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Liste des sujets

Qui a la meilleure culture musicale ?

Draxx
Draxx
Niveau 10
27 mai 2006 à 12:49:33

Metallica - Holier Than Thou

Album : the Black Album

Spiren_
Spiren_
Niveau 10
27 mai 2006 à 13:58:46

:d) AcDc - Back In Black

pimb
pimb
Niveau 13
27 mai 2006 à 14:18:57

EPMD - Back in business

[_MarS_]
[_MarS_]
Niveau 10
27 mai 2006 à 14:33:59

•~> Black Eyed Peas - Monkey business

Draxx
Draxx
Niveau 10
27 mai 2006 à 14:56:49

Metallica - Eye of the Beholder

Album : And Justice for All

The_Alex_43
The_Alex_43
Niveau 10
27 mai 2006 à 15:00:17

Word up - Korn

http://www.dailymotion.com/relevance/search/korn/video/107518

Draxx
Draxx
Niveau 10
27 mai 2006 à 15:02:03

pas bon ça compte pas alex

[kled]_divin
[kled]_divin
Niveau 4
27 mai 2006 à 17:21:24

Qu´est-ce qu´un disciple ?

Si, vous posant la question, vous avez ouvert un dictionnaire, vous aurez appris qu´un disciple est un élève; c´est le sens du latin disciplus qui est à l´origine de notre mot disciple. Un disciple, dit encore le dictionnaire, est une personne qui reçoit l´enseignement d´un maître.
Les disciples de Jésus sont ses élèves, les Evangiles relatent quelques-unes de leurs expériences. Depuis vingt siècles, les disciples de Jésus n´ont pas cessé d´être à l´école de leur Maître. Se déclarer chrétien, c´est professer croire et suivre Jésus. Dans le monde relativiste où nous sommes, il est absolument capital que tout chrétien soit au clair sur les implications d´une telle déclaration.
Jésus a très clairement énoncé les conditions à satisfaire pour être son disciple :
«Si quelqu´un vient à moi, sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, et ses sœurs, et même sa propre vie, il ne peut être mon disciple. Et quiconque ne porte pas sa croix, et ne me suit pas, ne peut être mon disciple. [...] Ainsi donc, quiconque d´entre vous ne renonce pas à tout ce qu´il possède ne peut être mon disciple» (Luc 14:26-27,33).
Entre les versets 27 et 33, Jésus donne deux exemples significatifs : celui de l´homme qui, avant de bâtir, calcule la dépense, et celui du roi qui, avant d´engager le combat, examine le rapport de force des troupes en présence; ils soulignent tous deux la nécessité d´être au clair sur le prix à payer pour être disciple.

Etre disciple de Jésus-Christ

Jésus dit la vérité, il ne berce jamais d´illusions ceux qui l´écoutent. Etre son disciple coûte le prix fort. Il ne s´agit de rien de moins que de renoncer à tout pour le suivre; c´est clair et net, il faut le savoir et nous en souvenir. Le disciple doit donner la priorité à son Maître et faire passer sa famille au second rang. Il doit renoncer à tout ce qu´il possède, même à sa propre vie. Il doit se charger chaque jour de sa croix et suivre ainsi son Maître. Etre disciple de Jésus-Christ est tout sauf une sinécure ! Si vous ne voyez pas ce qu´il a fait, vous n´allez pas suivre un tel Maître. Jésus n´a jamais prêché la facilité. Le prix fort il l´a payé avant de nous l´indiquer.

«Existant en forme de Dieu, il n´a point regardé comme une proie à arracher d´être égal avec Dieu, mais s´est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes; et ayant paru comme un simple homme, il s´est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu´à la mort, même jusqu´à la mort de la croix» (Ph 2:6-8).

Avant de nous appeler à renoncer à tout, le Fils a renoncé à sa gloire, il a quitté son Père, il s´est fait simple homme et s´est rendu obéissant jusqu´à la mort. Sa croix, lieu de rencontre entre le Dieu saint et l´homme pécheur, est la porte qui donne accès au chemin de vie, un chemin étroit et droit, le seul qui permet à celui qui l´emprunte de venir au Père, selon ce qu´a dit Jésus : «Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi» (Jn 14:6).

Etre disciple de Jésus-Christ, c´est quitter le chemin large et facile que se trace l´être humain autonome, pour s´engager sur le chemin étroit et droit qui va de la croix au Père. C´est veiller constamment à ne pas s´en écarter, mettre une croix sur le monde et se savoir crucifié pour lui, tenir fermement les promesses de Dieu, ne vivre que pour lui et par lui. L´élève que nous sommes appelés à être n´est jamais plus que son Maître; ses souffrances sont aussi notre lot, elles sont incontournables, mais pour le disciple comme pour le Maître, elles précèdent la gloire (relisez ce qu´en dit Paul en Romains 8:18).

En réfléchissant au prix à payer pour être disciple de Jésus-Christ, il convient de nous souvenir de ce qu´il a affirmé au terme du Sermon sur la montagne : «Ceux qui me disent: Seigneur, Seigneur! n´entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux» (Mt 7:21). Impossible d´être disciple au rabais ! Si nos actes ne sont pas conformes à la volonté du Père, il n´y a qu´une solution: nous repentir et obéir.

Faire des disciples

Etre disciple de Jésus-Christ, c´est à quoi nous sommes appelés; faire des disciples, c´est la mission que Jésus nous a confiée : «Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu´à la fin du monde» (Mt 28:19-20).

Depuis vingt siècles, la preuve est faite, il faut être disciple de Jésus-Christ pour faire des disciples de Jésus-Christ. Lorsque cette condition n´est pas remplie, il est certes possible de faire des disciples, mais ce sont. les disciples d´un homme, d´un mouvement ou d´une secte.

Aujourd´hui, les organisations non gouvernementales ont largement remplacé les missions. On part avec elles pour quelques mois ou quelques années, apporter une aide matérielle, technique, économique appréciée. L´entreprise est assurément louable, il y manque toutefois l´essentiel, l´Evangile; car seul Jésus-Christ fait de l´homme une nouvelle créature. Nos contemporains ont besoin plus que jamais de connaître Jésus-Christ. Il est le seul chemin qui relie l´homme à Dieu, la vérité qui démasque les utopies et délivre des liens occultes, la vie abondante et intarissable à laquelle aspire tout être humain. Notre unique raison d´être dans ce monde sans être de ce monde, est de refléter Jésus-Christ par nos vies, d´être l´odeur du Fils bien-aimé du Père parmi les hommes qu´il a tant aimés. Faire de toutes les nations des disciples, c´est travailler avec Jésus-Christ qui opère en nous, avec nous et par nous, pour rencontrer, accueillir, enseigner ceux qu´il place sur notre route.

Mon profond désir est de voir refleurir la vocation missionnaire que le Seigneur nous a adressée. Reconnaissons que nous sommes plus préoccupés de nos petits problèmes que des choses qui concernent le royaume de Dieu. Au lieu de nous étendre, nous nous sommes éteints. Il est grand temps de nous réveiller, de payer le prix pour suivre Jésus-Christ, et de conduire ceux qui nous entourent à le rencontrer, croire en lui et le suivre à leur tour.

[kled]_divin
[kled]_divin
Niveau 4
27 mai 2006 à 17:21:40

Qu´est-ce qu´un disciple ?

Si, vous posant la question, vous avez ouvert un dictionnaire, vous aurez appris qu´un disciple est un élève; c´est le sens du latin disciplus qui est à l´origine de notre mot disciple. Un disciple, dit encore le dictionnaire, est une personne qui reçoit l´enseignement d´un maître.
Les disciples de Jésus sont ses élèves, les Evangiles relatent quelques-unes de leurs expériences. Depuis vingt siècles, les disciples de Jésus n´ont pas cessé d´être à l´école de leur Maître. Se déclarer chrétien, c´est professer croire et suivre Jésus. Dans le monde relativiste où nous sommes, il est absolument capital que tout chrétien soit au clair sur les implications d´une telle déclaration.
Jésus a très clairement énoncé les conditions à satisfaire pour être son disciple :
«Si quelqu´un vient à moi, sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, et ses sœurs, et même sa propre vie, il ne peut être mon disciple. Et quiconque ne porte pas sa croix, et ne me suit pas, ne peut être mon disciple. [...] Ainsi donc, quiconque d´entre vous ne renonce pas à tout ce qu´il possède ne peut être mon disciple» (Luc 14:26-27,33).
Entre les versets 27 et 33, Jésus donne deux exemples significatifs : celui de l´homme qui, avant de bâtir, calcule la dépense, et celui du roi qui, avant d´engager le combat, examine le rapport de force des troupes en présence; ils soulignent tous deux la nécessité d´être au clair sur le prix à payer pour être disciple.

Etre disciple de Jésus-Christ

Jésus dit la vérité, il ne berce jamais d´illusions ceux qui l´écoutent. Etre son disciple coûte le prix fort. Il ne s´agit de rien de moins que de renoncer à tout pour le suivre; c´est clair et net, il faut le savoir et nous en souvenir. Le disciple doit donner la priorité à son Maître et faire passer sa famille au second rang. Il doit renoncer à tout ce qu´il possède, même à sa propre vie. Il doit se charger chaque jour de sa croix et suivre ainsi son Maître. Etre disciple de Jésus-Christ est tout sauf une sinécure ! Si vous ne voyez pas ce qu´il a fait, vous n´allez pas suivre un tel Maître. Jésus n´a jamais prêché la facilité. Le prix fort il l´a payé avant de nous l´indiquer.

«Existant en forme de Dieu, il n´a point regardé comme une proie à arracher d´être égal avec Dieu, mais s´est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes; et ayant paru comme un simple homme, il s´est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu´à la mort, même jusqu´à la mort de la croix» (Ph 2:6-8).

Avant de nous appeler à renoncer à tout, le Fils a renoncé à sa gloire, il a quitté son Père, il s´est fait simple homme et s´est rendu obéissant jusqu´à la mort. Sa croix, lieu de rencontre entre le Dieu saint et l´homme pécheur, est la porte qui donne accès au chemin de vie, un chemin étroit et droit, le seul qui permet à celui qui l´emprunte de venir au Père, selon ce qu´a dit Jésus : «Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi» (Jn 14:6).

Etre disciple de Jésus-Christ, c´est quitter le chemin large et facile que se trace l´être humain autonome, pour s´engager sur le chemin étroit et droit qui va de la croix au Père. C´est veiller constamment à ne pas s´en écarter, mettre une croix sur le monde et se savoir crucifié pour lui, tenir fermement les promesses de Dieu, ne vivre que pour lui et par lui. L´élève que nous sommes appelés à être n´est jamais plus que son Maître; ses souffrances sont aussi notre lot, elles sont incontournables, mais pour le disciple comme pour le Maître, elles précèdent la gloire (relisez ce qu´en dit Paul en Romains 8:18).

En réfléchissant au prix à payer pour être disciple de Jésus-Christ, il convient de nous souvenir de ce qu´il a affirmé au terme du Sermon sur la montagne : «Ceux qui me disent: Seigneur, Seigneur! n´entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux» (Mt 7:21). Impossible d´être disciple au rabais ! Si nos actes ne sont pas conformes à la volonté du Père, il n´y a qu´une solution: nous repentir et obéir.

Faire des disciples

Etre disciple de Jésus-Christ, c´est à quoi nous sommes appelés; faire des disciples, c´est la mission que Jésus nous a confiée : «Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu´à la fin du monde» (Mt 28:19-20).

Depuis vingt siècles, la preuve est faite, il faut être disciple de Jésus-Christ pour faire des disciples de Jésus-Christ. Lorsque cette condition n´est pas remplie, il est certes possible de faire des disciples, mais ce sont. les disciples d´un homme, d´un mouvement ou d´une secte.

Aujourd´hui, les organisations non gouvernementales ont largement remplacé les missions. On part avec elles pour quelques mois ou quelques années, apporter une aide matérielle, technique, économique appréciée. L´entreprise est assurément louable, il y manque toutefois l´essentiel, l´Evangile; car seul Jésus-Christ fait de l´homme une nouvelle créature. Nos contemporains ont besoin plus que jamais de connaître Jésus-Christ. Il est le seul chemin qui relie l´homme à Dieu, la vérité qui démasque les utopies et délivre des liens occultes, la vie abondante et intarissable à laquelle aspire tout être humain. Notre unique raison d´être dans ce monde sans être de ce monde, est de refléter Jésus-Christ par nos vies, d´être l´odeur du Fils bien-aimé du Père parmi les hommes qu´il a tant aimés. Faire de toutes les nations des disciples, c´est travailler avec Jésus-Christ qui opère en nous, avec nous et par nous, pour rencontrer, accueillir, enseigner ceux qu´il place sur notre route.

Mon profond désir est de voir refleurir la vocation missionnaire que le Seigneur nous a adressée. Reconnaissons que nous sommes plus préoccupés de nos petits problèmes que des choses qui concernent le royaume de Dieu. Au lieu de nous étendre, nous nous sommes éteints. Il est grand temps de nous réveiller, de payer le prix pour suivre Jésus-Christ, et de conduire ceux qui nous entourent à le rencontrer, croire en lui et le suivre à leur tour.

