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Liste des sujets

Fic : Mémoires de Billy

Saika
Saika
Niveau 10
28 janvier 2007 à 17:49:33

Juan non :noel:
Merci beaucoup, j´ai hâte de te revoir sur ce pic =D

Fox_2004
Fox_2004
Niveau 10
28 janvier 2007 à 18:00:41

Toujours très bon, bourré d´excellentes idées. Elles ne semblent pas te manquer d´ailleurs. :noel: Bonne continuation.

Saika
Saika
Niveau 10
28 janvier 2007 à 18:04:57

Merci =D
... c´était ironique ? :noel: On peut s´attendre à tout avec vous, les Noëlistes =D

Fox_2004
Fox_2004
Niveau 10
28 janvier 2007 à 18:06:39

Non, c´était pas ironique, je te rassure.

:noel: ^^

Et sans vouloir chipoter, ce smiley représente plus pour moi le communisme, que le noelisme.

M´enfin...
:dehors:

Saika
Saika
Niveau 10
28 janvier 2007 à 18:08:34

Moi aussi j´y suis très attachée, je dois dire =D
Ok ok, pardon, pas Noëliste, communiste =D

Fox_2004
Fox_2004
Niveau 10
28 janvier 2007 à 18:18:09

Ce smiley est unique, contrairement aux autres, il peut s´adapter à toute situation et à toute personne sans distinction. :noel:

Bref.

T´as l´air d´en connaitre un petit rayon sur la série, je me trompe ?

Saika
Saika
Niveau 10
28 janvier 2007 à 18:23:14

Je suis tout à fait d´accord ! :noel:

Héhé, oui ^^ Le seul auquel je n´ai pas joué, c´est RE2, mais je le connais très bien. (je compte pas les Gaiden Dead Aim Survivor Outbreak etc...)
Et je ne le dirai jamais assez : Vive Biohazard ! :content:

Sothon_Sama
Sothon_Sama
Niveau 10
28 janvier 2007 à 19:45:11

Vive Biohazard aussi !
Tu devrais acheter RE2, il est sublime. :noel:

dark_liquid
dark_liquid
Niveau 13
28 janvier 2007 à 20:18:41

*

* Fox_2004 profil
* Posté le 28 janvier 2007 à 18:00:41 avertir modérateur
* Toujours très bon, bourré d´excellentes idées. Elles ne semblent pas te manquer d´ailleurs. :noel: Bonne continuation.

Tu verras, j´le dirais à Julo, ça va pas lui plaire.
D´ailleurs, je te quitte! :snif2:
Et d´abord, tu..... Caca! :snif:

Sothon_Sama
Sothon_Sama
Niveau 10
28 janvier 2007 à 20:46:13

:rire:

berserken1
berserken1
Niveau 10
28 janvier 2007 à 21:02:20

Saika :d) t´es quand meme un peu ancienne sur les forums, tu dis etre fans de Resident Evil et c´est la première fois que je te vois sur le forum du jeu, alors avoues, si t´es ici c´est juste pour draguer fox :noel:

Saika
Saika
Niveau 10
28 janvier 2007 à 21:17:00

Sothon :d) T´inquiète, RE2 n´échappera pas à ma liste de cadeaux d´anniv =D

Dark :d) Arrête de te plaindre =D

Berserker :d) Well, et je suis encore plus ancienne que ça :( (hacké oblige :( )
Well... pourquoi je draguerais Fox ? :noel:

