Donc, je poste un ultime chapitre. Si je n´ai pas de commentaires, je ne continue pas. (Ça va te faire marrer Vege, mais je me suiciderais pas pour autant)
Chapitre 10 : L’Ermite
Les premières lueurs de l’aube n’arrivaient pas à percer la brume, tellement dense qu’on ne pouvait voir qu’a quelque mètre devant soi, dix, pour être plus précis. Une ombre massive s’avança, longeant une clôture. C’était une vache. Elle regardait au loin, espérant que l’épais brouillard se dissipe, lui dévoilant les zones de verdure appétissantes. Guettant le soleil, elle ne vit pas la silhouette noire qui s’avança furtivement des enclos. Soudain, elle entendu le bruit de la porte, signe qu’on apportait à manger. Elle se retourna et ne vit qu’un papillon bleu planer au dessus d’une autre vache, qui se réveillait elle aussi. L’insecte se dirigea vers les box abandonnés, dans une partie reculée du Ranch, qui s’étalait toujours sur une plus grande surface. La vache se remémora la porte de son enclos, ouverte. À cette pensée, elle sortit pour paître dans la plaine, à défaut de céréale.
***
Gruj et Lewis jouait avec une balle faite de cuir et de tissu. Ils s’amusaient déjà depuis un moment lorsqu’un enfant Goron plus grand que Gruj intercepta la balle. Une lueur de méchanceté brillait dans ses yeux. Lewis comprit tout de suite que c’était une de ces petites brutes, du même genre que ceux qu’il voyait dans les quartiers pauvres de Fhevyut. Sans un mot, il lança la balle dans un passage sombre et s’éloigna d’un pas rapide, un large sourire sournois sur les lèvres.
-Lâche! Cria Lewis en brandissant la petite épée du général Skrilf, Viens te battre!
Aucune réponse du Goron. Le petit garçon roux marmonna des injures tout bas et alla chercher sa balle, malgré les protestations de Gruj, qui était resté à l’écart. Le prince s’enfonça dans les ténèbres. Il marcha quelques secondes dans le noir, puis aperçu de la lumière. Lorsqu’il déboucha hors du tunnel, une petite clairière verte se trouvait devant lui, des souches mortes géantes de chaque côtés, emplies de ténèbres eux aussi. Il s’avança pour inspecté les lieux, mais en s’approchant d’une des entrées, une plantes carnivores géantes émergea du sol, claquant de ses mâchoires puissantes. Le petit garçon poussa un cri aigu et s’enfuit dans la direction opposée, puis bifurqua à droite. Il couru pendant de longues minutes, puis s’arrêta, se rendant compte qu’il s’était égaré… perdu dans une forêt où retentissait une petite mélodie envoûtante. Il était seul dans les Bois Perdus.
***
Lorsqu’il reprit conscience, Iorek remarqua qu’il était étendu sur un matelas confortable, et que sa tête reposait sur un oreiller. Il n’ouvrit pas tout de suite ses yeux, mais il tâta son corps pour s’assurer que tous ses morceaux s’y retrouvaient. Son torse était nu et bandé, comme ses mollets. Il ne portait que ses sous-vêtements. Il tenta de se relevé, au prix de douloureux efforts, et fut récompensé par la vision de pâtisseries sur une table proche. Il se dressa et alla chercher le plateau, puis s’écroula de nouveau dans son lit, rassemblant les forces qui lui restaient pour se nourrire. Il inspecta les lieux : Il se trouvait dans une petite pièce carrée taillée dans la pierre, dépourvu de fenêtre et éclairée par des lampes à l’huile fixées aux murs. L’ameublement était composé de la table où il avait trouvé de quoi manger et son lit, tout les deux dans un coin de la salle, puis il aperçu une porte de bois, sur le mur opposé. Cette dernière s’entrouvrit, mais personne n’entra.
Iorek se redressa en position assise et aperçu un petit chat roux qui s’approchait de lui. Couché, il n’avait probablement pas pu voir l’animal se glisser par l’entrebâillement de la porte. La porte s’ouvrit en grand, cette fois-ci, laissant apparaître un vieil homme qui tenait un plateau.