[kled]_divin
[kled]_divin
Niveau 4
27 mai 2006 à 17:22:09

Lisez Marc 11:1-26 :1

Lorsqu´ils approchèrent de Jérusalem, et qu´ils furent près de Bethphagé et de Béthanie, vers la montagne des oliviers, Jésus envoya deux de ses disciples,
2 en leur disant: Allez au village qui est devant vous; dès que vous y serez entrés, vous trouverez un ânon attaché, sur lequel aucun homme ne s´est encore assis; détachez-le, et amenez-le.
3 Si quelqu´un vous dit: Pourquoi faites-vous cela? répondez: Le Seigneur en a besoin. Et à l´instant il le laissera venir ici.
4 les disciples, étant allés, trouvèrent l´ânon attaché dehors près d´une porte, au contour du chemin, et ils le détachèrent.
5 Quelques-uns de ceux qui étaient là leur dirent: Que faites-vous? pourquoi détachez-vous cet ânon?
6 Ils répondirent comme Jésus l´avait dit. Et on les laissa aller.
7 Ils amenèrent à Jésus l´ânon, sur lequel ils jetèrent leurs vêtements, et Jésus s´assit dessus.
8 Beaucoup de gens étendirent leurs vêtements sur le chemin, et d´autres des branches qu´ils coupèrent dans les champs.
9 Ceux qui précédaient et ceux qui suivaient Jésus criaient: Hosanna! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur!
10 Béni soit le règne qui vient, le règne de David, notre père! Hosanna dans les lieux très hauts !
11 Jésus entra à Jérusalem, dans le temple. Quand il eut tout considéré, comme il était déjà tard, il s´en alla à Béthanie avec les douze.
12 Le lendemain, après qu´ils furent sortis de Béthanie, Jésus eut faim.
13 Apercevant de loin un figuier qui avait des feuilles, il alla voir s´il y trouverait quelque chose; et, s´en étant approché, il ne trouva que des feuilles, car ce n´était pas la saison des figues.
14 Prenant alors la parole, il lui dit: Que jamais personne ne mange de ton fruit ! Et ses disciples l´entendirent.
15 Ils arrivèrent à Jérusalem, et Jésus entra dans le temple. Il se mit à chasser ceux qui vendaient et qui achetaient dans le temple; il renversa les tables des changeurs, et les sièges des vendeurs de pigeons;
16 et il ne laissait personne transporter aucun objet à travers le temple.
17 Et il enseignait et disait: N´est-il pas écrit: Ma maison sera appelée une maison de prière pour toutes les nations? Mais vous, vous en avez fait une caverne de voleurs.
18 Les principaux sacrificateurs et les scribes, l´ayant entendu, cherchèrent les moyens de le faire périr; car ils le craignaient, parce que toute la foule était frappée de sa doctrine.
19 Quand le soir fut venu, Jésus sortit de la ville.
20 Le matin, en passant, les disciples virent le figuier séché jusqu´aux racines.
21 Pierre, se rappelant ce qui s´était passé, dit à Jésus: Rabbi, regarde, le figuier que tu as maudit a séché.
22 Jésus prit la parole, et leur dit: Ayez foi en Dieu.
23 Je vous le dis en vérité, si quelqu´un dit à cette montagne: Ote-toi de là et jette-toi dans la mer, et s´il ne doute point en son coeur, mais croit que ce qu´il dit arrive, il le verra s´accomplir.
24 C´est pourquoi je vous dis: Tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous l´avez reçu, et vous le verrez s´accomplir.
25 Et, lorsque vous êtes debout faisant votre prière, si vous avez quelque chose contre quelqu´un, pardonnez, afin que votre Père qui est dans les cieux vous pardonne aussi vos offenses.
26 Mais si vous ne pardonnez pas, votre Père qui est dans les cieux ne vous pardonnera pas non plus vos offenses.

    • * * * * *

Le chapitre 11 de l´Evangile de Marc met en évidence l´autorité de Jésus, à l´occasion de trois circonstances qui nous donnent trois raisons d´avoir foi en Dieu.

C´est d´abord (v. 10) l´envoi de deux disciples au village voisin pour aller chercher l´ânon dont Jésus a besoin pour entrer à Jérusalem. Il se passe cette chose étonnante: lorsqu´on demande aux disciples qui détachent l´ânon : "Pourquoi faites-vous cela ?" et qu´ils répondent, comme Jésus le leur a dit : "Le Seigneur en a besoin", cela suffit pour qu´aussitôt on les laisse aller ! Il est clair que l´autorité personnelle de Jésus, même par personnes interposées, a eu une influence déterminante, et que les gens qui auraient pu s´opposer à cet acte ont été subjugués et n´ont pas résisté à la demande du Seigneur. Cette autorité personnelle de Jésus n´est d´ailleurs pas usurpée. Dieu l´a mise en évidence en le ressuscitant des morts, et l´apôtre Pierre l´a déclaré solennellement le jour de la Pentecôte : "Que toute la maison d´Israël sache donc avec certitude que Dieu a fait Seigneur et Christ ce Jésus que vous avez crucifié." (Actes 2 : 36)

Les gens de ce village proche de Jérusalem ont donc répondu sans hésiter à l´exigence de Jésus. Il avait besoin de cet ânon pour entrer triomphalement à Jérusalem, pour être honoré et pour que son règne soit annoncé à tous : "Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Béni soit le règne qui vient..." (v. 10) Jésus a besoin de notre foi et il nous la demande : "Ayez foi en Dieu." Et n´est-il pas Dieu ? La foi des hommes n´est rien en elle-même et ne peut rien par elle-même. Elle est petite et faible, comme cet ânon. Mais lorsqu´elle est donnée à Jésus, elle prend toute sa valeur et montre sa nécessité. Comme cet ânon servit de monture à Jésus, la foi de l´homme sert de support à Jésus pour se faire connaître encore aujourd´hui parmi les hommes. "Comment croiront-ils en Celui dont ils n´ont pas entendu parler ? Et comment en entendront-ils parler, s´il n´y a personne qui prêche ?" écrivait Paul aux Romains (10:14).

Quand des hommes et des femmes se laissent convaincre par Jésus et subjuguer par sa personne, alors leur foi agissante fait connaître au monde celui à qui ils obéissent.

La deuxième circonstance qui nous donne une autre raison d´avoir foi en Dieu est celle du dessèchement du figuier stérile. Ce figuier aurait dû porter des fruits, mais il n´avait que des feuilles. Prenant alors la parole, Jésus lui dit: "Que jamais personne ne mange de ton fruit ! Et ses disciples l´entendirent." (v. 14) Le lendemain, ils virent que le figuier était sec jusqu´aux racines. "Ils s´en étonnèrent" (Matthieu 21 : 20) au lieu de s´émerveiller de l´autorité et de la puissance de la parole de Dieu. C´est pourquoi Jésus leur dit: "Ayez foi en Dieu", c´est-à-dire : Chassez l´incrédulité naturelle de vos coeurs, croyez que ce que Dieu dit, il le fait ! Et Jésus ajoute : "C´est pourquoi je vous dis : Tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous l´avez reçu, et vous le verrez s´accomplir." (v. 24)

Cette foi en Dieu, et plus précisément en sa Parole, doit donc être employée dans un but précis : l´accomplissement des oeuvres ordonnées par Dieu. Deux d´entre elles sont citées dans ce passage sous forme imagée : un figuier stérile desséché, une montagne enlevée. Cette dernière image se retrouve dans les versets 3 à 5 d´Esaïe 40 : "Préparez au désert le chemin de l´Eternel, aplanissez dans les lieux arides une route pour notre Dieu. Que toute vallée soit exhaussée, que toute montagne et toute colline soient abaissées ! Que les coteaux se changent en plaines, et les défilés étroits en vallons ! Alors la gloire de l´Eternel sera révélée, et au même instant toute chair la verra..." Le Nouveau Testament déclare que le proclamateur de ce message fut Jean-Baptiste qui avait pour rôle de "préparer au Seigneur un peuple bien disposé" (Luc 1 : 17).

Voilà donc cette œuvre que Dieu veut accomplir : ôter la montagne de péché qui sépare l´homme de Dieu; et voilà où la foi en Dieu est nécessaire : "Si quelqu´un dit à cette montagne : Ote-toi de là et jette-toi dans la mer, et s´il ne doute point en son coeur, mais croit que ce qu´il dit arrive, il le verra s´accomplir." (v. 23)

Quant au figuier qui ne portait que des feuilles et pas de fruit, et par conséquent ne répondait pas à sa vocation, il fut desséché d´un jour à l´autre par l´autorité de la parole de Dieu. Ce que Dieu veut, c´est que le croyant porte du fruit spirituel. Il veut par conséquent dessécher et faire disparaître de sa vie tout formalisme, toute apparence de piété, tout pharisaïsme. A nous de le désirer également, croyant fermement que ce que Dieu dit, il peut aussi l´accomplir ! Car pour la vie nouvelle donnée d´en haut, il faut une plante nouvelle qui portera des fruits à la gloire de Dieu.

Dans les v. 15 à 17, nous trouvons Jésus dans le temple de Jérusalem, manifestant son zèle et son respect de la volonté de Dieu. Pour Jésus, il n´y a jamais eu une ombre de remise en question de la volonté divine exprimée par les Ecritures. "Il enseignait et disait : N´est-il pas écrit : Ma maison sera appelée une maison de prière pour toutes les nations ?" (v. 17) Pour Jésus, il n´y a jamais eu un instant d´hésitation pour faire la volonté de Dieu. Lorsque Jésus annonça qu´il devait être crucifié, il dit à ceux qui l´écoutaient : "C´est pour cela que je suis venu jusqu´à cette heure." (Jean 12:27) Puis à celui qui cherchait à le défendre au moment où il fut livré : "Comment donc s´accompliraient les Ecritures, d´après lesquelles il doit en être ainsi ?" (Matthieu 26 : 54)

Il nous exhorte, nous aussi, êtres humains, à faire la volonté de Dieu, par ces mots : "Ayez foi en Dieu." Car c´est bien là le secret pour faire sa volonté, c´est d´être mû par la confiance et l´attachement du coeur à Dieu. Quand le coeur est donné, Jésus y insuffle son Esprit de Fils, dévoué à son Père. "Parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé dans nos coeurs l´Esprit de son Fils, lequel crie : Abba ! Père !" (Galates 4: 6)

Dans le passage qui nous occupe, Jésus a fait respecter la volonté de Dieu dans le temple de Jérusalem pour qu´il soit ce qu´il devait être, une maison de prière. C´est dans tout l´être régénéré, devenu le temple du Saint-Esprit, que la volonté de Dieu doit être faite. Dans le temple de Jérusalem, les hommes servaient leurs propres intérêts au lieu de servir les intérêts de Dieu; c´est pourquoi Jésus les a chassés sans ménagement. La foi en Dieu implique cela en premier lieu, pour qu´alors dans cette vie chrétienne purifiée, la communion de pensée et de sentiments avec Dieu s´établisse et règne. Cette vie chrétienne, sanctuaire de Dieu, sera une "maison de prière" car la prière est certainement l´expression la plus parfaite de l´harmonie complète avec Dieu, cette harmonie qui a pour corollaire l´harmonie avec les autres : "Lorsque vous êtes debout faisant votre prière, si vous avez quelque chose contre quelqu´un, pardonnez afin que votre Père qui est dans les cieux vous pardonne aussi vos offenses." (v. 25)

"Ayez foi en Dieu." Que cette demande pressante de Jésus nous pousse à faire pleinement sa volonté, nous fasse rejeter toute incrédulité pour nous laisser saisir par l´autorité et la puissance de sa Parole, et que nous ne le fassions pas attendre, car Jésus à besoin de notre foi pour se faire connaître au monde.

Jean Espérandieu

[kled]_divin
[kled]_divin
Niveau 4
27 mai 2006 à 17:22:37

Lisez Marc 11:1-26 :1

Lorsqu´ils approchèrent de Jérusalem, et qu´ils furent près de Bethphagé et de Béthanie, vers la montagne des oliviers, Jésus envoya deux de ses disciples,
2 en leur disant: Allez au village qui est devant vous; dès que vous y serez entrés, vous trouverez un ânon attaché, sur lequel aucun homme ne s´est encore assis; détachez-le, et amenez-le.
3 Si quelqu´un vous dit: Pourquoi faites-vous cela? répondez: Le Seigneur en a besoin. Et à l´instant il le laissera venir ici.
4 les disciples, étant allés, trouvèrent l´ânon attaché dehors près d´une porte, au contour du chemin, et ils le détachèrent.
5 Quelques-uns de ceux qui étaient là leur dirent: Que faites-vous? pourquoi détachez-vous cet ânon?
6 Ils répondirent comme Jésus l´avait dit. Et on les laissa aller.
7 Ils amenèrent à Jésus l´ânon, sur lequel ils jetèrent leurs vêtements, et Jésus s´assit dessus.
8 Beaucoup de gens étendirent leurs vêtements sur le chemin, et d´autres des branches qu´ils coupèrent dans les champs.
9 Ceux qui précédaient et ceux qui suivaient Jésus criaient: Hosanna! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur!
10 Béni soit le règne qui vient, le règne de David, notre père! Hosanna dans les lieux très hauts !
11 Jésus entra à Jérusalem, dans le temple. Quand il eut tout considéré, comme il était déjà tard, il s´en alla à Béthanie avec les douze.
12 Le lendemain, après qu´ils furent sortis de Béthanie, Jésus eut faim.
13 Apercevant de loin un figuier qui avait des feuilles, il alla voir s´il y trouverait quelque chose; et, s´en étant approché, il ne trouva que des feuilles, car ce n´était pas la saison des figues.
14 Prenant alors la parole, il lui dit: Que jamais personne ne mange de ton fruit ! Et ses disciples l´entendirent.
15 Ils arrivèrent à Jérusalem, et Jésus entra dans le temple. Il se mit à chasser ceux qui vendaient et qui achetaient dans le temple; il renversa les tables des changeurs, et les sièges des vendeurs de pigeons;
16 et il ne laissait personne transporter aucun objet à travers le temple.
17 Et il enseignait et disait: N´est-il pas écrit: Ma maison sera appelée une maison de prière pour toutes les nations? Mais vous, vous en avez fait une caverne de voleurs.
18 Les principaux sacrificateurs et les scribes, l´ayant entendu, cherchèrent les moyens de le faire périr; car ils le craignaient, parce que toute la foule était frappée de sa doctrine.
19 Quand le soir fut venu, Jésus sortit de la ville.
20 Le matin, en passant, les disciples virent le figuier séché jusqu´aux racines.
21 Pierre, se rappelant ce qui s´était passé, dit à Jésus: Rabbi, regarde, le figuier que tu as maudit a séché.
22 Jésus prit la parole, et leur dit: Ayez foi en Dieu.
23 Je vous le dis en vérité, si quelqu´un dit à cette montagne: Ote-toi de là et jette-toi dans la mer, et s´il ne doute point en son coeur, mais croit que ce qu´il dit arrive, il le verra s´accomplir.
24 C´est pourquoi je vous dis: Tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous l´avez reçu, et vous le verrez s´accomplir.
25 Et, lorsque vous êtes debout faisant votre prière, si vous avez quelque chose contre quelqu´un, pardonnez, afin que votre Père qui est dans les cieux vous pardonne aussi vos offenses.
26 Mais si vous ne pardonnez pas, votre Père qui est dans les cieux ne vous pardonnera pas non plus vos offenses.