23 Juillet 1998

Il est 20h. Un garde est venu avec de nouveaux vêtements et me les a lancés, en m’ordonnant de me dépêcher car il reviendrait dans une heure pour qu’on parte. Un jean en bon état, des chaussures banales, une ceinture de cuir, un débardeur bleu marine. Au moins, ça me fera un souvenir de mon passé. Je me changeai rapidement.
Juan a toujours eu du mal à cacher ses sentiments. Cette fois, ce n’était pas les sourires rieurs et le visage jovial mais la mine sinistre et les yeux brillants.
- Bon bah… c’est l’heure de se dire au revoir, je suppose, déclara-t-il avec une amertume non dissimulée.
- Ouais. C’est l’heure. Alors… à plus. Ravi de t’avoir rencontré. Merci pour tout.
- De rien… merci aussi.
Il ne dit plus rien et se moucha carrément avec le torchon de lit. J’avais raison, c’était bien un ours. Un ours au cœur d’or. J’écrivais cela quand il me secoua l’épaule.
- Au fait… je suppose qu’ils t’ont confisqué toutes tes armes à ton arrivée ?
- Bien sûr que oui… mais que…
J’étais sidéré. Il sortit de sa poche un couteau de survie, la lame particulièrement bien aiguisée et me le tendit.
- T’en auras plus besoin que moi, murmura-t-il avec un brin de mélancolie.
- Tu as ce couteau sur toi depuis le début ? Mais pourquoi tu t’en es jamais servi pour t’échapper, idiot ?
- Parce que je n’ai plus d’espoir de vie dans les yeux. Tu l’as dis toi-même, le 26 Juillet.
Sa réponse me cloua sur place.

21h. Le garde, ponctuel, ouvrit la cellule et je sors, jetant un dernier regard vers Juan qui avait l’air profondément abattu. Mais il leva le pouce, une seconde fois dans ma direction, comme le jour de mon procès. Je lui répondais par un sourire peut-être un peu crispé.
Légèrement réconforté, je marchai la tête haute, les poignets à nouveau attachés par des menottes. J’y étais habitué, maintenant, et j’avançai sans broncher vers le fourgon militaire qui m’attendait, en ayant pris soin de dissimuler le couteau dans une poche de mon jean avant de partir. Une chance que les gardes étaient des imbéciles.

Dans le fourgon, je me collai contre la paroi et je fermai les yeux. Maintenant, je n’avais plus qu’à attendre.
Dans quelques heures, on sera à la base de Regarthon. J’y serai exécuté dès l’arrivée. Ça va aller. Tout ira bien. Je me répète cette phrase dans la tête autant que possible.
Une heure et demie plus tard, la camionnette continue son chemin. On est dans la forêt de Raccoon. Elle est si sinistre, si froide ! Le temps est nuageux et on dirait qu’un orage se prépare. Peut-être que la météo m’accompagne vers mon destin ?
Mon cœur bat de plus en plus fort. Mais ce n’est pas vraiment pour mon exécution. C’est pour autre chose…
- Le prisonnier est bien calme, déclara soudainement le conducteur, brisant le silence pesant. Au fait, tu as toujours son rapport ? L’ordre de transfert ?
- Oui, il est dans la mal… CED, ATTENTION DEVANT TOI ! hurla son collègue.
J’ouvris immédiatement les yeux, qui s’agrandirent. Pendant une fraction de seconde, j’aperçus quelque chose ressemblant à une gueule béante se dirigeant droit vers nous. Serait-ce le monstre dont parlait le Raccoon Times ?
Le fourgon percuta quelque chose qui semblait bien dur, et on fut tous les trois éjectés dehors, les portières s’ouvrant brutalement. Je me relevai tant bien que mal et je vérifiai rapidement si j’étais blessé, mais je n’avais que des égratignures légères, et je remarquai quelque chose à mon poignet : la menotte droite avait été abîmée, s’était ouverte et pendait à mon poignet gauche. Mais ce n’était pas vraiment le moment de s’en réjouir.

