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Scène B sélectionnée.
Suite de l’histoire.
En s’asseyant et en reprenant une nouvelle fois son souffle, Jeff se souvint de ce que les reporters disaient à la radio, à la télévision. Il fallait se tenir éloigné de ces choses parce qu’en étant en contact avec elles, elles pouvaient vous infecter par une simple morsure.
Jeff se gratta la tête et posa une de ses mains sur son bandage. Il semblait inquiet pour sa blessure mais plus préoccupé par la tripotée égarée présente dans le jardin, attendant son repas avec impatience. Nerveusement, ils tapèrent comme des forcenés sur la vitre principale qui dominait le cabanon, car oui, même s’ils étaient lent, ils savaient quand même ce qu’ils faisaient. Or là, leur but était tout simplement de faire sortir Jeff pour mieux le piéger, car ce cabanon était en quelque sorte une toile d’araignée où Jeff était retenu prisonnier, à la merci d’innombrables araignées.
Sur le moment, il retint son souffle et s’équipa du piolet qu’il agrippa fort contre sa poitrine.
« Allez venez là bandes d’empaffés. J’ai encore de la ressource à vous donner. »
Mais ces paroles étaient veines, il ne fallu pas plus de deux minutes pour que l’immense vitre s’écroule et se fracasse en mille morceaux que Jeff se prit en plein visage.
« Je ne vois plus rien, qu’est-ce que vous avez fait ? Qu’est-ce que vous avez foutu bandes de cons ?! »
Dans cet instant de colère, pris de panique, aveuglé par les éclats propulsés par la foule agitée, Jeff se leva dynamiquement et se prit de gestes violents. Il s’agita dans tous les sens en levant le poigné qui tenait toujours le piolet. Il vint s’accrocher aux rebords du cabanon mais Jeff l’en extirpa aussitôt pour recommencer encore et encore jusqu’à ne plus avoir de force.
Les morts se bousculaient et parlaient entre eux. Une espèce de langage codée qu stoppa net la progression des va et viens incessants du piolet. Pris de douleur, Jeff parvint à faire sortir les quelques bouts de verre plantés dans son visage pour regarder d’un œil apeuré la scène. Ebahie, il lâcha automatiquement l’arme, s’agenouilla et colla son dos en dessous de la fenêtre brisée.
« Je n’ai plus la force de continuer.. Pardonnez moi. »
Jeff sortit de sa poche son colt qu’il avait gardé, retira le chargeur et plaça une unique balle qu’il avait conservé avant son combat contre les chiens.
Scène A
Jeff se tire cette balle.
Scène B
Jeff laisse tomber le pistolet au dernier moment, et les zombies viennent alors l’attaquer.
Scène C
Jeff ferme les yeux et ne pense plus à rien.