    • * * * * *

Le chapitre 11 de l´Evangile de Marc met en évidence l´autorité de Jésus, à l´occasion de trois circonstances qui nous donnent trois raisons d´avoir foi en Dieu.

C´est d´abord (v. 10) l´envoi de deux disciples au village voisin pour aller chercher l´ânon dont Jésus a besoin pour entrer à Jérusalem. Il se passe cette chose étonnante: lorsqu´on demande aux disciples qui détachent l´ânon : "Pourquoi faites-vous cela ?" et qu´ils répondent, comme Jésus le leur a dit : "Le Seigneur en a besoin", cela suffit pour qu´aussitôt on les laisse aller ! Il est clair que l´autorité personnelle de Jésus, même par personnes interposées, a eu une influence déterminante, et que les gens qui auraient pu s´opposer à cet acte ont été subjugués et n´ont pas résisté à la demande du Seigneur. Cette autorité personnelle de Jésus n´est d´ailleurs pas usurpée. Dieu l´a mise en évidence en le ressuscitant des morts, et l´apôtre Pierre l´a déclaré solennellement le jour de la Pentecôte : "Que toute la maison d´Israël sache donc avec certitude que Dieu a fait Seigneur et Christ ce Jésus que vous avez crucifié." (Actes 2 : 36)

Les gens de ce village proche de Jérusalem ont donc répondu sans hésiter à l´exigence de Jésus. Il avait besoin de cet ânon pour entrer triomphalement à Jérusalem, pour être honoré et pour que son règne soit annoncé à tous : "Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Béni soit le règne qui vient..." (v. 10) Jésus a besoin de notre foi et il nous la demande : "Ayez foi en Dieu." Et n´est-il pas Dieu ? La foi des hommes n´est rien en elle-même et ne peut rien par elle-même. Elle est petite et faible, comme cet ânon. Mais lorsqu´elle est donnée à Jésus, elle prend toute sa valeur et montre sa nécessité. Comme cet ânon servit de monture à Jésus, la foi de l´homme sert de support à Jésus pour se faire connaître encore aujourd´hui parmi les hommes. "Comment croiront-ils en Celui dont ils n´ont pas entendu parler ? Et comment en entendront-ils parler, s´il n´y a personne qui prêche ?" écrivait Paul aux Romains (10:14).

Quand des hommes et des femmes se laissent convaincre par Jésus et subjuguer par sa personne, alors leur foi agissante fait connaître au monde celui à qui ils obéissent.

La deuxième circonstance qui nous donne une autre raison d´avoir foi en Dieu est celle du dessèchement du figuier stérile. Ce figuier aurait dû porter des fruits, mais il n´avait que des feuilles. Prenant alors la parole, Jésus lui dit: "Que jamais personne ne mange de ton fruit ! Et ses disciples l´entendirent." (v. 14) Le lendemain, ils virent que le figuier était sec jusqu´aux racines. "Ils s´en étonnèrent" (Matthieu 21 : 20) au lieu de s´émerveiller de l´autorité et de la puissance de la parole de Dieu. C´est pourquoi Jésus leur dit: "Ayez foi en Dieu", c´est-à-dire : Chassez l´incrédulité naturelle de vos coeurs, croyez que ce que Dieu dit, il le fait ! Et Jésus ajoute : "C´est pourquoi je vous dis : Tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous l´avez reçu, et vous le verrez s´accomplir." (v. 24)

Cette foi en Dieu, et plus précisément en sa Parole, doit donc être employée dans un but précis : l´accomplissement des oeuvres ordonnées par Dieu. Deux d´entre elles sont citées dans ce passage sous forme imagée : un figuier stérile desséché, une montagne enlevée. Cette dernière image se retrouve dans les versets 3 à 5 d´Esaïe 40 : "Préparez au désert le chemin de l´Eternel, aplanissez dans les lieux arides une route pour notre Dieu. Que toute vallée soit exhaussée, que toute montagne et toute colline soient abaissées ! Que les coteaux se changent en plaines, et les défilés étroits en vallons ! Alors la gloire de l´Eternel sera révélée, et au même instant toute chair la verra..." Le Nouveau Testament déclare que le proclamateur de ce message fut Jean-Baptiste qui avait pour rôle de "préparer au Seigneur un peuple bien disposé" (Luc 1 : 17).

Voilà donc cette œuvre que Dieu veut accomplir : ôter la montagne de péché qui sépare l´homme de Dieu; et voilà où la foi en Dieu est nécessaire : "Si quelqu´un dit à cette montagne : Ote-toi de là et jette-toi dans la mer, et s´il ne doute point en son coeur, mais croit que ce qu´il dit arrive, il le verra s´accomplir." (v. 23)

Quant au figuier qui ne portait que des feuilles et pas de fruit, et par conséquent ne répondait pas à sa vocation, il fut desséché d´un jour à l´autre par l´autorité de la parole de Dieu. Ce que Dieu veut, c´est que le croyant porte du fruit spirituel. Il veut par conséquent dessécher et faire disparaître de sa vie tout formalisme, toute apparence de piété, tout pharisaïsme. A nous de le désirer également, croyant fermement que ce que Dieu dit, il peut aussi l´accomplir ! Car pour la vie nouvelle donnée d´en haut, il faut une plante nouvelle qui portera des fruits à la gloire de Dieu.

Dans les v. 15 à 17, nous trouvons Jésus dans le temple de Jérusalem, manifestant son zèle et son respect de la volonté de Dieu. Pour Jésus, il n´y a jamais eu une ombre de remise en question de la volonté divine exprimée par les Ecritures. "Il enseignait et disait : N´est-il pas écrit : Ma maison sera appelée une maison de prière pour toutes les nations ?" (v. 17) Pour Jésus, il n´y a jamais eu un instant d´hésitation pour faire la volonté de Dieu. Lorsque Jésus annonça qu´il devait être crucifié, il dit à ceux qui l´écoutaient : "C´est pour cela que je suis venu jusqu´à cette heure." (Jean 12:27) Puis à celui qui cherchait à le défendre au moment où il fut livré : "Comment donc s´accompliraient les Ecritures, d´après lesquelles il doit en être ainsi ?" (Matthieu 26 : 54)

Il nous exhorte, nous aussi, êtres humains, à faire la volonté de Dieu, par ces mots : "Ayez foi en Dieu." Car c´est bien là le secret pour faire sa volonté, c´est d´être mû par la confiance et l´attachement du coeur à Dieu. Quand le coeur est donné, Jésus y insuffle son Esprit de Fils, dévoué à son Père. "Parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé dans nos coeurs l´Esprit de son Fils, lequel crie : Abba ! Père !" (Galates 4: 6)

Dans le passage qui nous occupe, Jésus a fait respecter la volonté de Dieu dans le temple de Jérusalem pour qu´il soit ce qu´il devait être, une maison de prière. C´est dans tout l´être régénéré, devenu le temple du Saint-Esprit, que la volonté de Dieu doit être faite. Dans le temple de Jérusalem, les hommes servaient leurs propres intérêts au lieu de servir les intérêts de Dieu; c´est pourquoi Jésus les a chassés sans ménagement. La foi en Dieu implique cela en premier lieu, pour qu´alors dans cette vie chrétienne purifiée, la communion de pensée et de sentiments avec Dieu s´établisse et règne. Cette vie chrétienne, sanctuaire de Dieu, sera une "maison de prière" car la prière est certainement l´expression la plus parfaite de l´harmonie complète avec Dieu, cette harmonie qui a pour corollaire l´harmonie avec les autres : "Lorsque vous êtes debout faisant votre prière, si vous avez quelque chose contre quelqu´un, pardonnez afin que votre Père qui est dans les cieux vous pardonne aussi vos offenses." (v. 25)

"Ayez foi en Dieu." Que cette demande pressante de Jésus nous pousse à faire pleinement sa volonté, nous fasse rejeter toute incrédulité pour nous laisser saisir par l´autorité et la puissance de sa Parole, et que nous ne le fassions pas attendre, car Jésus à besoin de notre foi pour se faire connaître au monde.

Jean Espérandieu

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Niveau 4
27 mai 2006 à 17:22:53

Lisez Marc 11:1-26 :1

Lorsqu´ils approchèrent de Jérusalem, et qu´ils furent près de Bethphagé et de Béthanie, vers la montagne des oliviers, Jésus envoya deux de ses disciples,
2 en leur disant: Allez au village qui est devant vous; dès que vous y serez entrés, vous trouverez un ânon attaché, sur lequel aucun homme ne s´est encore assis; détachez-le, et amenez-le.
3 Si quelqu´un vous dit: Pourquoi faites-vous cela? répondez: Le Seigneur en a besoin. Et à l´instant il le laissera venir ici.
4 les disciples, étant allés, trouvèrent l´ânon attaché dehors près d´une porte, au contour du chemin, et ils le détachèrent.
5 Quelques-uns de ceux qui étaient là leur dirent: Que faites-vous? pourquoi détachez-vous cet ânon?
6 Ils répondirent comme Jésus l´avait dit. Et on les laissa aller.
7 Ils amenèrent à Jésus l´ânon, sur lequel ils jetèrent leurs vêtements, et Jésus s´assit dessus.
8 Beaucoup de gens étendirent leurs vêtements sur le chemin, et d´autres des branches qu´ils coupèrent dans les champs.
9 Ceux qui précédaient et ceux qui suivaient Jésus criaient: Hosanna! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur!
10 Béni soit le règne qui vient, le règne de David, notre père! Hosanna dans les lieux très hauts !
11 Jésus entra à Jérusalem, dans le temple. Quand il eut tout considéré, comme il était déjà tard, il s´en alla à Béthanie avec les douze.
12 Le lendemain, après qu´ils furent sortis de Béthanie, Jésus eut faim.
13 Apercevant de loin un figuier qui avait des feuilles, il alla voir s´il y trouverait quelque chose; et, s´en étant approché, il ne trouva que des feuilles, car ce n´était pas la saison des figues.
14 Prenant alors la parole, il lui dit: Que jamais personne ne mange de ton fruit ! Et ses disciples l´entendirent.
15 Ils arrivèrent à Jérusalem, et Jésus entra dans le temple. Il se mit à chasser ceux qui vendaient et qui achetaient dans le temple; il renversa les tables des changeurs, et les sièges des vendeurs de pigeons;
16 et il ne laissait personne transporter aucun objet à travers le temple.
17 Et il enseignait et disait: N´est-il pas écrit: Ma maison sera appelée une maison de prière pour toutes les nations? Mais vous, vous en avez fait une caverne de voleurs.
18 Les principaux sacrificateurs et les scribes, l´ayant entendu, cherchèrent les moyens de le faire périr; car ils le craignaient, parce que toute la foule était frappée de sa doctrine.
19 Quand le soir fut venu, Jésus sortit de la ville.
20 Le matin, en passant, les disciples virent le figuier séché jusqu´aux racines.
21 Pierre, se rappelant ce qui s´était passé, dit à Jésus: Rabbi, regarde, le figuier que tu as maudit a séché.
22 Jésus prit la parole, et leur dit: Ayez foi en Dieu.
23 Je vous le dis en vérité, si quelqu´un dit à cette montagne: Ote-toi de là et jette-toi dans la mer, et s´il ne doute point en son coeur, mais croit que ce qu´il dit arrive, il le verra s´accomplir.
24 C´est pourquoi je vous dis: Tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous l´avez reçu, et vous le verrez s´accomplir.
25 Et, lorsque vous êtes debout faisant votre prière, si vous avez quelque chose contre quelqu´un, pardonnez, afin que votre Père qui est dans les cieux vous pardonne aussi vos offenses.
26 Mais si vous ne pardonnez pas, votre Père qui est dans les cieux ne vous pardonnera pas non plus vos offenses.

    • * * * * *

Le chapitre 11 de l´Evangile de Marc met en évidence l´autorité de Jésus, à l´occasion de trois circonstances qui nous donnent trois raisons d´avoir foi en Dieu.