Le fourgon avait été renversé. Quand un spectacle sous mes yeux m’horrifia.
Les deux militaires hurlaient, la douleur l’emportant sur la terreur. Ils se faisaient dévorer, non, mutiler, non par un chien, mais quatre chiens se battant pour ingurgiter le plus de chair possible.
Ils tentèrent désespérément de les arrêter à coup de flingue à l’aveuglette mais ne parvinrent pas à les atteindre.
Au fur et à mesure, les hurlements faiblirent. Ils étaient morts. Leur visage balafré encore assez visible était figé dans des grimaces terrifiantes. Quand je posai mon regard sur les canidés eux-mêmes. Je n’avais encore jamais vu un truc pareil.
Leur ventre était ouvert, laissant apercevoir les côtes devenues fissurées. Il leur manquait un peu partout de la peau, qui pendait encore. Leurs rétines avaient disparus et leurs oreilles étaient en lambeaux. Qu’est-ce qui avait bien pu leur arriver ?
Les chiens cessèrent leur activité et se retournaient vers moi. J’eus un haut-le-corps quand l’un d’eux fit un gigantesque bond, gueule grande ouverte. Je l’ai repoussé d’un coup de poing et me suis emparé du pistolet d’un des gardes, n’ayant pas le temps de prendre l’autre, et je me suis mis à courir.
Ils me suivirent quelques minutes, quand je me suis repris. Ces saletés de clebs voulaient ma peau, mais il était hors de question de la leur donner. Je mis le flingue en joue et tira un rafale de balle sur les bestioles qui, pour certaines, s’arrêtèrent net dans leur élan, une flopée de sang giclant un peu sur l’herbe. Mais il en restait encore deux, et ils paraissaient encore plus tenaces. L’un des chiens a bondi sur moi et nous avons parcouru quelques mètres en roulant, digne d’une bagarre de collégiens. Finalement, je lui ai plaqué mon revolver sur la truffe.
Plus qu’un. Il avait rappliqué en vitesse, prêt à en découdre. Au moment où j’ai pressé la détente, j’ai cru que mon cœur allait exploser dans ma poitrine.
« Clic »
Ce n’est pas le bruit le plus difficile à entendre pour quelqu’un d’armé ? Mon pistolet était vide et j’étais encore assailli. Ça s’est terminé à coup de poing, et j’ai balancé le foutu clebs sur un tronc d’arbre. Ses os se sont brisés. Je commençais à me faire peur.

J’ai eu quelques égratignures. Une chance que je n’ai pas été blessé plus sérieusement. Je devais optimiser mes chances de survie.
J’ai soudain remarqué qu’une de mes matricules avait disparu. Sûrement dans la course ou dans la bagarre. Enfin, ça n’a plus d’importance désormais, j’espère juste que je n’en aurai plus besoin.
Le flingue étant vide, j’ai décidé de retourner sur le lieu du crash. Rien n’avait changé, les militaires n’avaient pas bougé, la mallette contenant mon ordre de transfert était toujours là. En revanche, un liquide visqueux dégoulinait du capot renversé. Je préférais ne pas y toucher.
J’ai fouillé les deux cadavres en étant parfaitement conscient que je souillais les morts, et j’ai fait une découverte qui m’a stupéfié : l’un des gars avait un flingue de l’armée, celui des Marines. J’y crois pas. Serait-ce une coïncidence ? Je n’en suis pas sûr.
Je l’ai pris et l’ai effleuré du bout des doigts. Pas de doute, je l’avais reconnu. Je l’ai pris et jeté bêtement l’autre par terre. Quel idiot, deux flingues m’auraient été bien plus utiles. Mais je n’y avais pas pensé sur le moment.
J’en ai profité pour débusquer quelques munitions. Y avait de quoi faire. Je me préparais à explorer les environs, pas tellement rassuré, quand j’entendis des bruits de pas. On aurait dit un groupe, qui approchait dans ma direction. Je m’éloignais rapidement. Je sentais que rencontrer ce groupe ne jouerait pas en ma faveur.

