Chapitre 9 : Souvenirs et révélations
La nuit suivante, je ne dormis pas non plus. Le nom de Maximilien me trottait dans la tête. Où avais-je bien pu voir ce nom avant ?
Je sortis dehors, histoire de me rafraîchir les idées. A force de penser, j’avais mal à la tête, puis soudain, je me rappelai. Ca c’était passé il y a une vingtaine d’années, je n’étais pas encore né à cette époque, mais l’évènement avait tellement marqué la population que je ne comprenais pas comment avais-je pu oublier. Deux adolescents, soutenus par des amis, avaient réussi à voyager dans le temps grâce aux atlamillias bleues et rouges, pour sauver le monde, à la fois dans le présent, mais aussi dans le passé et le futur. Ces deux personnes étaient les maîtres des atlamillias du temps, la fille d’un Roi du futur, Monica, et son ami, venu de notre présent : Maximilien ! Après nous avoir sauvé, ils furent souvent interviewer, et en regardant la télévision, j’avais vu son visage, le même que celui qui nous avait attaqué, Hopkins et moi ! Je ne me souviens plus de tous les moments, car quand j’étais enfant, je fus atteint d’une amnésie, trois ans de ma vie ont été ainsi effacés, et, en même temps que ma quête principale, j’essaie de retrouver ses évènements.
J’avais trop pensé je n’avais pas remarqué que j’avais marché une dizaine de kilomètres, j’étais perdu, et j’avais atterri devant une maison calcinée. Je m’approchai des décombres, l’incendie datait d’il y a plusieurs années. Pris d’une soudaine curiosité, j’entrai. Tout à coup, mes maux de tête furent décuplés, et je m’évanouis, vaincu par la douleur.
Je me réveillai dans le même endroit, à un détail près : l’état de la maison, elle n’était plus calcinée ! Avais-je des hallucinations ? Ca aurait été probable au vue ma douleur. Soudain, une chose me sauta aux yeux, et m’expliqua indirectement que je n’étais pas victime d’hallucinations. Je vis un enfant, je reconnus tout de suite son visage, ses traits… Je les connaissais, ils avaient changés, certes, mais en observant bien, on les apercevait toujours : c’était mon visage, mes traits, mon corps, moi ! Puis d’autres personnes vinrent s’ajouter au décor, certaines me firent froid dans le dos. Je me voyais, je devais avoir deux ans, trois ans tout au plus. J’étais sur les genoux d’un homme, je le reconnus, lui aussi, immédiatement : Maximilien, le sauveur de notre monde ! Puis une femme, que je reconnus : Monica. Ils avaient tous deux une vingtaine d’années environ, Monica, parlait avec Maximilien :
_Max ! Laisse donc ce bébé tranquille, ça fait deux heures que tu joues avec lui !
_Mais laisse moi donc m’amuser avec mon fils ! Se lamenta-t-il.
Une sueur froide envahit tout mon corps… Ce bébé, j’étais sûr que c’était moi, cela voulait dire que j’étais le fils des sauveurs du monde… Mais pourquoi mon père m’avait-il attaqué si sauvagement ? La réponse ne tarda pas à venir, ma vision changea, cette fois, je vis les murs de la maison en feu, au centre, moi, et mes parents, encerclés par une quinzaine d’hommes armés, et un autre s’approchant…