste de garde. La clôture tout autour était électrifiée. Je regardai autour de moi, puis aperçus un long fil de fer enroulé. Je le déroulai, plongea un bout dans une flaque d‘eau, puis jeta l’autre bout sur le grillage. Des étincelles et une détonation s’en suivirent. Pas de quoi couper le jus, mais assez pour que les gardes quittent leur poste et me laisse passer. Je courrai ensuite jusqu’à une route où j’interpellai un taxi.
- « Où puis-je vous emmenez monsieur ?
- Little Odessa, s’il vous plaît. »
Arrivé au quartier convoité, je payai les $56 que je devais au chauffeur, puis allai chercher un endroit ou me planquer.
Au coin d’une rue, en plein cœur du quartier russe, se trouvait un vieil immeuble. Je rentrai, puis vis un homme corpulent tenir un guichet.
- « C’pour quoi m’sieur ?
-Je voudrais un chambre si possible.
-Ben, ouais qu’c’est bien si possible ! La 19 à l’premier étage ! C’dix dollar… »
Je lui donnai l’argent en échange du clef, puis montai en haut. Je posai mes affaires sur le porte-manteaux, mon chapeau et ma veste, puis rangeai un peu les lieux, nauséabonds et désordonnés. Je frottai quelque tache sur les draps, puis me posai sur le canapé. J’allumai le téléviseur des années 80 puis regardai les informations.
« …gangster russe qui avait fait 20 ans de prison, est sortit aujourd'hui et a rejoint la mafia. Son gang avait préparé une fête en son honneur. Cependant, nous avons peur qu'il recommence ses crimes, étant donné que c'était l'un des meilleurs gangsters russe dans les années 80... »
La mafia russe ? Pas vraiment le genre de truc que j’aurai aimé faire, mais ma patrie m’avait trahi, et je n’avais pas vraiment le choix, surtout quant à mes origines. J’irai me renseigner, et le plus tôt sera le mieux. »