[--------Chapitre 7 : Premier défi.--------]
Cinq mois se sont écoulés. Cinq mois intenses et riches en connaissances ! J’y avais appris beaucoup plus de choses en cinq mois que en 4 ans d’école. Et au moins, c’était des choses qui me servaient ! Parce que je ne voix pas comment le fait savoir tracer un cercle avec un compas ou calculer l’hypoténuse au carré d’un triangle rectangle peut t’aider dans une galère ! C’est mon point de vue, et celui de beaucoup de jeunes ! Enfin bon, pendant tout ce temps j’avais acquis les bases dans le maniement d’arme, j’avais pris du muscle et je commençais vraiment à avoir l’étoffe d’un chasseur. Mais Mentor n’était pas revenu. Il n’avais pas donné de signe de vie depuis tout ce temps. Quand je posais la question à Cloud ou à Blood, ils ne me répondaient pas. Ils esquivaient la question. Mais un matin, je me suis levé. Comme d’habitude je me lavais la figure dans le ruisseau prés du banian. Cette eau est d’une pureté qu’elle pourrait rendre vie à un oiseau. Ensuite, je pris mon petit déjeuné. Je descendais à l’aide d’une branche et le me laissais glisser jusqu’à atteindre le rez-de-chaussée. A mis hauteur de la branche je vis quelqu’un. C’était Mentor ! Il y avait à côté de lui une sorte de cage avec un drap dessus.
- Hey Mentor ! Tu es revenu ! Ou étais-tu pendant tout ce temps ?
- Salut Zac ! Je t’ai apporté un cadeau.
- Un cadeau ? Super !
- Le voilà !
A ce moment là, il retira le drap. Ce qui se cachait en dessous n’était pas vraiment un cadeau. C’était une cage avec un Velociprey dedans ! Un animal féroce qui attaque n’importe qui, n’importe quand même quand il n’a pas faim. Les Velocipreys sont des tueurs et sont nés pour tuer. C’est Blood qui me l’avais appris. Il ne sont pas très fort mais si ils te plaquent au sol, tu es fichu. Cloud me donna mon épée et mon bouclier. Non, ce n’était pas celui en bois mais bien une vrai épée ! Puis Mentor libéra le Velociprey et me cria ‘’Vas-y ! C’est ton premier défi !’ ’
A ce moment là je ne savais pas ce qui m’arrivait. Je regardais Mentor. Puis, au moment où je regarde vers le haut, je vu le Velociprey en plein vol, les griffes sorties et la gueule grande ouverte se jetant sur moi. Et là, j’eu un réflexe. Je fis une roulade esquive vers la droite. Je l’avais évité de peu ! Je me releva puis je regarda mon adversaire qui faisait pareil. Nous avons tourné autour du tapis tout en nous regardant. Moi la peur dans les yeux et lui l’envie du tuer dans les siens. Il ressauta vers moi, je l’esquiva à nouveau avec une roulade vers la gauche cette fois-ci. Il courra vers moi en sortant ses griffes. Je fis un pas vers le côté mais il me toucha quand-même. Il m’avais fais une griffure sur ma chemise. J’ai regardé les griffures. A ce moment là, je ne sais pas comment l’expliquer mais, c’était un autre moi qui était là. Mentor m’avais dit que mon regard avait changé à ce moment là. Le Velociprey poussa son cri et ressauta vers moi. J’esquiva à nouveau mais cette fois-ci en sautant et je lui ai donné un violent coup d’épée dans le ventre. Il avait une énorme coupure dans le ventre et son sang coulait comme coule l’au d’une rivière. Il se releva. Il regarda autour de lui et me cherchait. Mais j’avais déjà pris mon envol l’épée brandi vers lui et lui donna un violent coup dans le cou, ce qui lui trancha la tête. Le combat était terminé.
