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trear
trear
Niveau 10
23 janvier 2009 à 22:49:29

Une nouvelle se basant sur l'époque christino-musulmane, le temps des croisades :-)))
dites moi ce que vous en pensez, svp.

Qui sommes-nous ?
Depuis le début du monde, l’Homme cherche à trouver des réponses. Ses réponses se traduisent par un simple mot, une seule entité, celle de Dieu. Dieu est tout, Dieu est omniscience, omnipotence et omniprésence. Mais qu’est-ce que Dieu ? Qui est Dieu ?

Tout ça, je l’ignore. Ce que je sais, c’est qu’il faut le débarrasser de ses ennemis. Nombreux, dangereux, tout convient pour qualifier les hérétiques. Je me dois d’écraser leurs piliers avec ma simple dague. Nombreux sont ceux qui ont péri par elle, nombreux sont ceux qui périront par elle. Je ne suis qu’un assassin, un mercenaire chrétien, au service de l’Eglise et de Notre Seigneur Jésus. Je ne sais moi-même pas qui je suis, parait-il que mon corps à atteint son apogée, et que je vais commencer à dépérir, à me dégénérer, comme le vieux crouton en face de moi. La dégénérescence… Cela implique une genèse… Quel homme se souvient du visage de son Dieu créateur ? Le premier homme aurait-il pu nous léguer un portrait, un témoignage de Dieu ?
Le vieux me sort de mes pensées, j’étais déconcentré. Ca peut m’être fatal. Il me montre un portrait, un espion musulman se trouvant sur notre territoire. Un musulman, un ennemi de Dieu. Je dois le tuer. Nous échangeons un regard vif, avant de tourner nos talons respectifs. Je jette un coup d’œil dehors, c’est le crépuscule. Bien. D’un pas vif, je me dirige vers les jardins, avec une vue sur ses appartements, si possible.
Un bruit dans le couloir. Ennemi ? Dans ma tenue de moine, j’avance, je serre les mains, priant, et surtout prêt à sortir la lame de ma manche. Il passe, ne se retourne pas. Tout va bien. Les escaliers. Je monte. J’ôte ma cape et la cache dans le placard. J’ouvre la fenêtre, je m’accroche à la gargouille avoisinante. Me voila tout de noir vêtu, perché sur une gargouille, j’espère qu’elle est solide.

Voila quelques heures que j’attends. C’est mon boulot. Tu attends, tu plantes ta lame et tu disparais. Etre un assassin, un bras vengeur ecclésiastique, n’est pas le rêve de tout enfant. Ils ne savent même pas que nous existons, et c’est mieux pour tous, la discrétion est notre atout. Tiens ? Même pas le temps de penser tranquillement, voila ma cible qui sort. Il est beaucoup plus jeune que moi, il doit être en pleine adolescence, de cinq à dix ans nous séparent. Le pauvre, tué si jeune. Je m’agrippe aux nombreuses prises murales, descends tel un félin, à peine a-t-il marché 10 mètres dans les ténèbres qu’il est dans mes bras, pris au piège.
« - Qui t’envoie ? lui demandai-je tout en faisant glisser ma main gantée de sa bouche à son si fragile cou.
- Allah…
- Mais encore ? je resserrais mon étreinte sur son cou aussi lentement qu’une fleur se met à éclore.
- Gyah… Je ne connais pas son nom, nous avons rendez-vous à la fontaine…
- Eh ben voila… après toi, l’autre impie recevra mes bonnes grâces.
- JAMAIS ! » Hurla-t-il, en donnant un coup de tête en arrière.
Surpris, je le lâchai, tombant au sol. Manque de concentration. Il sortit une dague de sa large manche, pour fondre sur moi comme la foudre. Simplissime. Je pris son poignet, et le mit à terre d’un coup dans le ventre. Lentement, je pris son arme, la faisant glisser le long de son dos, sur l’épaule, les omoplates, l’autre épaule… Je m’accroupis, pour voir son visage déformé par la douleur, au moment de l’abattre.
« - Mais tu es…
- L’infirmier qui a soigné ta jambe, oui. me lança-t-il d’un air défiant.
- Désolé, mais les ennemis de Dieu sont mes ennemis.
- Ne t’es tu…me demanda-t-il dans un atroce râle… jamais demandé si ton camp était le bon ?
Je m’arrêtais. Je me suis tout le temps posé cette question, mais c’est au clergé de réfléchir. Il continua :
- Nous… fidèles d’Allah… considérés comme impies… vous avez volé notre science, notre médecine… me dit-il en fixant ma blessure. Nous vous sommes supérieurs ! » me cracha-t-il en sortant une autre lame, visant mon cœur. Il ne visait pas droit. Non… il n’avait jamais tué, et ne voulait pas. Je le regardais avec pitié, luttant avec sa conscience pour m’abattre.