C´est d´abord (v. 10) l´envoi de deux disciples au village voisin pour aller chercher l´ânon dont Jésus a besoin pour entrer à Jérusalem. Il se passe cette chose étonnante: lorsqu´on demande aux disciples qui détachent l´ânon : "Pourquoi faites-vous cela ?" et qu´ils répondent, comme Jésus le leur a dit : "Le Seigneur en a besoin", cela suffit pour qu´aussitôt on les laisse aller ! Il est clair que l´autorité personnelle de Jésus, même par personnes interposées, a eu une influence déterminante, et que les gens qui auraient pu s´opposer à cet acte ont été subjugués et n´ont pas résisté à la demande du Seigneur. Cette autorité personnelle de Jésus n´est d´ailleurs pas usurpée. Dieu l´a mise en évidence en le ressuscitant des morts, et l´apôtre Pierre l´a déclaré solennellement le jour de la Pentecôte : "Que toute la maison d´Israël sache donc avec certitude que Dieu a fait Seigneur et Christ ce Jésus que vous avez crucifié." (Actes 2 : 36)

Les gens de ce village proche de Jérusalem ont donc répondu sans hésiter à l´exigence de Jésus. Il avait besoin de cet ânon pour entrer triomphalement à Jérusalem, pour être honoré et pour que son règne soit annoncé à tous : "Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Béni soit le règne qui vient..." (v. 10) Jésus a besoin de notre foi et il nous la demande : "Ayez foi en Dieu." Et n´est-il pas Dieu ? La foi des hommes n´est rien en elle-même et ne peut rien par elle-même. Elle est petite et faible, comme cet ânon. Mais lorsqu´elle est donnée à Jésus, elle prend toute sa valeur et montre sa nécessité. Comme cet ânon servit de monture à Jésus, la foi de l´homme sert de support à Jésus pour se faire connaître encore aujourd´hui parmi les hommes. "Comment croiront-ils en Celui dont ils n´ont pas entendu parler ? Et comment en entendront-ils parler, s´il n´y a personne qui prêche ?" écrivait Paul aux Romains (10:14).

Quand des hommes et des femmes se laissent convaincre par Jésus et subjuguer par sa personne, alors leur foi agissante fait connaître au monde celui à qui ils obéissent.

La deuxième circonstance qui nous donne une autre raison d´avoir foi en Dieu est celle du dessèchement du figuier stérile. Ce figuier aurait dû porter des fruits, mais il n´avait que des feuilles. Prenant alors la parole, Jésus lui dit: "Que jamais personne ne mange de ton fruit ! Et ses disciples l´entendirent." (v. 14) Le lendemain, ils virent que le figuier était sec jusqu´aux racines. "Ils s´en étonnèrent" (Matthieu 21 : 20) au lieu de s´émerveiller de l´autorité et de la puissance de la parole de Dieu. C´est pourquoi Jésus leur dit: "Ayez foi en Dieu", c´est-à-dire : Chassez l´incrédulité naturelle de vos coeurs, croyez que ce que Dieu dit, il le fait ! Et Jésus ajoute : "C´est pourquoi je vous dis : Tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous l´avez reçu, et vous le verrez s´accomplir." (v. 24)

Cette foi en Dieu, et plus précisément en sa Parole, doit donc être employée dans un but précis : l´accomplissement des oeuvres ordonnées par Dieu. Deux d´entre elles sont citées dans ce passage sous forme imagée : un figuier stérile desséché, une montagne enlevée. Cette dernière image se retrouve dans les versets 3 à 5 d´Esaïe 40 : "Préparez au désert le chemin de l´Eternel, aplanissez dans les lieux arides une route pour notre Dieu. Que toute vallée soit exhaussée, que toute montagne et toute colline soient abaissées ! Que les coteaux se changent en plaines, et les défilés étroits en vallons ! Alors la gloire de l´Eternel sera révélée, et au même instant toute chair la verra..." Le Nouveau Testament déclare que le proclamateur de ce message fut Jean-Baptiste qui avait pour rôle de "préparer au Seigneur un peuple bien disposé" (Luc 1 : 17).

Voilà donc cette œuvre que Dieu veut accomplir : ôter la montagne de péché qui sépare l´homme de Dieu; et voilà où la foi en Dieu est nécessaire : "Si quelqu´un dit à cette montagne : Ote-toi de là et jette-toi dans la mer, et s´il ne doute point en son coeur, mais croit que ce qu´il dit arrive, il le verra s´accomplir." (v. 23)

Quant au figuier qui ne portait que des feuilles et pas de fruit, et par conséquent ne répondait pas à sa vocation, il fut desséché d´un jour à l´autre par l´autorité de la parole de Dieu. Ce que Dieu veut, c´est que le croyant porte du fruit spirituel. Il veut par conséquent dessécher et faire disparaître de sa vie tout formalisme, toute apparence de piété, tout pharisaïsme. A nous de le désirer également, croyant fermement que ce que Dieu dit, il peut aussi l´accomplir ! Car pour la vie nouvelle donnée d´en haut, il faut une plante nouvelle qui portera des fruits à la gloire de Dieu.

Dans les v. 15 à 17, nous trouvons Jésus dans le temple de Jérusalem, manifestant son zèle et son respect de la volonté de Dieu. Pour Jésus, il n´y a jamais eu une ombre de remise en question de la volonté divine exprimée par les Ecritures. "Il enseignait et disait : N´est-il pas écrit : Ma maison sera appelée une maison de prière pour toutes les nations ?" (v. 17) Pour Jésus, il n´y a jamais eu un instant d´hésitation pour faire la volonté de Dieu. Lorsque Jésus annonça qu´il devait être crucifié, il dit à ceux qui l´écoutaient : "C´est pour cela que je suis venu jusqu´à cette heure." (Jean 12:27) Puis à celui qui cherchait à le défendre au moment où il fut livré : "Comment donc s´accompliraient les Ecritures, d´après lesquelles il doit en être ainsi ?" (Matthieu 26 : 54)

Il nous exhorte, nous aussi, êtres humains, à faire la volonté de Dieu, par ces mots : "Ayez foi en Dieu." Car c´est bien là le secret pour faire sa volonté, c´est d´être mû par la confiance et l´attachement du coeur à Dieu. Quand le coeur est donné, Jésus y insuffle son Esprit de Fils, dévoué à son Père. "Parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé dans nos coeurs l´Esprit de son Fils, lequel crie : Abba ! Père !" (Galates 4: 6)

Dans le passage qui nous occupe, Jésus a fait respecter la volonté de Dieu dans le temple de Jérusalem pour qu´il soit ce qu´il devait être, une maison de prière. C´est dans tout l´être régénéré, devenu le temple du Saint-Esprit, que la volonté de Dieu doit être faite. Dans le temple de Jérusalem, les hommes servaient leurs propres intérêts au lieu de servir les intérêts de Dieu; c´est pourquoi Jésus les a chassés sans ménagement. La foi en Dieu implique cela en premier lieu, pour qu´alors dans cette vie chrétienne purifiée, la communion de pensée et de sentiments avec Dieu s´établisse et règne. Cette vie chrétienne, sanctuaire de Dieu, sera une "maison de prière" car la prière est certainement l´expression la plus parfaite de l´harmonie complète avec Dieu, cette harmonie qui a pour corollaire l´harmonie avec les autres : "Lorsque vous êtes debout faisant votre prière, si vous avez quelque chose contre quelqu´un, pardonnez afin que votre Père qui est dans les cieux vous pardonne aussi vos offenses." (v. 25)

"Ayez foi en Dieu." Que cette demande pressante de Jésus nous pousse à faire pleinement sa volonté, nous fasse rejeter toute incrédulité pour nous laisser saisir par l´autorité et la puissance de sa Parole, et que nous ne le fassions pas attendre, car Jésus à besoin de notre foi pour se faire connaître au monde.

Jean Espérandieu

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Niveau 4
27 mai 2006 à 17:23:35

Lisez Marc 11:1-26 :1

Lorsqu´ils approchèrent de Jérusalem, et qu´ils furent près de Bethphagé et de Béthanie, vers la montagne des oliviers, Jésus envoya deux de ses disciples,
2 en leur disant: Allez au village qui est devant vous; dès que vous y serez entrés, vous trouverez un ânon attaché, sur lequel aucun homme ne s´est encore assis; détachez-le, et amenez-le.
3 Si quelqu´un vous dit: Pourquoi faites-vous cela? répondez: Le Seigneur en a besoin. Et à l´instant il le laissera venir ici.
4 les disciples, étant allés, trouvèrent l´ânon attaché dehors près d´une porte, au contour du chemin, et ils le détachèrent.
5 Quelques-uns de ceux qui étaient là leur dirent: Que faites-vous? pourquoi détachez-vous cet ânon?
6 Ils répondirent comme Jésus l´avait dit. Et on les laissa aller.
7 Ils amenèrent à Jésus l´ânon, sur lequel ils jetèrent leurs vêtements, et Jésus s´assit dessus.
8 Beaucoup de gens étendirent leurs vêtements sur le chemin, et d´autres des branches qu´ils coupèrent dans les champs.
9 Ceux qui précédaient et ceux qui suivaient Jésus criaient: Hosanna! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur!
10 Béni soit le règne qui vient, le règne de David, notre père! Hosanna dans les lieux très hauts !
11 Jésus entra à Jérusalem, dans le temple. Quand il eut tout considéré, comme il était déjà tard, il s´en alla à Béthanie avec les douze.
12 Le lendemain, après qu´ils furent sortis de Béthanie, Jésus eut faim.
13 Apercevant de loin un figuier qui avait des feuilles, il alla voir s´il y trouverait quelque chose; et, s´en étant approché, il ne trouva que des feuilles, car ce n´était pas la saison des figues.
14 Prenant alors la parole, il lui dit: Que jamais personne ne mange de ton fruit ! Et ses disciples l´entendirent.
15 Ils arrivèrent à Jérusalem, et Jésus entra dans le temple. Il se mit à chasser ceux qui vendaient et qui achetaient dans le temple; il renversa les tables des changeurs, et les sièges des vendeurs de pigeons;
16 et il ne laissait personne transporter aucun objet à travers le temple.
17 Et il enseignait et disait: N´est-il pas écrit: Ma maison sera appelée une maison de prière pour toutes les nations? Mais vous, vous en avez fait une caverne de voleurs.
18 Les principaux sacrificateurs et les scribes, l´ayant entendu, cherchèrent les moyens de le faire périr; car ils le craignaient, parce que toute la foule était frappée de sa doctrine.
19 Quand le soir fut venu, Jésus sortit de la ville.
20 Le matin, en passant, les disciples virent le figuier séché jusqu´aux racines.
21 Pierre, se rappelant ce qui s´était passé, dit à Jésus: Rabbi, regarde, le figuier que tu as maudit a séché.
22 Jésus prit la parole, et leur dit: Ayez foi en Dieu.
23 Je vous le dis en vérité, si quelqu´un dit à cette montagne: Ote-toi de là et jette-toi dans la mer, et s´il ne doute point en son coeur, mais croit que ce qu´il dit arrive, il le verra s´accomplir.
24 C´est pourquoi je vous dis: Tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous l´avez reçu, et vous le verrez s´accomplir.
25 Et, lorsque vous êtes debout faisant votre prière, si vous avez quelque chose contre quelqu´un, pardonnez, afin que votre Père qui est dans les cieux vous pardonne aussi vos offenses.
26 Mais si vous ne pardonnez pas, votre Père qui est dans les cieux ne vous pardonnera pas non plus vos offenses.

    • * * * * *

Le chapitre 11 de l´Evangile de Marc met en évidence l´autorité de Jésus, à l´occasion de trois circonstances qui nous donnent trois raisons d´avoir foi en Dieu.

C´est d´abord (v. 10) l´envoi de deux disciples au village voisin pour aller chercher l´ânon dont Jésus a besoin pour entrer à Jérusalem. Il se passe cette chose étonnante: lorsqu´on demande aux disciples qui détachent l´ânon : "Pourquoi faites-vous cela ?" et qu´ils répondent, comme Jésus le leur a dit : "Le Seigneur en a besoin", cela suffit pour qu´aussitôt on les laisse aller ! Il est clair que l´autorité personnelle de Jésus, même par personnes interposées, a eu une influence déterminante, et que les gens qui auraient pu s´opposer à cet acte ont été subjugués et n´ont pas résisté à la demande du Seigneur. Cette autorité personnelle de Jésus n´est d´ailleurs pas usurpée. Dieu l´a mise en évidence en le ressuscitant des morts, et l´apôtre Pierre l´a déclaré solennellement le jour de la Pentecôte : "Que toute la maison d´Israël sache donc avec certitude que Dieu a fait Seigneur et Christ ce Jésus que vous avez crucifié." (Actes 2 : 36)

Les gens de ce village proche de Jérusalem ont donc répondu sans hésiter à l´exigence de Jésus. Il avait besoin de cet ânon pour entrer triomphalement à Jérusalem, pour être honoré et pour que son règne soit annoncé à tous : "Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Béni soit le règne qui vient..." (v. 10) Jésus a besoin de notre foi et il nous la demande : "Ayez foi en Dieu." Et n´est-il pas Dieu ? La foi des hommes n´est rien en elle-même et ne peut rien par elle-même. Elle est petite et faible, comme cet ânon. Mais lorsqu´elle est donnée à Jésus, elle prend toute sa valeur et montre sa nécessité. Comme cet ânon servit de monture à Jésus, la foi de l´homme sert de support à Jésus pour se faire connaître encore aujourd´hui parmi les hommes. "Comment croiront-ils en Celui dont ils n´ont pas entendu parler ? Et comment en entendront-ils parler, s´il n´y a personne qui prêche ?" écrivait Paul aux Romains (10:14).

Quand des hommes et des femmes se laissent convaincre par Jésus et subjuguer par sa personne, alors leur foi agissante fait connaître au monde celui à qui ils obéissent.

