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[x] Scène A : Sélectionnée. [x]
Suite de l´histoire.
Dehors la température commence à devenir presque glaciale. Jeff se précipite vers la maison qu’il aperçoit à vingt pas de lui. Il se dépêche en prenant garde à ce que personne ne le voit, ce qui pourrait le nuire.. Il s’approche, essuie un des carreaux d’une fenêtre encore en état avec sa manche puis regarde de l’extérieur la pièce sombre. Il n’y a personne, pas un meuble non plus. Si seulement une chaise à bascule qui continue de bouger toute seule. De quoi faire fuir le plus courageux des aventuriers. Mais tant pis, Jeff n’a pas d’autre alternative, la nuit commence déjà à tomber, et mieux vaut rentrer avant que quelqu’un ne le voit.
« Quand faut y aller.. »
Il monta sur l’estrade qui craquait encore plus sous son poids. La porte était entrouverte, et il ne se posa pas de questions. Il toqua une première fois pour s’assurer que personne ne gérer ce débris encore debout, mais rien. Il refrappa une deuxième fois et toujours rien. Jeff entra alors, sans se poser de questions. Il referma la porte derrière lui. Il enleva son blouson desserra sa cravate et s’assit sur la chaise qui bougeait encore. Il sentit alors que le dossier était encore chaud. Peut-être y’avait-il encore quelqu’un dans la maison qui se cachait ou alors ?
« Il y a quelqu’un ? »
Même si la tension qui régnait dans cette pièce était de taille à faire pisser un homme dans son jean, Jeff, lui restait de marbre. Il en avait par-dessus la tête de la situation et décida d’agir une bonne fois pour toutes lorsqu’il reprendrait son calme, c’est-à-dire après une bonne nuit de sommeil. Prenant son appui en guise d’arme, il explora les pièces qui abritaient une machine à laver couverte de rouille, une poussette cassée sans roues et une poupée de petite fille sur une étagère. La maison appartenait à une famille composée pensa-t-il. Le rez-de-chaussée avait été exploré, mais qu’en était-il de l’étage ? Jeff était anxieux à l’idée de monter. Il sentait comme une présence, un pressentiment que les choses qu’il allait probablement découvrir n’allaient pas être réjouissantes. Mais mieux valait s’en assurer avant de dormir ici. Il monta les marches une à une qui craquaient-elles aussi comme le plancher devant la maison. Au bout de la cinquième marche, son pied vint s’encastrer dans celle-ci et Jeff perdit l’équilibre. Il s’adossa au mur, se relevant tout en s’aidant de la rambarde. Une montée d’adrénaline le prit soudainement.
« Qu’est-ce que j’ai fait pour me retrouver dans ce merdier. »
Il se dégagea de la marche et prit garde de ne plus retomber. Les murs étaient défraîchis, le papier peint jaunit probablement par les cigarettes fumées par les parents, et à certains endroits, il était décollé.
« Depuis combien de temps cette maison n’a pas été rénovée ? »
Des questions, toujours des questions oratoires laissant Jeff perplexe. Son envie de retrouver la sienne se lisait dans ses yeux. Il avait envie de retrouver son ‘pub’, son matelas, et sa voiture, oh oui sa voiture laissée sur le parking de son travail, sa vieille Clio blanche.
Jeff s’assit au sommet des marches qu’il avait gravi et rêva des actions qu’autrefois il entreprenait. Il faisait ses courses dans son supermarché à une dizaine de minutes de chez lui. Il lavait ses chaussettes à la main lorsque son lave-linge tournait déjà, ses tartines de confitures qui croustillaient le matin au petit-déjeuner. Et puis il y avait la boulangère du coin, qu’il semblait tant admirer en secret. C’est vrai elle était jolie, pleine de vivacité et audacieuse en plus de cela ! Elle qui lui demandait toujours comme il se portait dans sa petite ville, et qui ensuite enchaînait avec un « Qu’est-ce que vous allez prendre aujourd’hui Jeff ? » Elle discutait souvent avec Jeff, et elle l’appelait par son prénom comme il lui avait demandé de le faire un jour, un beau jour. Mais la réalité reprit son cours, et vint le frapper subitement. On entendait alors un crissement de ferraille, suivit d’un bourdonnement assourdissant, comme si une foulée de moustiques s’était jetée sur Jeff au même moment pour repartir aussitôt, si vite qu’elle était arrivée. Il se leva et observa par la fenêtre du premier étage, il y avait là, en dessous, une balançoire qui gesticulait. Comme si la petite fille à la poupée s’était mise dessus et avait joué avec toute l’après-midi poussée par sa maman ou son papa s’émerveillant devant la joie de leur petite fille. Puis la balançoire s’arrêta. Le cours du temps reprit là où il s’était arrêté et Jeff continua l’exploration. Il y avait trois pièces. L’une devait être les toilettes, tandis que les deux autres devaient être les chambres respectives des parents et de l’enfant. Il y avait sans doute un seul enfant dans cette famille car seul un lit trônait dans la pièce. Cette fois ci les chambres avaient des meubles, pas neufs, mais pas vieux non plus. Le vernis s’était décollé avec l’âge, mais on aurait pu facilement les vendre chez un antiquaire. Il saisissa alors son sac et vint le poser sur le sol. Il ouvrit la fermeture éclair, plongea ses mains dans l’ouverture et en sortit un ordinateur portable. Il l’alluma, se connectant à son bureau par l’intermédiaire d’un mot de passe. Il vit alors qu’il n’y avait pas de réseaux, ni d’accès wifi pour pouvoir se connecter à Internet. Il l’éteignit, avec l’espoir un autre jour, de pouvoir se reconnecter. Puis Jeff bailla et pendant l’espace d’un instant, il ferma les yeux. Le sommeil le gagnait, et il voulait se reposer. Il sortit de la chambre de la fille et observa la pendule accrochée au mur près du lustre. Le cadran indiquait : 22h50. Jeff ferma les volets qui étaient à moitié déchiré. Il s’assura que le porte d’entrée était belle et bien fermée et garda la clé qui comme par enchantement était restée dans le panier à clefs. Il remonta à l’étage, jeta un dernier coup d’œil par la fenêtre et aperçu qu’il avait un bois derrière les clôtures du jardin. S’éloignant de la fenêtre, il entra dans la chambre des parents, laissant la porte ouverte et fermant les lumières, il s’allongea sur le lit et tenta de s’endormir. Au bout de quelques heures à peines, il regarda sa montre, il appuya sur le bouton ‘Light’ et regarda le petit cadran. Celui-ci indiquait à présent : 00h20. Il n’arrivait pas à s’endormir à cause de ce qu’il entendait. Cela faisait maintenant près d’une heure que des beuglements se déclaraient. Côté Balançoire-Bois de la maison. Jeff entendait ce son horripilant : ‘Euuughh’ qui venait ponctuer chaque clignement d’yeux. Il sortit de sa poche de jean un paquet de cigarettes, et un briquet d’une autre, et s’en alluma une.
« Alors c’est ça.. la voix des morts.. »
Scène A
Jeff se lève et regarde par la fenêtre.
Scène B
Jeff essaie quand même de se rendormir. Il verra demain ce qu´il fera.
Scène C
Jeff décide de sortir pour voir ce qui se passe du côté arrière de la maison.