Chapitre 3 : un étrange chalet
Nous étions affamés, apeurés, et notre moral était à zéro de plus nous étions perdus, pas moyen de se repérer dans cette putain de forêt.
La brume s’écrasait sur la forêt ce qui lui donnait un aspect magique et étrange.
Plus loin, des grognements de plus en plus sonores nous entouraient, nous dûmes donc reprendre notre course.
C’était le vrai parcours du combattant, des centaines de racines nous attrapaient les pieds, les fougères nous fouettaient les bras et les mains sans oublier les feuilles des arbres qui nous entaillaient les joues.
Soudain, la pluie se mit à tomber, transformant la terre sous nos pieds en boue visqueuse et collante et rendant les rochers, les pierres et les cailloux glissants.
A notre allure, Christophe ne tarda pas à trébucher sur une pierre et à perdre l’équilibre.
Il eut le bon réflexe de mettre sa main devant lui, dans la boue, pour amortir sa chute et ne pas tomber.
Yves, lui, glissa en arrière et tomba dans une flaque, ses cheveux, son dos et ses jambes étaient recouvertes de boue.
La boue commençait à se solidifier sur la main et la nuque de Christophe et d’Yves, créant une croûte brune qui s’effritait.
Christophe avait l’impression que sa main pesait deux kilos et Yves avait du mal à tourner sa tête.
Tout à coup, VayVay tomba parterre, sa cheville lui faisait encore mal et l’empêchait de faire un pas de plus.
Aidant VayVay à se relever, j’aperçu un chalet devant nous.
-Qu’est-ce que ça fou là ?
Une vieille clôture entourait la demeure, un stock de bûches était placé à gauche du bâtiment et un rondin de bois se trouvait près de l’entrée, il y avait une hache plantée sur celui-ci.
Des cadavres criblés de balles à gros calibre gisaient dans la boue tout autour de nous.
Nous observâmes la maison de plus près quand soudain, la porte s’ouvrit et nous découvrîmes d’autres rescapés.
-Vite, entrée, avant qu’ils n’arrivent !
Nous ne nous fîmes pas prier, et nous nous dirigeâmes vers la petite bâtisse quand soudain, un grognement familier se fit entendre.
-Un chien ! Vite ! Courez!
Deux fenêtres du chalet s’ouvrirent et deux canons de fusil de chasse en sortirent.
Deux grosses détonations résonnèrent dans la forêt.
Le chien n’eut pas le temps de faire quoi que ce soit, il avait déjà reçu les deux décharges de plein fouet lui faisant exploser la tête et répondant des morceaux de cervelle sur la boue.
VayVay reçu une gerbe de sang sur son tee-shirt.
L’intérieur du chalet était petit de la taille d’un studio pour étudiant, il y avait trois pièces, la première était la pièce principale, la seconde la cuisine, aucun accès à la troisième.
Elle était barricadée par des poutres de bois assez récentes.
Il y avait cinq personnes à l’intérieur du chalet dont un blessé à l’épaule, réveillez en sursaut et mordu pendant que sa fille était en train se faire manger par deux zombies, comme ils appelaient ces types.
L’un s’appelait Marc, on le surnommé « Marco », il était très grand et maigre, il avait une énorme touffe bouclée en guise de coiffure.
Les deux autres s’appelaient Boris, de taille moyenne il était très gentil et le dernier était Matthieu, un petit arrogant qui ne parlait que pour se venter.
Ils étaient à peu près de notre âge sauf Matthieu qui était plus jeune, ils semblaient perdus comme nous.
Il fallait utiliser une pompe se trouvant à l’extérieur du chalet pour faire couler de l’eau glaciale.
Yves et Christophe en profitèrent pour se nettoyer pendant que je galérais avec cette foutu pompe.
Après quelques heures passées à faire connaissance, la nuit tomba et un orage éclata.
Deux-trois bougies furent allumées avec les allumettes restantes.
Les gouttes de pluie résonnaient lorsqu’elles tombaient sur le toi et chaque éclair nous fîmes sursauter.
Le doyen du groupe avait une petite montre à gousset qui indiquait huit heures.
Nous avions très faim, dans la cuisine, nous trouvâmes un bocal de cornichons périmés, une boîte de spaghettis et des champignons encore frais.
Grâce à notre dernière allumette et une bouteille à gaz, nous fîmes réchauffer les pâtes.
Soudain, nous entendîmes une vitre se briser derrière la porte barricadée.
Nous nous précipitâmes vers les quatre fenêtres en rapprochant les bougies et découvrîmes avec stupeur qu’une bande de zombies nous entourait.
« -Des…des zombies à une vingtaine de mètres !! !
-Des zombies ? La lumière a du les attirer, c’est vrai qu’il n’y a pas de volets ici.
-Ils…ils nous encerclent et sont entrés dans la maison !
-C’est pas grave, la pièce est mise en quarantaine.
Certains zombies étaient entrés du bon côté, celui qui était condamné, mais d’autres zombies se dirigeaient vers nous, bien décidé à satisfaire leur appétit.
-D’autres se dirigent vers les autres fenêtres !! ! Vite !! Prenez les fusils !! !
Marc et un autre homme prirent les fusils et chacun d’un côté commencèrent à tirer.
Les multiples coups de feu allèrent résonner avec le tonnerre.
Les zombies se rapprochaient de plus en plus, encore quelques mètres.
-Merde !! ! Je l’ai raté celui là !! !
Les deux hommes avaient des difficultés à viser de nuit.
Nous courûmes vers la cuisine et prirent deux couteaux qui traînaient là.
« -Ils se rapprochent…ils se rapprochent bordel !! ! Tu en ai où de ton côté ?? ? !! !
-Je les canarde mais rien à faire !! ! Ils se rapprochent de plus en plus !! ! »
Soudain, la porte barricadée se mit à s’ouvrir un tout petit peu et une main de couleur blanche très pâle surgit mais les planches étaient trop nombreuses et résistantes, elles maintenaient la main à portée de nous.
Je me précipita vers elle et lui planta mon couteau, aucun effet, elle continuait toujours à bouger et voulait plus que jamais attraper quelqu’un.
-Merde !! ! Putain !! ! Les zombies ne sont plus qu’à quelques mètres !! ! Dégagez bordel !! !
-De mon côté aussi !! ! Je n’ai plus que deux cartouches !! »
Les balles de fusil n’étaient efficaces qu’au niveau de la tête.
« -J’ai plus de balles !! Moi, il ne m’en reste que trois ! Qu’allons-nous faire ??
-Prenez les meubles et condamnez les fenêtres !! »
Marc s’exécuta ainsi que moi et Yves.
Nous prîmes un buffet qui servait de décoration et le plaçâmes devant deux fenêtres.
-Je suis à sec!!! Vite aidez moi à barricader ces fenêtres avec ces planches là !!