La deuxième circonstance qui nous donne une autre raison d´avoir foi en Dieu est celle du dessèchement du figuier stérile. Ce figuier aurait dû porter des fruits, mais il n´avait que des feuilles. Prenant alors la parole, Jésus lui dit: "Que jamais personne ne mange de ton fruit ! Et ses disciples l´entendirent." (v. 14) Le lendemain, ils virent que le figuier était sec jusqu´aux racines. "Ils s´en étonnèrent" (Matthieu 21 : 20) au lieu de s´émerveiller de l´autorité et de la puissance de la parole de Dieu. C´est pourquoi Jésus leur dit: "Ayez foi en Dieu", c´est-à-dire : Chassez l´incrédulité naturelle de vos coeurs, croyez que ce que Dieu dit, il le fait ! Et Jésus ajoute : "C´est pourquoi je vous dis : Tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous l´avez reçu, et vous le verrez s´accomplir." (v. 24)

Cette foi en Dieu, et plus précisément en sa Parole, doit donc être employée dans un but précis : l´accomplissement des oeuvres ordonnées par Dieu. Deux d´entre elles sont citées dans ce passage sous forme imagée : un figuier stérile desséché, une montagne enlevée. Cette dernière image se retrouve dans les versets 3 à 5 d´Esaïe 40 : "Préparez au désert le chemin de l´Eternel, aplanissez dans les lieux arides une route pour notre Dieu. Que toute vallée soit exhaussée, que toute montagne et toute colline soient abaissées ! Que les coteaux se changent en plaines, et les défilés étroits en vallons ! Alors la gloire de l´Eternel sera révélée, et au même instant toute chair la verra..." Le Nouveau Testament déclare que le proclamateur de ce message fut Jean-Baptiste qui avait pour rôle de "préparer au Seigneur un peuple bien disposé" (Luc 1 : 17).

Voilà donc cette œuvre que Dieu veut accomplir : ôter la montagne de péché qui sépare l´homme de Dieu; et voilà où la foi en Dieu est nécessaire : "Si quelqu´un dit à cette montagne : Ote-toi de là et jette-toi dans la mer, et s´il ne doute point en son coeur, mais croit que ce qu´il dit arrive, il le verra s´accomplir." (v. 23)

Quant au figuier qui ne portait que des feuilles et pas de fruit, et par conséquent ne répondait pas à sa vocation, il fut desséché d´un jour à l´autre par l´autorité de la parole de Dieu. Ce que Dieu veut, c´est que le croyant porte du fruit spirituel. Il veut par conséquent dessécher et faire disparaître de sa vie tout formalisme, toute apparence de piété, tout pharisaïsme. A nous de le désirer également, croyant fermement que ce que Dieu dit, il peut aussi l´accomplir ! Car pour la vie nouvelle donnée d´en haut, il faut une plante nouvelle qui portera des fruits à la gloire de Dieu.

Dans les v. 15 à 17, nous trouvons Jésus dans le temple de Jérusalem, manifestant son zèle et son respect de la volonté de Dieu. Pour Jésus, il n´y a jamais eu une ombre de remise en question de la volonté divine exprimée par les Ecritures. "Il enseignait et disait : N´est-il pas écrit : Ma maison sera appelée une maison de prière pour toutes les nations ?" (v. 17) Pour Jésus, il n´y a jamais eu un instant d´hésitation pour faire la volonté de Dieu. Lorsque Jésus annonça qu´il devait être crucifié, il dit à ceux qui l´écoutaient : "C´est pour cela que je suis venu jusqu´à cette heure." (Jean 12:27) Puis à celui qui cherchait à le défendre au moment où il fut livré : "Comment donc s´accompliraient les Ecritures, d´après lesquelles il doit en être ainsi ?" (Matthieu 26 : 54)

Il nous exhorte, nous aussi, êtres humains, à faire la volonté de Dieu, par ces mots : "Ayez foi en Dieu." Car c´est bien là le secret pour faire sa volonté, c´est d´être mû par la confiance et l´attachement du coeur à Dieu. Quand le coeur est donné, Jésus y insuffle son Esprit de Fils, dévoué à son Père. "Parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé dans nos coeurs l´Esprit de son Fils, lequel crie : Abba ! Père !" (Galates 4: 6)

Dans le passage qui nous occupe, Jésus a fait respecter la volonté de Dieu dans le temple de Jérusalem pour qu´il soit ce qu´il devait être, une maison de prière. C´est dans tout l´être régénéré, devenu le temple du Saint-Esprit, que la volonté de Dieu doit être faite. Dans le temple de Jérusalem, les hommes servaient leurs propres intérêts au lieu de servir les intérêts de Dieu; c´est pourquoi Jésus les a chassés sans ménagement. La foi en Dieu implique cela en premier lieu, pour qu´alors dans cette vie chrétienne purifiée, la communion de pensée et de sentiments avec Dieu s´établisse et règne. Cette vie chrétienne, sanctuaire de Dieu, sera une "maison de prière" car la prière est certainement l´expression la plus parfaite de l´harmonie complète avec Dieu, cette harmonie qui a pour corollaire l´harmonie avec les autres : "Lorsque vous êtes debout faisant votre prière, si vous avez quelque chose contre quelqu´un, pardonnez afin que votre Père qui est dans les cieux vous pardonne aussi vos offenses." (v. 25)

"Ayez foi en Dieu." Que cette demande pressante de Jésus nous pousse à faire pleinement sa volonté, nous fasse rejeter toute incrédulité pour nous laisser saisir par l´autorité et la puissance de sa Parole, et que nous ne le fassions pas attendre, car Jésus à besoin de notre foi pour se faire connaître au monde.

Jean Espérandieu

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Niveau 4
27 mai 2006 à 17:23:53

Lisez Marc 11:1-26 :1

Lorsqu´ils approchèrent de Jérusalem, et qu´ils furent près de Bethphagé et de Béthanie, vers la montagne des oliviers, Jésus envoya deux de ses disciples,
2 en leur disant: Allez au village qui est devant vous; dès que vous y serez entrés, vous trouverez un ânon attaché, sur lequel aucun homme ne s´est encore assis; détachez-le, et amenez-le.
3 Si quelqu´un vous dit: Pourquoi faites-vous cela? répondez: Le Seigneur en a besoin. Et à l´instant il le laissera venir ici.
4 les disciples, étant allés, trouvèrent l´ânon attaché dehors près d´une porte, au contour du chemin, et ils le détachèrent.
5 Quelques-uns de ceux qui étaient là leur dirent: Que faites-vous? pourquoi détachez-vous cet ânon?
6 Ils répondirent comme Jésus l´avait dit. Et on les laissa aller.
7 Ils amenèrent à Jésus l´ânon, sur lequel ils jetèrent leurs vêtements, et Jésus s´assit dessus.
8 Beaucoup de gens étendirent leurs vêtements sur le chemin, et d´autres des branches qu´ils coupèrent dans les champs.
9 Ceux qui précédaient et ceux qui suivaient Jésus criaient: Hosanna! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur!
10 Béni soit le règne qui vient, le règne de David, notre père! Hosanna dans les lieux très hauts !
11 Jésus entra à Jérusalem, dans le temple. Quand il eut tout considéré, comme il était déjà tard, il s´en alla à Béthanie avec les douze.
12 Le lendemain, après qu´ils furent sortis de Béthanie, Jésus eut faim.
13 Apercevant de loin un figuier qui avait des feuilles, il alla voir s´il y trouverait quelque chose; et, s´en étant approché, il ne trouva que des feuilles, car ce n´était pas la saison des figues.
14 Prenant alors la parole, il lui dit: Que jamais personne ne mange de ton fruit ! Et ses disciples l´entendirent.
15 Ils arrivèrent à Jérusalem, et Jésus entra dans le temple. Il se mit à chasser ceux qui vendaient et qui achetaient dans le temple; il renversa les tables des changeurs, et les sièges des vendeurs de pigeons;
16 et il ne laissait personne transporter aucun objet à travers le temple.
17 Et il enseignait et disait: N´est-il pas écrit: Ma maison sera appelée une maison de prière pour toutes les nations? Mais vous, vous en avez fait une caverne de voleurs.
18 Les principaux sacrificateurs et les scribes, l´ayant entendu, cherchèrent les moyens de le faire périr; car ils le craignaient, parce que toute la foule était frappée de sa doctrine.
19 Quand le soir fut venu, Jésus sortit de la ville.
20 Le matin, en passant, les disciples virent le figuier séché jusqu´aux racines.
21 Pierre, se rappelant ce qui s´était passé, dit à Jésus: Rabbi, regarde, le figuier que tu as maudit a séché.
22 Jésus prit la parole, et leur dit: Ayez foi en Dieu.
23 Je vous le dis en vérité, si quelqu´un dit à cette montagne: Ote-toi de là et jette-toi dans la mer, et s´il ne doute point en son coeur, mais croit que ce qu´il dit arrive, il le verra s´accomplir.
24 C´est pourquoi je vous dis: Tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous l´avez reçu, et vous le verrez s´accomplir.
25 Et, lorsque vous êtes debout faisant votre prière, si vous avez quelque chose contre quelqu´un, pardonnez, afin que votre Père qui est dans les cieux vous pardonne aussi vos offenses.
26 Mais si vous ne pardonnez pas, votre Père qui est dans les cieux ne vous pardonnera pas non plus vos offenses.

    • * * * * *

Le chapitre 11 de l´Evangile de Marc met en évidence l´autorité de Jésus, à l´occasion de trois circonstances qui nous donnent trois raisons d´avoir foi en Dieu.

C´est d´abord (v. 10) l´envoi de deux disciples au village voisin pour aller chercher l´ânon dont Jésus a besoin pour entrer à Jérusalem. Il se passe cette chose étonnante: lorsqu´on demande aux disciples qui détachent l´ânon : "Pourquoi faites-vous cela ?" et qu´ils répondent, comme Jésus le leur a dit : "Le Seigneur en a besoin", cela suffit pour qu´aussitôt on les laisse aller ! Il est clair que l´autorité personnelle de Jésus, même par personnes interposées, a eu une influence déterminante, et que les gens qui auraient pu s´opposer à cet acte ont été subjugués et n´ont pas résisté à la demande du Seigneur. Cette autorité personnelle de Jésus n´est d´ailleurs pas usurpée. Dieu l´a mise en évidence en le ressuscitant des morts, et l´apôtre Pierre l´a déclaré solennellement le jour de la Pentecôte : "Que toute la maison d´Israël sache donc avec certitude que Dieu a fait Seigneur et Christ ce Jésus que vous avez crucifié." (Actes 2 : 36)

Les gens de ce village proche de Jérusalem ont donc répondu sans hésiter à l´exigence de Jésus. Il avait besoin de cet ânon pour entrer triomphalement à Jérusalem, pour être honoré et pour que son règne soit annoncé à tous : "Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Béni soit le règne qui vient..." (v. 10) Jésus a besoin de notre foi et il nous la demande : "Ayez foi en Dieu." Et n´est-il pas Dieu ? La foi des hommes n´est rien en elle-même et ne peut rien par elle-même. Elle est petite et faible, comme cet ânon. Mais lorsqu´elle est donnée à Jésus, elle prend toute sa valeur et montre sa nécessité. Comme cet ânon servit de monture à Jésus, la foi de l´homme sert de support à Jésus pour se faire connaître encore aujourd´hui parmi les hommes. "Comment croiront-ils en Celui dont ils n´ont pas entendu parler ? Et comment en entendront-ils parler, s´il n´y a personne qui prêche ?" écrivait Paul aux Romains (10:14).

Quand des hommes et des femmes se laissent convaincre par Jésus et subjuguer par sa personne, alors leur foi agissante fait connaître au monde celui à qui ils obéissent.

La deuxième circonstance qui nous donne une autre raison d´avoir foi en Dieu est celle du dessèchement du figuier stérile. Ce figuier aurait dû porter des fruits, mais il n´avait que des feuilles. Prenant alors la parole, Jésus lui dit: "Que jamais personne ne mange de ton fruit ! Et ses disciples l´entendirent." (v. 14) Le lendemain, ils virent que le figuier était sec jusqu´aux racines. "Ils s´en étonnèrent" (Matthieu 21 : 20) au lieu de s´émerveiller de l´autorité et de la puissance de la parole de Dieu. C´est pourquoi Jésus leur dit: "Ayez foi en Dieu", c´est-à-dire : Chassez l´incrédulité naturelle de vos coeurs, croyez que ce que Dieu dit, il le fait ! Et Jésus ajoute : "C´est pourquoi je vous dis : Tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous l´avez reçu, et vous le verrez s´accomplir." (v. 24)

Cette foi en Dieu, et plus précisément en sa Parole, doit donc être employée dans un but précis : l´accomplissement des oeuvres ordonnées par Dieu. Deux d´entre elles sont citées dans ce passage sous forme imagée : un figuier stérile desséché, une montagne enlevée. Cette dernière image se retrouve dans les versets 3 à 5 d´Esaïe 40 : "Préparez au désert le chemin de l´Eternel, aplanissez dans les lieux arides une route pour notre Dieu. Que toute vallée soit exhaussée, que toute montagne et toute colline soient abaissées ! Que les coteaux se changent en plaines, et les défilés étroits en vallons ! Alors la gloire de l´Eternel sera révélée, et au même instant toute chair la verra..." Le Nouveau Testament déclare que le proclamateur de ce message fut Jean-Baptiste qui avait pour rôle de "préparer au Seigneur un peuple bien disposé" (Luc 1 : 17).

Voilà donc cette œuvre que Dieu veut accomplir : ôter la montagne de péché qui sépare l´homme de Dieu; et voilà où la foi en Dieu est nécessaire : "Si quelqu´un dit à cette montagne : Ote-toi de là et jette-toi dans la mer, et s´il ne doute point en son coeur, mais croit que ce qu´il dit arrive, il le verra s´accomplir." (v. 23)

Quant au figuier qui ne portait que des feuilles et pas de fruit, et par conséquent ne répondait pas à sa vocation, il fut desséché d´un jour à l´autre par l´autorité de la parole de Dieu. Ce que Dieu veut, c´est que le croyant porte du fruit spirituel. Il veut par conséquent dessécher et faire disparaître de sa vie tout formalisme, toute apparence de piété, tout pharisaïsme. A nous de le désirer également, croyant fermement que ce que Dieu dit, il peut aussi l´accomplir ! Car pour la vie nouvelle donnée d´en haut, il faut une plante nouvelle qui portera des fruits à la gloire de Dieu.

