bonne lecture a tous
Chapitre 14
J’appris de nombreuses choses cette journée, telles que les particularités de chaque wyvern, leurs points faibles, ou encore les armes et armures les plus recommandées à faire avec leurs composants. Saviez-vous que certains wyverns pouvaient feindre la mort, comme le gypcéros ou certaines rathians ?
Le soir venu, alors que j’allais vers l’armurerie, je croisai Max, qui allait dans la même direction.
« Qu’est-ce que tu fais là ? lui demandai-je
- Bah le truc c’est que toutes mes armes sont d’un niveau trop élevé pour toi… Alors je vais t’en acheter une nouvelle à la place. me répondit-il
- Trop pour moi ? Qu’est-ce que tu veux dire ?
- Bah par exemple une épée de feu rathalos, c’est une arme d’attribut feu, ça veux dire que quand tu tapes avec ça fait des flammes et blesse le monstre davantage. Si tu ne fais pas attention, tu pourrais faire flamber toute la ville ! C’est déjà arrivé ; pas ici, mais c’est déjà arrivé… »
Ne comprenant pas trop son argument, je décidai de laisser tomber et de le suivre dans l’armurerie.
« Bonsoir, dit le vieil armurier, vous êtes là pour votre armure ? demanda-t-il, me reconnaissant
- Oui, dis-je, y’a une salle d’essayage ou quelque chose dans ce genre ?
- Bien sûr, c’est là bas, au fond, puis, se tournant vers Max, et que puis-je pour vous ?
- J’aimerais lui acheter un agito dragon, c’est combien déjà ?
- Ca te f’ra 3000 zenis, et 6000 de plus pour son armure… »
Lorsque Max avait payé, j’avais déjà remplacé le torse, les gants, et la tassette de mon armure par les éléments fournis. Puis j’accrochais ma nouvelle épée – qui ressemblait fortement à un crâne allongé, avec des dents d’un côté et le tranchant de l’autre – à mon dos à l’aide de sangles semblables à celles de Max.
En récapitulatif, une partie de mon armure était encore couverte d’écailles de vélocipreys, le reste était formé de grosses plaques – roses – résistantes, j’avais une espèce de crâne-épée dans le dos, et mes lunettes rajoutaient du ridicule à ma situation. Bref, je me sentais bien.
« Demain on part chasser le gravios, c’est ça ? demandai-je à Max, une fois tous les deux dehors
- Ouais, il me semble.
- Mais on se lève tôt, alors faut pas boire avant d’aller te coucher, d’accord ?
- Ne pas boire d’alcool ? Tu veux que je boive quoi ? De l’eau peut-être ? C’est pour se laver ça !
- …
- Quoi ? Tu vas pas me dire que tu bois pas de bière, toi ?
- Tu sais que je n’aime pas l’alcool.
- Mais comment tu fais ?!
- Bah regardes moi. »
Il le fit, puis éclata de rire.
« Bon, laisse tomber… »
L’ambiance de l’auberge était agréable et chaleureuse, comme d’habitude. Max aperçut tout de suite Korlash – sans son casque, je pouvais à nouveau voir ses yeux étranges – et je le suivis jusqu´à la table. Milo, Pauline, et Karen étaient assis avec lui – lorsque cette dernière me vit, elle voulu rire, ça se voyait, mais elle dut se rappeler ce que j’avais fait à l’aptonoth, car elle reprit un visage calme. Max et moi prîmes deux chaises des tables d’à côté – il y avait quelqu’un d’assis sur celle de Max, un chasseur avec une armure rathalos et un katana ressemblait fortement au trancheur de démon de mon ami – et s’assîmes avec eux.
« Tu compte nous humilier encore longtemps ? me demanda Karen sèchement, ce qui me mit mal à l’aise
- Laisse-le ! lui dit Max. Je suis sûr que toi aussi tu as eu une armure kut-ku un jour ou l’autre…
- Ouais, mais lui ça lui va mal ! elle me rendait presque dépressif à me parler comme ça
- Comment ça ‘‘ça lui vas mal’’ ? rétorqua Korlash. Il est très bien avec ça ! Un peu ridicule, mais ça lui va bien !
- … fis-je
- Oh mais c’est bon ! dit-il, le prends pas mal !
- Il a bu ? demandais-je à Pauline
- Oui, quinze litres entiers de bière épicée… dit-elle comme si elle avait l’air effrayée
- J’ai toujours su qu’il pouvait le faire ! s’exclama Max. On avait parié sur douze litres en plus !
- Tu me dois 20 000 zenis, p’tit con !
- Je veux bien les payer à sa place. dit calmement un des trois chasseurs gays – celui qui portait le costume vélociprey – en plaçant sa main sur l’épaule de Max. Ca te dérange pas, hein Maxou ? » rajouta-t-il en le regardant tendrement dans les yeux
Max ravala sa salive.
« Euh… Non, ça ira, merci Victor…
- Comme tu veux, mon chou, dit-il en se retournant pour rejoindre ses amis – tout en mettant la main aux fesses de Max
-UN VELOCIPREY ! cria Korlash. J’VAIS L’BUTER ! » il se leva, tomba, se releva, retomba, et décida de finalement regagner sa chaise.
« Quinze litres tu dis ? demandai-je
- Oui, me répondit Pauline. Sans s’arrêter, vraiment tout à la suite.
- Et Max qui est pire que ça au bout de seulement deux litres…
- Eh ! s’exclama-t-il. Fallait pas le dire !
- Tout le monde t’a vu, Max, dit Karen, calme comme je l’aime.
- Mais… Mais…
- Bon, qu’est-ce que je vous sers ? coupa Karen
- Un grand jus de felvine et une douzaine de steaks, s’il te plait.
- Une très grande bière et… Vous avez quoi comme poisson ? demanda Max
- Alors, on a du sushipoisson, du pointhon, du plesioth, il nous reste un peu de céphalos, et un lancethon il me semble. répondit Pauline comme si elle récitait une leçon, sauce au choix.
- Alors je prends la même chose que lui. » dit-il en me pointant du doigt.
Karen le regarda comme si elle voulait le tuer, et moi je la regardais comme si je voulais l’embrasser – et en plus, je voulais l’embrasser, quelle coïncidence – et, lorsque Pauline revint, Max dut s’excuser auprès d’elle, sous peine de pénurie de bière le lendemain pour la chasse au gravios.
« Mais la chasse sans bière, c’est comme la pêche sans… bière. »
Après un succulent repas, on eu droit à une danse entièrement improvisée de Max et un chasseur qu’aucun de nous ne connaissait – mais qui était tout aussi saoul que Max – qui portait une armure qui semblait être un mélange de roche bleue et de métal, un fusil accroché à sa taille. Puis, il fallait se coucher pour être en forme le lendemain et partir pour le marais à l’Est de la ville.
En m’endormant, je repris mon guide sur les wyverns et appris tout ce que je pouvais sur le gravios, tout en pensant à la manière la plus horrible de le tuer…
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encore un chapitre entierement improvisé pour remplir un vide, la suite (peut etre) demain