Il y avait trois blanches pourries qui se trouvaient parterre, nous les prîmes quand même et l’autre homme les cloua avec des clous rouillés qui se trouvaient sur une des étagères.
Nous nous réunîmes au milieu de la pièce, espérant que les zombies lâcheront l’affaire.
Plusieurs minutes passèrent dans un grand silence.
Tout à coup, un bras surgit violemment des planches moisies comme dans un film d’épouvante.
-Merde !! Casse toi !! putain !! !
Nous ne savions plus quoi faire, ils nous avaient encerclé, on entendait des coups donnés au buffet, la porte bougeait de plus en plus malgré les planches en bon état et des bras sortaient des planches moisies qui nous servaient de sécurité.
Impossible de sortir dans cette nuit noire, la plus vieille personnes paniquée ainsi que le blessé qui ne répétait que des « -On va tous mourir !! ! »
Pendant deux longues heures, l’attaque des zombies ne se calmait pas puis les bras se retirèrent, la porte cessa de claquer contre les planches et les coups contre le buffet disparurent.
Après une trentaine de minute de confirmation, il n’y avait toujours aucun bruit.
Une curiosité régnait quand même, étaient-ils toujours derrière la porte?
Nous cherchâmes d’autres balles pour les fusils et n’en trouvâmes que deux.
Brandissant mon couteau imprégné de sang qui avait déjà coagulé, Boris commençait à retirer les clous qui maintenaient les planches, délicatement, une par une.
Marc tourna doucement la poignée de la porte, un autre visait la porte avec son fusil.
A la seconde ou Marc ouvrit la porte, un jet de couleur verte traversa la pièce inconnue et l’homme portant le fusil le reçu en pleine face ce qui lui fit lâcher le fusil.
L’homme hurlait de douleur, le liquide lui brûlait le visage comme de l’acide.
De la fumé sortait de ses mains.
La porte était restée ouverte et nous vîmes une énorme araignée de deux mètres de largeur collée sur un mur, en dessous de lui, une grande toile d’araignée recouvrait le corps d’un homme, probablement le propriétaire de ce chalet.
Les cris de l’homme s’estompèrent puis s’arrêtèrent.
Ses mains retombèrent sur le sol, nous laissant voir les dégâts qu’avait causé le liquide.
L’homme était mort.
Ses yeux avaient fondu ainsi qu’une partie de sa joue gauche et de son nez.
Sur l’avant de son crâne, il n’avait plus qu’une petite touffe de cheveu.
Sa lèvre supérieure, elle aussi avait fondu, laissant apercevoir une rangée de dent jaunâtre.
Ses mains, elles aussi avaient brûlé, une rangée de tendon saillant sortait de sa main.
Nous refermâmes la porte à toute vitesse et la barricada une nouvelle fois.
La porte barricadée et le buffet toujours contre les deux fenêtres du côté gauche, il fallait quelqu’un qui monte la garde pendant la nuit pour surveiller les deux fenêtres qui étaient vulnérables du côté droit car les planches pourries ne pourraient contenir un assaut.
Boris prit le premier tour de garde, et nous nous endormîmes.
Pour signaler la fin de son tour, Boris donna une tape à Marco pour qu’il aille assurer son tour de garde mais c’est moi qui reçu la tape car on était tous collé les uns contres les autres.
Finalement, je me rendormis.
Quand tout à coup, au milieu de la nuit, un cri rocailleux nous réveilla en sursaut.
Grâce aux bougies qui n’étaient pas encore éteintes, nous comprîmes que c’était le doyen qui s’était fait mordre par le blessé au niveau du visage.
Le sang coulait abondamment des dents du blessé qui ne voulait pas lâcher prise.
Marco, paniqué, gaspilla sa première balle mais la deuxième lui toucha le ventre et le fit lâcher prise.
Je pris mon couteau et lui lança de toutes mes forces mais le couteau le frôla et alla se planter dans le mur du fond.
Yves prit son couteau et lui lança alors à son tour et celui-ci s’enfonça dans l’œil du reconverti en zombie.
Celui-ci tomba parterre mais le doyen était mort, les dents de l’ancien blessé avaient déchiquetées sa joue ainsi qu’une partie de sa langue.
Tout à coup, comble de la malchance, les cris qu’avait fait le doyen allèrent réveiller l’araignée.
La porte barricadée sauta et l’araignée toute velue sortit de sa pièce qu’elle gardait.
Nous étions désarmés……
Chapitre 4 : l’arachnide
Dehors, l’orage ne se calmait pas, il pleuvait des « cordes » et le bruit de la pluie sur le toi résonnait toujours plus fort.
L’araignée toute velue était grimpée au plafond et se tenait tranquille.
Elle attendait le moment où nous décidions de nous enfuir pour nous prendre en chasse.
Nous l’observions avec effroi, elle était vraiment gigantesque.
Ce n’était pas possible qu’une araignée soit aussi grande et pourtant elle se tenait là, au dessus de nous, prête à bondir et nous faire subir le même sort que le propriétaire de ce chalet.
Nous vivions un vrai film d’horreur ! Tout y contribuait, le décor, les zombies, les araignées mutantes et le temps.
Nous étions désarmés et impuissants, Yves marcha prudemment sur la pointe des pieds pour aller récupérer les deux couteaux de cuisine.
Arriver délicatement près du zombie, il empoigna le couteau et le sortit brutalement de la tête de ce cannibale quand celui-ci s’agrippa brutalement à sa jambe ce qui provoqua en Yves une réaction de furie sanguinaire…
-Saloperie !! !
….Il tourna la pointe de son couteau vers la tête de son agresseur et le poignarda des dizaines de fois, il ne pouvait plus se maîtriser et ce qui alerta l’araignée géante et déclencha notre fuite.
C’était chacun pour soi, le moins chanceux tomberait nez à nez avec l’araignée.
Yves moi et Boris courûmes dans l’ancienne pièce scellée.
Marco sauta à travers les fenêtres barricadées par les planches pourries.
Seul Matthieu n’avait pas percuté, il se dirigea en courant vers la porte et eut juste le temps de l’ouvrir, l’araignée sauta à son niveau et avec la puissance de ses mandibules, elle le sectionna en deux à partir de la poitrine.
Christophe et VayVay en profitèrent pour foncer dehors une fois la porte ouverte.
Il n’y avait plus de porte pour aller dans notre pièce. Yves sauta le premier par la seule fenêtre de ce nouvel endroit qui avait été cassée par un zombie.
A présent, nous n’avions plus le temps de se jeter par la fenêtre.
On entendait les grosses pattes de l’araignée frappait avec rage le plancher grinçant.
Il y avait une grosse armoire métallique à moitié ouverte et un lit un place.
Boris décida d’aller se cacher dans l’armoire et moi sous le petit lit.
