C´est ça le sens des affaires
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le St Anne est pret à partir Saika, moi et sothon on t´attend sur msn ![]()
Si jamais je peux... cette fic sera finie ce soir.
C´est bientôt la fin ?
Ouais... plus tôt que je ne l´avais prévue, mais bon, peut-être que je trouverai un truc pour la rallonger
En tout cas bon voyage, tout est dit dans mon mail. ![]()
- Oh non, pas toi…
- Comme tu es aimable !
Avec un choc tellement déconcertant que j’en fus cloué sur place, je vis Lili, sous mes yeux, rayonnante. Elle paraissait avoir la forme… comme d’habitude.
- Mais qu’est-ce que tu fais ici ?
Elle ne répondit pas. J’ai mis un peu de temps à comprendre la situation. Elle était censée être morte...
Même habillée différemment, j’aurais pu la reconnaître entre mille. Elle avait un petit côté « Chaperon rouge », héroïne de je ne sais plus quel conte étranger.
Malgré la belle saison, son costume était quasiment fait pour aller chanter sous la pluie. Elle avait troqué sa couronne contre un béret rouge vif, posé de travers. Un début de serre-tête rouge parsemé de fleurs écarlates était visible. Un poncho court et orange, fait en toile cirée épaisse, recouvrait la partie supérieure de son corps. Une robe beige, encore plus élégante que l’autre, composée de froufrous, lui arrivaient jusqu’aux genoux. Deux espèces de « surbras » de la même couleur que le béret qui recouvraient deux gants bordeaux, où un fil noir pendait gaiement sur chaque bras. Un pompon noir était tissé à leur extrémité.
Une ceinture et deux chaussons de danse rouges, où des rubans achevaient de ficeler ses jambes séparément. Un énorme bouquet de roses prenait place dans sa main gauche et de son autre main, elle tendit un parapluie fermé orange… en plein milieu de mon visage !
- Qu’est-ce que tu fais, bon sang ?
- Je joue avec toi !
- Fiche le camp ! Retourne jouer avec tes foutues poupées !
- Je te rappelle que tu me les as toutes cassées… murmura-t-elle avec un sourire narquois.
Tenace en plus… mais elle avait raison.
Mon Dieu… non, ne me remettez pas cette peste sur le dos !
D’un geste brusque, je baissai son parapluie de mon visage. Je pensai qu’elle ne lâcherait pas prise mais l’objet s’est écrasé par terre dans un bruit sourd.
Avec une froideur non dissimulée, j’engageai la conversation, bien décidé à la virer avant que ça ne tourne mal.
- Bon. Pour la dernière fois, qu’est-ce que tu fais ici ?
- Je te cherchais. J’ai survécu de justesse à l’explosion mais je m’en suis sortie sans trop d’égratignures.
- Et pourquoi tu me cherchais ?
- Pour te tenir compagnie, voyons ! Pas d’accord ?
En gros, elle voulait que je fasse office de baby-sitter. Mais bien sûr.
- Pas tout à fait… dis-je dans un grognement rauque.
Une fois de plus, elle ne dit rien. Elle enleva juste son béret, le lança dans un coin du couloir et s’installa confortablement dans le vieux canapé qui avait pris la poussière.
Me voilà bien…
Ça fait une heure que je me tue à essayer de la faire partir mais pas moyen. Elle a vraiment l’air décidée à passer le restant de ses jours ici…
Finalement, j’abandonnai. A quoi bon résister ? Elle était plus forte. Cette fille était vraiment étrange. Je vis mon image perplexe se refléter dans ses yeux mimosa.
- T’as pas chaud comme ça ? lui demandai-je. On est en été, tu sais… pas en automne.
- Et alors ? J’aime ces vêtements, je les mets ! Où que je sois et peu importe la période.
Ok ok. Ne nous énervons pas, petite. A vos ordres. Si vous voulez jouer à la plus maligne, vous l’aurez voulu.
Au moins, je reconnais qu’avec elle, le temps passait déjà plus vite. Ça me faisait oublier mes problèmes, le manoir, les S.T.A.R.S., Rebecca… Rebecca ?