Dans les v. 15 à 17, nous trouvons Jésus dans le temple de Jérusalem, manifestant son zèle et son respect de la volonté de Dieu. Pour Jésus, il n´y a jamais eu une ombre de remise en question de la volonté divine exprimée par les Ecritures. "Il enseignait et disait : N´est-il pas écrit : Ma maison sera appelée une maison de prière pour toutes les nations ?" (v. 17) Pour Jésus, il n´y a jamais eu un instant d´hésitation pour faire la volonté de Dieu. Lorsque Jésus annonça qu´il devait être crucifié, il dit à ceux qui l´écoutaient : "C´est pour cela que je suis venu jusqu´à cette heure." (Jean 12:27) Puis à celui qui cherchait à le défendre au moment où il fut livré : "Comment donc s´accompliraient les Ecritures, d´après lesquelles il doit en être ainsi ?" (Matthieu 26 : 54)

Il nous exhorte, nous aussi, êtres humains, à faire la volonté de Dieu, par ces mots : "Ayez foi en Dieu." Car c´est bien là le secret pour faire sa volonté, c´est d´être mû par la confiance et l´attachement du coeur à Dieu. Quand le coeur est donné, Jésus y insuffle son Esprit de Fils, dévoué à son Père. "Parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé dans nos coeurs l´Esprit de son Fils, lequel crie : Abba ! Père !" (Galates 4: 6)

Dans le passage qui nous occupe, Jésus a fait respecter la volonté de Dieu dans le temple de Jérusalem pour qu´il soit ce qu´il devait être, une maison de prière. C´est dans tout l´être régénéré, devenu le temple du Saint-Esprit, que la volonté de Dieu doit être faite. Dans le temple de Jérusalem, les hommes servaient leurs propres intérêts au lieu de servir les intérêts de Dieu; c´est pourquoi Jésus les a chassés sans ménagement. La foi en Dieu implique cela en premier lieu, pour qu´alors dans cette vie chrétienne purifiée, la communion de pensée et de sentiments avec Dieu s´établisse et règne. Cette vie chrétienne, sanctuaire de Dieu, sera une "maison de prière" car la prière est certainement l´expression la plus parfaite de l´harmonie complète avec Dieu, cette harmonie qui a pour corollaire l´harmonie avec les autres : "Lorsque vous êtes debout faisant votre prière, si vous avez quelque chose contre quelqu´un, pardonnez afin que votre Père qui est dans les cieux vous pardonne aussi vos offenses." (v. 25)

"Ayez foi en Dieu." Que cette demande pressante de Jésus nous pousse à faire pleinement sa volonté, nous fasse rejeter toute incrédulité pour nous laisser saisir par l´autorité et la puissance de sa Parole, et que nous ne le fassions pas attendre, car Jésus à besoin de notre foi pour se faire connaître au monde.

Jean Espérandieu

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Niveau 4
27 mai 2006 à 17:25:03

Vaincu par Dieu

Etre vaincu par Dieu... Cette phrase peut suggérer à quelqu´un l´idée d´un Dieu autoritaire, d´un maître implacable qui subjugue sa créature et lui impose sa volonté. C´est là une image fausse, fabriquée de toutes pièces par Satan lui-même. J´ai été vaincu par Dieu, lorsque je l´ai rencontré en son Fils, à la croix. Là, je l´ai vu couronné d´épines, outragé, mourant... par les effets de mon propre péché. A la croix, Dieu m´a montré d´une part ce qu´il est, lui, et d´autre part ce que j´étais, un misérable. A la croix, Dieu m´a ouvert son coeur, il a déversé tout son amour devant mes yeux émerveillés, me disant: "Voilà le prix de ton âme; vois combien tu es précieux à mes yeux ! " Etre vaincu par Dieu signifie que nous avons vu Dieu et que désormais nous nous abandonnons à lui totalement, non plus par crainte ou par devoir, mais par amour, en réponse à son amour. C´est là le secret d´une vie chrétienne victorieuse : si nous n´aimons pas Dieu de tout notre coeur et par-dessus tout, il manque une dimension à notre vie spirituelle.

Vaincu... dans une inévitable expérience de mort

Job était un homme intègre et droit, sans doute le croyant le plus fidèle de son époque; à tel point que Dieu se porta garant de sa fidélité, même lorsque Satan le dépouilla de tous ses biens. Mais il manquait quelque chose à Job. A travers les souffrances inconcevables qu´il supporta, il découvrit qu´il avait besoin d´un face à face réel avec Dieu. Dans son épreuve profonde, Job rencontra Dieu. Il en rend témoignage lorsqu´il écrit: "Mon oreille avait entendu parler de toi; mais maintenant mon œil t´a vu. C´est pourquoi je me condamne et je me repens sur la poussière et sur la cendre" (Job 42 : 5-6).

Beaucoup de chrétiens sont aujourd´hui conscients qu´il manque une dimension a leur vie spirituelle et qu´ils ont besoin d´une nouvelle expérience avec Dieu. J´ai aussi connu cette soif intérieure lorsque j´étais jeune chrétien et que, lisant les biographies des grands hommes de Dieu des siècles passés, je constatais la pauvreté de ma vie spirituelle.
Dieu me conduisit à me plonger dans l´Ecriture, jusqu´à lire la Bible entière, même plusieurs fois par an. Je compris qu´il ne fallait pas tendre à ce qu´on appelle aujourd´hui la "deuxième expérience" mais que j´avais trois, dix et même cent nouvelles expériences à faire avec Dieu. D´abord je découvris que Dieu est infini : nous avons tendance à l´enfermer dans un cadre, dans une expérience ou dans une doctrine, et nous oublions qu´il est tellement infini que le monde entier ne peut le contenir. Puis je constatai, en étudiant la vie des grands hommes de l´Ancien Testament, que leur face à face avec Dieu était toujours associé à une expérience de mort à soi-même, à un temps d´épreuve profonde, parfois au rejet et à l´ignominie :

*
Noé fut tourné en dérision pendant cent vingt ans, tout le temps que dura la construction de son arche. C´était là sa façon de prêcher, d´avertir sa génération que le jugement allait venir. Mais personne ne l´écouta, sauf sa famille.
*
Abraham dut renoncer à la vie confortable et facile d´Ur en Chaldée, pour devenir un nomade errant à la recherche d´une terre que Dieu lui avait promise, et qu´il n´a pourtant jamais possédée. Sa postérité, lui avait prédit le Très-Haut, serait un jour plus nombreuse que le sable de la mer ou les étoiles du ciel. Cependant Abraham n´en vit rien, à part son fils Isaac, qu´il dut même se préparer à offrir en sacrifice. Mais Dieu intervint in extremis et lui rendit son fils.
*
Moise était prince en Egypte, destiné de par ses études à de hautes fonctions dans le pays. Or Dieu le conduisit dans un désert, où il passa quarante ans, persécuté par l´ennemi et rejeté par son peuple, occupé à paître quelques moutons et quelques chèvres.

Durant ses longues heures de solitude, Moïse a sans doute beaucoup réfléchi à la vie des patriarches, ses ancêtres. Il savait tout à leur sujet puisque c´est lui qui nous a transmis le livre de la Genèse; il savait aussi que Dieu avait prévu la servitude d´Israël pendant quatre siècles, et que ces quatre siècles arrivaient maintenant à leur terme. Pourtant, une question lancinante devait l´obséder : "Dieu a-t-il vraiment parlé ? Ses promesses faites à nos pères sont- elles vraies ? "

Pour Moïse, tout a commencé bien avant sa rencontre avec Dieu en Exode 3. Il était un croyant, en Egypte, mais pas encore apte à servir Dieu. Malgré son désir profond, il lui fallait encore quarante ans dans le désert pour que Dieu le rencontre vraiment. Tout doit commencer, dans notre vie chrétienne, par un premier face à face avec Dieu, où nous découvrons le salut par la foi en Jésus-Christ. Mais il ne faut pas s´arrêter là. Comme un bébé se développe jusqu´à devenir adulte, l´enfant de Dieu doit tendre à la maturité. Sur le plan humain, on atteint la maturité vers 20 ans, et l´efficacité réelle à 40 ans peut-être. Notre vie terrestre est très courte et j´estime que, même si Dieu me donnait encore 500 ou 600 ans, ma connaissance le concernant resterait infime. Je remercie Dieu de m´avoir imposé dès ma jeunesse la discipline salutaire de lui donner du temps dès le matin, pour lire la Bible et être en communion avec lui. C´est à cette condition seulement que nous pouvons éviter d´être pris dans l´engrenage du monde, et vivre ici-bas remplis de la présence de Dieu.

Dieu ne nous demande pas d´imiter Moïse et d´aller passer quarante ans dans un désert; mais si nous voulons vraiment le rencontrer, nous ne pourrons éviter ce que j´appelle une expérience de mort, un désert à traverser sur le plan spirituel. C´est à cette condition que notre vie intérieure peut se développer, et se reproduire même. Car nous sommes appelés à engendrer des enfants spirituels, des petits-enfants, et ainsi de suite. C´est une chaîne continue : nous sommes nés de Dieu grâce à Abraham et à ses fils, grâce à Moïse et aux prophètes, grâce aux apôtres et aux témoins de Christ des siècles passés.

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Niveau 4
27 mai 2006 à 17:25:27

Vaincu par Dieu

Etre vaincu par Dieu... Cette phrase peut suggérer à quelqu´un l´idée d´un Dieu autoritaire, d´un maître implacable qui subjugue sa créature et lui impose sa volonté. C´est là une image fausse, fabriquée de toutes pièces par Satan lui-même. J´ai été vaincu par Dieu, lorsque je l´ai rencontré en son Fils, à la croix. Là, je l´ai vu couronné d´épines, outragé, mourant... par les effets de mon propre péché. A la croix, Dieu m´a montré d´une part ce qu´il est, lui, et d´autre part ce que j´étais, un misérable. A la croix, Dieu m´a ouvert son coeur, il a déversé tout son amour devant mes yeux émerveillés, me disant: "Voilà le prix de ton âme; vois combien tu es précieux à mes yeux ! " Etre vaincu par Dieu signifie que nous avons vu Dieu et que désormais nous nous abandonnons à lui totalement, non plus par crainte ou par devoir, mais par amour, en réponse à son amour. C´est là le secret d´une vie chrétienne victorieuse : si nous n´aimons pas Dieu de tout notre coeur et par-dessus tout, il manque une dimension à notre vie spirituelle.

Vaincu... dans une inévitable expérience de mort

Job était un homme intègre et droit, sans doute le croyant le plus fidèle de son époque; à tel point que Dieu se porta garant de sa fidélité, même lorsque Satan le dépouilla de tous ses biens. Mais il manquait quelque chose à Job. A travers les souffrances inconcevables qu´il supporta, il découvrit qu´il avait besoin d´un face à face réel avec Dieu. Dans son épreuve profonde, Job rencontra Dieu. Il en rend témoignage lorsqu´il écrit: "Mon oreille avait entendu parler de toi; mais maintenant mon œil t´a vu. C´est pourquoi je me condamne et je me repens sur la poussière et sur la cendre" (Job 42 : 5-6).

Beaucoup de chrétiens sont aujourd´hui conscients qu´il manque une dimension a leur vie spirituelle et qu´ils ont besoin d´une nouvelle expérience avec Dieu. J´ai aussi connu cette soif intérieure lorsque j´étais jeune chrétien et que, lisant les biographies des grands hommes de Dieu des siècles passés, je constatais la pauvreté de ma vie spirituelle.
Dieu me conduisit à me plonger dans l´Ecriture, jusqu´à lire la Bible entière, même plusieurs fois par an. Je compris qu´il ne fallait pas tendre à ce qu´on appelle aujourd´hui la "deuxième expérience" mais que j´avais trois, dix et même cent nouvelles expériences à faire avec Dieu. D´abord je découvris que Dieu est infini : nous avons tendance à l´enfermer dans un cadre, dans une expérience ou dans une doctrine, et nous oublions qu´il est tellement infini que le monde entier ne peut le contenir. Puis je constatai, en étudiant la vie des grands hommes de l´Ancien Testament, que leur face à face avec Dieu était toujours associé à une expérience de mort à soi-même, à un temps d´épreuve profonde, parfois au rejet et à l´ignominie :

*
Noé fut tourné en dérision pendant cent vingt ans, tout le temps que dura la construction de son arche. C´était là sa façon de prêcher, d´avertir sa génération que le jugement allait venir. Mais personne ne l´écouta, sauf sa famille.
*
Abraham dut renoncer à la vie confortable et facile d´Ur en Chaldée, pour devenir un nomade errant à la recherche d´une terre que Dieu lui avait promise, et qu´il n´a pourtant jamais possédée. Sa postérité, lui avait prédit le Très-Haut, serait un jour plus nombreuse que le sable de la mer ou les étoiles du ciel. Cependant Abraham n´en vit rien, à part son fils Isaac, qu´il dut même se préparer à offrir en sacrifice. Mais Dieu intervint in extremis et lui rendit son fils.
*
Moise était prince en Egypte, destiné de par ses études à de hautes fonctions dans le pays. Or Dieu le conduisit dans un désert, où il passa quarante ans, persécuté par l´ennemi et rejeté par son peuple, occupé à paître quelques moutons et quelques chèvres.