Ma position était loin d’être confortable, je mesurais un mètre quatre-vingt, ce qui ne me facilitait pas la tâche, je du rétracter mes jambes le plus possible et éviter de respirer.
Les deux premières pattes de l’arachnide apparurent dans la pièce, on entendait ses deux mandibules claquer, la deuxième paire de patte ne tarda pas à arriver puis je vis nettement ses mandibules acérées prêtent à couper nos membres.
Bientôt, tous les membres de l’araignée, poilus, firent leur apparition non sans bruit.
J’étais très stressé, de la sueur sortait de tous mes membres, une boule bloquait ma respiration, je pensais au pire si l’araignée me trouvait, je n’aurais jamais le temps de sortir à temps sous ce lit si elle me repérait.
Heureusement, la hauteur du petit lit ne me laissait apercevoir uniquement les mandibules et non les huit yeux rouges de l’arachnide qui scrutait la pièce à la recherche de proies.
En jetant un coup d’œil par la fenêtre brisée, Yves avait compris ce qui se passait et s’était barré.
Merci Yves….
Jamais du mal à retenir ma respiration et à ne faire aucun bruit.
Une vibration trop forte et s’était foutu.
L’araignée se dirigera vers le milieu de la pièce, à côté de son « dîner ».
L’une de ses pattes frôla mon visage, et ses poils me piquèrent le nez.
Je songeais à Boris qui était dans la même merde que moi.
L’arachnide mutante se dirigeait de plus en plus prêt de son armoire, je ne pouvais rien faire, j’étais immobilisé en quelque sorte, l’araignée se colla sur le mur à côté de l’armoire métallique comme si elle attendait que Boris sorte de sa cachette.
Après dix minutes de torture, je ne sentais plus mes jambes et l’araignée commença à bouger de nouveau.
Elle se dirigea à nouveau vers la sortie.
Tout d’un coup, arrivée à mon niveau, elle s’arrêta.
-Ca y est je suis foutu !!
Une des pattes appartenant à la troisième paire commença à s’infiltrer dans ma cachette.
Elle m’avait repéré de tout évidence, sa patte s’allongea dans la direction de ma tête.
Je ne pouvais rien faire, si je faisais du bruit en bougeant, elle me tuerait en quelques secondes mais je ne pouvais pas me tenir tranquille jusqu’à ce qu’elle me trouve.
La patte n’était plus qu’à quelques centimètres de mes yeux, je n’avais jamais sué autant dans ma vie.
Elle se rapprochait encore, ça y est, c’était la fin, quand soudain Boris sortit de sa cachette et donna un coup de pied dans une des portes de l’armoire métallique qui se mit à résonner.
L’araignée s’arrêta nette, « rangea » sa patte et fonça vers Boris.
-Cours !! ! échappe toi !! !
Je sortis de mon lit à toute vitesse et me dirigea vers une des fenêtres où Marco avait sauté.
Quant à Boris, il évita de justesse une patte de l’araignée qui lui infligea quand même une petite coupure.
Après cette attaque il en profita pour renverser l’armoire métallique sur l’arachnide qui s’était mise à nouveau en position d’attaque et sauta par la fenêtre à côté de lui.
Je fis rapidement le tour du chalet et je retrouva Boris sain et sauf, l’araignée mutante essayait elle-même de passer par la fenêtre mais elle était trop grosse.
Il était tant de fuir à nouveau sous une pluie forte, battante de côté.
Soudain, l’un des côtés du chalet explosa et l’araignée en sortit.
-Bordel de merde !! !
Eclairé par quelques éclairs, nous suivîmes un chemin boueux déjà tout tracé.
Après quelques minutes, j’étais totalement trempé avec Boris, mes chaussures avaient eu du mal à supporter la boue d’avant mais celle-ci était encore plus collante et ne manqua pas de nous faire trébucher quelques fois.
L’araignée nous avait laissé fuir.
Toujours sur le chemin, nous nous mîmes à entendre des « coassements » très inhabituels et pas très rassurants.
Arrivée devant les grilles d un cimetière, un grand moment de silence se créa, les oiseaux posés sur les pierres tombales plantées dans le sol se retournèrent vers nous sans un bruit.
Puis, la déferlante, des dizaines de corbeaux se jetèrent sur nous et lacéraient notre chair et nos cheveux avec leurs pattes acérées.
Je n’avais jamais vu ça, des corbeaux qui nous attaquaient, c’était la meilleure.
Avec Boris nous courûmes à nouveau pour éviter ces petits oiseaux inoffensifs habituellement.
Ils étaient vraiment tenace et voulaient à tout prix nous faire du mal.
Après quelques dizaines de coupures nous nous arrêtâmes de courir puis nous nous retournâmes vers eux et commencions à donner des coups de poings n’importe où.
Après avoir reçu quelques coups de poing, ils se calmèrent et prirent la fuite.
Nous continuâmes de suivre alors notre chemin sinueux et boueux.
-Bon, maintenant on va avoir le droit aux morts-vivants qui sortent de leur tombe douillette sous cette pluie. »
Les portes du cimetière étaient fermées avec un vieux cadenas rouillé.
Après un bon coup de pied, nous entrâmes dans le cimetière.
Il y avait de la brume qui rasait les pierres tombales servant de décor à cet endroit sombre et lugubre.
Cette fois un chemin en pierre s’offrait à nos pieds et s’enfonçait dans le cimetière.
Pas très rassurés, nous restions le plus éloigné possible des tombes.
Quand soudain, les mêmes « coassements » se firent entendre à nouveau, cette fois, ils étaient beaucoup plus nombreux…
Chapitre 5 : la crypte
L’orage ne se calmait toujours pas et l’on avait l’impression qu’il se rapprochait de plus en plus.
On avait mal partout et la pluie trempait nos vêtements qui se collaient à nos membres.
Depuis le début, tout ce qui se passait était anormal.
Nous enchaînions les fuites.
Les centaines d’oiseaux formaient un gigantesque essaim à quelques mètres de nous.
Cette fois, on ne pouvait pas les faire fuir.
C’était donc nous qui devions fuir face à ces petits corbeaux devenus agressifs et dangereux.
Nous nous remîmes à courir sur le sentier de pierres.
Les corbeaux n’étaient plus qu’à un mètre de nous.
On était vidé, nos jambes ne pouvaient accélérer notre vitesse à cause des nombreuses coupures qui nous faisaient souffrir, de l’inconfort total de nos vêtements mouillés, dans chacune de nos chaussures il y avait une flaque d’eau.
Une crypte apparue sous nos yeux.
-Vite dans la crypte !
Plus que quelques mètres à faire mais les corbeaux n’étaient maintenant plus qu’à quelques centimètres de nous, on sentait leurs ailes voler avec une frénésie indescriptible.
Arrivés aux portes de la crypte, ils se jetèrent sur nous avec des coassements suraigus.
