[x] Scène A : Sélectionnée. [x]
Suite de l’histoire
C’est décidé, Jeff part de cet endroit lugubre, à l’abri d’un assaut meurtrier sur sa propre personne. Il cavala à toute vitesse à l’endroit où il s’était trouvé la première fois qu’il avait fait une bonne action : La porte d’entrée. Il se demanda pendant un instant si il n’avait rien oublié, mais dans ce genre de situation, plutôt abandonner ce qui traîne, quelque soit l’importance de la chose, mieux vaut préserver sa vie ou celle d’autrui. De toute façon, il n’avait guère d’autre choix, le temps qu’il remonte à l’étage et qu’il cherche ce qu’il a la possibilité d’emporter, le rez-de-chaussée aurait déjà été envahi. Tant pis pour les provisions et son ordinateur, la possibilité d’en trouver en chemin est moindre, mais à quoi bon tenter de les sauver, ce serait du suicide, et Jeff n’est pas fou ! Tout en courant, il regarda par dessus son épaule, voyant chaque seconde ces zombies s’approcher en masse, plus il regardait en arrière, plus la foule s’agrandissait. Une fois la maison dépassée, il s’engagea dans les bois en empruntant un raccourci jusque là inexploré. Il ne se doutait pas de ce qui allait lui arriver..
Lorsqu’il se retourna une énième fois pour constater la marge qui le séparé des choses qui grouillaient de l’autre côté, il vit qu’ils avaient disparu, ou plutôt avaient disparu de la zone dans laquelle il était. Sans faire attention, il continua sa route sans regarder devant, toujours suspectant une autre arrivée surprise d’une foule en manque de viande, lorsqu’il se prit une branche d’arbre de la taille d’une queue de requin dans la tête. Tellement le choc fut violent, Jeff perdit conscience quelques 5 minutes, pour ensuite se relever. Autour de lui, il y en avait partout : Des feuilles d’arbres mortes, qui craquaient, encore et encore, ce craquement qui énervait tant Jeff. C’est seulement quand il s’assura que personne ne le suivait qu’il constata avec regret qu’il était bel et bien perdu dans cette forêt. Il faut dire qu’il avait tellement couru à perdre la tête qu’il en avait oublié le chemin précédemment prit.
« Pas de pot. J’suis perdu, Fais chier.. »
Continuant sa route tout en surveillant ses arrières, il se mit à la recherche d’un endroit paisible à l’abri d’un homicide. Il regarda une nouvelle fois sa montre qui indiquait : 04h57. Presque 3 heures s’était écoulée depuis que la maison venait d’être envahie. Puis vint tout à coup le désespoir et la fatigue. Ces deux fardeaux tombèrent en même temps sur Jeff. Il s’agenouilla, toujours perdu au milieu de nul part, regardant dans toutes les directions. Des arbres, il n’y avait que des arbres, et leurs feuilles orangées au sol. Jeff posa sa main sur son front et sentit un liquide familier couler. Du sang coulait effectivement, il l’éparpilla plus qu’il ne l’enleva en touchant sa blessure. Il descendait du front jusqu’à sa tempe gauche.
Et un cri de corbeau se fit entendre. Posé sur une branche, bien en évidence, il croassa deux trois mots que Jeff interpréta comme un "Courage Jeff, tu y es presque !" .
« Au moins toi tu risques pas d’être bouffé. »
C’est ainsi que Jeff s’affala, épuisé, ayant dormi à peine pendant ces 3 jours de survie, voire tout au plus, car qui pouvait prédire combien de temps ils avaient déjà passé de nuit en tout depuis qu’il s’était réfugié au centre commercial ? Peu importe, il s’allongea, mort de fatigue, et dormit jusqu´au lever du soleil, avec en guise d’oreiller quelques feuilles préalablement empilées.
À l’aube, Jeff fut réveillé par quelque chose ou quelqu’un qui lui titillait l’oreille. C’était humide et ça chatouillait en même temps. Il fut surprit et se braqua quand il se réveilla. Il vit alors un chien tout noir, avec une langue rose qui pendouillait et des canines mi-blanches, mi-jaunes visibles. Jeff se releva, touchant son front à nouveau puis constata que le sang était sec et que ça blessure cicatrisé déjà. Le chien n’était pas agressif, du tout. Au contraire, c’était un chien dressé, pas possible qu’il soit sauvage, de plus il avait un collier sur lequel on pouvait lire : DIEGO. 7 AVENUE DU PARFEUILLE BLEU. Jeff souria au chien, et s’exclama :
« Une chance pour moi que tu ne sois pas une de ces créatures. Autrement j’me serais fait bouffer. Mais j’y pense, quelle heure il est ! »
Il regarda sa montre à nouveau et vit : 9h00.
« Bon sang, j’ai dormir autant de temps. J’ai vraiment eu de la chance qu’ils ne soient jamais parvenus jusqu’ici. Mais dis moi, Diego, comment ça se fait que tu sois abandonné par ton maître ? »
Le chien restait là, à regarder Jeff, toujours la langue pendouillant dans le vide. Puis quelqu’un siffla. Le chien cavala à toute allure vers l’endroit d’où était provenu ce son mélodieux. Après une centaine de mètres de courses, plus rien. Jeff gisait là seul. Mais plus tout à fait perdu vu que la lumière du jour éclairait les alentours. Il pressa le pas et avança dans la direction d’où le chien était parti. Puis là, il entendit des coups de feu. Une winchester probablement !. .
Scène A
Restons ici finalement ou dirigeons nous ailleurs, c’est plus prudent.
Scène B
Autant se diriger vers ces coups de feu.