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Scène C sélectionnée.
Suite de l’histoire.
Avec la peur au ventre et quelques égratignures de plus, de ça et là, il continua son chemin, gardant avec lui son arme vide, ou du moins sans balles. Sur le chemin que Jeff emprunta, il s’effondra de fatigue. Cela faisait probablement des jours entiers qu’il n’avait rien ingurgité. Dans sa chute, il se rappela la dernière image qu’il avait en tête : la vue d’une fontaine en pleine forêt.. À son réveil, c’est avec un peu de mal qu’il regagna le sol sur ses deux jambes. La douleur s’amplifiée au fur et à mesure que les minutes s’écoulaient. Il se demanda quand l’humanité se rendrait compte qu’il fallait unir leur force pour mettre un terme à la situation.
Mais dans l’ignorance la plus totale, la plus incrédule, il se releva et continua son chemin, dans la douleur, dans la peine mais avec toujours le même espoir : survivre.
La fontaine qu’il avait aperçu avant de tomber d’épuisement, était bel et bien là. Malheureusement il l’examina, frotta ses doigts sur la coupole qui était sèche.
« Rien d’humide dans les alentours.. »
Puis Jeff baissa la tête fixant longuement quelque chose. Les feuilles d’arbrisseaux étaient recourbées, et ces dernières conservées de l’eau au sein de leur couffin. Jeff s’empressa de boire l’eau de pluie pour reprendre un peu d’énergie.
« Ah.. ça fait du bien. Reprenons la route. »
La valeur du temps avait disparue, quelle heure il était ? Quel mois on était ? Depuis combien de jours Jeff errait ? La seule chose dont il se souvint c’était de sa montre qu’il portait à son poigné droit, malheureusement, en voulant la regarder comme habituellement, il constata qu’elle avait disparue, tout comme ces satanées créatures grouillant les rues à l’heure d’aujourd’hui.
Il regagna alors la route en s’appuyant sur la fontaine pour se relever. Il s’aida d’une branche qu’il ramassa au préalable avant de repartir. Celle ci était bien solide et allait lui faire parcourir au moins quelques kilomètres d’avant de se casser sous son poids. Mais pas la peine d’envisager une trotte de plusieurs kilomètres, car au loin, malgré sa vision troublée, Jeff aperçut une hutte, ou plutôt un abri de jardin. Il se dépêcha de s’y réfugier pour se reposer le temps de reprendre ses esprits, son souffle et par la même occasion, toutes ces nuits agitées.
En entrant dans l’abri situé en pleine forêt, il prit une chaise rouillée certainement par la pluie, mais encore en état d’usage et s’assit dessus. Il regarda le plafond et vit deux ou trois planches servant d’étagères. Dessus étaient disposés des boîtes de conserves, encore bonnes d’après la date inscrite sur le couvercle, il y avait aussi du matériel pour alpiniste : Un baudrier, un bâton, des cuissards, un casque écaillé, à moitié blanc et orange, des crampons. Mais ce qui interpella Jeff n’étais pas cette partie, ce qui raviva sa soif de vengeance, était les piolets, accrochés à des clous plantés à même le bois de l’abri.
« Les propriétaires n’ont sans doute pas abandonné les lieux. »
Dans sa démarche, Jeff avait raison, les propriétaires de cette abri n’habitaient qu’à quelques pas de l’abri, et pourtant, il avait l’air très vieux, mais le matériel qui s’y trouvait dedans paraissait être en bon état. Et soudain, Jeff sentit comme une présence. Habituellement quand quelqu’un est prêt de vous, on ressent sa chaleur corporelle, hors là, Jeff sentit un froid hivernal. Il s’éclipsa dans le coin du cabanon et mit sa main devant la bouche pour couper sa respiration buccale et donner le relais à la nasale. En effet, rôdait là quelqu’un. Quelqu’un que Jeff n’avait pas remarqué avant car trop troublé, il s’était précipité avant de s’assurer de la condition des lieux.
La présence se déplaça, elle s’approcha, lentement, plus qu’à quelques pas de Jeff. Puis elle entra dans l’abri du jardin. Jeff se colla du mieux qu’il pouvait à l’un des quatre coins de la mini pièce, et même plus encore, il faisait parti du décor. Le pire était de ne pas savoir quoi faire. Quand la présence se décida d’avancer, Jeff voulu l’assommer et partir en courant, mais il fut très vite dissuadé dans son élan. En effet, il regarda en se décalant un peu, par la fenêtre, que la présence était aussi accompagnée. Elle était rejoint par d’autres zombies. Stagnants, se poussant, se faisant tomber. Ils avaient envahis la place, alors que Jeff ne s’en était même pas rendu compte. Le nombre que Jeff sauvegarda dans sa mémoire après avoir vu la scène semblait impossible, mais il était bien plus grand que ce qu’il imaginait. Jeff en avait peut-être comptait sept ou huit, ou même neuf, mais en réalité ils étaient au moins une bonne vingtaine.
Dans l’obscurité de la pièce, qu’il avait examiné, le zombie présent ne bougeait pas, dos à Jeff, il prononça deux mots indescriptibles : KRAZYK OUKA.
Qu’est-ce que cela pouvait bien signifier ? Jeff réfléchissait à ce qu’il pouvait faire pour s’extirper de cette situation.. Puis il se décida à agir inconsciemment, réveillé par l’ampleur de la situation. Il saisissa le piolet accroché tout doucement et sortit de l’ombre tel un nettoyeur. Il fit ce que personne n’oserait pu faire : Jeff planta la piolet dans la tête de zombie qui tomba sans crier. Le bruit ameuta la foule qui se précipita devant l’entrée de la cabane. Tous les regards étaient tournés vers le cabanon. Jeff en sortit alors, sans son bâton, mais avec la chaise et ses quatre pieds en avant. Il coura comme un forcené pour se frayer un chemin, priant pour qu’il en ressorte indemne. Dans sa course il en faucha trois : un se prenant le pied dans l’orbite qui éclata laissant échapper un liquide blanchâtre, un autre dans le cou le décapitant après coup et enfin un dernier le faisant tomber. Mais ce dernier l’agrippa dans sa chute et Jeff tomba avec lui, se foulant la cheville..
Scène A
Jeff rampe jusqu’à la fontaine, en espérant en avoir la force sans être mordu.
Scène B
Jeff continue de donner des coups de chaise dans tout les sens pour espérer faire tomber tous ses assaillants.
Scène C
Jeff se relève avec la chaise, reprend son piolet et referme la porte de l’abri.