Je me relevai, déchira sa toge d’un coup de dague, dévoilant tout son arsenal, bien qu’aussi pur qu’un ange, il avait autant d’armes que le diable de malice. « Va voir l’autre, et partez très loin d’ici avant que je ne change d’avis. »
Il me lança un regarde terrorisé, se releva lentement, et détala aussi vite qu’un lapin, mais je le suivais facilement, jusqu’à son rendez-vous. Assez discret durant cette nuit ténébreuse, je demeurais derrière un arbre durant leur conversation, qui tenait plus du blâme que d’un rapport militaire. Énumération d’insultes, menaces, molestation. Le jeune espion se retrouvait à terre, je soupirai. Bruit du métal. Une épée sort se son fourreau. Il va le tuer. NON ! D’un éclair, mon épée traversa sa cage thoracique. Il s’effondra, inanimé. Qu’avais-je fait ? Ai-je tué l’ennemi ? L’ai-je aidé ? Suis-je mon propre ennemi ? Je me regardais, étranger à moi-même… Puis vint des gens. Trois. Une femme parmi eux. Je pris le corps décédé pour le jeter deux mètres plus loin. Habillé de sombre, on ne le verra qu’au soleil levant.
« - Tu as juste cru voir un voleur, je me charge de fournir la preuve.
- Hein ? Pourquoi ?
- T’occupes ! »
Alors que les clercs arrivaient, l’infirmier musulman que je venais de sauver pointait son doigt en ma direction, moi qui simulait la fuite d’un voleur. Après avoir semé les quelques téméraires qui me poursuivaient, je me retrouvai devant mon protégé, qui n’avait pas bougé d’un pouce. Un long regarde chaleureux se fit entre nous, non pas entre un chrétien et un musulman, mais entre deux hommes. Et ma lame se couvrit de son sang, coulant jusqu’à salir mon poignet. Le boulot est le boulot.

_Firior_
_Firior_
Niveau 9
24 janvier 2009 à 08:52:10

:ouch2: éh bé, cé dou gland art! c'est super bien fais pour moi. BRAVO !

Gaga69
Gaga69
Niveau 10
24 janvier 2009 à 10:42:35

sympa la fin :o)) sinon c'est excellent :abve:

trear
trear
Niveau 10
01 février 2009 à 17:00:32

Histoire d'un mosswine, by Trear :noel:

Malgré ma mémoire plus que courte, due à l'infériorité de mon cortex cérébral -non, je ne connais pas ce terme, mais on va faire comme-, je me souviens très bien de ma naissance. Entre le chêne et le lac, au milieu des champignons. Ces plantes, très humides et confortables, furent mon foyer jusqu'à ce que j'appris à marcher. Oui, nos mères ne nous apprennent rien, elles restent spectatrices, et les plus généreuses nous offrent quelques champignons, si bien que les plus gâtés sont recouverts de champignons dès leur plus jeune âge.

Du haut de mes trois années d'existence, je n'ai jamais quitté cette douce forêt humide, entourant de paisible lac. Je demeurait entre l'arbre mort et le lac, même si je ne l'ai jamais approché, l'eau, ca mouille !
La mort de ma mère fut pour moi un évènement capital, en effet, celle-ci portait une grande quantité de champignons sur le corps, si bien que je pus me nourrir une semaine durant, sans bouger. Vous nous proclamez stupide, mais quitte à voir un proche mourir, autant en profiter, il n'y a pas plus intelligent.
Mon père, lui, était un play-boy, un queutard, un chaud lapin, un gros cochon, et j'étais son 35ème fils, mais le seul encore en vie aujourd'hui :content: Pour mes frères et mes soeurs -aah... ces femelles, soumises de la nature, elles ne servent qu'à prendre en garde les gosses pour accroître notre population, la former et dominer le monde !- je devais retrouver mon père ! Pour mon avenir... Non ! Le notre ! Et le votre, aussi, misérables humains, bientôt, nous vous reprendrons la Terre Promise et règnerons de la ruche à abeilles jusqu'à la clairière !