- Bonté divine ! La charmante enfant que voilà ! Est-ce elle, votre sœur, Billy ?
Mrs Varens avait vraiment un esprit vieillot. Rien qu’à voir ses expressions… je tentai de lui expliquer rapidement que non, ce n’était pas ma sœur, mais c’était peine perdue. A chaque fois que j’ouvrai la bouche, elle me coupait la parole pour s’extasier devant Lili, qui d’ailleurs profitait largement de la situation.
- Merci, vous êtes trop gentille… dit-elle en baissant modestement les yeux.
Vite, une idée…
- Mrs Varens ! Pouvez-vous vous occuper de Lili pendant un moment ? Je dois aller… trouver du mobilier pour l’appartement.
J’avais dit ça très rapidement, et Lili se retourna vers moi, curieuse d’en savoir plus. Heureusement, la vieille femme rajusta ses lunettes et déclara qu’elle veillerait sur la demoiselle.
Dans un accès de folie sans doute, j’ai décidé d’aller jeter un coup d’œil au R.P.D. Peut-être que je pourrais en savoir plus sur l’affaire…
Devant la grille du poste de police géant, j’ai respiré un bon coup puis je suis rentré. Pas de craintes à avoir. Je suis sûr que la base de Dunell n’a jamais envoyé un rapport sur moi à Raccoon City. Du moins, je l’espérais.
Dans le hall, assez sobre mais joli d’ailleurs, les gens étaient en effervescence. Le seul mot que j’entendais dans tout ce bordel était « S.T.A.R.S. ! S.T.A.R.S. ! » . Ils devaient être vraiment importants pour causer un tel remue-ménage.
Quand j’ai vu un homme blond, grand et dégageant une intelligence remarquable. La paire de lunettes de soleil l’ornant lui rajoutait de la classe. Il avait l’air hautain mais froid. Mais apparemment, il était important…
Il discutait avec un autre membre des S.T.A.R.S. Une femme. Je l’ai immédiatement reconnue, c’était la femme au béret qui figurait sur la photo, l’année dernière. Elle n’avait quasiment pas changé. Mais elle était vraiment jolie…
J’ai surpris un morceau de leur conversation.
- Jill, la situation est très grave. Ça fait depuis hier soir que nous n’avons plus de nouvelles de l’équipe Bravo, et impossible de les contacter nous-même. A 20h, nous nous préparerons à décoller. Préviens les autres membres, j’ai encore des choses à régler…
- Bien, Wesker.
C’était donc eux, ceux qui allaient secourir l’équipe Bravo ? Hmm… j’espérai qu’ils étaient à la hauteur. Mais je n’avais probablement pas besoin de m’inquiéter.
- Je peux vous aider ?
Une secrétaire m’interpella tandis que je regardai d’un air absent la fille au béret s’éloigner, la mine sinistre. Je lui répondis distraitement que je ne faisais que passer, quand je me suis heurté contre cet homme appelé Wesker. Quelle gaffe !
Il ne dit rien mais je vis son regard méprisant. J’ai murmuré un vague « pardon » mais il n’a pas prêté attention. Avant de quitter le commissariat, il a jeté un dernier coup d’œil dans ma direction. Un coup d’œil qui voulait tout dire. Un peu comme « celui-là, je ferais mieux de ne pas le perdre de vue ». Rien de très réjouissant.
- Alors, vous avez fait quoi, Billy ? me demanda Cora dès que je suis rentré dans la boutique.
- Juste allé faire un tour…
- Je croyais que tu devais aller trouver des nouveaux meubles ! s’écria Lili qui venait d’apparaître sur le seuil de la porte.
Décidément…
Il est 18h30. Plus qu’une heure et trente minutes avant leur départ. Le tic-tac incessant de l’horloge m’exaspérait au plus haut point. Ça me rappelait l’hélico qui m’avait emmené à la base de Dunell. La seule différence, c’était que cette fois-ci, j’avais l’heure sous les yeux. Mais la tension était exactement la même.
Pourquoi les Bravo ne répondaient pas ? Que leur étaient-il arrivé ? Si ça se trouve, ils étaient déjà morts… ou à l’agonie.