Les coups de bec que nous recevions étaient beaucoup plus puissants que les précédents.
Du sang coulait abondamment de chacun de nos membres.
Boris ne tarda pas à céder sous les coups des corbeaux.
Avec toutes les forces qui me restaient, j’ouvris à moitié les deux lourdes portes de la crypte, attrapa Boris par son pull et la traîna dans la crypte.
Une dizaine de corbeau avait réussi à entrer.
Je pris alors une des torches qui se trouvaient sur un mur à coté de moi et je l’agitai de toutes mes forces devant les oiseaux qui reformaient un nouvel essaim pour m’attaquer.
La réaction fut instantanée, les oiseaux prirent la fuite en poussant des coassements de rage.
Après cette rude épreuve, je m’écroulai parterre et je laissai mes yeux se fermer.
Dehors, j’entendais encore la pluie se fracasser sur la crypte et les corbeaux donner des coups de bec aux lourdes portes qui nous mîmes en sécurité.
A mon réveil, mes membres étaient tous engourdis, j’avais perdu beaucoup de sang.
Avec un gros effort, j’ouvris mes yeux et je vis Boris assis appuyé sur un mur dans la même situation que moi.
« -Bien dormis ?
-Ouais, d’ailleurs je ne t’ai pas attendu pour m’assoupir !
-Bon, qu’est-ce qu’on fait maintenant ? J’ai faim !
-Bonne question, si tu ouvrais ces cercueils là-bas, je suis certain que tu trouverais des os à lécher.
-Sans façon, on fait encore une pause ?
-Allez, feignasse ! »
Nous fermâmes une fois encore nos yeux et laissa la fatigue nous emporter.
Les coups de bec avaient cessé ainsi que l’orage qui avait laissé place au soleil qui illuminait mon nez grâce à un de ses petits rayons.
A notre deuxième réveil, nos membres allaient mieux, nos coupures cicatrisaient et nos vêtements avaient séché.
Seul la faim nous faisait encore souffrir.
-Bon, c’est reparti pour l’aventure !
-Ouais, ouais, youpi…..
Nous prîmes deux torches et nous nous engouffrâmes dans les profondeurs de la crypte.
Après avoir longé des centaines de cercueils, nous finîmes par tomber sur un mur sur lequel il y avait un énorme trou.
« -Cul de sac, dommage…
-Non, attend ! »
Boris jeta sa torche dans le trou.
Quelques secondes passèrent sans un bruit quand soudain, nous nous mîmes à entendre le sol trembler en dessous de nos pieds.
-C’est bien ce que je pensais, écarte toi de ce trou ! Vite !! !
J’eus juste le temps de faire deux pas en arrières que des dizaines de chauve-souris sortirent du trou à toute vitesse, se précipitant vers la sortie de la crypte malheureusement fermée.
Elles allaient tellement vite que mes cheveux se redressèrent sur ma tête.
« -Tu comprend maintenant pourquoi je t’ai dit de t’écarter ?
-Euh…oui »
Boris agrippa les rebords du trou puis passa sa tête dedans.
-Euh…attend tu ne vas quand même pas…
Boris fonça la tête la première dans le trou.
-Mais qu’est-ce que je fous là…me demandais-je.
Je passai mes jambes en premier puis à mon tour, me laissa glisser.
Empoignant ma torche de toutes mes forces pour ne pas la lâcher, je finis par atterrir sur Boris qui venait de se relever.
« -Aie !
-Oups, désolé ! »
L’endroit où nous nous trouvions désormais était éclairé par des lampes.
-Waouw, l’électricité, le grand luxe !
Nous avions atterris dans une petite chapelle éclairée, des rangées de bancs se trouvaient devant nous et un gigantesque orgue reposait au fond la pièce.
Cela faisait des années que je n’avais pas mie les pieds dans une église ou une chapelle.
Nous marchâmes vers l’orgue.
Trois passages s’ouvraient à nous.
Un allant vers l’orgue et les deux autres allant vers deux portes à gauche et à droite de nous.
Au dessus de ce carrefour, il y avait un vitrail cassé qui donnait une vue imprenable sur la lune.
Nous décidâmes de nous orienter vers la porte de droite et d’ouvrir celle-ci.
Une fois cette nouvelle porte passée, nous découvrîmes devant nous des cartons d’hosties et de vin de messe.
-Bon et bien bon appétit !
Nous nous jetâmes dessus et nous dévorâmes tout ce que nous pouvions jusqu’à en avoir mal au ventre, accompagné par une bouteille de vin de messe pour faire passer le tout.
Quand soudain, trois notes de l’orgue sortirent en continue.
-Qu’est-ce que c’est encore ? L’abominable homme des neiges ?
Nous ouvrîmes tout doucement la porte.
Sur l’orgue, il y avait une énorme statue de chauve-souris, qui l’avait mise là ?
Nous nous approchâmes de plus près de la statue quand soudain, le même bruit de tremblement de terre se fit entendre.
« -Je n’aime pas ça, elles arrivent par où cette fois?
-Bonne question, je dirais que ce sont les mêmes de tout à l’heure, donc elles vont repasser par le trou. »
Nous attendîmes qu’elles sortent pour savoir où aller.
Et au moment où les chauve-souris étaient toutes sorties, la statue poussa un hurlement terrible.
-Ce…c’est pas une statue !! !
D’un coup d’aile puissant, elle m’envoya rejoindre la porte de gauche, puis attrapa Boris avec une de ses pattes et commença à s’envoler en le broyant.
-Aide moi !! ! Aide moi !! !! Me laisse pas crever !! !!
Je ne pouvais rien faire, aucun objet ne pouvait lui faire lâcher Boris.
Une porte s’ouvrit derrière moi et un homme avec une vieille carabine en sortit.
-Donnez moi ça !!
Je pris la carabine des mains du vieux et visa la créature.
Mais elle était désormais trop loin, de plus si je tirais je pouvais atteindre Boris.
Celle-ci sortit par le vitrail cassé avec Boris dans une de ses pattes.
-Nonnnnnnnnn !! !!!!!!!!!!!!!
C’était fini, Boris allait mourir sans que je ne puisse rien faire…
Chapitre 6 : la ville
Pourquoi fallait-il que tous ceux que je rencontre meurent atrocement ?
Devais-je être condamné à errer tout seul dans ce cauchemar?
Etais-je maudit ? Portais-je la « poisse » aux autres ?
Il devait maintenant être mort à l’heure qu’il était, je n’avais rien fait pour l’aider, j’avais juste attendu que la chauve-souris s’en aille sous mes yeux.
-Si j’avais tiré je l’aurais peut-être sauvé !
-Courage mon enfant, vous ne pouviez rien faire.
Il y a déjà eut trop de morts, j’ai perdu moi aussi des proches, je sais ce que vous ressentez.