J'étais peut-être trop jeune pour retrouver mon père, mais je pouvais m'entraîner ! La lutte, fierté de notre Peuple, le premier à terre est mort ! Je chargeais tout ce qui bougeait, même ce qui ne bougeait pas ! Du petit chat blanc qui sortait ses trucs explosifs comme nous trouvons des champignons, au rocher dur comme de la pierre qui ne demandait rien à personne. Oui, nous excellons dans la course, la charge, nos combats se résument à un "Iai", le premier touché a perdu, nous sommes des êtres sur-évolués, notre crâne est plus résistant que l'acier, pitoyables bipèdes ! Nous allons vous vaincre ! Notre seule menace réside dans nos cousins, Sangliers au poil marron comme nos productions anales, avec deux défenses entourant leur groin, ils sont notre épée de damoclès, il suffirait d'un prétexte pour que la guerre soit déclarée.

En tant qu'Elu autoproclamé, je me devais d'inspecter cette espèce, ces Bulfangos. Un très vieux porcin vivait derrière le buisson aux mûres, le voyage fut long, à tout instant, je pouvais être attaqué par... un felyne, ou bien... un rocher... Cet ermite devait m'instruire, me former, pour combattre, mais aussi connaître. Le monde ne se résume pas jusqu'à la ruche, non, il y a un arbre calciné derrière, puis, si on le dépasse... l'enfer ! Mais inutile d'y penser pour le moment, je n'étais qu'un rookie.
Alors que j'arrivais au buisson, celui-ci remua. Damned ?! Qu'est-ce ? Les plantes sont-elles nos ennemies ? Non, nous pouvons toujours les considérer comme alliées, nous tenons chacun en otage un grande quantité de champignons sur nous-mêmes, elles n'oseront pas nous faire du mal !

Ah tiens, c'était juste l'ermite, qui venait voir ce qui se passait, les plantes sont toujours les mêmes.
-...
-...
-grouik ?
-...
-mwurf !
-brwuiiiiiik !
Hourra ! Enfin, j'allais connaître les secrets de la Chasse, l'ermite était devenu mon Maître, mon Chef, mon Instructeur !
Je lui foncais dessus avec une hargne féroce. Pourquoi ? Je sais pas. Toujours est-il qu'il m'envoya à terre d'un coup de défense.

L'humiliation. Jamais je n'oublierais ce moment -enfin, si, car nous ne possédons qu'une mémoire de poisson rouge-. il fallait que je le tue, ce Mentor Vénéré, même s'il devait m'instruire. Mais pour cela, il fallait endormir sa garde.
...
...
3 heures que nous nous faisions face, sans dire mot...
Soudain, il se décida à aller manger, des mûres, peut-être ?
Non, il se dirigeait vers le lac, il avait soif. En un instant, le Bulfango qui m'était vénéré, en un coup de tête porcinne, je le poussai, dans ce milieu aquatique, poissonneux. Il n'en revint pas.
Ma formation était terminée, ces trois longues heures avaient fournies leurs efforts, mes yeux pétillaient de... ben, de vide...

Enfin, je pouvais aller retrouver mon père, lui, m'apprendrait tout, absolument tout, la science infuse couplée à la puissance de destruction, il serait ma clé pour mener ma future armée contre le monde entier.
Je passais courageusement à côté de la ruche, hésita devant l'arbre calciné, mais ma stupi... bravoure l'emporta, et je continuais fièrement mon chemin.
Qu'est-ce ? Une douleur. Vive. Des champignons se détachaient. Du rouge sortait de mon corps. Du sang ! Je saignais ! On m'avait enfoncé une lame dans le corps, ma graisse n'avait pas pu la retenir ! Non ! Je ne devais pas mourir ! Je ne devais pas mourir ! Ma vue se brouillait, je tombai. Je n'entendais plus correctement... je... je... mon armée... ma domination... non !
Ce désespoir se termina avec les paroles de mon agresseur, ce Judas, "a sa pu"...

Elektroman
Elektroman
Niveau 10
01 février 2009 à 19:22:16

:ouch2: :ouch2: :ouch2: :ouch2: :ouch2: :ouch2: :ouch2:
Il a osé.

M'est avis que tu viens de lire la remarque qu'avait sortie YianGaruga sur la fic de le_t-rex... :ouch:

En tout cas, énorme. Encore une fois, fallait oser.

...