Qu’est-ce qui me prend, tout d’un coup ? J’ai des pensées morbides… non, c’était pas le moment. Je devais me contrôler.
La nuit commençait à tomber sur la ville.
- Au fait Lili, c’est toi qui a ricané comme ça ce matin… ? demandai-je à la fillette d’une voix inattentive.
- Hein ? Oui, pourquoi ?
Je soupirai et ne lui répondais pas.
Un énorme fracas s’est fait entendre dehors. Je me levai d’un bond de la chaise tandis que Lili ne cilla même pas, trop occupée à remettre en place une mèche rebelle. Elle interrompit néanmoins son activité quand elle me vit ouvrir la porte d’entrée.
- Où tu vas ?
- Je sors un moment…
La rue était déserte. C’était presque inquiétant. Un vieux chat de gouttière miaula bruyamment dans mon dos.
J’avais l’impression que mon corps ne m’appartenait plus. Comme si je me déplaçais inconsciemment… qu’est-ce qui se passe ?!
Pourquoi mon cœur commençait à battre si fort ? Y avait pas de raison… aucune raison !
Soudain, au bout de la ruelle, se dressait de toute sa hauteur l’homme blond de cet après-midi : Le dénommé Wesker… discutant avec quelqu’un qui m’était inconnu.
Il a levé les yeux vers moi en murmurant quelque chose. Avec horreur, j’ai réussi malgré moi à lire sur ses lèvres.
- C’est lui.
25 Juillet 1998
Encore une cellule…
Ces salauds… sales fils de pute… avant même que j’ai pu réagir, les deux se sont précipités sur moi et pendant que celui aux lunettes noires m’a donné un coup de poing en plein thorax, l’autre, un homme tout aussi blond et vêtu d’un manteau blanc de scientifique m’a abattu une matraque sur la tête, me faisant évidemment perdre connaissance.
Et c’est comme ça que je me retrouve dans un endroit inconnu, enchaîné au mur. Que sont devenues Lili et les Varens ?
Et surtout… moi, qu’est-ce que je vais devenir ?
Mes deux agresseurs sont arrivés devant la prison et l’ont ouverte nonchalamment. Sans prêter aucune attention à moi d’ailleurs. Au moment où j’allais pousser une gueulante, le blondinet hautain prit la parole.
- William, voici l’homme dont je te parlais.
- Non ! Cet homme, c’était celui d’entraînement … serait-ce…
- Je te présente Billy Coen en personne.
L’homme habillé en scientifique secoua la tête d’un air réprobateur.
- Voyons, Albert, tu n’es pas sérieux…
- Si, William. Cet homme sera parfait dans le corps du Nemesis.
26 Août 1998
Les deux gars sont venus, une seringue à la main. Ça présageait rien de bon…
La seule chose que j’ai entendu, c’est la voix d’Albert Wesker murmurer cette phrase, en enfonçant la pointe froide dans la chair de mon bras gauche.
« Les S.T.A.R.S. sont tes proies. Tu dois éliminer tous les survivants… Nemesis. Les cinq survivants. Chris Redfield, Jill Valentine, Barry Burton, Brad Vickers, Rebecca Chambers. »
Rebecca…
Une douleur aiguë a frappé mon corps au fur et à mesure que… ce virus se propageait dans mes veines, sur mes nerfs… et j’hurlai, à moitié à cause du mal, à moitié à cause de la terreur qui m’envahissait tandis que je me posais cette question. Je vais devenir… un monstre ?
Non, c’était juste un rêve… un cauchemar. J’allais me réveiller. Je serais à Raccoon City. Lili dormirait dans la pièce d’à côté. Tout va bien se passer…
15 Septembre 1998
J’ai vu Lili en rêve. Je me souviens parfaitement du dialogue.
- Finalement, tu n’auras toujours pas décoré ton appartement…
Je n’avais pas répondu.
- Au fait, tu sais qu’on ne va peut-être plus se revoir. Je ne connais même pas ton nom.