Durant ses longues heures de solitude, Moïse a sans doute beaucoup réfléchi à la vie des patriarches, ses ancêtres. Il savait tout à leur sujet puisque c´est lui qui nous a transmis le livre de la Genèse; il savait aussi que Dieu avait prévu la servitude d´Israël pendant quatre siècles, et que ces quatre siècles arrivaient maintenant à leur terme. Pourtant, une question lancinante devait l´obséder : "Dieu a-t-il vraiment parlé ? Ses promesses faites à nos pères sont- elles vraies ? "

Pour Moïse, tout a commencé bien avant sa rencontre avec Dieu en Exode 3. Il était un croyant, en Egypte, mais pas encore apte à servir Dieu. Malgré son désir profond, il lui fallait encore quarante ans dans le désert pour que Dieu le rencontre vraiment. Tout doit commencer, dans notre vie chrétienne, par un premier face à face avec Dieu, où nous découvrons le salut par la foi en Jésus-Christ. Mais il ne faut pas s´arrêter là. Comme un bébé se développe jusqu´à devenir adulte, l´enfant de Dieu doit tendre à la maturité. Sur le plan humain, on atteint la maturité vers 20 ans, et l´efficacité réelle à 40 ans peut-être. Notre vie terrestre est très courte et j´estime que, même si Dieu me donnait encore 500 ou 600 ans, ma connaissance le concernant resterait infime. Je remercie Dieu de m´avoir imposé dès ma jeunesse la discipline salutaire de lui donner du temps dès le matin, pour lire la Bible et être en communion avec lui. C´est à cette condition seulement que nous pouvons éviter d´être pris dans l´engrenage du monde, et vivre ici-bas remplis de la présence de Dieu.

Dieu ne nous demande pas d´imiter Moïse et d´aller passer quarante ans dans un désert; mais si nous voulons vraiment le rencontrer, nous ne pourrons éviter ce que j´appelle une expérience de mort, un désert à traverser sur le plan spirituel. C´est à cette condition que notre vie intérieure peut se développer, et se reproduire même. Car nous sommes appelés à engendrer des enfants spirituels, des petits-enfants, et ainsi de suite. C´est une chaîne continue : nous sommes nés de Dieu grâce à Abraham et à ses fils, grâce à Moïse et aux prophètes, grâce aux apôtres et aux témoins de Christ des siècles passés.

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27 mai 2006 à 17:25:53

Vaincu par Dieu

Etre vaincu par Dieu... Cette phrase peut suggérer à quelqu´un l´idée d´un Dieu autoritaire, d´un maître implacable qui subjugue sa créature et lui impose sa volonté. C´est là une image fausse, fabriquée de toutes pièces par Satan lui-même. J´ai été vaincu par Dieu, lorsque je l´ai rencontré en son Fils, à la croix. Là, je l´ai vu couronné d´épines, outragé, mourant... par les effets de mon propre péché. A la croix, Dieu m´a montré d´une part ce qu´il est, lui, et d´autre part ce que j´étais, un misérable. A la croix, Dieu m´a ouvert son coeur, il a déversé tout son amour devant mes yeux émerveillés, me disant: "Voilà le prix de ton âme; vois combien tu es précieux à mes yeux ! " Etre vaincu par Dieu signifie que nous avons vu Dieu et que désormais nous nous abandonnons à lui totalement, non plus par crainte ou par devoir, mais par amour, en réponse à son amour. C´est là le secret d´une vie chrétienne victorieuse : si nous n´aimons pas Dieu de tout notre coeur et par-dessus tout, il manque une dimension à notre vie spirituelle.

Vaincu... dans une inévitable expérience de mort

Job était un homme intègre et droit, sans doute le croyant le plus fidèle de son époque; à tel point que Dieu se porta garant de sa fidélité, même lorsque Satan le dépouilla de tous ses biens. Mais il manquait quelque chose à Job. A travers les souffrances inconcevables qu´il supporta, il découvrit qu´il avait besoin d´un face à face réel avec Dieu. Dans son épreuve profonde, Job rencontra Dieu. Il en rend témoignage lorsqu´il écrit: "Mon oreille avait entendu parler de toi; mais maintenant mon œil t´a vu. C´est pourquoi je me condamne et je me repens sur la poussière et sur la cendre" (Job 42 : 5-6).

Beaucoup de chrétiens sont aujourd´hui conscients qu´il manque une dimension a leur vie spirituelle et qu´ils ont besoin d´une nouvelle expérience avec Dieu. J´ai aussi connu cette soif intérieure lorsque j´étais jeune chrétien et que, lisant les biographies des grands hommes de Dieu des siècles passés, je constatais la pauvreté de ma vie spirituelle.
Dieu me conduisit à me plonger dans l´Ecriture, jusqu´à lire la Bible entière, même plusieurs fois par an. Je compris qu´il ne fallait pas tendre à ce qu´on appelle aujourd´hui la "deuxième expérience" mais que j´avais trois, dix et même cent nouvelles expériences à faire avec Dieu. D´abord je découvris que Dieu est infini : nous avons tendance à l´enfermer dans un cadre, dans une expérience ou dans une doctrine, et nous oublions qu´il est tellement infini que le monde entier ne peut le contenir. Puis je constatai, en étudiant la vie des grands hommes de l´Ancien Testament, que leur face à face avec Dieu était toujours associé à une expérience de mort à soi-même, à un temps d´épreuve profonde, parfois au rejet et à l´ignominie :

*
Noé fut tourné en dérision pendant cent vingt ans, tout le temps que dura la construction de son arche. C´était là sa façon de prêcher, d´avertir sa génération que le jugement allait venir. Mais personne ne l´écouta, sauf sa famille.
*
Abraham dut renoncer à la vie confortable et facile d´Ur en Chaldée, pour devenir un nomade errant à la recherche d´une terre que Dieu lui avait promise, et qu´il n´a pourtant jamais possédée. Sa postérité, lui avait prédit le Très-Haut, serait un jour plus nombreuse que le sable de la mer ou les étoiles du ciel. Cependant Abraham n´en vit rien, à part son fils Isaac, qu´il dut même se préparer à offrir en sacrifice. Mais Dieu intervint in extremis et lui rendit son fils.
*
Moise était prince en Egypte, destiné de par ses études à de hautes fonctions dans le pays. Or Dieu le conduisit dans un désert, où il passa quarante ans, persécuté par l´ennemi et rejeté par son peuple, occupé à paître quelques moutons et quelques chèvres.

Durant ses longues heures de solitude, Moïse a sans doute beaucoup réfléchi à la vie des patriarches, ses ancêtres. Il savait tout à leur sujet puisque c´est lui qui nous a transmis le livre de la Genèse; il savait aussi que Dieu avait prévu la servitude d´Israël pendant quatre siècles, et que ces quatre siècles arrivaient maintenant à leur terme. Pourtant, une question lancinante devait l´obséder : "Dieu a-t-il vraiment parlé ? Ses promesses faites à nos pères sont- elles vraies ? "

Pour Moïse, tout a commencé bien avant sa rencontre avec Dieu en Exode 3. Il était un croyant, en Egypte, mais pas encore apte à servir Dieu. Malgré son désir profond, il lui fallait encore quarante ans dans le désert pour que Dieu le rencontre vraiment. Tout doit commencer, dans notre vie chrétienne, par un premier face à face avec Dieu, où nous découvrons le salut par la foi en Jésus-Christ. Mais il ne faut pas s´arrêter là. Comme un bébé se développe jusqu´à devenir adulte, l´enfant de Dieu doit tendre à la maturité. Sur le plan humain, on atteint la maturité vers 20 ans, et l´efficacité réelle à 40 ans peut-être. Notre vie terrestre est très courte et j´estime que, même si Dieu me donnait encore 500 ou 600 ans, ma connaissance le concernant resterait infime. Je remercie Dieu de m´avoir imposé dès ma jeunesse la discipline salutaire de lui donner du temps dès le matin, pour lire la Bible et être en communion avec lui. C´est à cette condition seulement que nous pouvons éviter d´être pris dans l´engrenage du monde, et vivre ici-bas remplis de la présence de Dieu.

Dieu ne nous demande pas d´imiter Moïse et d´aller passer quarante ans dans un désert; mais si nous voulons vraiment le rencontrer, nous ne pourrons éviter ce que j´appelle une expérience de mort, un désert à traverser sur le plan spirituel. C´est à cette condition que notre vie intérieure peut se développer, et se reproduire même. Car nous sommes appelés à engendrer des enfants spirituels, des petits-enfants, et ainsi de suite. C´est une chaîne continue : nous sommes nés de Dieu grâce à Abraham et à ses fils, grâce à Moïse et aux prophètes, grâce aux apôtres et aux témoins de Christ des siècles passés.

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27 mai 2006 à 17:26:52

Vaincu par Dieu

Etre vaincu par Dieu... Cette phrase peut suggérer à quelqu´un l´idée d´un Dieu autoritaire, d´un maître implacable qui subjugue sa créature et lui impose sa volonté. C´est là une image fausse, fabriquée de toutes pièces par Satan lui-même. J´ai été vaincu par Dieu, lorsque je l´ai rencontré en son Fils, à la croix. Là, je l´ai vu couronné d´épines, outragé, mourant... par les effets de mon propre péché. A la croix, Dieu m´a montré d´une part ce qu´il est, lui, et d´autre part ce que j´étais, un misérable. A la croix, Dieu m´a ouvert son coeur, il a déversé tout son amour devant mes yeux émerveillés, me disant: "Voilà le prix de ton âme; vois combien tu es précieux à mes yeux ! " Etre vaincu par Dieu signifie que nous avons vu Dieu et que désormais nous nous abandonnons à lui totalement, non plus par crainte ou par devoir, mais par amour, en réponse à son amour. C´est là le secret d´une vie chrétienne victorieuse : si nous n´aimons pas Dieu de tout notre coeur et par-dessus tout, il manque une dimension à notre vie spirituelle.

Vaincu... dans une inévitable expérience de mort

Job était un homme intègre et droit, sans doute le croyant le plus fidèle de son époque; à tel point que Dieu se porta garant de sa fidélité, même lorsque Satan le dépouilla de tous ses biens. Mais il manquait quelque chose à Job. A travers les souffrances inconcevables qu´il supporta, il découvrit qu´il avait besoin d´un face à face réel avec Dieu. Dans son épreuve profonde, Job rencontra Dieu. Il en rend témoignage lorsqu´il écrit: "Mon oreille avait entendu parler de toi; mais maintenant mon œil t´a vu. C´est pourquoi je me condamne et je me repens sur la poussière et sur la cendre" (Job 42 : 5-6).

Beaucoup de chrétiens sont aujourd´hui conscients qu´il manque une dimension a leur vie spirituelle et qu´ils ont besoin d´une nouvelle expérience avec Dieu. J´ai aussi connu cette soif intérieure lorsque j´étais jeune chrétien et que, lisant les biographies des grands hommes de Dieu des siècles passés, je constatais la pauvreté de ma vie spirituelle.
Dieu me conduisit à me plonger dans l´Ecriture, jusqu´à lire la Bible entière, même plusieurs fois par an. Je compris qu´il ne fallait pas tendre à ce qu´on appelle aujourd´hui la "deuxième expérience" mais que j´avais trois, dix et même cent nouvelles expériences à faire avec Dieu. D´abord je découvris que Dieu est infini : nous avons tendance à l´enfermer dans un cadre, dans une expérience ou dans une doctrine, et nous oublions qu´il est tellement infini que le monde entier ne peut le contenir. Puis je constatai, en étudiant la vie des grands hommes de l´Ancien Testament, que leur face à face avec Dieu était toujours associé à une expérience de mort à soi-même, à un temps d´épreuve profonde, parfois au rejet et à l´ignominie :

*
Noé fut tourné en dérision pendant cent vingt ans, tout le temps que dura la construction de son arche. C´était là sa façon de prêcher, d´avertir sa génération que le jugement allait venir. Mais personne ne l´écouta, sauf sa famille.
*
Abraham dut renoncer à la vie confortable et facile d´Ur en Chaldée, pour devenir un nomade errant à la recherche d´une terre que Dieu lui avait promise, et qu´il n´a pourtant jamais possédée. Sa postérité, lui avait prédit le Très-Haut, serait un jour plus nombreuse que le sable de la mer ou les étoiles du ciel. Cependant Abraham n´en vit rien, à part son fils Isaac, qu´il dut même se préparer à offrir en sacrifice. Mais Dieu intervint in extremis et lui rendit son fils.
*
Moise était prince en Egypte, destiné de par ses études à de hautes fonctions dans le pays. Or Dieu le conduisit dans un désert, où il passa quarante ans, persécuté par l´ennemi et rejeté par son peuple, occupé à paître quelques moutons et quelques chèvres.

Durant ses longues heures de solitude, Moïse a sans doute beaucoup réfléchi à la vie des patriarches, ses ancêtres. Il savait tout à leur sujet puisque c´est lui qui nous a transmis le livre de la Genèse; il savait aussi que Dieu avait prévu la servitude d´Israël pendant quatre siècles, et que ces quatre siècles arrivaient maintenant à leur terme. Pourtant, une question lancinante devait l´obséder : "Dieu a-t-il vraiment parlé ? Ses promesses faites à nos pères sont- elles vraies ? "

Pour Moïse, tout a commencé bien avant sa rencontre avec Dieu en Exode 3. Il était un croyant, en Egypte, mais pas encore apte à servir Dieu. Malgré son désir profond, il lui fallait encore quarante ans dans le désert pour que Dieu le rencontre vraiment. Tout doit commencer, dans notre vie chrétienne, par un premier face à face avec Dieu, où nous découvrons le salut par la foi en Jésus-Christ. Mais il ne faut pas s´arrêter là. Comme un bébé se développe jusqu´à devenir adulte, l´enfant de Dieu doit tendre à la maturité. Sur le plan humain, on atteint la maturité vers 20 ans, et l´efficacité réelle à 40 ans peut-être. Notre vie terrestre est très courte et j´estime que, même si Dieu me donnait encore 500 ou 600 ans, ma connaissance le concernant resterait infime. Je remercie Dieu de m´avoir imposé dès ma jeunesse la discipline salutaire de lui donner du temps dès le matin, pour lire la Bible et être en communion avec lui. C´est à cette condition seulement que nous pouvons éviter d´être pris dans l´engrenage du monde, et vivre ici-bas remplis de la présence de Dieu.