:rire: Chapeau, j'ai bien aimé -surtout la chute, qui casse tout!-.

trear
trear
Niveau 10
01 février 2009 à 19:25:28

luti, osi, ecri
j'ai lu, j'ai osé, j'ai écrit :noel:

Dark_Prince_909
Dark_Prince_909
Niveau 10
02 février 2009 à 13:32:11

Ouah :ouch2: tu t'es inspiré sur l'histoire d'un defunt cousin? :gni:

_Firior_
_Firior_
Niveau 9
02 février 2009 à 17:59:51

:ouch2: hé bé, je n'y aurais jamais pensé... et surtout jamais osé! j'applaudis ta stup... bravoure trear... LE TUEUR DE PORC ! :oui:

Gaga69
Gaga69
Niveau 10
02 février 2009 à 18:02:36

:rire: j'ai adoré surtout le dialogue :rire:

trear
trear
Niveau 10
02 février 2009 à 19:08:20

C'n'est pas moi qui ai tué le mosswine, huh, c'est notre grand hunter the_trex, ou t_rex, ou encoe le_trex, je sai splus :content:

waaaah, ca fait du bien d'avoir du public, postez un ptit com, du genre :ok: :bravo: :nah: ( :banzai: ) ou "t'es mon Dieu Vénéré, j'ai un autel de toi (surtout si tu es blonde à forte poitrine :p) )

Mais j'ai rien foutu du vikend, 'fin si, j'ai écris une histoire pour les glandus par un glandu ( :gni: ) et j'dois faire mon TP de physique, un dossier powerpoint, un controle d'histoire... :hum:

trear
trear
Niveau 10
02 février 2009 à 19:11:37

Bon allez, v'la une nouvelle écrite pour le français, donc du pur IRL :noel:
si vous comprenez pas la chute, faut s'documenter, j'avoue que je saurais pas sinon, seul les vieux/vieilles, n'oublions pas Dragon_blade :-p peuvent savoir.

Let's go [c'est un vlgaire copier/coller de mon truc word, y peut y avoir des imperfections :hap: ]

Un pollueur écologiste
Par Trear [vous zy croyiez à ce que je mette mon nom, huh ? :content: ]

« Allez tout le monde, ça va pas se nettoyer tout seul ! » avait dit le président de notre petite association. On pouvait y mettre de l’huile de coude, notre tâche ne serait pas accomplie en dix minutes. Nettoyer une plage, c’est long. Et lassant. Piquer, piquer, et piquer encore divers déchets traînant sur le sol sableux, c’était assez inutile, d’autres touristes viendraient venir entasser leurs ordures, tôt ou tard. Il fallait dire que Belle-Île était très visitée, il ne faisait pas aussi chaud que dans le Sud, mais certains aimaient nos plages. Et ils aimaient laisser les empreintes de leur passage. Le lendemain, d’autres viendraient, et le soir, c’est nous qui devrions ramasser. Si je n’avais pas été forcé d’intégrer une organisation écologique pour « redresser ma mentalité sur la pollution », je serais tranquillement chez moi, devant ma télé. Ca m’apprendra à jeter mon trop-plein d’ordures dans la mer… Je devais tout ramasser, maintenant ! Et les déchets des autres en prime ! Pourquoi eux étaient tranquilles, et moi sur cette plage ? On était en hiver en plus ! Comment des gens pouvaient venir en Bretagne en hiver ? Ils n’étaient peut-être pas nombreux, mais salissaient comme 10 !

« - Alors, l’nouveau, tu t’amuses bien ?
- Comme on peut s’amuser en ramassant des ordures… répliquai-je
- C’est pas marrant, je sais, mais c’est ce qu’on peut faire envers la Terre, on lui doit beaucoup.
J’acquiesçai mollement, le regard au sol... piquai un journal, qui avait comme gros titre « Le pollueur enfin condamné !», accompagné d’une photo me représentant au volant de mon 4x4, déversant mes ordures dans la mer Puis, mes yeux se posèrent sur la date : 11 décembre, de l’année 1999, la veille.
« - Déjà ? m’exclamai-je
- Oui, plus que 12 jours avant Noël, et 18 avant le nouveau millénaire.
- Je n’ai même pas commencé à faire les cadeaux pour mes proches…
- Le meilleur cadeau que tu puisses faire à tes gosses, c’est une belle planète. « On n’hérite pas la Terre de nos parents, on l’emprunte à nos enfants » a déclaré Saint-Exupéry. Si chacun apportait son geste, la planète irait mieux !
- Encore faudrait-il que tout le monde le fasse…
- Si on ne t’avait pas forcé, tu nous aurais aidés ?
- Je t’avoue que je n’y aurais même pas songé ! ricanai-je.
- Tu vois que ça peut passer vite si on y prend plaisir. Me déclara-t-il en me montrant ce que j’avais nettoyé.
Effectivement, le temps de notre petite discussion, j’avais ratissé une quinzaine de mètres carrés. Le temps passait vite !

