Bravant l´autorité d´haldrik en n´attendant pas son approuvation (je suis fatigué, christé moi la paix avec l´ortho...) pour emprunter son nom, je publie mon chapitre... l´ultime chapitre, celui bourré de suspens (enfin, il m´a raqué, celui la, alors ne vous plaignez pas...) le chapitre... le chapitre... tenez vous bien... le chapitre 30!!!!! Allez, publie, ensuite douche, lecture dodo... (je pese mon sac-a-dos, la, et il est bourré de cahier... il doit peser dans les...ARGH! 25 livres (lbs, pas bouquins)!!!
Bon... treve de conneries... (vous notterez que j´ai terminé mon chapitre d´une maniere inhabituelle, point de vue syntaxe)
Chapitre 30 : L’équipage du Glacier
Une fois la porte de la chambre fermée, Kef se jeta sur Link et l’étreignit.
-Mon vieux, si tu savais comme tu m’a manqué.
-Toi aussi, Kef.
Le kokiri resta muet quelques secondes, puis ajouta :
-Le Héros du Temps… je pourrais t’en vouloir de me l’avoir caché, mais je suis trop heureux de te revoir. D’ailleurs, je vois que tu as trouvé le bouclier que je t’avais acheter avec Huorj!
-C’est vous qui l’aviez acheté? Pour moi? C’est exactement le même que celui que je portais, autrefois…
-Nous l’avons payé de notre poche, pas comme la nourriture et l’eau qui nous a fait vivre plusieurs années, toi, Huorj et moi.
-Au fait, où est-il, Huorj?
-Et bien… il m’a sauvé d’une délicate situation. Il est resté derrière, mais je compte le retrouver!
-Nous le ferons ensemble.
Link était atterré par la nouvelle. Il oublia momentanément sa douleur lorsque Kef lui présenta Tiko, l’autre kokiri. Il semblait sympathique, avec ses cheveux lui retombant devant les yeux. Il semblait plus jeune que Kef, probablement parce qu’il souriait plus, avait des yeux moins durs et parlait tout le temps. Mais en regardant son ami, il s’aperçut que ses sourires se faisait moins timides (il découvrait même les dents), ses sourcils moins souvent froncés et il ne parlait plus beaucoup non pas parce que maussaderie l’empêchait de dire quoi que ce soit, mais parce qu’il ne savait pas par où commencer pour raconter son histoire. Il avait changé, depuis leur dernière rencontre. Était-ce grâce à Tiko ou aux gens du château? Il s’en moquait, son ami était heureux et il en était fier.
***
Dans les cavernes glaciales du nord, le chef Yrnikal Qrojk attendait sa rencontre avec le grand Chaman. Patientant dans l’anti-chambre, il se remémora les extraordinaires évènements qui l’avait conduit jusque là. Lorsqu’il était tombé à l’eau, sous l’arche, il avait réussi à agripper la passerelle de sa main valide. Il avait observé ses soldats se faire descendre par l’homme-tigre. Ceux qui étaient parties en radeaux devaient avoir subit le même sort cruel. Après d’épuisants efforts, il se hissa sur le pont bringuebalant et se traîna jusqu’au seul radeau inutilisé. Il le poussa dans le courant et s’étala dessus, voulant récupérer un peu. Une escouade d’Yrnikaux survivants l’avaient réveillé en lui annonçant qu’ils avaient piégé l’assaillant dans la grotte. La mauvaise nouvelle, c’était que l’appât y était aussi, et celui qui avait mordu à l’hameçon n’était pas le bon. Ils allaient devoir trouver un autre moyen de satisfaire le grand Chaman dans ses desseins secrets. Probablement qu’ils seraient tous exécutés pour avoir laisser fuir le tigre et le petit garçon. Seul Qrojk aurait une chance de survivre, étant un ami proche du Chaman. De plus, il était trop vieux pour avoir pu repéré la bête ou encore se défendre face à elle, ce qui aurait rendu injuste la peine de mort. Et effectivement, il avait survécu, au contraire de ses compagnons d’infortunes.
Lorsque le Chaman le reçu, il semblait plus tracassé que mécontent. La grande soutane pourpre qu’il endossait était sale, mais aucun Yrnikal n’aurait pu se procurer la moindre pièce d’habillement. Ses première paroles, prononcées en langage Yrnikal, semblaient plus adressées a lui même qu’a Qrojk.
-Mais avec quoi allons nous bien attirer ce fichu… Héros du Temps, si le garçon est dans la grotte? Et de plus, il va probablement mener le gros chat jusqu’à Son repère. Il ne sera pas content, mais pas content du tout.
Soudain, il remarqua la présence de son invité.
-Qrojk! Mon vieil ami, asseyez-vous, je vous prie. Je suis désolé de vous avoir négligé. Je n’ai pu honorer les privilèges que vous accorde votre statut de chef de tribu… ainsi que l’amitié que je vous porte. Vous savez, Il en demande tellement, ces temps-ci, je ne sais plus où donner de la tête.