- … Ne…mesis…
- Réfléchis un peu, ce nom est si laid ! Je suis sûre que c’est autre chose…
Après quelques instants de silence, j’ai eu un éclair de lucidité.
- Billy… Coen… ?
- Ah… c’est déjà mieux ! Bon eh bien, au revoir ! Pour de bon, cette fois-ci…
Quand je me suis réveillé, j’étais en nage. Stupide cauchemar.
16 Septembre 1998
Je deviens un monstre. J’ai peur. Pas de mourir. Mais d’accomplir la mission que l’on m’a confié.
17 Septembre 1998
Je dois tuer les S.T.A.R.S. Les cinq survivants. Chris Redfield, Jill Valentine, Barry Burton, Brad Vickers, Rebecca Chambers. Ils doivent mourir. Comme on me l’a ordonné.
26 Septembre 1998
Je profite de mon dernier éclair de lucidité. Ça arrive même dans la vie réelle et pas que dans les rêves.
Aujourd’hui, on va me renvoyer à Raccoon. Finalement, je n’aurai jamais su où je suis actuellement. Quel destin tragique… mais je suppose que je n’ai pas le choix.
Je suis quasiment complètement métamorphosé. Juste mon visage ressemble encore à quelque chose d’humain.
Si seulement on pouvait trouver mon journal… n’importe qui. Ça lui fera une distraction de lire l’histoire de ma vie, je suppose…
Rebecca… si je dois te tuer, ça veut dire que tu as survécu. Tant mieux. Enfin une bonne nouvelle…
S’il te plait, ne rencontre pas ma route, Rebecca.
C’est tout ce que j’ai à dire. Le virus va de nouveau prendre le dessus et sûrement finir ma transformation.
Ça y est. Ce que j’ai dit il y a plus d’un an est enfin vrai.
Billy Coen n’existe plus.
Merci Wang ^^
Ca y est... j´ai écrit toute la nuit mais c´est bon. Sorry, j´ai peut-être précipité le tout.
Je suis triste. Je pensais pas que ça se finirait comme ça. Mais bon... story of my life.
Anyway, demain matin je pars en vacs. A la semaine prochaine =)
J´espère que vous aimerez
C´est déjà la fin ? ![]()
Je lirai tout à l´heure.
franchement c´est de la bombe .la classe quoi .mais il y a une chose qui me chagrine c´est que la fin est triste j´auré aimer qu´il ce passe quelque chose avec coen et la petite fille vu que l´idée été gegnale et que tu auré pue faire une autre histoire qui auré amener des éclaircissement sur la fille et raprocher coen de rebeccas.par la suite c´est le seul point qui me chagrine et j´esper que c´est pas la fin de l´histoire desoler d´en demander trop mais c´est vraiment une bonne fic aller bon courage et +
en ésperan aveoir des news ![]()
Les fins qui se terminent bien sont bêtes, il faut du changement...
ça y est, j´ai tout lu d´une traite :D
ouah*, la première chose qu´on ne peut que reconnaitre c´est ton talent d´écriture, dificille à croire que tu n´as que 13 ans (du moins jusqu´au 30 février) , et que tu joues au Pokemon comme moi :o, anyway*, j´étais tellement dans l´histoire que je me surpris à me sentir presque triste à la fin, au bout du compte, pour nous deux, billy n´est plus de ce monde
well*, tu l´auras compris, pas de critique immonde pour cette fois, j´avoue*, dire que t´as osé me confondre avec Kill, c´est le seul reproche que j´ai à te faire (comme j´en trouve pas sur ta fic) :D quoique si, ça aurait été bien que tu développes un peu + les scènes de combats avec les boss, mais c´est mon coté bourrin qui parle
bref, OSEF*, c´était un peu long, j´ai pas eu la place ni l´inspiration pour les gneuh*, gné*... taggle!* ah oué carrément ?* :D
hum...
oui bon* ![]()
Non stp t´arrete pas la ![]()
C´est excellent ![]()
Mais essaye quand même de nous faire une suite, avec Nemesis ![]()
Precision : Chuis sur un ordi qwerty :/
amaouss
Desolee, Lili n est pas le pilier de l histoire, je l ai integree comme ca... mais je n ai jamais prevu de lui donner un grand role
Puis Kill a raison, moi aussi je voulais faire un Happy End au debut mais bon...