- De toute façon, il faut une dizaine d’écologiste pour pouvoir réparer ce que peut faire un homme en une heure. Affirmai-je en haussant les épaules
- En effet, on va avoir du mal pour nettoyer ça. Me répondit-il en désignant un second journal, avec mon « exploit » en photo dessus. Á ce moment, je me surpris à me décevoir moi-même. Je continuai de piquer les restes d’un sandwich et à ramasser les canettes de bière, quand, au coin d’un rocher, je vis une sorte de véhicule rouillé, on aurait dit un véhicule utilisé dans les fermes, il ressemblait à un tracteur.
« -Je… Je crois que je vais avoir un petit problème… Tu peux venir, s’il-te-plaît ?
- Qu’est-ce qui peut te poser autant de difficulté ? me demanda-t-il avant de sortir un juron, en voyant l’espèce de tracteur rouillé. Puis, après quelques minutes d’inspection, il m’affirma : Ce tracteur est ici depuis quelques jours, mais pourquoi y en a –t-il un ici ? Ca, je ne le comprends pas.
- Moi, je ne comprends pas aussi pourquoi personne ne l’a vu.
- Il a été vu, mais tout le monde l’ignorait, personne ne se sent concerné par la sauvegarde de la Terre. »
Je baissai les yeux, en sachant qu’il me visait, sans vouloir être agressif. Pourtant, si quelqu’un vidait ses ordures dans mon jardin, je lui aurais dit ses quatre vérités, si ce n’est plus.
« - Et comment on va faire pour l’enlever ?
- Déjà, on va voir ce qu’on peut récupérer sur ce tas de ferraille. Me dit-il en se dirigeant vers le tracteur, farfouillant dans ses entrailles. Il en extirpa quelques pièces, toutes différentes, avant d’appeler la fourrière.
- Ce n’est pas plus compliqué que ça, j’ai extrait quelques pièces qui semblaient en meilleur état, ça peut toujours servir, un coup de fil et le tracteur sera à sa place. »
Je ne trouvais rien à répondre, cela paraissait si simple d’entretenir la planète… Pourquoi avais-je débarrassé mes déchets dans la nature ? Ah, oui, la déchetterie était trop loin, et je devais rentrer voir le match de foot. Je n’aurais pas loupé grand-chose si j’avais pris le temps de respecter notre Terre nourricière. Je repris mon activité de nettoyage, et, dans les quelques minutes qui suivaient l’appel, un véhicule emmena le tracteur, la plage paraissait nettement plus propre, malgré le travail conséquent qui restait à faire. Je fus pris d’entrain à continuer, en me rappelant les paroles : « Allez tout le monde, ça va pas se nettoyer tout seul ! ». Oui, si on y met chacun un peu du sien, on pouvait minimiser les dommages que subit la planète. Si on était plus pour nettoyer la plage, il faudrait beaucoup moins de temps pour que la Terre soit propre.

On m’ordonna d’arrêter de rêvasser, et je me remis à piquer chaque ordure qui enlaidissait ce sol sablonneux. Cependant, je me sentais de plus en plus concerné par cet, néanmoins répétitif, objectif de rendre à la plage son état naturel. Durant une courte pause, je me remis à méditer, sur la Terre, l’environnement, la nature, la plage, la mer… Une mer si belle, sans ces divers papiers de journaux, traînant au gré du vent. L’océan infini se mariait avec le ciel, dans l’horizon, tout en apportant un peu de joie, au travers de chaque vague s’endormant sur le bord de la plage. Chaque vague, plus resplendissante que la précédente, montrait la beauté, mais surtout la vulnérabilité de la planète bleue. Il fallait la protéger, même si ce combat me paraissait insensé, on pourrait le réaliser. Nous devions être reconnaissants envers celle dont nous foulons le sol chaque jour, chaque heure, chaque minute.