-Eltrof?
-Oui, c’est bien moi. Comment connaissez-vous mon nom?
-Quand m’avez vous trouvez? Combien de temps s’est écoulé depuis?
-Ne vous inquiétez pas, je vous est aperçu au moment où vous tombiez dans les pommes. Une douzaine d’heures se sont écoulées depuis. Mais ne vous inquiétez pas, je vous dit, tout vas bien se passer. Recouchez vous, je vous ai apporté une soupe chaude et du pain.
-Merci…
-Si vous me disiez ce que vous faisiez là, et comment me connaissez-vous?
-J’avais pour mission de vous trouver pour savoir comment guérir quelqu´un, une amie Zora. Je suis allé voir si vous vous trouviez dans votre maison au bord du lac et j’ai trouvé des traces de lutte. J’ai d’abord cru à un enlèvement, puis je vous ai vu sur les falaises. J’ai donc entreprit l’escalade de la montagne, puis j’ai été confronté au général de l’escorte que j’accompagnait. Enfin, ça, c’est une autre histoire. Mais je… vous m’avez trouvé.
Il ingurgita tout le contenu du bol d’un coup, se brûlant la langue. Pour chasser les désagréables picotements, il mordit vigoureusement dans une tranche de pain. Le chat sauta sur le lit pour se lover sur les jambes du jeune homme.
-Je crois que je dois aussi quelques explications. Je me suis effectivement battu avec un étrange cavalier noir un jour, près de mon laboratoire. Je l’ai vaincu avec un peu… de magie, puis il s’est enfui. Depuis, j’ai décidé de venir m’installer ici, dans les montagnes. C’est le seul endroit où je suis en sécurité. Le seul moyen de sortir de ce refuge est une porte scellée par magie. Une autre porte existe aussi, mais elle est beaucoup moins utilisée… Je suis maintenant l’Ermite de cette montagne. Enfin, hier soir, il y a quelques heures en fait, j’allais chercher des herbes lorsque j’ai entendu des bruits métalliques. Quand j’ai atteint le terrain de bataille, je vous ai vu boucher une tombe et vous effondrer. Je vous ai recueilli et vous voilà ici, avec deux côtes cassées et une profonde entaille dans chaque mollets.
-Ce qui explique les bandages… dites moi, croyez-vous pouvoir aider mon amie? Elle à une sorte d’infection, à la jambe. Un poisson l’aurait mordue.
-Je crois que j’ai ce qu’il vous faut.
Il repartit d’où il était venu, puis on entendit des bruits, comme s’il cherchait quelque chose d’ensevelit sous un bric-à-brac d’instruments. Un peu plus tard, il revint avec une sphère dorée dans une main.
-À l’intérieur se trouve un baume qui guérit la plupart des maléfices et attaques magiques, vous…
-Attaques magiques?
-Ça m’étonnerait qu’il s’agissent d’une simple infection, la magie, probablement obscure, joue un rôle important dans cette histoire. Comme je disait, vous ne pourrez l’ouvrir qu’avec les pouvoirs d’un des Sept Sages. J’imagine que la princesse Ruto sera en mesure de l’ouvrir.
-Justement, c’est elle, la Zora en question… et je doute fort qu’elle ait la force de l’ouvrir. Mais je peux toujours demander de l’aide à la princesse Zelda.
-Bonne idée. Croyez-vous pouvoir marcher?
-Mes mollets sont douloureux, mais je crois que je pourrais me déplacer avec un peu d’aide…
-Je vous ferai une béquille. Suivez moi.