-Mes respects, puissant Chaman, mais je voulais vous poser quelques questions… à propos de… de Lui.
Il s’était enfin décidé à remettre en question l’existence de celui qui commandait les Yrnikaux. Pas le Chaman, mais quelqu’un, ou quelque chose, de bien plus puissant, aussi incroyable que cela puisse paraître.
-Allez-y, Qrojk.
La voix du maître était anxieuse. Aussi, il tourna le dos au Chef, fixant le mur.
-Et bien… il y a longtemps que j’y réfléchi. Je me demandais si… n’y voyez aucune offense, je ne conteste pas votre pouvoir, mais… est-ce qu’Il n’est qu’une invention, qu’un symbole créé pour mieux nous unifier? Entrez-vous réellement en contact avec Lui? Vous pouvez me le dire, vous savez que je garderais secret toutes paroles échangées ici.
Les épaules du Chaman se contractèrent, plissant les motifs de l’étoffe. Qrojk sentit qu’il allait payer pour son affront. Mais la tension de son ami se relâcha, et il se retourna.
-Je comprend que tu puisse te poser des questions… mais je vais te convaincre du contraire. J’ai une preuve assez solide, tu verra.
Sur ces mots, dans un geste théâtral, il pointa du doigt le plafond. Le vieux chef de tribu remarqua un petit trou, de la grosseur d’un poing humain, qu’il n’avait pas aperçu en entrant. Il attendit quelques secondes en se demandant si son ami n’était pas fou, mais il cru être lui même être fou en voyant un papillon aux couleurs claires s’infiltrer dans la pièce. Dans une gerbe de volutes de fumée violette, l’insecte se métamorphosa en une silhouette sombre à l’aspect humanoïde. Les yeux pourpres de l’arrivant se braquèrent sur Qrojk avec dédain. Il entrouvrit la bouche (une mince fente lumineuse) et une étrange voix résonnante en sortit.
-Chaman, tu ne m’avais pas avertit de la présence de ce misérable insecte, lui permettant de voir ce qu’il ne devrait pas. Je devrais te châtier pour une telle audace, mais je suis bon prince.
Qrojk se sentit soulagé, mais ce ne fut que de courte durée.
-Aussi, ce ne sera que ce ridicule estropié qui subira ma fureur.
-Attends, ô maître! Il est une pièce maîtresse dans vos plans. Il pourra raviver la foi du peuple, il dirigera notre armée.
-Hmmm… soit, mais qu’il parte, maintenant, et qu’il ne revienne que lorsque je serait reparti.
Qrojk ne se fit pas prier : il s’inclina, et, la tête basse, marcha de reculant, puis pivotant et disparu, courant sans se retourner. Il n’eut le temps que d’entendre le Chaman murmurer des remerciements :
-Oh… oh, merci, votre générosité est infinie, ô Spectre Noir!
***
Dans le port souterrain, Tiko venait de faire une importante découverte. En tirant sur le matelas de la cabine du capitaine, il le déchira accidentellement. C’est la qu’il aperçut, au milieu du rembourrage, un épais manuscrit. Il en informa Kef, qui se dépêcha d’aller chercher Link, Zelda, Kermus et Jane.
-Regardez ce que j’ai trouvé en faisant le ménage de la cabine.
Tiko tendit le livre à Zelda, qui devait peser aussi lourd qu’une des épées du Héros.
-« Journal de bord de Gurt, capitaine du Glacier »… Ça doit être le nom du bateau. Je vais l’étudier quelques instant, ensuite je vous ferez un résumé des éléments importants. Tu viens avec moi, Tiko.
La princesse se retira, suivie du kokiri. Assis sur la petite plage de terre battue, ils entreprirent de lire le gros volumes. Heureusement, en le feuilletant, ils s’aperçurent que la dernière moitié du livre était essentiellement constitué de pages vierges.
« Premier Jour du Premier Mois - Ça y’est, nous sommes partis depuis plusieurs heures! Rien ne nous arrêtera, maintenant. L’île de Yosseff n’est pas trop loin, située en plein milieu de la mer, et personne ne pourrait se douter que notre repaire y est établi. Nous avons même une cave secrète pour notre navire! Justement, Yosseff m’appelle, nous devons être bientôt arrivés. »
-Donc, le capitaine et son équipage se dirigeaient, probablement après de longs préparatifs, vers leur nouveau camp de base. Mais quel genre de repaire?
-Peut-être que ce sont des pirates, suggéra Tiko.
-Peut-être bien. Continuons, je sens que ça devient intéressant.
« Plus tard en soirée - Les indigènes de l’île semblent atteints d’une sorte de maladie héréditaire, d’après le médecin de bord, et Yosseff s’en inquiète. Si ces gens meurent, notre projet tombe à l’eau. Heureusement, les symptômes ne comptent pas la mort parmi eux, mais seulement un affaiblissement du système immunitaire ou je ne sais quoi. En gros, ils peuvent attraper un rhume un soir et se ramasser enterrer trois mètres sous terre le lendemain. Ou encore, recevoir une gifle et faire une hémorragie interne. Le toubib tente de trouver un antidote, ou du moins de quoi les rendre un peu plus résistants temporairement. D’autre part, le climat est presque intolérable, nous avons retirer toutes nos fourrures tellement il fait chaud. Le Nord commence déjà à manquer à deux où trois d’entre nous. Ce début d’aventure ne s’annonce pas bon. »
-Kermus avait donc raison… ces hommes sont nordiques, comme lui. Mais ces indigènes… il me semble que des pirates ne se soucieraient guère de les voir mourir.
