Lucien Aubey, vous voici à Lens. Pourquoi avoir choisi le Racing ?
Parce que Lens est un grand club français, le premier à m´avoir montré une grande envie de m´avoir au sein de son effectif. Je tiens à remercier Francis Collado (NDLR : le directeur administrif et sportif) et le président Gervais Martel. Sans eux, je pense que je ne serai pas là aujourd´hui. Ils ont bataillé dur. Je voulais venir ici.
Pourquoi quitter le Téfécé, qualifié pour le tour préliminaire de la Ligue des Champions ?
J´étais au club depuis huit ans, j´ai fait partie des «Pitchouns». J´avais envie de voir autre chose et Lens, qui est un grand club, voulait m´avoir dans son effectif. On ne peut pas dire que je suis parti comme un voleur, que je laisse le club à la seizième place. Au contraire puisque j´ai peut-être fait la saison de trop à Toulouse. Pour moi, c´était clair et net, c´était Lens, et puis voilà, tout simplement.
Comment s´est passée la reprise avec Toulouse, justement ?
C´est un peu dur dans ces situations-là. On a un peu la tête ailleurs, on panique par moments, avec la peur que cela ne se fasse pas. La venue d´Ilunga m´a aidé à partir. Mon agent a aussi fait un gros travail pour expliquer aux dirigeants que je saturais. De l´autre côté, ils ont la chance qu´Elie Baup connaissait Ilunga depuis son passage à Saint-Etienne et le fasse venir. Mais ça ne m´a pas du tout vexé.
A Lens, le poste d´arrière-gauche est en jachère depuis le départ de Benoît Assou-Ekotto, il y a un peu plus d´un an.
Je sais ce que l´on attend de moi. C´est pour ça que je voulais venir. J´adore les défis, les challenges. Je sors d´une saison un peu bizarre, marquée par ma première blessure. Le terrain me manquait beaucoup.
Un mot sur Lens ?
J´ai l´image du plus beau, du meilleur public de France. C´est un grand club. En France, il y a quatre, cinq grandes équipes et Lens en fait partie. J´appréhende positivement de découvrir le club. Je n´arrive pas dans un club bizarre mais structuré, où tout est facilité.»