Iorek se redressa, et, appuyé sur le vieux mage, progressa vers la sortie. À l’extérieur de la petite salle qui lui servait de chambre, c’était une immense caverne qui s’étalait sous ses yeux. En face de la porte d’où il émergeait, une autre porte se dressait. D’un côté, il y avait des tables recouvertes de matériel scientifique qu’il n’aurait pu reconnaître. Ailleurs, des grimoires demeuraient disposés sur des bureaux. Au fond de la salle, un grand bassin de marbre blanc orné de la Triforce semblait être l’élément le plus important de tout le refuge d’Eltrof. L’Ermite le conduisit auprès du monument de marbre. Curieusement, le jeune homme avait l’impression d’avoir déjà vu cette construction. Mais oui! C’était le bassin où il avait rencontré une fée, qui lui avait appris à se servir de la magie. Il s’en rappelait mieux, maintenant. Une fontaine trônait maintenant au centre de l’étendu d’eau, mais c’était bien le même. Le mage l’invita à prendre un objet immergé dans l’eau, qui était peu profonde. C’était la dague qu’il avait trouvé dans l’ancienne demeure d’Eltrof, lorsqu’il cherchait des indices. Il l’avait glissé dans sa botte, puis l’avait totalement oublié. Elle semblait bien banale, mais lorsqu’il s’en saisit, un phénomène étrange se produisit : Deux autres lames semblèrent sortir de la première, lui donnant l’apparence d’une fourche. Puis, l’acier se recouvrit d’un liquide rouge, qui durcit après avoir recouvert entièrement le métal. Le héro sursauta, échappant l’arme sur le sol. Le fracas produit par le choc se répercuta au plafond de la grotte, affligeant Iorek d’un mal de tête atroce. Il se pencha pour récupérer sa dague et il constata une chose étrange : Elle était redevenu la petite dague rouillé qu’elle était.
-Et oui, je l’ai doté de pouvoirs magiques, seul votre main peut l’activer, c’est désormais votre arme. Ne vous effrayez pas, la magie étonne toujours au début.
Effectivement, depuis qu’il était devenu voleur, il n’avait plus usé de magie, et il demeurait fasciné par les derniers évènements.
-Elle est dotée d’un poison mortel, qui peut se soigner à l’aide de l’anneau fixé à la garde de l’arme. Par votre volonté, il peut guérir la plupart des maux mineurs. J’ai encore quelques cadeaux pour vous, avant que vous ne me quittiez.
Il l’emmena à la porte qu’il avait remarqué auparavant. Il entrèrent dans une pièce semblable à la chambre que le jeune homme avait occupé plus tôt, mais jonché de paperasse, d’outils et de nourriture.
-Je n’ai pas eu le temps de tout ranger, mais je ne reçoit pas souvent de visite… Voilà, j’ai une cane qui pourra vous servir d’appui vu votre souffrance. Et ici… voyons, où est-il?… AH! Voilà.
Le vieil homme tendait vers Iorek un magnifique arc d’un bois luisant. Il n’avait rien de particulier, mais il dégageait comme une aura d’importance, comme si il avait été confectionné pour quelqu´un d’important. Iorek accepta le présent avec solennité, puis enfila le carquois à moitié plein qui venait avec.
-C’est trop…merci beaucoup.
-Ça m’a fait plaisir de t’aider. Si vous êtes dans le pétrin, je pourrez vous envoyer de l’aide.
Il siffla quelques notes, que le héro reproduisit sur son Ocarina.
-J’entendrai cette mélodie si vous la jouez. Maintenant partez. Je vais vous montrer le passage. Vous voyez, à côté du bassin, là-bas? Et bien vous trouverez votre chemin, je n’en doute pas une seconde. Au fait, quel est votre nom?
-Je me nomme Link.
-Ah oui, comme le Héro du Temps.
Un petit sourire se dessina parmi les rides du visage du vieil homme.
***
La ville était vaste. Depuis huit ans, on la rénovait, on l’agrandissait. Peut-être s’était-il simplement perdu dans la cité elle même, et pas dans les Bois Perdu, comme le prétendait le petit Gruj. Darunia hésitait à envoyer une équipe de secours dans ces Bois, car les seuls êtres vivants à en être revenu étaient Link et Saria, la Sage de la Forêt. Les autres qui s’y était aventurer, seulement quelques Kokiri, se sont lentement métamorphosé en Skull Kid, ces créatures qui jouent de la flûte afin d’envoûter les visiteurs et de les transformer en l’un des leurs. Il ne pouvait courir ce risque, dès que Link reviendrait, il l’enverrait là-bas. Et le prince était armé, donc aucun danger… ou presque.