Dieu ne nous demande pas d´imiter Moïse et d´aller passer quarante ans dans un désert; mais si nous voulons vraiment le rencontrer, nous ne pourrons éviter ce que j´appelle une expérience de mort, un désert à traverser sur le plan spirituel. C´est à cette condition que notre vie intérieure peut se développer, et se reproduire même. Car nous sommes appelés à engendrer des enfants spirituels, des petits-enfants, et ainsi de suite. C´est une chaîne continue : nous sommes nés de Dieu grâce à Abraham et à ses fils, grâce à Moïse et aux prophètes, grâce aux apôtres et aux témoins de Christ des siècles passés.

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Niveau 4
27 mai 2006 à 17:27:10

Vaincu par Dieu

Etre vaincu par Dieu... Cette phrase peut suggérer à quelqu´un l´idée d´un Dieu autoritaire, d´un maître implacable qui subjugue sa créature et lui impose sa volonté. C´est là une image fausse, fabriquée de toutes pièces par Satan lui-même. J´ai été vaincu par Dieu, lorsque je l´ai rencontré en son Fils, à la croix. Là, je l´ai vu couronné d´épines, outragé, mourant... par les effets de mon propre péché. A la croix, Dieu m´a montré d´une part ce qu´il est, lui, et d´autre part ce que j´étais, un misérable. A la croix, Dieu m´a ouvert son coeur, il a déversé tout son amour devant mes yeux émerveillés, me disant: "Voilà le prix de ton âme; vois combien tu es précieux à mes yeux ! " Etre vaincu par Dieu signifie que nous avons vu Dieu et que désormais nous nous abandonnons à lui totalement, non plus par crainte ou par devoir, mais par amour, en réponse à son amour. C´est là le secret d´une vie chrétienne victorieuse : si nous n´aimons pas Dieu de tout notre coeur et par-dessus tout, il manque une dimension à notre vie spirituelle.

Vaincu... dans une inévitable expérience de mort

Job était un homme intègre et droit, sans doute le croyant le plus fidèle de son époque; à tel point que Dieu se porta garant de sa fidélité, même lorsque Satan le dépouilla de tous ses biens. Mais il manquait quelque chose à Job. A travers les souffrances inconcevables qu´il supporta, il découvrit qu´il avait besoin d´un face à face réel avec Dieu. Dans son épreuve profonde, Job rencontra Dieu. Il en rend témoignage lorsqu´il écrit: "Mon oreille avait entendu parler de toi; mais maintenant mon œil t´a vu. C´est pourquoi je me condamne et je me repens sur la poussière et sur la cendre" (Job 42 : 5-6).

Beaucoup de chrétiens sont aujourd´hui conscients qu´il manque une dimension a leur vie spirituelle et qu´ils ont besoin d´une nouvelle expérience avec Dieu. J´ai aussi connu cette soif intérieure lorsque j´étais jeune chrétien et que, lisant les biographies des grands hommes de Dieu des siècles passés, je constatais la pauvreté de ma vie spirituelle.
Dieu me conduisit à me plonger dans l´Ecriture, jusqu´à lire la Bible entière, même plusieurs fois par an. Je compris qu´il ne fallait pas tendre à ce qu´on appelle aujourd´hui la "deuxième expérience" mais que j´avais trois, dix et même cent nouvelles expériences à faire avec Dieu. D´abord je découvris que Dieu est infini : nous avons tendance à l´enfermer dans un cadre, dans une expérience ou dans une doctrine, et nous oublions qu´il est tellement infini que le monde entier ne peut le contenir. Puis je constatai, en étudiant la vie des grands hommes de l´Ancien Testament, que leur face à face avec Dieu était toujours associé à une expérience de mort à soi-même, à un temps d´épreuve profonde, parfois au rejet et à l´ignominie :

*
Noé fut tourné en dérision pendant cent vingt ans, tout le temps que dura la construction de son arche. C´était là sa façon de prêcher, d´avertir sa génération que le jugement allait venir. Mais personne ne l´écouta, sauf sa famille.
*
Abraham dut renoncer à la vie confortable et facile d´Ur en Chaldée, pour devenir un nomade errant à la recherche d´une terre que Dieu lui avait promise, et qu´il n´a pourtant jamais possédée. Sa postérité, lui avait prédit le Très-Haut, serait un jour plus nombreuse que le sable de la mer ou les étoiles du ciel. Cependant Abraham n´en vit rien, à part son fils Isaac, qu´il dut même se préparer à offrir en sacrifice. Mais Dieu intervint in extremis et lui rendit son fils.
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Moise était prince en Egypte, destiné de par ses études à de hautes fonctions dans le pays. Or Dieu le conduisit dans un désert, où il passa quarante ans, persécuté par l´ennemi et rejeté par son peuple, occupé à paître quelques moutons et quelques chèvres.

Durant ses longues heures de solitude, Moïse a sans doute beaucoup réfléchi à la vie des patriarches, ses ancêtres. Il savait tout à leur sujet puisque c´est lui qui nous a transmis le livre de la Genèse; il savait aussi que Dieu avait prévu la servitude d´Israël pendant quatre siècles, et que ces quatre siècles arrivaient maintenant à leur terme. Pourtant, une question lancinante devait l´obséder : "Dieu a-t-il vraiment parlé ? Ses promesses faites à nos pères sont- elles vraies ? "

Pour Moïse, tout a commencé bien avant sa rencontre avec Dieu en Exode 3. Il était un croyant, en Egypte, mais pas encore apte à servir Dieu. Malgré son désir profond, il lui fallait encore quarante ans dans le désert pour que Dieu le rencontre vraiment. Tout doit commencer, dans notre vie chrétienne, par un premier face à face avec Dieu, où nous découvrons le salut par la foi en Jésus-Christ. Mais il ne faut pas s´arrêter là. Comme un bébé se développe jusqu´à devenir adulte, l´enfant de Dieu doit tendre à la maturité. Sur le plan humain, on atteint la maturité vers 20 ans, et l´efficacité réelle à 40 ans peut-être. Notre vie terrestre est très courte et j´estime que, même si Dieu me donnait encore 500 ou 600 ans, ma connaissance le concernant resterait infime. Je remercie Dieu de m´avoir imposé dès ma jeunesse la discipline salutaire de lui donner du temps dès le matin, pour lire la Bible et être en communion avec lui. C´est à cette condition seulement que nous pouvons éviter d´être pris dans l´engrenage du monde, et vivre ici-bas remplis de la présence de Dieu.

Dieu ne nous demande pas d´imiter Moïse et d´aller passer quarante ans dans un désert; mais si nous voulons vraiment le rencontrer, nous ne pourrons éviter ce que j´appelle une expérience de mort, un désert à traverser sur le plan spirituel. C´est à cette condition que notre vie intérieure peut se développer, et se reproduire même. Car nous sommes appelés à engendrer des enfants spirituels, des petits-enfants, et ainsi de suite. C´est une chaîne continue : nous sommes nés de Dieu grâce à Abraham et à ses fils, grâce à Moïse et aux prophètes, grâce aux apôtres et aux témoins de Christ des siècles passés.

[kled]_divin
[kled]_divin
Niveau 4
27 mai 2006 à 17:28:23

Vaincu par Dieu

Etre vaincu par Dieu... Cette phrase peut suggérer à quelqu´un l´idée d´un Dieu autoritaire, d´un maître implacable qui subjugue sa créature et lui impose sa volonté. C´est là une image fausse, fabriquée de toutes pièces par Satan lui-même. J´ai été vaincu par Dieu, lorsque je l´ai rencontré en son Fils, à la croix. Là, je l´ai vu couronné d´épines, outragé, mourant... par les effets de mon propre péché. A la croix, Dieu m´a montré d´une part ce qu´il est, lui, et d´autre part ce que j´étais, un misérable. A la croix, Dieu m´a ouvert son coeur, il a déversé tout son amour devant mes yeux émerveillés, me disant: "Voilà le prix de ton âme; vois combien tu es précieux à mes yeux ! " Etre vaincu par Dieu signifie que nous avons vu Dieu et que désormais nous nous abandonnons à lui totalement, non plus par crainte ou par devoir, mais par amour, en réponse à son amour. C´est là le secret d´une vie chrétienne victorieuse : si nous n´aimons pas Dieu de tout notre coeur et par-dessus tout, il manque une dimension à notre vie spirituelle.

Vaincu... dans une inévitable expérience de mort

Job était un homme intègre et droit, sans doute le croyant le plus fidèle de son époque; à tel point que Dieu se porta garant de sa fidélité, même lorsque Satan le dépouilla de tous ses biens. Mais il manquait quelque chose à Job. A travers les souffrances inconcevables qu´il supporta, il découvrit qu´il avait besoin d´un face à face réel avec Dieu. Dans son épreuve profonde, Job rencontra Dieu. Il en rend témoignage lorsqu´il écrit: "Mon oreille avait entendu parler de toi; mais maintenant mon œil t´a vu. C´est pourquoi je me condamne et je me repens sur la poussière et sur la cendre" (Job 42 : 5-6).

Beaucoup de chrétiens sont aujourd´hui conscients qu´il manque une dimension a leur vie spirituelle et qu´ils ont besoin d´une nouvelle expérience avec Dieu. J´ai aussi connu cette soif intérieure lorsque j´étais jeune chrétien et que, lisant les biographies des grands hommes de Dieu des siècles passés, je constatais la pauvreté de ma vie spirituelle.
Dieu me conduisit à me plonger dans l´Ecriture, jusqu´à lire la Bible entière, même plusieurs fois par an. Je compris qu´il ne fallait pas tendre à ce qu´on appelle aujourd´hui la "deuxième expérience" mais que j´avais trois, dix et même cent nouvelles expériences à faire avec Dieu. D´abord je découvris que Dieu est infini : nous avons tendance à l´enfermer dans un cadre, dans une expérience ou dans une doctrine, et nous oublions qu´il est tellement infini que le monde entier ne peut le contenir. Puis je constatai, en étudiant la vie des grands hommes de l´Ancien Testament, que leur face à face avec Dieu était toujours associé à une expérience de mort à soi-même, à un temps d´épreuve profonde, parfois au rejet et à l´ignominie :

*
Noé fut tourné en dérision pendant cent vingt ans, tout le temps que dura la construction de son arche. C´était là sa façon de prêcher, d´avertir sa génération que le jugement allait venir. Mais personne ne l´écouta, sauf sa famille.
*
Abraham dut renoncer à la vie confortable et facile d´Ur en Chaldée, pour devenir un nomade errant à la recherche d´une terre que Dieu lui avait promise, et qu´il n´a pourtant jamais possédée. Sa postérité, lui avait prédit le Très-Haut, serait un jour plus nombreuse que le sable de la mer ou les étoiles du ciel. Cependant Abraham n´en vit rien, à part son fils Isaac, qu´il dut même se préparer à offrir en sacrifice. Mais Dieu intervint in extremis et lui rendit son fils.
*
Moise était prince en Egypte, destiné de par ses études à de hautes fonctions dans le pays. Or Dieu le conduisit dans un désert, où il passa quarante ans, persécuté par l´ennemi et rejeté par son peuple, occupé à paître quelques moutons et quelques chèvres.

Durant ses longues heures de solitude, Moïse a sans doute beaucoup réfléchi à la vie des patriarches, ses ancêtres. Il savait tout à leur sujet puisque c´est lui qui nous a transmis le livre de la Genèse; il savait aussi que Dieu avait prévu la servitude d´Israël pendant quatre siècles, et que ces quatre siècles arrivaient maintenant à leur terme. Pourtant, une question lancinante devait l´obséder : "Dieu a-t-il vraiment parlé ? Ses promesses faites à nos pères sont- elles vraies ? "

Pour Moïse, tout a commencé bien avant sa rencontre avec Dieu en Exode 3. Il était un croyant, en Egypte, mais pas encore apte à servir Dieu. Malgré son désir profond, il lui fallait encore quarante ans dans le désert pour que Dieu le rencontre vraiment. Tout doit commencer, dans notre vie chrétienne, par un premier face à face avec Dieu, où nous découvrons le salut par la foi en Jésus-Christ. Mais il ne faut pas s´arrêter là. Comme un bébé se développe jusqu´à devenir adulte, l´enfant de Dieu doit tendre à la maturité. Sur le plan humain, on atteint la maturité vers 20 ans, et l´efficacité réelle à 40 ans peut-être. Notre vie terrestre est très courte et j´estime que, même si Dieu me donnait encore 500 ou 600 ans, ma connaissance le concernant resterait infime. Je remercie Dieu de m´avoir imposé dès ma jeunesse la discipline salutaire de lui donner du temps dès le matin, pour lire la Bible et être en communion avec lui. C´est à cette condition seulement que nous pouvons éviter d´être pris dans l´engrenage du monde, et vivre ici-bas remplis de la présence de Dieu.

Dieu ne nous demande pas d´imiter Moïse et d´aller passer quarante ans dans un désert; mais si nous voulons vraiment le rencontrer, nous ne pourrons éviter ce que j´appelle une expérience de mort, un désert à traverser sur le plan spirituel. C´est à cette condition que notre vie intérieure peut se développer, et se reproduire même. Car nous sommes appelés à engendrer des enfants spirituels, des petits-enfants, et ainsi de suite. C´est une chaîne continue : nous sommes nés de Dieu grâce à Abraham et à ses fils, grâce à Moïse et aux prophètes, grâce aux apôtres et aux témoins de Christ des siècles passés.

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