Ber
Mon plus long commentaire je crois ![]()
Les boss ? Mouais, autant jouer a RE0 XD
Sinon merci =D
T es devenu accro a mes tics avoue
Bitores
Nemesis ne sait dire que STARS donc je pense pas qu il puisse ecrire des trucs interessants ![]()
Puis si je devais continuer, en admettant que le Nemesis sache ecrire, alors je ne ferais que raconter l histoire de RE3, ce qui n a aucun interet
Desolee, cette fic est terminee, le passe, le present et le futur ont ete ecrits, il n y plus rien a dire maintenant... desolee
Bravo en tout cas, ça m´a bien plu. ![]()
Sorry d avoir ecourte, Zico, je t avais pourtant dit que ce n etait pas encore la fin, mais finalement j ai poste que deux fois la suite apres te l avoir dit... :/ en tout cas merci =D
Encore bravo c´est vraiment genial, surement la meilleur fic RE que j´ai lu (j´en ai pas lu bcp mais bon
)
T es devenu accro a mes tics avoue
j´admit ![]()
J´ai pris du retard, je lirai pendant les vacs. ![]()
Regle d´or avec Saika : Quand c´est fini, c´est pas fini =]
1er Octobre 1998
Je sais qu´il ne faut pas lire et écrire dans le journal intime d´un autre, mais je vois que l´on m´a devancé. Je n´ai donc aucune gêne à avoir. Mais pardon quand même, où que tu sois désormais.
Ça fait une paye, hein ? Par où commencer ? A vrai dire, si j´écris en ce moment même dans ce vieux livre, c´est un peu pour te rendre hommage. Je te dois bien ça, non ? C´était très gentil de m´avoir amusée, la première fois...
Le 23 Juillet 1998. Ça ne fait pas si longtemps que je te connais et pourtant, je me suis beaucoup attachée à toi. Trop, peut-être. Maintenant, qu´est-ce que je vais faire ?
Oh, tu dois te demander comment j´ai récupéré ton journal. Eh bien pas plus tard qu´il y a un quart d´heure, j´ai vu un monstre ressemblant vaguement à un humain poursuivre une femme habillée d´un bustier bleu et d´une jupe noire. Je n´aurais jamais pu penser que ce monstre, c´était toi. Mais quand tu as fait tomber le livre dans ta hâte, je l´ai ramassé et l´ai rapidement feuilleté jusqu´à arriver à la dernière page non vierge. Et j´ai enfin compris. Quand j´ai relevé la tête, tu étais debout devant moi. Je savais que tu ne m´attaquerais pas. Tu m´avais reconnue, hein ?
Tu paraissais si triste... Mais qu´est-ce que j´aurais pu faire pour te sortir de là ? Quand j´y repense, je m´en veux. J´aurais voulu t´aider, mais comment ? Existait-il un remède ? Je n´en étais pas sûre.
En revanche, la seule chose que j´ai pu faire, c´est te voir tourner les talons et pourchasser inexorablement la femme.
Pardon... pardon, Billy ! Je suis désolée.
Il ne t´arrive donc que des malheurs ? Ça me rappelle une courte histoire que j´ai entendu, plus jeune...
Le champ de trèfles de la malchance
Il était une fois une petite fille malchanceuse.
Tout ce qu´elle voulait, c´était d´être heureuse. Alors elle se rendit dans un champ de trèfles.
Elle trouva un trèfle à une feuille, mais l´oublia sur la route.
Elle trouva un trèfle à deux feuilles, mais il disparut dans l´ombre.
Elle trouva un trèfle à trois feuilles, mais une sorciere le cacha.
Elle voulait trouver un trèfle à quatre feuilles, mais elle était trop malchanceuse.
Tu ne trouves pas que cette petite fille malchanceuse te ressemble ?
Mais maintenant, c´est terminé... pas vrai ?