Vous ne devez pas vous laisser abattre, survivre sera la meilleure façon de venger la mort de votre ami.
Cette voix calme et rassurante venait de la personne à qui j’avais pris le vieux fusil.
C’était un vieux curé aux yeux bleus très clair, son regard reflétait une immense tristesse.
Il devait venir de la ville.
Je lui rendis son fusil et j’en profitai alors pour lui poser quelques questions.
«-Que ce passe t-il sur cette île bordel ?? ? D’où viennent ces créatures ?? ??
-Allons, du calme, vous n’êtes pas d’ici n’est-ce pas ?
-Notre avion s’est crashé sur cette île il y a quelques jours.
-Ah je vois, je ne peux pas répondre à vos questions, mais je veux bien révéler ce que je sais.
Selon les journaux, tout a commencé par des meurtres sauvages aux alentours des égouts de la ville, il y a deux semaines.
Les rats avaient développé un nouveau virus.
Pour transmettre la maladie, les rats mordaient les gens exactement comme pour transmettre la peste au moyen-âge.
La période d’incubation du virus est d’un jour.
Une fois ce délais passé, les contaminés meurent et plusieurs heures après se relèvent.
Leurs yeux deviennent blancs, leur peau devient pâle, transparente et leurs ongles poussent à une vitesse anormale. Ils sont complètement lobotomisés, ils marchent lentement, certains arrivent à courir.
Avide de chairs, les contaminés cherchent des êtres humains normaux pour satisfaire leur faim.
Dès la première morsure, la personne est contaminée
La police prit la décision d’éradiquer tous les rats des égouts et de la ville, ce qui causa énormément de pertes parmi les policiers.
Mais ils ne savaient pas qu’au moins vingt pourcent des habitants de la ville était déjà contaminé et transmettaient à leur tour la maladie.
Petit à petit, les habitants de la ville furent contaminés ainsi que les animaux, provoquant des mutations terribles sur certains.
Seul la police arrive toujours à résister face à eux.
Les survivants non contaminés ont fui dans les bois ce qui a ramené des centaines d’animaux et d’humains contaminés.
-Je vais vous mener au commissariat.
-Pourquoi vous n’avez pas été aidé pour éradiquer ce virus ? Que font les militaires ?
-Ca ne fait que quelques jours que nous n’avons plus aucun contact avec le reste du monde.
Je suppose que Washington va bientôt envoyer un éclaireur pour voir ce qui se passe.
Tout devenait clair, les disproportions de taille chez les araignées et certaines chauves-souris, le comportement des animaux qui voulaient nous dévorer au péril de leur vie.
Pourquoi le blessé s’était transformait en zombie.
J’avais désormais un but : trouver le commissariat pour attendre en sécurité que les militaires viennent nous chercher.
Ce n’était plus qu’une question de temps maintenant.
« -Très bien, conduisez moi au commissariat, on est encore loin de la ville ?
-Hm… à une dizaine de kilomètres je pense.
-Mais où sommes-nous ?
-Toujours dans le cimetière dans la chapelle juste à côté de la crypte où je vous ai vu entrer.
-Mais alors pourquoi restez-vous là ?
-Pour chercher des survivants comme vous, cela fait deux jours que j’entend des hurlements dans la forêt. Chaque jour je fais des rondes mais je n’ai encore trouvé aucun survivant à part vous. »
Il restait encore une dizaine de kilomètres, les survivants du crash n’auront jamais la force d’atteindre la ville avec cette forêt qui regorge de contaminés.
Je pensais à Christophe, à VayVay, à Yves et à Marc qui n’arriveront probablement jamais à atteindre celle-ci.
Je devais êtres désormais le seul survivant du crash à y arriver si nous arrivions à parcourir la distance qui séparait le cimetière de la ville.
Avec George, le curé nous passâmes la porte de gauche et tombâmes sur une camionnette.
-Un curé avec une camionnette et un fusil ?
Alors que nous montâmes dans la voiture, trois chiens se dirigèrent vers nous, suivie de près par un zombie qui lui, courrait.
-Zut, voilà Igor le fossoyeur avec ses chiens ! Accrochez-vous !
L’homme de foi, tourna la clef de contact et appuya sur la pédale d’accélération ce qui me colla à mon siège.
Les chiens et Igor se rapprochaient quand même, ils n’étaient plus qu’à cinq mètres de nous.
-Ils arrivent !
Le curé passa la deuxième vitesse.
La voiture fonça et traversa tout le cimetière laissant Igor et ses chiens.
L’entrée du cimetière était bien gardée, deux araignées géantes nous barrèrent la route.
-Attrapez ce fusil, et montrez votre talent.
Je n’avais jamais encore tiré de toute ma vie.
Je pris le fusil et visa une des araignées.
Je vengeais la mort de Boris sur elle.
Celle-ci reçu une décharge de plomb qui emporta une de ses mandibules.
Pour riposter la deuxième araignée jeta un jet d’acide.
George tourna brutalement le volant et évita le jet mais il dérapa sur une tombe.
-Que dieu me pardonne !
Il appuya une fois encore sur la pédale d’accélération et fonça sur les deux araignées.
Les araignées n’étaient plus qu’à dix mètres.
La deuxième jeta à nouveau un jet d’acide qui brûla un rétroviseur.
Elles étaient maintenant à cinq mètres.
-On n’arrivera pas à les écraser !! faites demi-tour bon sang!!!
Je me cramponnais de toutes mes forces à mon siège.
Deux mètres….un mètre……
La première araignée entra en collision avec le pare-choc et fut projetée.
Le pare-brise fut recouvert du sang vert de l’arachnide.
La camionnette continua sa route comme si de rien n’était.
« -Ouf, j’ai vraiment cru que c’était la fin.
-Vous n’étiez même pas sur que vous alliez réussir ?? ? Vous avez risquez nos vies !! !
Vous êtes vraiment curé ?? ? »
Déjà quelques minutes étaient passées.
La voiture fendait littéralement la forêt et avalait les kilomètres.
-On a de la chance, aucun problème avec la route, à ce rythme là, on y sera en quelques minutes.
Grâce à la lumière des phares, je regardais sur le côté de la route des zombies dévorer des cadavres d’anciennes personnes qui voulaient survivre tout comme moi.
Soudain, une personne encore vivante apparue devant nous.
-Aidez moi !! ! Pitié !! !
George continua de rouler.
-Mais qu’est-ce que vous faites ?? ?
-Non !! !! Pitié !! ! Arrêtez-vous !! !
Un zombie courrait vers lui à toute vitesse.
-Mais à quoi vous jouez ?? Vous allez vous arrêter oui ?? ?
J’appuya sur la pédale de frein et la voiture freina brutalement mais pas assez pour s’arrêter complètement.
-Mais vous êtes fou ?? Vous voulez mourir ?? Laissez moi faire !! !
