Aller, je suis généreux, j´ai fait le chapitre tant attendu. Mais il n´est pas rmepli d´action, alors ne vous plaignez pas.
Chapitre 20 : Retour à la maison
-Capitaine, ils sont rentrés dans la ruelle il y a quelques minutes. Puis un homme ressemblant à notre hôte, le prince Kermus, s’est aussi engouffré dans la même ruelle il y a un instant a peine.
-Bien… Surveillez l’entrée, tirez leur une flèche s’il y a le moindre accro. Mais ne blessez pas le prince, vous seriez aussitôt rétrogradé, ou même exécuté.
-C-compris, capitaine!
Le garde s’éloigna, reprenant sa position sur les remparts de la ville.
***
Dans la ruelle, les deux kokiri, habilement désarmés par le prince, durent faire face à la triste réalité : ils étaient à la merci de ce fameux Kermus. Il ne semblait pas si hostile, mais il paraissait mesquin et trompeur. Le fait qu’il affirme ouvertement que tuer lui était plaisant laissait supposer une défaillance de son état mental.
-Alors, jeunes kokiri, que faites-vous dans ce bourg? Que faites-vous dans une ruelle sombre, à tuer des brigands? Pourquoi vous déguisez-vous et qu’est cette histoire abracadabrante de créature maléfique? Est-ce uniquement pour se faire de l’argent rapidement? Vous n’êtes plus en harmonie avec les principe de votre belle petite forêt magique? Vous êtes obnubilés par l’argent, vous êtes devenu matérialistes et corrompus?
-Oui, nous devons amasser une certaine somme pour subsister, dit Kef , les yeux dans le vague, reformulant mot à mot les questions du prince en réponses. Non, notre belle petite forêt magique va toujours aussi bien. Notre histoire abracadabrante est malheureusement véridique. Vous, que voulez-vous?
-Je veux me marier, figurez-vous.
-Que nous voulez vous?
-Je ne sais pas encore, j’y réfléchis. Je compte me servir de vous pour mes projets, mais je me demande comment vous pourrez m’être utiles.
-Pourquoi vous voulez vous servir de nous, hein? Demanda Tiko, un trémolo dans la voix.
-Voyons ça sous un autre angle. Nous serons associés, et peut-être même amis, qu’en dites vous? Je parais cruel, certes, et je ne suis pas des plus aimables hommes, mais je pourrais vous couvrir d’or, de pierres précieuse… et même de pouvoir. D’habitude, le pouvoir doit toujours me revenir, je l’aime beaucoup. Mais vous pourriez devenir les rois de votre petite forêt. Je vous aiderais même a établir un commerce stable pour vos potions.
-J’imagine que nous allons devoir faire quelque chose en retour?
-Mais bien sûr, ce que le prince Kermus offre, ce n’est jamais gratuit. Même mon amour pour la princesse lui coûtera son royaume… et la vie de son père.
Il ne savait pas pourquoi, mais il avait éprouvé une certaine culpabilité en prononçant ces mots. La princesse ne méritait pas autant de souffrance…
-… peut-être que le cachot sera suffisant pour le Roi, c’est encore discutable.
Kef blêmit. Avec Huorj, le jour de leur capture par l’étrange humanoïde noir, il avait entendu qu’un prince du nord arriverait à Hyrule. Il était devant lui, sans garde, ni rien. Il était courageux et sûr de lui, ou complètement fou.
-S-soit, nous sommes prêt à vous aider, en tant qu’associés, à… à accomplir vos desseins, quel qu’ils sont.
Il s’inclina légèrement, de grosse goûte de sueur perlant sur son crâne chauve et dégoulinant jusque dans sa nuque.
-Très bien, c’est ce que je voulais entendre, maintenant, nous rendons au château.
***
Dans le blizzard, on aurait dit que deux voix différentes parlaient simultanément, l’une grave, l’autre aiguë :
-Voilà, tu vois, au loin, cette éperon de glace? C’est ma demeure, mon palace. Tu as peut-être éliminé mon destrier, mais tu n’a en aucun point réussi à me retarder. Vois-tu, j’aurai l’avantage du terrain. Tes amis y seront perdus, contre moi, ils ne pourront rien.
Le jeune goron avait du s’habituer aux phrases en rimes de son geôlier. Lorsqu’il était sûr de lui, maître de la situation, il s’adonnait toujours à une étrange poésie qui affichait une certaine supériorité. Huorj, attaché par une chaîne, s’était fait tiré sur des kilomètres de pierre, de sable et de neige. Heureusement que son corps était robuste, sinon il serait déjà mort. L’humanoïde noir courait devant. Il faisait preuve d’une rapidité déconcertante, totalement inhumaine. Il courait plus vite que les plus puissantes montures du royaume. Huorj ne faisait que suivre le rythme, roulé en boule.
Ils étaient à présent sur un sol glacé, balayé par les vents nordiques. Huorj avait froid, mais il ne s’en plaignait pas. Des habitations de glaces et de pierres étaient disséminées en de petits villages. La sombre copie d’Iorek avait évité les routes, contourné les civilisations et s’était délibérément jetée dans le blizzard et la tempête. Cet ennemi échafaudait apparemment un plan à grande échelle, le goron le devinait bien. Heureusement, le monstre n’avait toujours pas refait usage de la Lame du Démon. Grelottant de froid, Huorj continua la difficile progression sans émettre un son.
