(Wang) Chapitre 1 : Meurtres étranges.
Ouf ! Journée épuisante, j’en ai des fourmis dans les jambes. Il faut que je me dépêche, vingt trois heures trente, Laura va crier ! Je vérifiai si mon fidèle Desert Eagle était toujours dans la boîte à gants, au cas où il m’arrivait quelque chose. On ne sait jamais dans cette ville de fou !
Christophe, ou Chris venait d’aménager à Paris, c’était un bon gaillard, un bon mètre quatre-vingt, l’allure fière et intelligente, brun ou yeux bleus, bref, tout ce qui fait tomber les filles.
J’éteignis la radio, ne supportant plus la voix fébrile de Charles Aznavour. Je ne sais même plus où est l’album de Prince, tant pis. Puis après un tant d’arrêt, je repris la route, à pleins phares.
C’était une journée d’été comme une autre, toujours la voix rauque de mon supérieur qui vous siffle dans les oreilles si quelque chose n’est pas en place, toujours le bourdonnement des ordinateurs, bref, rien de plus ordinaire.
La nuit était calme, je roulai la fenêtre ouverte, le vent frais me caressant les joues.
J’ai vraiment chaud avec cet accoutrement ! Je me débarrassai de ma cravate à motif Paisley ainsi que de ma veste de costard.
Puis soudain, au chant des hiboux et des grillons se mêla d’horribles aboiements. Ceci m’étonna d’abord, je tentai de me rassurer quand j’entendis des cris visiblement humains !
Etait-ce une rigolade de copains tout juste sortis des jupons de leurs mères ou des cris à l’aide ?
Les aboiements devenaient de plus en plus réguliers, ainsi que les hurlements que je qualifiai de désespoir après l’avoir entendu de plus près. Quelque chose de louche se passe en ce jeudi soir !
Prudent, je décidai d’aller voir ce qui se passait là-bas. Je ne connais pas bien cette forêt mais il y a peut-être des vies à sauver. Je m’emparai de mon flingue, de ma lampe de poche et sorti de la voiture. Je trottinai doucement, histoire de ne pas me faire attaquer par un chien. Je gagnai le bois et éclairai les arbres de la faible lumière de ma lampe. Je m’enfonçai de plus en plus, inquiété, ne sachant pas à quoi m’attendre. A ce moment là, j’entendis un vif craquement sortant du bois d’un buisson, je reculai et mis mon flingue en joue, pas de doutes, quelque chose se passe ici. Je jetai un regard furtif, aidé par ma lampe et tombai sur une image dégoûtante, je vis un adolescent vêtu d’une cape noire pendu par celle-ci sur la branche d’un chêne en piteux état. Son visage était étrangement mutilé, il grimaçait horriblement, à m’en mettre des frissons. Heurté par cette vision d’horreur, je reculai quand j’entendis un cri qui bien dû fêler la voix de la personne. Apparemment une fille…