Ta vie est si triste ! Ça me fait presque pleurer... c´est donc juste à cause d´une piqûre sur le bras que ton existence a été détruite ?
Tiens, j´entends du bruit. Dans une espèce d´hangar, la fille en bleu est en train de t´affronter. Moi, du haut du plafond de verre, je te vois frapper, encaisser les coups de feu et faire face.
... Je te vois aussi perdre la tête. Comme mes poupées, tu te souviens ?
Elle tombe au sol et roule sur le côté, rejoignant les ordures dans l´incinérateur. Quelle horreur... quelle horreur de mourir ainsi ! Comment aurais-tu pu te douter ? Une seule seconde même ?
Mais... même si tu avais gagné et tué cette fille... peut-être que tu n´aurais de toute façon jamais pu retrouver ta forme normale. Je suis sûrement cruelle, mais... c´est mieux comme ça. Vivre et souffrir ou mourir et relaxer ? Je pense que la deuxième solution est la meilleure.
Ton rêve. Maintenant que tu le dis, c´est vrai que je n´ai jamais su ton nom. Je crois que la petite-fille de la dame l´avait prononcé, l´après-midi de ta disparition, mais je n´avais pas écouté. Billy Coen... c´est vrai que ça sonne bien. Au fait, moi, mon nom, ce serait quoi ?
Si j´ai bien compris, tu voulais une sœur. Que tu as trouvé chez... Rebecca Chambers, c´est bien ça. Ton amie. Elle devait vraiment beaucoup compter pour toi. J´aurais bien voulu être à sa place mais je suppose qu´on ne peut pas tout avoir.
Je t´ai au moins rencontré !
Hmm. La fille s´en va. Je la suis et j´écris en même temps. N´importe qui de normal ne ferait ça.
Mais moi, je ne suis pas normale.
Hmm. Un garçon brun, plus jeune que toi apparemment, vêtu d´un uniforme militaire, hurle à la fille que dans une vingtaine de minutes, le missile nucléaire va toucher Raccoon City et la rayer de la carte. Il est drôle. Ça m´y fait penser, quand je t´ai dit que j´avais survécu à l´explosion du centre du vieux Marcus, tu paraissais vraiment étonné.
Tu crois vraiment que je peux mourir aussi facilement ?
Au fait, à propos de Marcus, félicitations pour sa mort. Je pensais qu´il était quasiment invincible, à cause de sa pratique faculté à changer d´apparence, et surtout de son don de resurrection. Mais il faut croire que ce don-là n´a marché qu´une seule fois, des années avant. Dommage.
Un missile nucléaire ? Tu te demandes de quoi je parle, pas vrai ? Ce serait trop long à expliquer et je suis désormais limitée dans le temps, on dirait. Mais en résumé, les monstres ayant envahi la ville, le gouvernement américain a ordonné qu´on propulse le missile sur Raccoon City afin de la... « désinfecter ». Bientôt, elle n´existera plus. Mais même avant, elle était déjà en train de mourir à cause des mauvaises nouvelles devenues quotidiennes. Aucune importance.
Le compte à rebours... j´écris, j´écris, mais dans dix minutes, ce sera définitivement la fin. Je pourrais patiemment rester ici et attendre la mort, pour te rejoindre bien sûr, mais je ne tiens pas à ce que ce journal soit réduit en cendres. Il me reste encore une chose à en faire...
Oui. Je vais trouver ton amie, Rebecca Chambers, et lui donner tes Mémoires. Elle les gardera. Je suis sûre que depuis le 23 Juillet, elle n´a pensé qu´à toi.
... Je me demande si je ne fais pas une bêtise. Si elle apprend ta mort, qu´est-ce qu´elle fera ? Enfin, après tout, je ne la connais pas. Ce n´est pas mon problème.
Cinq minutes.
Une sœur, pas vrai ? O.K., j´ai trouvé mon nom.
Maintenant, c´est l´heure de se dire au revoir, Cher Journal. Cher Billy Coen.
Alors... au revoir.
Lili Coen (?)
TROP COOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOL ![]()
Bon la je suis sur FF12 jfaisais juste une petite pause, je lirais ce soir^^