Ça doit faire environ un quart d’heure que je tourne en rond dans le bois ombragé. Quand j’entendis une conversation. Je me cachai derrière un arbre et écoutai, les sens en alerte.
- Pff… j’espère qu’on est pas perdus dans cette foutue forêt ! Non seulement on n’a pas avancé depuis l’atterrissage, mais en plus on doit retrouver Coen ! On y arrivera jamais, bordel ! Comment tu veux voir quelque chose dans ce noir ?
- Du calme, Forest ! De toute façon, Enrico a dit qu’on faisait une rapide inspection et qu’on revenait tout de suite en cas de problème. Et arrête de te plaindre ! Si Rebecca t’entendait, ça m’aurait pas étonné qu’elle aurait déjà pris la fuite.
- Oh, ça va… désolé, Richard. Bon, séparons-nous, et dès que l’un de nous trouve quelque chose de bizarre, on se retrouve, d’accord ?
- Bien reçu.
J’identifiai immédiatement les deux hommes : ils appartenaient aux S.T.A.R.S. Leur sigle était brodé sur le t-shirt d’un des flics, tandis que l’autre, n’ayant rien en dessous de son gilet pare-balles, avait dans son dos les fameuses lettres.
Super. J’avais maintenant des flics d’élite sur le dos. Ça continuait très mal. Je recommençais à bouillonner. Ça fait un an que j’ai été jugé et je suis encore traqué par le passé ? Et dire qu’il y a quelques instants, je me croyais définitivement libre…
Furieux, j’ai mis quelques temps à émerger de mes pensées. Sauf que j’avais complètement oublié les deux gars. Surtout que devant moi se tenait l’homme au gilet pare-balles, celui qui apparemment se nommait Forest.
Il cligna des yeux plusieurs fois et fronça les sourcils.
- C’est… Coen ! Richard, viens vite ! Je l’ai trouvé !
Oh merde. La situation se transformait en champ de chasse. Sauf que la proie, c’était moi.
Le dénommé Richard ne mit pas de temps à rejoindre son coéquipier et ensemble, ils se mirent à ma poursuite, car j’avais déjà pris un peu d’avance. Ils couraient vite, mais le Forest en question ne lâcha pas l’affaire. Il devait avoir tellement entendu le fameux « Cours, Forest, cours » qu’il était peut-être le plus rapide des deux, et il me rattrapait dangereusement.
- Allez, plus vite, Richard, on va l’atteindre ! ne cessait-il d’hurler pour encourager son ami.
Heureusement, j’osais croire que les miracles existaient, car un hurlement déchirant suivi de quelques aboiements très familiers coupèrent net l’homme dans sa phrase. Le gars en orange s’arrêta brusquement et blêmit.
- Cette voix...
- Edward ! compléta l’autre.
Ils firent demi-tour et disparurent de mon champ de vision. Apparemment, quelqu’un qu’ils connaissaient était en train de se faire attaquer. Au moins, ils me laissent tranquille.
Je tentais de reprendre ma respiration. Il me fallait un endroit où je serais à l’abri. Quand je me suis retourné et aperçu un train arrêté dans le sentier. Comment j’ai fait pour ne pas le remarquer avant ?
Il s’est mis à pleuvoir. Raison de plus pour se dépêcher.
Le train était orné d’une peinture rouge, où une autre peinture dorée traçait les mots : Ecliptic Express. Un nom à dormir debout.
J’ai poussé la porte coulissante et me suis retrouvé dans un wagon complètement vide. Le décor était emprunt d’une poésie macabre. Finalement, je me suis demandé si je ne serais pas plus en sécurité dehors. Mais quand j’ai tenté de rouvrir la porte, elle est restée bloquée.
C´est pas vrai… sur quoi était-je tombé, encore ? Mes ennuis ne se finiront donc jamais ?

dark_liquid
dark_liquid
Niveau 13
28 janvier 2007 à 21:39:07

"Nadine" :d) qui voudrait d´un vieux truc flasque et puant ? :nerd:

berserken1
berserken1
Niveau 10
30 janvier 2007 à 11:26:01

Saika :d) parceque son pelage est doux :noel:

berserken1
berserken1
Niveau 10
30 janvier 2007 à 11:26:39

en même temps ça répond aussi à Dark´ :globe:

Saika
Saika
Niveau 10
30 janvier 2007 à 13:54:28

Lol, quel argument :noel:

Anyway... personne ? Well

Je n’avais plus d’autres choix que d’explorer ce maudit train, à la recherche d’une issue. J’ai tâté la poche de mon jean, où le couteau se trouvait encore. Je ne devais pas l’oublier, il me sera sûrement très utile.
Dehors, la pluie était devenue torrentielle. Les pluies d’été sont toujours les plus longues, et à mon avis, celle-là n’allait pas s’arrêter avant un bon moment.
D’un côté, le wagon-restaurant, de l’autre, le deuxième compartiment. N’ayant aucune idée de quel chemin choisir, j’ai finalement pris le second compartiment.
Il était quasiment identique au premier wagon, bien qu’il était mieux éclairé. Un escalier orné d’un tapis rouge se dressait près de la porte.
J’ai avancé de quelques pas quand j’ai remarqué avec horreur que des corps humains remplissaient toute la pièce. Qu’est-ce qui s’était passé, ici ?
Prudemment, j’ai observé chaque corps. C’était apparemment les passagers de l’Ecliptic Express, mais ils étaient tous morts, sans exception.
Je me trompais.
J’allais examiner l’un des cadavres quand j’ai entendu un râle effroyable derrière mon dos. Une espèce de monstre humain se tenait devant moi, menaçant, levant les bras dans ma direction. Serait-ce ce qu’on appelait un zombie, dans les vieilles histoires de fantômes du primaire ? C’est pas possible, les zombies n’existent pas… je tentais vainement de m’en convaincre.
Il portait l’uniforme et le képi bleu des contrôleurs. Son visage était mutilé, toute la chair autour de sa bouche avait disparu, et ses yeux blancs me scrutaient d’un air glauque. Il dégageait une terrible odeur de putréfaction et je n’allais pas tarder à vomir si je restais plus longtemps en contact avec cette chose. Etait-ce un humain autrefois ?
Un instant bouche bée devant une telle créature, je me suis ressaisis et lui ait tiré deux balles. Bizarrement, il avait l’air totalement insensible à mes tentatives et se rapprochait de moi. Encore six balles et toujours debout.
Avec horreur, j’entendais d’autres râles, presque plaintifs, et les passagers du train se réveillèrent, eux aussi transformés. Enfin, je supposais.
Ne voulant pas gâcher de munitions et surtout ne pas risquer ma vie plus longtemps, j’ai traversé le wagon au pas de course sans me soucier des monstres, bousculant ceux sur mon chemin et évitant les autres. Heureusement, j’ai réussi à atteindre la pièce suivante, un couloir assez glauque, je dois dire. Une fenêtre brisée laissait passer les gouttes d’eau qui s’abattaient avec fracas un peu partout autour d’une table en verre. La fenêtre ! Pourquoi j’y ai pas pensé plus tôt ?
Malheureusement, ma joie fut de courte durée. J’ai jeté un rapide coup d’œil dehors, et j’ai constaté avec horreur que la forêt était infestée de ces choses ! Et elles n’allaient certainement pas manquer l’occasion de grimper dans le train. Je me suis éloigné, passé devant deux compartiments ainsi que celle du conducteur et j’ai entendu du bruit. Quelqu’un qui fouillait quelque chose. Les sens en alerte, j’ai levé mon revolver et sans faire de bruit, ait surpris une jeune demoiselle en train d’examiner un cadavre. Je la tenais en joue.
Mais… qu’est-ce qui m’arrivait ? Je me comportais comme un véritable assassin !
Elle s’était retournée, apparemment mi-terrifiée, mi-déterminée.
Je dus reconnaître qu’elle était belle. Non, pas belle, mignonne, plutôt. Elle ne devait pas avoir plus de la vingtaine, et encore. Ses yeux verts s’accordaient parfaitement avec son uniforme. De très simples boucles d’oreilles blanches. Un anneau de plastique rose ornait son cou frêle et ses cheveux marrons coupés à la garçonne étaient parfaitement bien ordonnés.
Je ne me souviens pas avoir vu ce visage sur la photo du groupe, l’année dernière. Serait-t-elle la nouvelle recrue, ancienne de deux mois et demi à peine ?
Elle portait à la taille une trousse de secours, et dans son dos était brodé la croix rouge, orné par le mot « Rescue ».
Une infirmière… ? De grandes connaissances en médecine… plus de doute, c’était bien la nouvelle arrivante au sein des S.T.A.R.S.
Je ne m’étais pas immédiatement rendu compte qu’elle m’adressait la parole, perdu dans ma contemplation. Néanmoins, j’aperçus le sigle étoilé sur la manche gauche de son t-shirt vert, qui m’enlevait tous les doutes.
- Billy… lieutenant Coen ?
C’était les premières paroles d’elle qui m’étaient destinées.
Rapidement, je me fis une conclusion dans ma tête. Le groupe que j’avais entendu tout à l’heure dans la forêt était apparemment les S.T.A.R.S. Ils avaient trouvé le fourgon renversé et les cadavres dévorés. Ils avaient trouvé mon ordre de transfert…
Tout s’expliquait. Je n’ai pas baissé mon arme.
Pourquoi je ne la baissais pas ? Elle devait être terrorisée.
En tout cas, elle savait qui j’étais. Mais elle était convaincue que j’étais bel et bien le tueur dont tout le monde devait parler à l’heure actuelle. Au point de me déclarer que j’étais en état d’arrestation. Elle pouvait courir.
Sur ce, je me suis éclipsé, contraint de retourner dans l’autre wagon. Je m’étais conduit assez salement avec elle, je le reconnais, mais je n’allais quand même pas me livrer moi-même à un flic, femme ou pas !
Je suis innocent. C’est la seule pensée qui me permet de tenir bon.