Le vieux curé appuya de nouveau sur sa pédale d’accélération.
Le zombie se jeta sur la personne demandant de l’aide.
-Nonnnnnnn…………..
-Si vous regardiez au niveau de son bras il avait une morsure, c’était donc un contaminé nous ne pouvions rien faire pour lui même si nous nous étions arrêtés, il se serait transformé en zombie et aurait mis nos vies en danger.
Je ne suis pas un meurtrier je me serais arrêté sinon.
Certains zombies courraient derrière nous pour nous attraper.
La voiture roulait maintenant à cent kilomètres/heure et renversa trois zombies.
Le sang gicla sur la carrosserie et le pare-brise fut repeint en rouge.
Des morceaux de cervelles avaient giclé sur la fenêtre de ma portière.
-Dire que c’étaient des gens avant…
Bientôt le panneau « Rock Fort city » apparu.
Comme comité d’accueil il y avait une créature que je n’avais encore jamais vu, elle reposait sur ses quatre pattes.
Son cerveau remplaçait son crâne, elle n’avait plus d’œil mais deux trous blancs à la place.
Arrivé à sa hauteur, elle tira sa très longue langue.
-Oh non ! On va avoir des problèmes !! !! »
La créature sauta sur le toi de la camionnette…
Chapitre 7 : le commissariat
J’étais enfin arrivé à la ville, mon rêve depuis le crash.
Mais celle-ci était peuplée par des milliers d’humains et des animaux contaminés, encore pire que dans la forêt.
Toutes les lumières de la ville étaient éteintes ce qui plongeait Rock Fort city dans l’obscurité totale.
Seul les phares de la camionnette illuminés la route ainsi que la lueur du feu à certains endroits qui ravageait les voitures, les bâtiments et mêmes certains cadavres.
Une vraie vision d’horreur et de chaos, il y avait des cadavres partout horriblement mutilés, dire que cette hécatombe avait été causée par les contaminés…
Pour survivre il fallait traverser la zone la plus dangereuse.
George freina brutalement et la créature tomba en avant.
Le curé appuya de toutes ses forces sur la pédale d’accélération, priant d’atteindre une vitesse suffisante pour écraser le monstre.
Mais celui-ci sauta aisément sur le capot.
Le vieil homme tourna à gauche puis à droite mais rien à faire, la bête restait toujours immobile.
Je pris alors le fusil et visa la créature.
Au moment où je tirais, le monstre projeta sa langue sur le vieux George.
La balle et la langue allèrent à la même vitesse.
Lorsqu’elle atteint la tête de la créature, la langue de celle-ci avait transpercé le pare-brise.
La balle traversa sa tête, le mutant fut éjecté sur le côté et sa langue resta accroché sur le pare-brise par le trou qu’elle avait fait.
La voiture continua sa route vers le commissariat.
-On a réussi George !! !
Je me tournai vers le vieux curé, sa tête était posée sur son volant.
-Que faites-vous ? Vous êtes fatigué ? Je peux prendre le volant si vous voulez.
Il y avait quelque chose d’anormal, du sang coulait sur le volant.
-George ? George !! Réveillez-vous !! !
Aucune réponse. La voiture fonçait de plus en plus vite toujours tout droit.
Je pris le curé par les épaules et la redressa sur le siège.
Son visage était resté figé sur la terreur qu’il avait ressentie au dernier moment.
La langue avait réussi à perforer son crâne mais pas à le traverser.
Le sang ne s’arrêtait pas de couler.
Soudain, je pensai à la route.
-Merde !! !
La voiture prenait de plus en plus de vitesse et se dirigeait droit vers un immeuble en feu.
120….150 kilomètres/heure…160…
J’ouvrit la porte à la gauche de George et l’éjecta d’un violent coup de pied.
-Désolé George…
Je pris le volant de mes deux mains et chercha avec mon pied la pédale de frein.
La voiture commença à freiner
-Non !! ! Je vais m’écraser !!
120… la voiture n’était plus qu’a une vingtaine de mètre.
Dans un dernier effort, je tournai le volant brusquement vers la droite.
Mon sang se glaça et dans un bruit sourd, la voiture fit une succession de « tonneaux ».
A chaque tonneau, la camionnette partait en pièces détachées.
Le rétroviseur….le capot….les vitres explosèrent une par une sur moi…des morceaux de carlingue…un pneu….je vis même la plaque d’immatriculation voler.
Un…deux…trois…quatre.
Au quatrième « tonneau » la voiture se stabilisa.
-Au…au…
Secours….au….
La voiture était retombait sur ces roues enfin sur ce qu’il en restait.
J’étais encore en vie mais dans un sal état..
Du sang provenant de ma tête coulait sur mon tee-shirt.
J’avais une sale coupure au niveau du bras et je ne sentais plus mes jambes.
-Mal….aide….secours….
J’avais réussi à arrêter la voiture m’évitant ainsi une mort certaine.
Mais j’étais quand même désormais proche de la mort.
Mes paupières devenaient de plus en plus lourdes et ne tardèrent pas se fermer.
Il fallait que je lutte pour rester éveillé.
-…Aide…
« -Qu’est-ce c’était que ce bruit ??
-Ca vient de cette direction Zack !
-Regarde l’état de la bagnole !
-C’est impossible qu’il y est de survivants…
-Allons voir !
……..Puis plus rien…mon corps et mes sens ne réagissaient plus……………….
Le néant…
Mes yeux s’ouvrirent un petit peu.
La lumière était trop forte pour moi, mes yeux n’étaient plus habitués et ne pouvaient plus s’ouvrir d’avantage.
J’étais allongé sur un lit.
Mes jambes étaient suspendues, un plâtre sur chacune d’elles.
Un gros morceau de sparadrap collé sur mon bras.
La lumière était tellement puissante que je n’arrivais presque pas à voir plus loin.
Je n’avais plus aucune douleur.
Quand soudain, un terrible mal de crâne s’empara de moi.
« -…Hummmmm !! !!
-Ah, vous êtes enfin réveillé ? Reposez-vous ! »
Lors de mon réveil, je n’avais même pas remarqué qu’une personne était dans ma pièce.
« -..Où…où suis-je ?
-Vous êtes dans l’infirmerie du commissariat.
-Le commissariat ?? !! !!
-Oui, le commissariat, le seul lieu de refuge désormais. Vous devez rester tranquille monsieur.
Trois personnes sont venues voir comment vous alliez ce matin.
Attendez, je vais les chercher.
-…Trois personnes ?. .. »
Mes yeux commençaient à s’habituer à la lumière et ma tête me faisait moins mal.
J’avais atteint mon but ! Mais comment étais-je arrivé là ?
Qui étaient les trois personnes qui sont venues me voir dans la matinée ?
L’infirmière revint avec trois personnes derrière elle.
