Voili voilou, retour bien mérité de Sunny. Effectivement j´ai été long ^^" mais me voilà fin prêt à vous faire baver chers lecteurs. Encore merci à ceux qui suivent jusqu´au bout.
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Scène A chargée
Suite de l´histoire engagée.
Jeff opta pour la solution brève et rapide : il se retourna et resta figé, forcé de constater ce qui se passait sous ses yeux ébahis. En effet, devant lui, ce n’était pas une bête, ni même une créature zombifiée qui se tenait devant lui mais bel et bien David. Du moins il paraissait être le David qu’il avait rencontré sous le perche de la maisonnette au fond des bois, le même David qui lui avait tendu le colt 45 avant qu’ils ne se séparent pour des destinés bien différentes. C’était son visage, cependant il était plus égratigné, c’était ses vêtements avec des trous un peu partout.. mais ce qui marqua le plus Jeff, c’était les blessures qu’il portait. Elles étaient toutes béantes. Et Jeff ne se fit pas prier pour qu’arrive une question subite :
« Mon Dieu David, qu’est-ce que c’était que ces cris de l’autre côté du bois ? Et qu’est-ce qu’il t’es arrivé ? »
Mais David ne répondit pas. Il attendait là, le regard vide, avec un filet de bave coulant un peu comme les molosses allongés dans l’allée lugubre dans laquelle ils se tenaient.
« David, tu m’entends ? C’est moi Jeff. Jeff Russel. »
Pendant un moment, il cru avoir affaire à une blague. C’est alors que David leva sa main et agrippa l’épaule de Jeff. Ce dernier essaya de se débarrasser de l’emprise diabolique de David mais n’y arriva pas. Sa force s’était décuplée, et elle était loin d’être celle d’un homme.
« Mais bon sang David, ressaisis-toi ! Tu vas me casser l’épaule, lâche-moi bordel ! »
Jeff n’eut pas d’autre alternative que de dégainer son colt et de tirer à bout portant une balle dans le bras du David étrange.
« Je suis désolé, je ne pouvais pas faire autrement l’ami. Tu était sur le point de me réduire l’épaule en miettes.. Je ne sais pas ce qui est arrivé, et je ne veux pas le savoir, mais dis moi que tu vas redevenir le David que j’ai croisé il y a quelques heures. Auquel cas, je me verrais forcé de.. »
Puis soudainement David s’étala de long en large, comme un gamin suffoquant d’avoir manqué d’air lors d’une mauvaise chute mal réceptionnée. Il s’agita dans tout les sens, telle une crise d’épilepsie. Et ce fut là un moment tragique : il s’arrêta sèchement, sa langue sortant da sa bouche, les yeux recroquevillés. Il venait de mourir.
Jeff horrifié par cette scène entendit alors ces voix dans sa tête. Ces mêmes voix qu’il détestait entendre lorsqu’il se voyait affronter une situation embrassante, consternante ou les deux à la fois. Ce n’était pas des voix d’anges et encore moins des voix d’un homme devenant petit à petit paranoïaque ou dingue, c’était les voix de son subconscient.
Comme tout homme, affronter son destin était sa préoccupation, et laisser faire les choses dans une situation pareille tenait du registre suicidaire. À l’allure que prenait les événement, Jeff se devait de bouger et de trouver une issue de secours au problème posé. Mais alors que devait-il faire ? Sa réflexion fut coupée instantanément lorsque le corps de David gisant quelques minutes auparavant sur le sol, se redressa comme par magie pour se relever comme si de rien n’était. Jeff dégaina, en espérant que celle ci serait la dernière des dernières, et examina le contenu de son chargeur. Il comptait en tout une balle. Une unique balle qu’il loga dans le lobe frontal du David devenu zombie.
Le bruit de tout ces coups de feu aurait pu probablement, sans qu’il le sache, ameuter toute une tribu d’anthropophages. C’est pour ça que Jeff sortit du couloir lugubre en escaladant le muret de pierres. Il se hissa hors du chemin de pierres, et s’engouffra dans une nouvelle zone : Le port..
Scène A
Jeff jette son arme sur le chemin et continue sa route.
Scène B
Jeff jette son arme sur le chemin et se repose contre un arbre en attendant que son rythme cardiaque redescende.
Scène C
Jeff garde son arme, même si il ne lui reste plus de munitions et continue sa route.