En revenant dans l’autre compartiment, j’ai entendu le bruit d’une fenêtre qui éclate. Ça venait du couloir que je venais de quitter. Pas de temps à perdre, elle pourra se débrouiller toute seule si elle a des ennuis, la demoiselle.
Les « zombies » étaient toujours là. Je me suis précipité à l’étage supérieur. Un vieux téléphone prenait la poussière dans un coin, et quelques fleurs décoratives traînaient un peu partout.
J’ai lu sur une affiche « Chambres de première classe ». L’Ecliptic Express était bel et bien un train de luxe. J’aurais voulu le visiter dans d’autres circonstances.
J’ai entendu un horrible bruit de succion. Au détour du couloir, des espèces d’œufs bouchaient le chemin vers la suite de l’étage. C’était terriblement écoeurant.
Dégoûté, et devant l’impossibilité de continuer mon chemin, je suis redescendu. Il restait un endroit que je n’avais pas encore exploré : le wagon-restaurant. Rapidement, j’ai rejoint la salle. Mais j’ai trébuché sur un corps qui s’est relevé aussitôt. Foutus monstres ! Je lui ai
donné un coup de pied qui n’a pas porté. Au contraire, j’ai vu avec horreur qu’il s’apprêtait à me bouffer la jambe. De mon poing, je l’ai fait voler, tandis que d’autres zombies se sont agrippés à mon corps, la bouche grande ouverte. J’ai compris que la chair humaine était leur plat favori.
Difficilement, j’ai pris mon pistolet et je ne me suis plus soucié du gaspillage de munitions. Je devais survivre.
Un des monstres m’a pris par les épaules et a bien failli m’arracher la chair du cou. D’un coup de coude bien placé, je l’ai repoussé et il est tombé à terre. Je devais quitter cette pièce au plus vite !
J’ai compris que seul, je ne m’en sortirais jamais. J’ai failli devenir de la pâtée pour monstre. Il fallait que je retrouve cette fille. C’était la seule personne normale que j’avais rencontré. Je devais lui demander de faire équipe avec moi.
Heureusement, la porte du restau était ouverte, et je me suis senti à moitié soulagé quand j’ai vu que la fille se tenait devant moi, l’air perplexe. Elle s’est retournée et m’a dévisagé, la perplexité laissant place à l’air résolu, ou méfiant, plutôt.
Immédiatement, je lui ai demandé qu’on coopère, car seuls, on courrait tout droit à la mort. J’avais peut-être été trop direct, mais je n’avais pas de temps à perdre.
Evidemment, elle refusa. Elle fit même un sous-entendu sur le meurtre des vingt-trois personnes. Quelqu’un avait dû la prévenir de mon passé. Ça allait mal.
Je lui ai finalement demandé son nom.
- Je m’appelle Rebecca Chambers. Mais pour vous, ce sera Officier Chambers.
Elle était si naïve, ça en devenait presque drôle.
- Bien… Rebecca. J’attends ici et je vous laisse vous débrouiller, d’accord ?
Je lui avais carrément fait une sorte de pari. Dans notre discussion, plutôt virulente d’ailleurs, elle m’a certifié qu’elle pouvait se débrouiller toute seule, alors voyons ça.
Je me suis plaqué contre la porte par où j’étais entré, et croisé les bras, en la regardant monter les escaliers menant au restau.
Je l’ai pas mal prise de haut, c’est vrai. Enfin, j’ai pas arrêté de la remballer. Peut-être que j’y étais allé un peu trop fort.
Devant moi, l’escalier que Rebecca avait emprunté, et à coté une porte de fer, où une lumière rouge brillait au dessus. C’était peut-être la cuisine, mais la porte était verrouillée. De toute façon, j’ai promis à la fliquette que je l’attendais. Mais elle mettait du temps.
Juste au moment où j’allais monter l’escalier pour voir ce qui se tramait, j’ai entendu un hurlement de terreur. La miss avait quelques ennuis, apparemment.
J’ai monté les marches quatre à quatre et me suis retrouvé dans le restaurant. Rebecca était aux prises avec un zombie. Mais ce zombie-là était différent. Il se déplaçait comme un pantin et son corps était terriblement flasque. On aurait dit de la gelée mobile.
Je n’ai pas eu plus de temps pour observer le truc car des espèces de sangsues ont sauté sur le corps de Rebecca, l’asphyxiant à moitié. Au lieu de faire quoi que ce soit, elle s’est affolée et n’a même pas essayé de leur tirer dessus. C’était bien une novice.
J’ai rechargé vite fait mon flingue et ait dégommé deux des sangsues qui se sont jetés sur moi en plein vol. Elles ont explosé un peu partout dans la pièce.
Les sangsues se sont détachées du corps de la fliquette. Elle était couverte d’une substance dégoulinante semblable à de la bave. J’aurais pas voulu être à sa place.
Je lui ai demandé prudemment si ça allait.
Elle m’a répondu par un lever de pouce et pendant une fraction de seconde, un sourire crispé s’est dessiné sur ses lèvres. Mais elle paraissait abattue.
Quand on a entendu une voix chanter. J’ai cru que c’était une femme, mais quand j’ai vu, à l’extérieur du train, une silhouette masculine, j’ai changé d’idée. Toutes les sangsues sont sorties du wagon et sont allées le rejoindre.
Qui était-ce ?