« -Marco, VayVay et Christophe ?? ?!!!!
-Salut vieux ! Alors quoi de neuf ?
-..Comment êtes-vous ….arrivés là ?
-Oh ! Ca c’est une très longue histoire.
T’as de la chance d’avoir un lit.
-…Et les autres ils sont où ?? ?
-Nous n’avons pas retrouvé Yves.
-Ouais, bon l’infirmière a dit que t’avais plus que deux jours à vivre vieux…
-Quoi ?? ??!!!!!!
-Ahahaha ! C’était pour te faire réagir, normalement tu seras complètement guéris demain.
Profites-en bien, parce qu’après, finit le lit !
-C…connard !! !
-Ahahahahaha ! »
Ils étaient tous sain et sauf, Marco avait un plâtre au bras droit et Christophe avait des points de suture sur la joue.
A part ça, ils étaient en pleine forme…
Chapitre 8 : Un nouveau problème.
Enfin, j’allai sortir de ce cauchemar.
Je n’avais plus qu’à attendre bien sagement en sécurité l’arrivée des militaires.
Christophe, VayVay et Marco avaient réussi à me rejoindre.
Comment avaient-ils fait ?
Au moment où je fermis les yeux, plusieurs personnes entrèrent dans la pièce.
« -C’est bien lui, emmenez le !
-Très bien ! Vous avez de la chance vous en êtes débarrassez plus tôt que prévu.»
J’avais un mauvais pressentiment, je rouvris mes yeux brutalement.
Deux hommes étaient disposés devant et derrière mon lit à roulettes et le tirèrent vers la sortie de la chambre.
-Atten..attendez !! ! Qu’est-ce que vous faites ?? ?
Les hommes, ne se souciaient pas de moi et continuèrent leur route.
-Mais lâchez moi !! !
Je ne pouvais rien faire, mes jambes étaient emplâtrées.
Les roulettes de mon lit grinçaient sur le sol poli.
-Et vous m’écoutez oui ?? ? Lâchez moi !! !
Rien à faire, mon lit servait de bélier pour ouvrir les portes.
C’est du moins l’impression qui me restait à chaque collisions avec celles-ci.
Le couloir que je traversais été vide, ce qui était anormal vu l’ampleur du drame qui avait touché la ville.
Il y avait quand même des lits qui longeaient les murs du couloir.
Tous imbibés de sang.
Ce qui me rassurait encore plus…
Le couloir se terminait à côté d’un lit, où cette fois-ci un cadavre de zombie éventré reposait.
Je ressentie à nouveau du stresse.
Des gouttes de sueur se remirent à dégouliner de mon front.
Mon lit ouvrit à nouveau la dernière double porte.
Et je tombai sur une salle d’opération.
« -Qu’est-ce que vous allez me faire…et mes répondez moi !! !
-Détendez vous. »
Un des hommes fixa mon lit sur le sol tandis que l’autre alluma une scie électrique et la rapprocha de moi.
-Mais qu’est-ce que…
La scie s’arrêta au niveau de ma jambe droite et commença à découper mon plâtre.
Puis se fut le tour de ma deuxième jambe.
Rouge de honte, je m’allongea profondément dans mon lit et cacha ma tête avec ma couverture.
« -Bon, vos affaires sont là, nous les avons lavés pendant votre sommeil.
Vous êtes désormais libre d’attendre votre tour.
-Mon tour ? »
Les deux hommes quittèrent la pièce sans me répondre.
-Hey !! Quel tour ?? ?
Je sauta hors de mon lit sans aucune difficulté et commença à ôter ma chemise de patient et à me rhabiller.
-Elle est quand même bien équipée cette infirmerie.
Une fois prêt, je sortis à mon tour de la pièce et arpenta le long couloir.
-Toujours tout droit j’imagine.
J’avais l’impression que le couloir était interminable, je longeais à nouveau les lits pleins de sang.
Enfin apparaissait devant moi la fin de mon avancée.
Un hall gigantesque s’ouvrait à moi.
A l’intérieur, des dizaines de personnes de tout âge étaient entassées.
Je reconnus très vite Christophe, VayVay et Marc qui discutaient près de la fenêtre.
« -Tiens déjà libre vieux?
‘Faut que je t’explique plein de choses maintenant.
-Pleins de chose ? »
Tout à coup, un bruit de plus en plus sonore ce fit entendre.
« -Tu entend ce bruit ?
Ce sont les hélicoptères du commissariat.
-Des hélicoptères ?? !! !
-Ouais, mais le problème c’est qu’ils ne peuvent évacuer que dix personnes toutes les heures et ce sont les petits vieux qui commencent puis les enfants, les femmes et en dernier… nous !
Etant donné qu’il y a cent personnes exactement dans ce hall, va falloir patienter un petit moment !
-Ah, j’ai compris pourquoi l’autre me parlait d’attendre mon tour.
Comment tu sais qu’il y a cent personnes exactement ?
-Attend, je vais te montrer. »
Christophe ouvra une petite porte qui menait vers l’extérieur.
Dehors, une dizaine de policiers montaient la garde à côté d’elle.
L’un d’eux nous interpella.
« -Où allez-vous ? Vous devez rester ici !
-Relax mec, on fait juste le tour du proprio’, on se sauve pas, t’inquiète ! »
Il regarda nous en allez d’un air peu rassuré.
Chris’ me fit tourner.
-Tu vas comprendre pourquoi.
Devant moi, une trentaine de policiers arme en main essayaient de parler aux citoyens de Rock Fort city regroupés derrière les grilles qui entouraient le commissariat.
« -Laissez nous entrer !!
-Pitié !! Je veux pas mourir !! !
-Du calme, nous avons recueilli trop de personnes pour le moment ! Restez chez vous et patientez !!
-Je peux pas c’est à deux kilomètres chez moi !!
Je ne peux plus retourner dans ma maison !!
-On va tous mourir si vous ne nous ouvrez pas !!
-Ouvrez la grille bordel !! ! On va la faire sauter !!
-Les autorités vont bientôt arriver avec l’armée ! Courage, patientez !!
-Pourquoi ne les laisse t-il pas entrer ?
-Il y a trop de personnes déjà, le hall est bourré à craquer !!
Ils doivent patienter !
-Mais si les zombies arrivent, que vont-ils faire ?
-T’inquiète pas pour ça va, ils ont encore d’assez bonnes jambes pour se casser et puis regarde au-dessus de toi.
J’inclinai le visage et découvrit une vingtaine d’homme disposée sur le toi.
-Des snipers ??
-Ouais, exacte ! Des pros !
Donc si y a un problème, ils seront agir ! »
Les personnes à l’extérieur nous regardez et nous enviez allant même à nous insulter.
Elles me faisaient pitiés, elles étaient prêtes à s’entretuer pour pouvoir être dans un abri.
