Chapitre 1: Attentat
Elincia avait en horreur les présentations officielles. Les chaussures de cérémonie était d´un inconfortable notoire, mais d´après ses conseillers (à l´exception de Soren), pour que le pays grandisse, il fallait faire bonne impression.
Et Elincia avait toujours fait de son mieux pour Crimea.
Les trompettes sonnèrent.
-La reine Elincia Riddel de Cimea!
La reine, plus majestueuse que jamais, fit son entrée dans la salle de réception et pris place sur son trône d´or. L´apôtre de Begnion l´attendait déjà: Elle ne c´était guère préoccupée des habits cérémonieux, et portée une simple robe d´évèque. On aurait pu croire qu´elle était partie sur un coup de tête. Le premier ministre Sephiran l´accompagnait, ainsi qu´une petite escorte.
Il était évident qu´ils avaient voulu se faire discrets. Lorsque Elincia était entrée, ils avaient chacun effectués une petite courbette, à l´exception de Sanaki.
-Je vous souhaite la bienvenue, très chère impératrice de Begnion, dit Eloincia.
-Merci à Votre Altesse de m´avoir acceuilli.
J´ai quelques informations capitales à vous transmettre.
Elle dit d´un coup d´oeuil qu´elle préférerait une salle plus isolée est moins remplie de gardes pour parler.
-Bien évidemment, Madame l´apôtre, répondit Elincia.
Elle se leva et partit en direction de la porte.
-Si vous voulez bien me suivre.
Lorsqu´elles furent dans la chambre, accompagnée de seuls Sephiran et Vaïna, l´apôtre demanda:
-Qui est cette jeune fille aux yeux bleux, aux lèvres de sang et aux courbes féminines qui vous accompagne partout?
-C´est Vaïna, Sanaki. Répondit Elincia. Ce que tu me dis, tu peux lui dire. Et nous n´avons plus de raisons d´utiliser ces formules de politesses.
Elle tentait, en vain, de retirer ses chaussures,
et Vaïna vint spontanément l´aider.
-Merci, Vaïna, tu es un ange.
-C´est tout naturel, Madame, répondit celle-ci.
-Sephiran, voudrais-tu expliquer à Elincia la situation? Lui demanda l´apôtre.
-Bien sur, répondit-il. Elincia, l´heure est grave. Un complot cherche a vous éliminer.
-Je le sais déjà.
-Bien. Mais savez vous que, dans le royaume conquis de Daein, des gens oeuvrent pour dérober le médaillon de Lehran?
-Ils ne l´auront pas. Le médaillon est ici au château. Je porte la clef de l´antichambre à mon cou.
-Je le sais, Elincia. Mais ils sont redoutables.
Ils ont déjà attenté à la vie de l´apôtre ici présente.
-Je comprends. Je vais engager un garde du corps.
-Madame, dit Vaïna, si je puis me permettre, je crois que Titania...
-Serait tout a fait indiquée je sais, j´y ai déjà pensé.
-Ah...
-Quoi qu´il en soit, vous feriez mieux d´envoyer un groupe de soldats a Daein afin de régler ce problème, continua Sephiran. De plus...
Les vitres éclatères, avec pour cause une chaleur éreintante causée par un sortilège de feu.
-Sortez! cria Soren qui venait d´entrer dans la pièce.
Tous se jettèrent dehors de la pièce qui était la proie des flammes. Elincia suffoquait: à cause de sa gossesse, elle avait du mal à se mouvoir.
Les heures passèrent. Les soldats avaient arrêté un jeune mage en formation, qui prétendait que l´incident "n´était pas voulu et n´était qu´un accident". L´incendie avait été maitrisé, et le jugement de l´apprenti commençait.
Tormod, qui était le maître du mage, n´était pas certain de l´innocence de son disciple.
Mais Elincia, indulgente, l´avait laissé partir.
-Vous n´auriez pas du le laisser s´en aller comme ça, lui confia Vaïna.
-Ne t´en fait pas, je lui ai préparé une reception.
En disant cela, elle versit une larme.
-Je devais le faire, se dit-elle à elle-même...
Le jeune mage, sur le chemin du retour à son habitation, se réjouissait.
-Je n´arrive pas à croire qu´elle m´ai laissé partir! Elle est vraiment naïve... La seule chose que je regréterrait sera de ne pas touché les 30 000 écus...
C´est alors que dans une ruelle sombre, il remarqua quelqu´un, tapis dans l´ombre.
L´homme sortit de l´ombre, ainsi que l´on pu voir son visage. c´était Volke.
-Bonjour, mon jeune ami...
Volke sortit une dague de sous sa tunique.