Le train s’est soudainement remis en marche. Etions-nous véritablement les seuls humains normaux dans ce train ? Sinon comment aurait-il pu rouler de nouveau ?

Finalement, j’ai laissé tomber mes réflexions et me suis retournée vers elle. Pour la seconde fois, je lui ai proposé de faire équipe. Elle a fini par accepter, sans cacher le fait qu’elle acceptait à contrecoeur. Enfin bon, c’est toujours ça de gagné.
Elle m’a quand même prévenu que si j’essayais de jouer au plus malin avec elle, elle n’hésiterait pas à me tirer dessus. C’était d’accord pour moi, et je lui ai d’ailleurs lancé une boîte qui contenait quelques munitions. Il ne m’en restait déjà plus beaucoup, mais grâce à ce petit cadeau, elle me ferait peut-être plus confiance. De toute façon, je n’avais pas l’intention de jouer au plus malin avec elle, pour reprendre ses termes.
Rebecca a regardé la boîte puis m’a dévisagé une seconde fois, l’étonnement surpassant la méfiance.
J’avais enfin trouvé une partenaire. La suite des épreuves serait à coup sûr beaucoup plus facile.
Une nouvelle fois, je l’ai regardée. Est-ce que j’aurais rencontré ma petite sœur artificielle ?

dark_liquid
dark_liquid
Niveau 13
30 janvier 2007 à 16:56:04

J´adore, c´est trés bien écrit, on dirait que ton niveau d´expression surpasse de loin le nôtre; de toutes façons, chapeau bas, continues ainsi.

Sothon_Sama
Sothon_Sama
Niveau 10
30 janvier 2007 à 17:07:23

presque plaintifs.

Presque plaintives*.
Hihi, non je chipote, je continuerais ce cahp´ plus tard, si il n´y a pas de spoil ... Merde, j´arrive pas à me retenir, continue, c´est excellent.

Saika
Saika
Niveau 10
30 janvier 2007 à 17:54:02

Merci Dark !

Bien essayé, Sothon :noel: On dit un râle et pas une râle :-p
Merci ^^ Ca me fait plaisir =D mais tu sais les deux derniers chapitres spoilent un max... :/
Quand est-ce que t´auras RE0 ?

Sothon_Sama
Sothon_Sama
Niveau 10
30 janvier 2007 à 18:01:16

Héhé ... Merde, c´est vrai ... Tant pis, je te RE-jouerai un mauvais tour ... ^^
´Pas grave, déjà lus ces deux scélérats. Supers d´ailleurs.
RE0, je me ferai un Auto-cadeau le 8 mars prochain.
Hey ouais, à 22 piges, on peut plus compter sur les autres pour les cadeaux.
Sinon t´as vraiment 13 ans ?
C´est splendide, j´avais pas ton niveau à cet âge là, malgré mon Master de Géographie que j´ai eu ! Yipi ! ^^
J´voulais placer cette parenthèses pour quelques félicitations.

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