Je me retrouvais devant le corps sanglant du Velociprey. Je le regardais, lui ne me regardait plus. Logique… Puis, je fus apeuré par la scène. Je ne me suis pas rendu compte que c’était moi qui avait fait ça. J’ai fixé pendant cinq minutes le Velociprey puis Cloud m’a demandé ‘’Ca va petit ?’ ’. Je ne lui répondis pas. Puis Mentor m’a dit :
- Tu l’a fait. Tu a battu ton premier monstre.
- Bravo gamin ! a dit Cloud.
- Tu t’es bien battu.
Je ne répondais pas. Pleins d’images traversaient ma tête. Je voyais l’image d’ Ulrich en train de se faire avalé par le Khézu. C’est comme si c’était contre lui que je venais de me battre. Je me suis mi à pleurer. Blood est venu me consoler et m’a dit :
- Allez Zac. Ca va allez.
- Non ça ne va pas !
- Qu’est-ce qui ne va pas ?
- Je ne sais pas. C’est… C’est comme si ce Velociprey était mon ami Ulrich.
- Mais ce n’est pas lui voyons ! C’est le premier monstre que tu a battu. Et tu t’es débrouiller comme un chef !
- Non ! J’ai tué mon ami !
- Ne racontes pas de bêtises !
- Il délire. Dans sa tête, il s’est battu contre son ami. J’ai peur qu’à chaque fois qu’il se battra, il pensera que c’est sur son ami qu’il tapera. disais Mentor.
- Ah je voie. Alors écoute-moi bien Zac. Ce n’est pas ton ami qui est au sol. C’est un Velociprey que tu a tué !
- Non ! Je le voie là ! Je l’ai tué ! C’est moi le monstre !
- Mais non ! Tu t’es battu contre un Velociprey, un Velociprey !
- Moi je voix Ulrich ! Il est mort. Je me suis battu contre lui.
- Ce n’est pas contre ton ami que tu t’es battu ! Tu t’es battu contre la mort de ton ami !
- Comment ça ?
- Oui ! Je voix maintenant d’où te viens ton courage. C’est ta raison de te battre. C’est la raison pour laquelle tu veux être chasseur. C’est ta motivation à sauver ton ami. Dis-toi bien que ce Velociprey que tu voix, c’est un grand pas vers l’avant vers la survie de ton ami.
- Oui, peut-être mais…
- Pas peut-être ! C’est ça Zac ! Dis-toi bien qu’à chaque monstre que tu tuera, tu aura non seulement progressé dans la chasse mais aussi dans ton objectif principal, à savoir sauver ton ami !
- Oui. Tu as raison. Pardonne-moi.
- Tu n’a pas à t’excuser voyons ! Ce que tu as fait là, c’était très bien. Tu a fait de gros progrès ! Continue comme ça.
C’était mon premier monstre tué ! Mais ce n’était pas un bon souvenir, vu comment j’ai réagi ! Mais après j’ai compris comment il fallait que je pense quand je me bat. Il fallait que je pense à Ulrich, que je devais progresser très vite. Ca marchait puisque après une vingtaine de Velocipreys tués, j’ai réussit à battre le Velocidrome ! Le monstre alpha des Velocipreys. Il est plus grand et plus fort mais a les mêmes techniques de combat que ses compagnons, ou plutôt, ses soldats ! Je n’eu aucun mal à le tuer. Avec tous ces monstres battus, j’avais récupéré beaucoup d’écailles, peaux, griffes et d’autres composants. Je n’avais pas d’armure et même si je ne m’étais, pour l’instant, pris aucun coup violent par un monstre, il m’en fallait quand-même une. Il suffit d’un mauvais coup pour que tout s’arrête et mourir ! En plus, Blood commençait à me parler du Kut-Ku pendant les séances d’apprentissage des wyverns le soir. J’en ai parlé à Mentor et il m’a dit que le lendemain nous irions voir son ami qui est et créateur d’armures. Il s’appelait Florent. On le surnommait Flo.