***
Lorsque Link avait appris que Mohas irait s’occuper de la mission confiée a Jane, il ne sourcilla pas. Il pouvait comprendre que la combattante ai mentit à son ami pour le protéger du danger, mais il fut tout de même surpris qu’elle abandonne sa tâche. Dans son attitude, il semblait normal qu’elle les accompagne, désobéissant ainsi à son père, mais aussi à un roi. Peut-être que son statut de princesse de Fhevyut (d’après sa discussion avec Mohas, que Link avait épié, le protocole était moins stricte dans ce désert) lui permettait certains écarts. Pourtant, il persistait à croire qu’elle ne restait pas que pour des raisons politique et pratique, et ne pas comprendre le troublait. Le Héros du Temps observa Heljar, le bourg qu’ils avaient contourné, s’éloignant sur l’horizon.
Quelques heures plus tard, ils arrivaient au pied du Mont du Péril, à l’entrée du tunnel montant jusqu’à la Cité Goron. La traversée du désert s’était faite plus rapidement que la première fois, car cette fois, ils possédaient des chevaux. Ils arpentèrent la sentier de pierre, ce qui prit plusieurs minutes, et débouchèrent dans la ville. Contrairement aux grandes bourgades, elle ne grouillait pas d’activité. La plupart des gorons priait dans les temples ou se reposait, adossée aux maisons sculptées à même la montagne. Skrilf alla chercher sa nouvelle armure chez Biggoron, en ayant commandé une pour Lewis plusieurs jours auparavant. Link, qui connaissait relativement bien les lieux, malgré l’expansion récente, réussi à trouver Darunia dans ses quartiers.
-Link, te revoilà enfin! Cela fait plus d’une semaine que tu nous a quitté. Et qui est cette charmante dame?
-Je suis Jane, princesse de Fhevyut, s’empressa-t-elle de dire.
-Mais il te faut toutes les princesses, dis donc! Jane, Ruto, Zelda…
Il énuméra ainsi en riant toutes les femmes de haut rang qu’il connaissait. Link remarqua que Jane se recula de quelques pas, mal à l’aise.
-Désolé, mais je n’ai pas le temps de plaisanter.
-Le temps? Mais tu es tout de même le Héros du Temps, ne me dis pas que tu as pris ton titre dans une pochette surprise, non?
Il lui ébouriffa les cheveux de son gros poing.
-Écoute, je suis pressé et non, je ne peux rien faire pour reprendre le retard que j’ai déjà.
Le chef des gorons prit un air grave :
-J’ai quelque chose pour toi.
Il se retourna et prit deux parchemins sur une étagère.
-Tu donnera celui-ci à Ruto, et celui-là à Zelda. Ce sont d’importantes lettres, le peuples Goron n’est plus en contact avec le monde extérieur, même le village Cocorico reste sans nouvelle.
-Mais je…!
-Tu préfère peut-être m’expliquer où tu étais passé durant les dix dernières années?
-Donne-moi ces parchemins…
-Dis-moi juste ce que tu faisais.
Link entraîna Darunia à l’écart et lui chuchota :
-Je volais pour survivre.
-Tu quoi!?
-Chut! J’étais voleur, brigand, si tu préfère. Je me…
-Je ne veux pas en savoir plus, va-t’en, tout de suite.
Il ne protesta pas, sachant que le goron n’était pas fier de lui du tout. Il ne pouvait pas lui reprocher d’avoir honte de sa nouvelle vie, qui n’honorait pas très bien le titre de Héros du Temps.
Lorsque les voyageurs sortirent à l’air libre, une fine pluie tombait de la voûte céleste. En levant le nez, Link aperçu la frange rouge du Phanocir du général Edrik qui claquait dans le vent. Il devrait expliquer toute les aventures au Roi lorsqu’il rentrerait.
Le jeune homme dévala la piste accidentée avec la hâte de retrouver sa jument, Epona, mais aussi de pouvoir dormir dans un lieu familier et confortable.
De son côté, Jane demeurait perturbée par ce que Darunia avait dit. Certes, elle savait qu’elle n’était sûrement pas la seule à apprécier la compagnie de Link, mais elle ne se doutait pas à que ce soit personnages de la royauté. Elle ne s’était jamais véritablement considérée comme une princesse à part entière. Elle se voyait plus comme une loyale servante de sa patrie, une combattante d’élite. Ses chances étaient minimes. Traînant derrière, la princesse observa Link, qui, pour une des première fois, paraissait heureux. Flattant l’encolure de sa jument avec un large sourire, il pleurait quasiment de joie. C’était probablement de retrouver sa terre natale, ces gens qui étaient sa famille, qui provoquait ce soulagement. Jane, pourtant, n’éprouvait pas le même bonheur. Ce n’était pas le désert qui lui manquait, mais le Link qu’elle avait jusque là connu.
-Je sais ce que tu te dis.
Le Lizalfos avait surgit derrière elle sans qu’elle s’en aperçoive.
-Mais non! Comment tu peux savoir?
-Tu te dis toi aussi que ce cheval aurait mieux fait d’être apprêté avec des herbes et servi sur un plateau d’argent que de servir de monture. Regarde moi ces muscles, ils doivent être si bon.
Elle lui administra une petite claque derrière la tête.
-Ne t’avise pas de le bouffer, c’est tout de même le seul moyen de transport dont nous disposons.
-Eh, les amis! cria Link. J’ai trouvé une auberge pas cher, suivez moi!
Jane soupira, se demandant pourquoi les sentiments qu’elle avait pour lui prenaient de plus en plus de place dans son âme.