La chaleur humaine était tombée bien bas.
-Bon, t’en a assez vu, on rentre ?
Nous rentrâmes rejoindre VayVay et Marc.
Au même moment, bureau du commissaire De Vita.
« -Monsieur, nous commençons à manquer de vivres…
-Quoi ?? ? Comment est-ce possible, hier encore, on avait tout un stock de provisions !! !
-Il y a trop de monde monsieur, la nourriture s’épuise trop vite…
-Bon sang…
Et voilà maintenant le nouveau chapitre, désolé de vous avoir fait attendre si longtemps.
Quand on écrit une ´fic le plus dur c est d´aller jusqu´au bout sans s´interrompre, après une assez longue pause, je m´y remet.
Chapitre 9 : La hiérarchie
Cela faisait déjà une bonne demi-heure que l’on était entassé dans le hall, à se raconter nos mésaventures.
Cet entassement de personnes, rendait l’atmosphère de plus en plus chaud, si bien que de nombreuses personnes âgées tombaient parterre, victimes de malaise.
Le hall était tout juste grand pour contenir une cinquantaine de personnes.
Derrière nous, une grande porte menait vers l’extérieur mais elle était gardée par deux policiers.
Vers la gauche, il y avait une petite porte qui menait elle aussi vers l’extérieur mais elle était désormais réservée aux cas de malaise.
Un grand escalier se trouvait devant nous, lui aussi gardé par des flics qui nous interdisaient le passage.
Soudain des bruits de pas se firent entendre.
Un homme d’origine asiatique ne portant pas l’uniforme de police descendit les escaliers.
Un civil peut être ?
Non, si c’était un civil, il n’aurait pas pu accéder à l’étage supérieur du commissariat.
« -Bien, je me présente, je suis monsieur Lee, le porte-parole de la police de Rock Fort.
Je viens vous annoncer que les militaires sont arrivés et vous attendent derrière les grilles.
Que toutes les personnes commencent à se diriger vers la sortie de ce bâtiment.
Et voilà, c’était reparti.
Nous nous mîmes à la queue pour évacuer les lieux.
Dès que les derniers sortirent du hall, la porte se ferma brutalement derrière nous.
Dehors, les gens s’amassaient de plus en plus.
-Pourquoi sont-ils toujours là ?
-Ne vous occupez pas d’eux, avancez vers la sortie qu’indiquent mes collègues.
Une personne sortit du groupe et se dirigea vers ceux qui étaient derrière les grilles.
-Hey ! Vous n’êtes pas au courant, les militaires sont là ! Nous sommes sauvés !
Les policiers ne faisaient pas mine de soulagement, au contraire ils étaient encore plus stressés, pourquoi ?
Ce fut la joie derrière les grilles, les uns après les autres, les gens s’en allèrent et nous aussi, guidés par d’autres policiers armés.
Une fois tout le monde dehors, un des policiers ferma la porte à clef derrière nous.
-Hey ! Pourquoi vous fermez la porte ?? ??
-Taisez-vous et allez rejoindre les militaires !
-Non, je vais attendre prêt de vos grilles !
-Faites ce que l’on vous dit !
-Pourquoi êtes-vous si agressif, on dirait que vous êtes pressés de nous voir partir, pourquoi ?
Le policier ne prit même pas la peine de répondre et rentra dans le commissariat.
Et voilà, encore livré à nous-mêmes, nous prîmes la décision de rester aux alentours du commissariat, nous nous sentions plus en sécurité en attendant les secours.
Quand soudain, des hurlements se firent entendre devant nous.
Une dizaine de policier sortit avec hâte de leur bâtiment et se mit en position pour tirer.
-Que se passe t-il monsieur l’agent ?
-Taisez-vous et partez !! ! Vite !!
-Pourquoi nous devons partir ?
Une multitude de personnes revinrent sur leur pas.
-Des zombies !! ! Aucun signe de militaire, vous nous avez menti !! !
-Des zombies !! ! Des zombies arrivent !! !! Laissez nous entrer !! !
Les policiers restèrent impassibles devant les prières des gens.
-Pitié !! !!!
Soudain, Monsieur Lee sortit du commissariat et donna un ordre aux policiers.
Ils hochèrent la tête avant de prendre un porte-voix et de parler aux personnes amassées devant les grilles.
-Veuillez quitter les lieux ! Nous allons ouvrir le feu si vous ne vous exécutez pas !
-Quoi ?? ? Mais c’est dégelasse !! !!
-Pourquoi ?? ??
-Laissez nous entrer !! !
Soudain d’autres cris provenant de derrière les gens se firent entendre.
-Les zombies !! !!!
-Au secours !! !
-Dernière avertissement, quittez les lieux immédiatement, nous vous laissons trente secondes !
Les pourritures, ils voulaient à tout prix sauver leur peau, avec nos cris, nous attirions les zombies et les autres contaminés vers eux, voilà la raison pour laquelle ils nous avaient foutu dehors, naïf comme on est, on les cru sans problèmes et voilà le résultat.
Nous nous éloignâmes des grilles vers la droite et contournâmes le bâtiment quand tout à coup, des coups de feu retentirent.
Les policiers ne tiraient pas sur les zombies, mais sur les gens amassaient devant les grilles.
-Nonnnn !! !
-Pitié !! !!!
Les pourritures…
Les gens les plus proches de la grille tombèrent en premier, des têtes de gens non contaminées volaient, des jambes, des mains.
Du sang éclaboussait les policiers qui laissaient leur doigt appuyé sur la gâchette.
Les zombies n’étaient plus qu’à quelques mètres des gens.
Ceux-là partirent dans tout les sens, bousculés, poussés.
Des gens marchaient sur ceux à terre, une majorité de personne âgée poussaient des petits cris étouffés.
Les zombies sautèrent sur les fuyards les plus au sud et bien entendu, les policiers ne réagirent toujours pas contre eux.
-Putain ! Qu’est-ce qu’on va faire ?? ?
-J en sais rien bordel !
Il fallait qu’on rentre dans le commissariat pour nous remettre à l’abri, qu’importe ce que l’on risquait.
A un moment donné, sur une grille, il n’y avait plus de fil barbelé, nous en profitâmes pour escalader celle-ci et nous retrouver dans la cour intérieure du commissariat.
Personnes nous avaient vu entrer…
c vraiment bon continu comme sa
va tu la continuer ta fic???
Non, je ne pense pas, désolé.
Mon style a bien évolué, j´en rigole encore lorsque je lis mes chapitres, de la manière enfantine dans laquelle ils sont tournés. Peut-être referais-je une autre bien plus "sérieuse" touchant un public bien plus âgé, je ne sais pas encore.
Amicalement.
t bien parti là
c vrai qui ya plu gran chose a trouver maintenan
je voi pa ce qui peu cer passer kan meme
mai continu kan meme
je savoir la fin