Non, pas seulement la Terre. Tout doit être respecté. Les créations de ce monde méritent d’exister, de l’herbe piétinée, à chacune des espèces animales régissant les milieux sauvages, sans oublier d’aimer et de respecter son voisin, quel qu’il soit. Je me rendis compte que l’espèce humaine était plus sauvage que les animaux eux-mêmes, nous avons tout détruit depuis que nous sommes venus au monde. Nous avons même, à maintes reprises, massacrés les nôtres, et, alors que nous nous prétendons civilisés, nous faisons preuve de plus de bestialité qu’un animal acculé. Plongé dans mes pensées, j’en vins à me détester moi-même. J’ai participé à la mort de plusieurs animaux, les viandes que l’on mange à chaque repas, elles venaient de vrais animaux, élevés comme des objets par l’Homme, qui n’avait aucune pitié envers ces êtres vivants. Je posais le regard autour de moi, la plage semblait nettement plus propre, ces quelques heures que j’ai dépensées au profit de l’environnement avaient portées ces fruits.

Puis, mon regard se posa sur ma veste, une veste en cuir. Très élégante, elle avait coûté assez cher, néanmoins. Soudain, horrifié, terrorisé par moi-même, je la jetai comme s’il s’agissait d’une maladie. Qu’étais-je réellement ? Je n’étais qu’un mouton, consommateur et meurtrier, qui les meurtres d’êtres vivants, juste pour mon confort personnel, et la richesse d’un « dominant », sans scrupules, qui n’hésiterait pas à manipuler, utiliser, dénigrer ou même supprimer une vie si cela pouvait lui rapporter un peu de satisfaction matérielle. L’Homme est stupide. L’Homme est le mal. Mais nous devions lutter contre notre nature barbare. Nous le pouvions, si nous le voulions. Oui, nous devions lutter pour la survie de la planète, avec du temps et de l’effort, nous pouvions nettoyer le monde comme nous avions nettoyé cette plage. Cette plage, propre et sans impureté, désormais, reflétait ce qu’il allait advenir du monde, si nous le voulions. Cette plage, sans homme d’affaire véreux ne souhaitant que le bénéfice, sans ordure poussant comme des champignons, désignait l’espoir qui existait, l’espoir que nous devions exploiter pour épurer le monde.

Je fus sorti de ma méditation par un des écologistes, il criait. Le son des vagues était couvert par ses hurlements, « ERIKAAA ! ». Je promenais mon regard sur la plage, personne ne semblait répondre à son appel. Puis, me retournant vers la grandeur de l’océan, je vis le bleu infini disparaître, au profit d’une substance visqueuse noire, approchant jusqu’à envahir le reflet de notre monde.

Gaga69
Gaga69
Niveau 10
03 février 2009 à 19:21:22

ca change de l'univers de monster hunter mais c'est super bien écrit :ok:

trear
trear
Niveau 10
03 février 2009 à 19:37:34

merci :noel:
le sujet : la plage, demerdez vous avec ca :content:

Dark_Prince_909
Dark_Prince_909
Niveau 10
04 février 2009 à 13:59:09

Heuuu 1999 ,Plage , écolo , substance noir , déchets , Erika = Nuafrage du pétroliers Erika héhé :noel:

trear
trear
Niveau 10
04 février 2009 à 18:55:37

Vikipédia is your friend, à ce que je vois :noel:
PS : c'était le 12 décembre :content:

Elektroman
Elektroman
Niveau 10
06 février 2009 à 21:32:41

:rire: Encore une fois, la chute casse tout! Dis-moi, t'es Breton, ou quoi?

lefresnais
lefresnais
Niveau 10
07 février 2009 à 22:21:09

Super bien écrit, bravo :bravo:
Pour la vie du Mosswine, excellent :rire: , surtout la fin "a sa pu" :rire:

trear
trear
Niveau 10
08 février 2009 à 09:36:00

pour elektro : ma mère est bretonne, why ? :noel:
et merci de vos encouragements :-)

Elektroman
Elektroman
Niveau 10
08 février 2009 à 13:33:34

Non, pour rien.

...

:fou: BRETAGNE POWAAAAAAAAAAH!!! :fou:
EAU EXPLOSIVE AUX NITRATES!
CRACHIN DÉPRIMANT 7j/7!
MICROCLIMAT!
POMMES DE TERRE!

...

:hum: Désolé.

lefresnais
lefresnais
Niveau 10
08 février 2009 à 15:54:45

Ou comment décrire la bretagne en quelques mots :o))

La vidéo du moment