-À moins qu’ils comptent les utiliser pour accomplir les travaux ennuyeux, comme Kermus à voulu faire avec nous.
-Effectivement, Tiko, ta théorie tient la route.
« Quinzième Jour du Cinquième Mois - Il y a longtemps que je n’avais pas écrit. Cela fait plusieurs mois que j’ai abandonné mon journal, mais j’ai besoin de reprendre la plume. De plus en plus de voyageurs solitaires se sont rajoutés à l’équipage durant les derniers mois. Leurs bateaux, la plupart de petits voiliers, ou même de simples canots, nous sont utiles lorsque la discrétion est de mise. Nous sommes presque trente hommes, sans compter les villages d’indigènes. D’ailleurs, Yarn, le médecin, à réussi à concevoir assez de médicaments pour tous les individus, ce qui comblerait les lacunes de leurs défenses naturelles causées par la maladie. Haldrik, mon fidèle bras droit, trouve toujours de nouvelles combines pour faire pleuvoir l’or sur nous. Bientôt, nous serons en mesure d’accomplir notre projet. »
Les autres extraits commentaient toujours diverses prise de territoire, de capture de navire, de nouvelles recrues, l’état de santé des indigènes et du mal du pays que tout l’équipage de base, ainsi que plusieurs autres membres tardifs subissaient. Le capitaine Gurt parlait aussi souvent de leur fameux projet, mais jamais il n’entrait dans les détails. Aussi, plusieurs membres de son équipages semblaient plus proches de lui et leurs noms étaient souvent cités. Il y avait Yosseff, un vieillard qui avait apparemment fortement contribué à la réalisation du projet en fournissant une île dont il était vraisemblablement le propriétaire. Yarn, le jeune médecin, paraissait être comme un fils pour Gurt. Haldrik, qui était le meilleur ami du capitaine, avait l’air un peu brutal, mais possédait un don pour commander les hommes. Karnol, le cuisinier, était apparemment un homme jovial, mais qui restait tout de même discret. Son assistant aux cuisines, Mernal, était encore un adolescent, et ne tenait pas en place. Il avait la manie de voler de petits objets, uniquement pour exercer ses talents de kleptomane. Aussi, Farrell, l’homme de vigie, savait fabriquer de la bière avec presque n’importe quelle ressource, ce qui faisait le bonheur de tout l’équipage. Ces sept hommes constituait la base du groupe. Ils étaient tous nordiques et étaient les tout premiers à être embarqué dans le « projet ». À cela venait s’ajouter un autre compagnon, qui était apparemment un grand homme farfelu et maniéré qui était l’un des premiers à avoir été recruté. L’hylien du nom de Derhul était parvenu à entrer dans leur repaire sans difficulté et avait tout de suite gagné leur confiance en leur confiant certaines choses qui n’étaient pas mentionnées dans l’ouvrage du capitaine. Il était aussi un peu magicien, mais Zelda déduisit qu’il n’avait aucun pouvoir, il ne faisait qu’épater la galerie avec des tours de passe-passe. Tiko pressa d’ailleurs cette dernière à continuer la lecture, car le dernier paragraphe approchait.
« Troisième Jour du Premier Mois de la Deuxième Année – L’espoir renaît! Yarn a dit plus tôt des complication au niveau des médicaments, car le système immunitaire des indigènes s’était peu à peu habitué à ceux-ci, diminuant les effets. Mais hier, très tard dans la nuit, un homme est arrivé en voilier et nous a communiqué des informations très intéressantes. Un homme, dans le pays d’Hyrule, au Sud de la mer, détiendrait un objet, un simple anneau, qui aurait le pouvoir de guérir tout le peuple de l’île! Seulement le voyage est périlleux, et le seul moyen de pénétrer le royaume est de passer par une rivière souterraine. Il y aura peu d’air à respirer, et le temps où nous devront manœuvrer dans le noir est encore indéfini. Pour compléter le tout, le tunnel aboutirait, d’après les dires de l’homme, directement sous le château d’Hyrule. Mais je prendrai le risque, ainsi que tous les autres, pour pouvoir contribuer à la réalisation de notre projet. »
-Tiko, je ne croit pas qu’un cruel pirate s’évertuerait tant à essayer de sauver ses esclaves, même pour qu’ils lui servent plus longtemps.
-Peut-être monte-t-il une armée? Allez, lis-moi le dernier compte rendu, je sens que ça va mal se finir pour eux.
« Dix-Septième Jour du Premier Mois de la Deuxième Année – Après de douloureux adieux, nous sommes enfin partis…